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 A la recherche d'un Comte Licorneux

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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Ven 30 Oct - 11:00

Marvin le Rouge a écrit:

« Et quoi les gars, paraît qu'on peut s'amuser ? Moi, je suis pas contre. Vous faut quoi ? Parce qu'on est un peu occupé nous », [i]et désigner la baraque d'un geste nonchalant, « donc pas de souci pour payer pour ça, mais pas question d'faire ça sous un toit... Quoique j'pense que ça lui importe peu, à elle ».

Bayard voit que le premier garde s'est avancé, l'autre est resté en arrière. Il s'approche donc du premier qui l'interpelle.

Mais oui mon gars, hésite pas. Vas tâter la belle, tu vas voir qu'elle vaut le détour. Tout ce qu'on demande en échange c'est un peu de gnôle...

Semnos fait alors irruption sur la scène, le voyant, Bayard lève les yeux au ciel.

Mais quelle mauvaise troupe, j'te jure! Il crache par terre. Bon plus de gnôle pour lui...

D'un geste de poivrot complice, il tapote l'épaule du garde à l'accent anglais, puis le pousse légèrement pour l'encourager à s'approcher de Zalina et du gamin, avec Mackx juste derrière. Puis, Bayard s'avance vers le gars rester en arrière.

Et toi tu passes en second ? Au fait, tu crois qu'on pourrait voir ton chef ? J'ai une proposition intéressante à lui faire...

Il s'avance vers le garde un sourire franc aux lèvres, ses mains loins de la garde de son épée... mais il sent le contact froid contre son avant-bras de la petite dague cachée dans sa manche. Bayard avait été mercenaire en Italie, les coups fourrés, il connaissait. Il fallait occire très rapidement ces deux idiots... Il tenteriat de s'occuper du garde devant lui, Zalina et les autres devaient occire l'angliche... sinon l'alerte serait donnée, et ce serait du 1 contre 3... ou 4...
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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Dim 1 Nov - 1:11

Petit tour d’acrobatie simplissime, un grand sourire et revoilà notre Peste sur ses pieds, dans les bras de Bayard. Puis tenue par le bras comme une esclave que l’on va vendre au marché. Et au marché, Bayard s’y croyait en train de tâter des fruits avant de les acheter.
Zalina sursauta et retient de justesse un revers de son bras libre dont la main aurait probablement laissé une trace de plusieurs jours sur la joue de l’imprudent. Juste une gamine sans défense et obéissante… Nom d’une biquette, que c’est dure pour cette Peste sauvage que personne n’avait prit la peine d’apprivoiser. Vivement que tout soit terminé.
Et comme si un ne suffisait pas, Mackx vient en rajouter une couche. Là, elle ne put retenir un regard noir sous le manteau et un petit grognement désapprobateur.

Elle prit une profonde inspiration, toujours tête baissée et se sermonna. Juste une gamine sans défense. Un ptit lot prêt au déballage. Rien qu’un cadeau qui ne ferait aucune difficulté à l’ouverture.
Et on retient une furieuse envie de vomir en voyant le premier garde arriver en se grattant une partie de son anatomie qu’elle ne tenait pas du tout à voir. Au moins, le plan commence à fonctionner : le premier garde s’éloignait de la cabane et se mettait à leur porté.
Mais en partie seulement. Le second lui était resté près de la porte et donnerait l’alerte immédiatement s’ils attaquaient le premier à cette distance. Il fallait se rapprocher et tenter de maitriser les deux gardes.

Coup d’œil à Semnos qui tangue à la perfection et elle observe Bayard qui s’approche maintenant de la porte et surtout du second garde. Ils devaient être parfaitement synchronisés sur ce coup. Les gardes devaient tomber en même temps, à une seconde près.

L’angliche semblant hésiter à faire les pas qui se séparaient encore des alcolos du dimanche et de la gamine facile, qui tient toujours un gamin absent. Zalina finit par s’avancer, trainant Trois Poils dans son sillage. C’était lui qui était sensé la tenir et non l’inverse. Il était encore un peu tôt pour lâcher la corde nouée au poigné de son nouvel ami.
Mains placées dans le dos dans une attitude de petite fille sage, la Peste prit une voix douce pour se permettre de prendre la parole.


Ba… c’est qu’j’ai froid moui. V’là des heures qu’l’on tourne dans c’te forêt. On m’avait parlé d’une nuit dans une jolie chambre moui.
Vous n’avez pas de quoi faire un p’tit feu dans votre cabane là ? J’f’rai n’importe quoi pour un bon feu de cheminé et des murs pour m’protéger du vent quelques minutes…


Encore un pas. Sa main libre descend un peu plus pour empoigner la garde de l’un des dagues cachées dans son dos.
Un second pas. Et elle s’arrêta, tentant d’imiter les yeux de biches de toutes ses dames de salons qu’elle avait croisés et méprisait tant. C’était le moment où jamais de se souvenir à quoi elle ressemblait. Les lèvres en cœur, les yeux qui papillotent, et un joli sourire pour accompagner le tout.
Un pas de plus, et le garde pourrait la tâter aussi comme l’a invité à le faire Bayard. Elle hésita et finit par le faire, doucement. Semnos et Mackx pourraient l’attendre également rapidement. Il ne manquait que le coup d’envoie de Bayard pour régler ce premier obstacle qui la séparait encore de Guillaume et du sang du Germain. Une fois fait, elle lâchera le Trois Poil pour reprendre toute la liberté de ses mouvements. Il fera bien ce qu’il veut, en espérant que ce ne serait pas les tuer…
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Marvin le Rouge

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Lun 2 Nov - 0:39

C'est qu'elle avait l'air d'y tenir, la garce, à la cabane. Mais ça, il en était pas question. Beaucoup trop de choses importantes s'y déroulaient en ce moment-même. Et même si ç'avait été calme comme un étang gelé, avec le Germain dans les parages, pas question de prendre ce genre d'initiatives. Alors, la traînée, elle allait attendre, et apprendre qui était le chef, ici. Parce que quand on veille, c'est lui le chef. Bon, en même temps, sur le coup, il a laissé Martin à l'entrée, donc vu qu'il est seul, c'est pas plus mal qu'il soit le chef...

Et, mis en confiance par l'arrivée du soûlard retardataire, le Marvin s'enhardit. D'façon, Martin est là, au cas où ça coincerait. Ses mains s'éloignent de sa ceinture, la senestre lui massant l'arrière du crâne et la dextre partant à l'aventure. Elle se pose tout d'abord sur la joue féminine, descend lentement le long de son cou, pour s'établir fermement sur l'épaule.


-Écoute bien, fillette, ici, c'est moi qui décide. Alors si j'dis qu'ce s'ra ici, ce s'ra ici. Diction qui se fait moins soignée alors que grandit la nervosité. Pour te protéger du vent, te bile pas, j'crois qu'j'peux faire ça. J'te couvrirai d'ma carcasse, et t'en fais pas, c'est pas le vent que tu sentiras.

Et l'Angliche de partir d'un gros rire gras doublé d'un clin d'œil entendu aux compagnons de la catin, parce que c'est une catin, pour lui, qui le chauffe comme pas permis. La pression sur l'épaule, augmente, un peu. Le regard pique vers le décolleté de fortune, le sourire laisserait bien filtrer un peu de bave, s'il y en avait, et un léger reniflement vient ponctuer l'observation. Il a décidé, le Marvin, et la fixe dans les yeux.

« D'façon, femme, ici, t'es là qu'pour nous. Alors magne-toi, tu vois l'arbre là-bas, là v'là, ta chambre. » Ordre ponctué d'une claque bien sentie sur l'arrière-train, des fois qu'elle comprenne pas ses dires, puis il s'adresse aux autres, aux gars: « Et quoi, vous v'nez aussi, que j'sois pas l'seul à m'amuser. Là où yen a pour un, yen a pour trois, et plus... Même si vous en avez un qui doit plus être fort capable de viser, pas vrai ? »

Ce dernier mot a à peine franchi le seuil de ses lèvres que d'un coup de pied, il shoote (on a pas parlé de goal tout à l'heure ?) dans la lame de l'Artésien, et se gondole de rire, sans même voir le résultat. Pour sûr qu'il trouvait ça drôle le Marvin, presque autant que retirer la chaise juste avant qu'on ne s'asseye dessus.
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Martin

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Jeu 5 Nov - 10:00

Il n'a pas réagi, le Martin au nom d'oiseau, quand son compagnon de garde s'est barré pour regarder de plus près la paire de seins qui se ramenaient. Souvent on le pense lent, toujours même. Parce que rien ne bouge jamais sur son visage, parce qu'il parle à peine pour seulement dire "Oui", "Non", "Bien", et obéir aux ordres qu'on lui donne depuis qu'il a rejoint le Germain. Simple d'esprit, ce Martin-là? Oh non. Il n'a du volatile que le nom français, point la cervelle. Mais répondre par monosyllabes, voire parfois par onomatopées quand on le fait trop chier, lui a permis de cacher à tous son origine castillane, quand il a dû précipitamment quitter sa Valladolid natale, il y a déjà une dizaine d'années de cela.

Après avoir séjourné un long moment en Béarn où il avait trouvé refuge, parce que ses pulsions, quelques mois mises en suspens, s'étaient à nouveau réveillées, il s'est vu obligé de continuer sa fuite en avant, enfin latérale, un premier temps, en se rendant dans le Languedoc puis le Dauphiné. Là, il est passé bien malgré lui à la vitesse supérieure, car non seulement il avait violé ce gamin qui l'avait aguiché, ils l'ont tous aguiché, de toute façon, mais celui-là avait tellement crié qu'il avait dû le tuer pour le faire taire. El Fantasma, comme on l'avait surnommé en Espagne, avait alors pris la fuite vers le nord cette fois, aussi loin qu'il le pouvait des gens d'armes qui ne manqueraient pas de le chercher, et de la mort qui l'attendait si d'aventure ils mettaient leurs sales pattes sur lui.

Il a vécu de divers larcins et délits, dans sa traversée sud / nord du Royaume de France. Jusqu'à sa rencontre fortuite avec le Germain, qui lui avait proposé "une affaire de gros sous" si elle était menée à bien. Sans hésiter il avait accepté, convaincu que c'était la chance de sa vie, et qu'avec l'argent ainsi gagné, il irait en Angleterre se refaire une santé et une vie.

Le plus dur a été de cotoyer régulièrement ces gamins, depuis le début de l'affaire, et de se faire une violence inouïe pour ne pas toucher un de leur cheveu et risquer bêtement la colère du Germain et la mort, alors que la fortune était à portée de main et de temps. Surtout ce jeune homme-là... C'est qu'il a vite compris, le Martin, où était son intérêt, parce qu'il n'a de l'oiseau que le nom pas la cervelle etc. Et il avait mis un point d'honneur, ce qui lui en restait quoi, à ne pas se retrouver un seul instant seul avec le garçon. Et ça avait marché jusqu'à présent.

C'est donc sans un mouvement du moindre de ses cils ni d'autre chose de son corps qu'il avait regardé Marvin s'éloigner. Il avait juste pensé "Amuse-toi bien avec ta nénette tombée du ciel, mon vieux". Et il s'était redressé, les observant distraitement, sans vraiment le voir, sans même imaginer que l'objet de son fantasme accompagnait ce quatuor particulier.

Il tâte machinalement les dagues sur chacun de ses côtés quand un des hommes apparemment saoul se rapproche de lui. Pas qu'il se méfie encore, notre Martin, ou alors pas pour la bonne raison. C'est juste qu'il n'aime pas les hommes, ivres en plus, ça lui rappelle trop son père, et Martin, faut pas lui rappeler son vieux. Il ne bouge pas quand l'autre est maintenant à deux pas de lui, les yeux fixés sur les siens. Il écoute ses paroles, y répond dans sa tête d'un "Passer en second? Non merci je préfère les chicos et celle-là a trop de seins. Et tu crois que j'vais t'emmener voir le patron dans cet état?", et lance, avec conviction, un


Hein?

autre monosyllabe qu'on peut rajouter à son vocabulaire français et cet air idiot qu'il a rendu partie intégrante de sa personne.


Dernière édition par Martin le Sam 7 Nov - 9:38, édité 1 fois
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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Jeu 5 Nov - 10:45

Bayard se rapproche du garde, qui d'un air idiot lui lance un "Hein?"...

Deux!

Répond le chevalier avec un franc sourire. Stupide plaisanterie mais qui lui laisse le temps de jauger l'homme. Qui n'est pas un rigolo. Ni un idiot. Il suffit de plonger son regard dans les yeux de l'homme, yeux qui sont le reflet de l'âme. Le regard azur du baron déchu plonge dans les yeux du garde. Qui a un regard qui n'est ni éteint, ni stupide. Et de sa longue carrière, autant à l'Ost qu'avec les spadassins de toute sorte, Bayard savait que c'est des plus silencieux qu'il fallait se méfier. Les bravaches qui parlent beaucoup agissent rarement. Mais c'est souvent des silencieux que venait le coup mortel. S'approchant du garde, Bayard lui met amicalement une main sur l'épaule.

Allons l'ami, détend-toi. Faut vraiment que je vois ton chef.

Les yeux de Bayard, sans ciller, n'ont pas quitté ceux du garde...
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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Sam 7 Nov - 0:52

Déjà les mains baladeuses des copains, elle n’avait pas apprécié des masses, la Peste. Mais alors l’autre abruti d’Angliche qui commence à tendre la main vers elle, là, çà commence à plus aller du tout.
Une caresse sur la joue qui finit par glisser dans son cou. Cela aurait put être romantique, sensuel, voir érotique… Mais là, c’est juste dégoutant à lui filer plus la nausée qu’une soirée à vider toutes les bouteilles d’une taverne de la Cour des Miracles. Et pourtant, l'alcool de la Cour, c'est loin d'être très appétissant.
Le regard de la Peste se tourna de nouveau vers Bayard, se faisant suppliant. Le Flamand devait faire taire le portier plus près des renforts que ne l’étaient les autres compères. Ce n’est que lorsque Bayard passera à l’attaque qu’elle pourra lâcher son costume de fille facile, et peut être évité à temps de vider son estomac sur celui qui venait de poser sa grosse paluche sur son épaule.

Visiblement, l’Angliche était prêt à passer commande, et lui briser l’épaule.
Zalina tenta de s’ôter la vision de la carcasse sur elle et de ce qu’elle pourrait sentir à la place du vent en fixant de nouveau Bayard. La Tigresse tirait de plus en plus sur sa chaine et ne tarderait pas à la briser pour sauter à la gorge de ce claqueur de postérieur féminin.
Il y avait au moins un point sur lequel elle l’approuvait : elle était là pour eux. Et bientôt, ce serait à son tour de s’amuser. Mais il fallait encore qu’elle tienne quelques secondes, en espérant que cela ne dure guère plus.

L’attention du garde ayant quitté un instant la jeune fille pour Semnos, la Peste essaya de se reculer en dégageant son épaule. Regarder, s’il veut, mais pas touche !
Sauf que derrière elle, elle en avait oubliée Trois Poils, obligé de rester sur ses talons par le lien qui les uni encore. Il fallait pourtant qu’elle gagne un peu de temps en attendant Bayard, ou elle finirait par passer à la casserole. Ce n'était pas elle le diner, mais le Germain, faudrait pas l'oublier.


Bien sûr que je suis là pour vous. Rien q’pour vous…
Mais j’bosse qu’bien qu’après un bon verre. Et eux
signe de tête pour désigner Mackx et Semnos qui semblent les plus ivres.ils ont déjà picolés tout ce qu’on avait.
Files moi à boire, et j’te suis derrière ton arbre.
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Martin

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Sam 7 Nov - 10:19

Il se recule instinctivement quand l'autre gars en face pose sa main sur lui. Ses doigts sénestres se resserrent sur sa dague et il a une envie folle de la sortir et de lacérer le corps de l'inconnu qui a osé le toucher, de l'étrangler avec ses boyaux, de lui faire bouffer son coeur, de balancer ses poumons au loin. Il avait surtout envie de hurler, ne me touche pas gros con! comme quand il avait cinq ans. Mais il n'a rien fait, rien hurlé, sa main sur son arme lui permettant de garder lucidité et contact avec la réalité.

L'homme en face de lui cachait quelque chose. Martin en aurait parié sa couille droite. Le regard un peu plus sérieux qui avaient traversé les prunelles de l'ivrogne quand il avait demandé une nouvelle fois à voir son chef détonnait avec l'aspect visiblement saoul de l'inconnu. Sauf que l'intelligence de Martin, bien que réelle, n'était pas capable de passer seule aux déductions, encore moins de le pousser à prendre une initiative qui pouvait peut-être mettre en danger le groupe, l'opération, et donc lui et ses projets...

Alors il fit la chose la plus sensée qu'on pouvait faire à sa place et dans ses circonstances. Il ouvrit la bouche une deuxième fois.

Marrrvin?

Le roulement accentué du "r" aurait pu être comique si Martin ne ressentait pas au plus profond de lui que quelque chose n'allait pas. Il recula un peu plus vers la porte de la cabane, priant le dieu de son enfance pendant cinq ans heureuse que le reste de la troupe avait entendu sa voix et tout de suite compris qu'il n'arriverait pas à gérer seul cette intrusion, parce qu'il ne savait pas quelle décision prendre.

Son regard ne quittait toujours pas celui de l'ivrogne qui le fixait. Il crut bon d'ajouter

Chef parti. Marrrvin?


Dernière édition par Martin le Mar 17 Nov - 12:40, édité 1 fois
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Marvin le Rouge

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mer 11 Nov - 21:59

C'est qu'elle s'offrait enfin à lui, la grognasse. Il avait fallu prendre le temps. Et mettre les formes. 'Fin, mettre les formes, celles qu'on apprenait, ou qu'on gardait, dans la compagnie. Mais là, la poire était prête à être cueillie. Et pour cueillir, yavait qu'une façon de faire. Couper le lien. Et pour couper le lien, depuis le temps, il savait comment faire. Suffisait d'sortir la lame et de couper dans le vif, 'fin dans le chanvre pour le coup. La débarrasser du gosse, qui finalement se révélait utile. Alors, la lame est dénudée, étincelle un quart de seconde devant les yeux de l'assemblée puis se dirige vers... vers rien en fait.

Parce que la poire, elle veut de l'alcool. Normal, c'est toujours comme ça que c'est meilleur les fruits. Avec de la binouse. Alors, le Marvin, il se retourne, histoire de dégainer la gourde qui le quitte jamais, ou presque. Du coup, il fait pas vraiment attention aux gestes de sa lame. Comme toujours, en somme. Ca lui avait pas si mal réussi, jusqu'ici. Yavait toujours bien eu quelqu'un pour l'aider, quand ça sentait trop le pâté. Et du coup, personne lui avait jamais dit, qu'il était un peu bordélique dans sa maîtrise du coutelas...

Sauf que là, yen aurait surement un, vu la trajectoire. C'est que la pointe, elle vient de monter bien haut, genre au niveau des tifs des autres torchés, là. Puis de r'descendre sans logique. Pour sûr que si ça continue, il va finir par en embrocher un. D'autant qu'elle est mal foutue, cette gourde à la c...

Non, finalement, ça a été. Il a éborgné personne. Après, s'il leur a fait peur, c'est pas impossible. Sûr que ronds comme ils sont, ils doivent avoir pleurer leur mère. Du coup, ça le fait rire, l'Angliche. A moitié plié, il se r'tourne vers le Martin. Pour voir que le Martin, justement, il a pas l'air à son aise. Comme s'il paniquait. Et vu que Marvin, il avait envie d'aller jouer à la bête à deux dos avec la noiraude, il va régler ça rapido:
« Nan mais tu crois quoi ? J'ai pas que ça à faire. Verse-lui une cruche, et attendez qu'j'ai fini ».

Et il se r'tourne vers la pouliche, qu'il va dompter.

« Bon, tu la veux, la gourde ? » qu'il dit, en la lui tendant.
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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Jeu 12 Nov - 11:18

Marvin le Rouge a écrit:
« Nan mais tu crois quoi ? J'ai pas que ça à faire. Verse-lui une cruche, et attendez qu'j'ai fini ».

Bayard, la main toujours sur l'épaule du garde, montre de l'autre main l'anglish, l'air de dire "voilà un type intelligent!" Et tandis que l'anglish se retournait vers la donzelle, le chevalier estima qu'il était temps d'agir.

Allez l'ami, verse moi donc une cruche. Puisque tu ne veux pas me conduire à ton chef, je ne pourrai l'avertir du piège qui vous est tendu. Puisque vous serez tous mort demain, buvons un coups!

La main de Bayard qui montrait l'anglish vint vers le visage du garde, pour le tapoter amicalement, histoire de dire "allez mon brave, sois sage et fait ce que ton copain te dis"... Bayard sentait qu'il le rendait nerveux, mais ses bras ainsi placé de chaque côté de la tête du garde permettrait au chevalier de mener son plan à bien...

La main gauche sur l'épaule se leva lentement, comme si Bayard avait l'intention de libérer le garde de son embétante étreinte pour le laisser aller à la cruche. D'un simple mouvement de poignet, Bayard fit glisser dans cette main la lame, un stylet, dérivé du stiletto romain, une lame petite et très fine, à peine plus large qu'une grosse aiguille, impropre au combat, mais idéal pour assassiner de près... Entre le moment ou la lame était apparue et où rapidement la main du chevalier l'abattit sur la gauche de la gorge du garde (car frapper à l'avant de la gorge ne servait à rien, non seulement c'était visible, mais en plus dans la précipitation du coups la pomme d'adam pouvait dévier la fine lame... fraper à gauche de la gorge, avec un quart de tour vers la droite, c'était facile, dans l'angle mort de quasi tout les droitiers, et la mort survenait en silence, le sang envahissant la gorge empêchait les cordes vocales de fonctionner) moins d'une seconde c'était passée... le bras droit du chevalier devait servir à bloquer la main du garde s'il sortait son arme.

En fait, à partir du moment où Bayard avait mis la main sur l'épaule du garde celui-ci était condamné. Il lui était impossible de dévier le coup de lame. Au moment où Bayard frappait, seule deux inconnues restaient: soit le garde avait le temps de crier avant qu'il ait la gorge percé, soit il essayait de frapper Bayard...
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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Ven 13 Nov - 16:40

Ca commençait à devenir critique…
Le garde près de la porte s’était mit à appeler l’Angliche d’une voix qui laissait transparaitre un doute. L’alerte ne tarderait pas à être lancée. Agir devenait urgent.
Par chance, quoi que Zalina n’aurait pas utilisé ce terme, Marvin semblait trop s’intéresser à la Peste désormais pour préter attention à son collègue. Il finit tout de même par sortir sa lame.
Zalina recula de nouveau, écrasant un orteil de Trois Poils au passage, et serra un peu plus la garde de sa dague. Dague qui finit par sortir de son fourreau, mains toujours dans le dos, en voyant les grands gestes du Marvin qui ne semblait pas trop savoir où la planter.


Ola, doucement !!! Tu vas finir par blesser quel’un avec ton joujou là ! Ranges le donc.
T’en as pas b’soin d’façon.


Coup d’œil rapidement au Martin qui se trouve renvoyer à son Bayard sans autre forme de procès. Là, si le coup n’était pas donné rapidement, c’est l’Angliche qui allait le tirer, son coup. Zalina commença à légèrement paniquer.
Elle regarda la gourde tendue en s’efforçant de faire un joli sourire, pas trop crispé mais qui finalement l’est totalement. Un pas de coté, histoire de s’éloigner encore un chouia le temps de trouver une nouvelle excuse pour gagner les secondes qui pourrait lui éviter de passer un peu trop de temps avec le Monnnnsieur, et enfin Bayard avait donné le coup d’envoi du match (pour reprendre votre idée de goal, but…^^).
Le sourire changea pour devenir carnassier. La Tigresse est lâchée, au revoir la catin. La laisse du Trois Poils aussi fut lâchée pour reprendre toutes libertés de mouvements. Le gamin était libre de faire ce que bon lui semble. Est-ce qu’elle aurait à le regretter ou pas ? Seul l’avenir le dira.
Sa senestre finit par sortir de derrière son dos, lame au poing. Maintenant, on allait vraiment pouvoir commencer à jouer…

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Mackx

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Lun 16 Nov - 19:37

Le Vicomte, l'oeil vitreux et aux aguets - difficile mouvement s'il en est, continuait à observer la scène, marmonnant de temps à autres quelques mots incompréhensibles où il était question d'alcool, de gnôle ou de bibine. Il avait vu Bayard approcher du garde resté auprès de la porte, vu que ledit garde se tendait, vu que l'angliche approchait de Zaza, vu que Semnos jouait au même jeu que lui-même.
Soudain, un mouvement brusque le fit tilter, le flamand avait violemment bougé le bras et même si l'écuyer n'avait pas vu la suite du mouvement, il comprit que c'était à son tour de jouer.

En effet, la Chevalier était trop peu armée et trop loin de Marvin pour qu'elle puisse être efficace sans trop se mettre en danger et Semnos était également trop loin.
D'un geste brusque, et dans lequel ne perçait plus aucun geste de vieux bourré raide, le poitevin sortit son épée du fourreau dans laquelle elle se trouvait et l'envoya, d'un coup de taille à hauteur de l'épaule vers son adversaire.

Le seul souci actuel de Mackx était de savoir si l'épée allait dévier légèrement en mordant l'épaule afin de terminer sur le côté de la gorge ou si elle allait s'arrêter à l'épaule ... Au pire, Zaza pourrait profiter du moment d'inattention pour lui planter un poignard dans le torse .... Enfin, il espérait ...
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Martin

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mar 17 Nov - 13:43

Il a compris, dès que l'inconnu s'était approché de lui, que ça allait tourner au désastre. La main qui s'était posée sur son épaule et qui avait occasionné son mouvement instinctif vers l'arrière s'est faite plus insistante, cherchant à se faire aider par la seconde. Un instant tétanisé, Martin voit clairement un autre visage remplacer celui de l'homme en face de lui. La tête hilare de son père, la première fois qu'il l'avait transformé en son jouet, se moquant des pleurs inarrêtables du gamin.

Tout son corps crispé face à ce qu'il vivait comme une agression plus violente que n'importe quelle dague ou épée, il sent, dans ce qui lui parait une éternité n'ayant duré que quelques secondes, sa haine viscérale remonter à la surface. Alors il réagit enfin. Dans une lenteur plus que kafkaienne, il voit la lame sortir et venir droit sur sa gorge, ou plutôt de biais, mais ça ne change pas grand chose au résultat et sa réaction. Il opère, encore plus au ralenti, un mouvement de hanche incomplet vers la droite, dans un instinct de survie digne du plus grand héros de Far West, et un grognement sourd sort de sa gorge blessée.

Il ne sait pas que s'il n'avait pas bougé de ces quelques centimètres, il serait mort sur le champ, égorgé comme un mouton italien de l'Aïd. Il ne sait pas que de toute manière, il va mourir de cette blessure, dans pas longtemps, ou d'une autre parce qu'il ne va pas se laisser faire. Il ne réfléchit pas, il ne se dit pas que son intuition ne l'avait pas trahi, que cet ivrogne n'en était pas un, et que leur opération était en train d'être mise à mal par cette attaque. Il n'est plus que haine envers ce goujat qui l'a touché.

Il dégaine ses deux dagues, aussi vite qu'un duelliste des temps futurs, et se jette sur celui qui lui rappelle furieusement un passé qu'il a cru enterré. Il a la gorge en sang, cinq ans de viol dans la tête et la folie qui va avec, et qui l'empêche de mourir aussi simplement. Il s'en balance, du stylet qui l'attend, s'en balance de tout, ou presque, puisque dans un sursaut de bon sens, il a la présence d'esprit de hurler au Marvin lubrique et en érection

Pièèèèège!

avant de tomber de tout son poids sur son omnipotent adversaire.
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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mer 18 Nov - 11:21

"Tudieu, ça aurait dû marcher", pensa Bayard. Le garde aurait dû se trouver à genoux par terre, cherchant l'oxygène s'échappant de sa gorge ouverte, se noyant dans son propre sang... d'habitude ça marchait comme ça, du premier coups!

Mais un mouvement de répulsion lui avait sauvé la vie. Répulsion ? Bayard n'avait jamais vu cette réaction face à lui, c'était un truc nouveau... mais il devait reporter à plus tard son auto-analyse car le garde s'en tirait avec un estafilade, assez large tout de même, qui lui marquerait le cou à vie... enfin, à vie... vie que Bayard souhaitait la plus brève possible.

Il lança le stiletto vers le garde, qui dégainait ses dagues en prévenant son ami du danger, mais le rata. Bayard n'était pas très bon avec les armes de jets, c'était pas du tout son truc. Par contre à l'épée, c'était autre chose. Toute une vie de combat au corps à corps, d'apprentissage, de bottes plus ou moins avouable... Il sortit son épée du fourreau, et une dague, une vraie, dans l'autre main. Il évite le garde qui se jette sur lui, et lui fait face... il doit le tuer vite, ou le ramener près des autres, q'un autre s'en charge.

Il a une épée, le garde des dagues. Il devait donc jouer de sa longueur (comme dans bien d'autres situations, mais cela ne vous regarde pas...). Bayard lança sa première attaque:
Il attaqua le garde avec des moulinets d'épées vers sa gorge. Si le garde ne se protégeait pas il la lui tranchait ; si le garde se reculait pour éviter l'épée, Bayard avançait rapidement en fendant de son épée, le poussant vers ses amis ; si le garde levait ses dagues pour dévier les coups d'épées puissants, il plongerait sa dague vers sa panse...
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Marvin le Rouge

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Jeu 19 Nov - 19:35

Martin, certainement plus près de la fin que du début, a hurlé plus qu'il n' a écrit:

Pièèèèège!

Et quoi, y a plus moyen de fourailler de la catin en paix, ici? Qu'est-ce que c'est encore que ce buveur d'eau chaude qui beugle à longueur de temps? Sûr qu'on aurait mieux fait de le renvoyer en Castille par catapulteXpress, lui. D'ailleurs, Marvin a même pas compris c'qu'il disait. Mais il en aurait pas eu besoin, de toute façon. Le manège des Poitevins avait changé. C'est plus son corps qu'elle lui offrait, la noiraude. Ni une haleine douteuse qu'il répandait, le vicomte. Deux belles lames face à lui. Qui lui laissent même pas le temps d'ouvrir son claque-m... Heureusement, quand même, qu'il a gardé sa veste de cuir. Le renfort d'épaule, toujours utile de glisser du métal aux endroits stratégiques, se ramasse direct l'épée du coup d'envoi. L'Anglais est bien secoué, mais pas, encore, blessé. Et il crie, réflexe: « AU SECOURS ».

Avec un peu de chance, on l'entendrait, dans la cabane. De toute façon, il était trop tard pour y penser. Restait plus qu'à se battre, et à faire gicler le sang.

- Tu vas crever, catin, qu'il crie à Zalina. Il a dégainé, la miséricorde à l'air libre. Les autres gars, il les a oubliés. Elle, ce soir, elle va prendre. Pas question qu'elle s'en sorte. Il est furieux, le Marvin. Furieux de s'être laissé avoir par une gamine. Ne pense plus qu'à une chose, lui faire exploser la panse. Que ses entrailles se répandent sur le sol pendant qu'elle était encore vivante. Qu'elle se voit se vider comme un lapin. Qu'elle en chie, avant de claquer.

Il saute, la senestre droite sur son cou, la dextre prolongée par une lame de métal tendue vers le milieu de la poitrine. Pas le droit à l'erreur, ou elle le planterait. Pas question d'être trop lent, ou les deux soûlards, 'fin les deux simulateurs, le découperaient façon puzzle avec leurs grosses népées. Advienne que pourra, pourvu que ça saigne...
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Tinchebraille

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Ven 20 Nov - 0:12

Quel merdaillon ce Konrad. On était pas prêt de partir avec ce bordel! A moins de vouloir laisser une trache tellement visible qu'autant pisser en ligne droite jusqu'au prochain relais, l'histoire d'être bien pisté par les toutous qui ne manquerait pas inévitablement de leur tomber sur le coin de la gueule. Les deux pauvres courges -qui avaient été assez trougnones pour s'engager sur le coup- que le grand et brillant capitaine avaient envoyer faire le guet semblaient bien s'amuser.

Il avait cru reconnaitre le rire dégueulasse de l'autre buveur de pisse d'âne. Toute façon c'était pas son problème à Tinche. Lui, payé, il irait se trouver une petite ferme en Flandre, ou il irait voir pour ouvrir un petit estaminet quelque part, peut être là où il restait encore de la famille... En Gascogne, l'histoire de pas être accueillie à grand coup de pique dans le c'ul!

'Tain, son sixième sens commençait à lui foutre des vers dans le fondement et ca tortillait sévère! Mais qu'est ce qu'on avait besoin de se trimballer tout ca? Cramer tout et puis se tirer voilà ce qu'il fallait faire. Chevaucher vite et loin, se séparer rapidement et adieux! A ce rythme là on ne partirait pas avant la nuit.

Ca commençait à faire du raffut dehors. Josselin jetait déjà des coups d'oeil furtifs... comme si il pouvait voir à travers les portes. Et dire que les deux autres mange-merde a chaque ballot s'enfilaient une rasade. Il t'aurais bien foutu un coup de fauchon dans leur gueule qu'il aurait même pas demandé à être payé pour cela. Des tanches. Et le Konrad qui avait même pas pointé le bout de sa gueule de rat. Franchement pas de quoi être tranquille.

Bon ca commençait enfin à être prêt. Non pas qu'il avait très envie, mais honnêtement, si il avait été soldé, il se serait depuis belle lurette éclipsé le Gascon. Allez, les sacs à viande en sursis qu'ils étaient n'en avaient plus pour longtemps. Il prit quelques instant pour fignoler son paquetage. L'histoire de pas se retrouver baiser au cas où. Il le mit à distance respectable des autres l'histoire de pas trop se le faire farfouiller.

Tout d'un coup on entend le gros merdeux gueuler dans son oïl abâtardit

"Pièèèèèège!"

Saloperie de putain de bordel de merde d'enculé de sa chienlie de race de foutrevierge de merde!
Jura t il in peto. Mais il était couillu il avait la main sur son paquetage, il le passa par la fenête de derrière et d'un coup d'oeil fit un compte rendu de sa personne. Sa brigandine était sur lui, de ce côté là il craignait pas trop. Son cal sur la tête, mais son bascinet trop loin... avec le paquetage. Chier! Il prit sa vouge qui était à porté et s'approcha -certains diraient avec couardise lui dirait avec instinct de survie- de l'ouverture opposée ou les gros étaient sensés se trouver.

Putain, du monde, mais pas de trop. Il fit signe à Josselin et au deux autres de se magner le cul de sortir. Les arsouilles mirent du temps à sortir de leur vinasse mais leurs écarteur de choux eu la présence d'esprit de s'armer. A croire qu'ils avaient eu le temps de désaouler.

C'est après les étrons que le Gascon sortit à son tour et fit face à la situation.
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Martin

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Dim 22 Nov - 11:42

Comment éviter une dague ou ce qui y ressemble quand on ne l'avait pas vue partir? Et bien il faut simplement faire comme Martin, continuer d'avancer et ne réaliser qu'on a échappé à un hara-kiri imposé que lorsque la lame est passée, en sifflant et joyeusement, près de son ventre où grouille une vie putride, mais de la vie quand même.

Seulement, s'il n'a pas vu la lame italienne chercher à embrasser son corps, il ne peut décemment pas ne pas remarquer l'épée qui, jalouse de sa petite compagne, veut plus que flirter avec sa gorge. Alors, tout fou et courageux qu'il est, il s'arrête en plein élan et entreprend de faire machine arrière toute, le sauve-qui-peut enclenché dans sa caboche de vieux-vicieux-mais-c'est-pas-sa-faute-il-a-eu-un-père-pourri.

Il lève le bras en un geste désespéré, comme pour dire "Nooooooon, pas taper, pas tuer moi!", et il hurle à la mort quand sa dague rate l'arme du faux saoul et que c'est son poignet qui arrête le coup. M'enfin tout le monde sait qu'un poignet osseux est vachement moins solide qu'une lame en fer même de petite taille, et comme dans un clip des Monty Python qu'il ne connait évidemment pas, il voit avec horreur sa main tranchée aller fertiliser le sol de son sang visqueux.

Et c'est cet instant que choisissent ses camarades pour sortir en catastrophe de la cabane. Tout se fige alors pour ce pauvre Martin dont la dernière heure a sonné et même lui le sait. Tout se fige parce que ya le gamin qui sort aussi, et que l'Espagnol à l'histoire faite de viol à répétition ne peut détacher ses yeux amoureux du magnifique profil du jeune garçon. Il aurait voulu mettre comme épitaphe sur sa tombe imaginaire "Leurs yeux se rencontrèrent", comme un hommage à cette éducation sentimentale flaubertienne qu'il n'a jamais reçue, mais hélas pour ses envolées littéraires anticipées, Josselin ne lui offrait toujours que son profil que Martin qualifierait d'apollon quitte à être le seul à le penser.

Tout occupé à fantasmer, notre homme ne voit pas venir à lui la petite lame. Il ne sent pas la douleur du dernier coup ni la vie s'envoler de son corps meurtri. Et on ne peut rêver plus douce mort que celle que Martin vient d'accueillir: le regard noyé dans son plus beau rêve de gosse et la bite à l'air, ou du moins en érection dans ses braies. Et c'est uniquement quand ce qui restait de son âme trop tôt noircie s'est élevé au-dessus de son corps, comme dans toutes les mythologies ou presque, qu'il comprend que tout est fini pour lui sur cette terre. Il laisse ses compagnons d'armes se débrouiller pour s'en sortir, ou pas, et entreprend la longue et pénible marche vers le purgatoire. A lui maintenant la purification aristotélicienne, 'fin si on lui en laisse la chance...

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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Lun 23 Nov - 12:14

Alors que sa petite lame coupe le dernier fil de la vie du garde, qui s'écroule au sol, Bayard grimace en voyant les nouveaux arrivants... Plus y'a de fous plus on rit, d'accord, mais là, il était le plus avancé, il ne sentait pas le 1 contre 3...

D'un mouvement de pied, un joli shoot bien calibré, il envoie la main de Martin vers les trois nouveaux arrivants, histoire de jouer sur leur moral... puis il se recule, pour arriver au niveau de Mackx et Semnos, histoire d'équilibrer les échanges... ce faisant, il se tourne, pour voir s'ils sont venu à bout du garde qui bavait sur Zalina...
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Tinchebraille

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Ven 27 Nov - 16:04

Tudiu! L'autre sac à pisse récupéra la main de Martin dans la tronche. Pas le genre de pendentif qu'on appréciait. Le fétichisme très peu pour lui. M'enfin le gamin était déjà pas mal secoué par l'immondice qu'il avait reçu. Le Gascon prit sur lui de lui remuer le cul:

-Bouge de là gojat!


Il te lui collerait des patacs dans la mus celui là que ca trainerait pas. Foutu gosse, comment on avait pu l'entrainer dans cette histoire louche? M'enfin, à quatre contre un maintenant, cela devrait être plus aisé. Tinch fit signe aux sacs à viande de s'occuper des autres voir il trouvaient pas l'autre goddons. Lui et Josselin se coltinerait le tràsto. Ca devrait pas trop être dur, si le gamin chiait pas dans son tricòt. M'enfin il était malin le gazier. Il recula pour tenter de joindre ses compagnons, son épée bien en vue. Dommage gojat, Tinchebraille avait sa vouge est savait s'en servir. Alors que ce dernier tournait la tête pour voir où il posait les pieds, Tinche leva son fer et d'un coup adret, voulu lui fendre le crâne. Il n'y mit pas trop de force, trop de jeune qui manie pour la première fois ces engins, on tendance à se faire baiser parcequ'ils y mettent trop de force et y perdent rapidement le contrôle. Au contraire, une vouge, c'est comme une femme, maniez la fermement, mais avec douceur. Et un paradoxe de plus.


-Viras lé! dit il au gosse qui le compagnait.

Le gascon n'était pas courant dans ces terres, avec un peu de chance, le gars d'en face était un pécore du coin.
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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Sam 28 Nov - 1:37

Nom d’une biquette en bois ! Vous parlez d’une approche discrète ! Ils ne voulaient pas que l’alerte soit donnée, elle l’est, et par les deux gardes par-dessus le marché. La prochaine fois, si elle survie à celle-ci, la Peste foncerait dans le tas directement. Moins de chichi pour le même résultat, enfin presque.

L’Angliche en oublie ses bijoux de famille pour promettre la mort tant attendue à la Peste. Paroles, paroles, tant lui ont déjà fait cette même promesse. Ce n’était que du vent… Elle l’attendait toujours cette fameuse mort qui lui avait prit ses amis, sa famille, ses Frères et son Amour.
Alors elle lui fait face, à ce menteur, et lui fait signe de la main de s’approcher, de venir tenir ses engagements mais sans trop y croire. Elle n’a de toute façon plus rien à perdre mais ne compte pas se laisser faire si facilement sans avoir pu dégager son Maistre des griffes du Germain. Une fois Guillaume libéré et de retour dans sa famille, elle pourra mourir en paix.


Viens y donc me crever mon mignon…

Le coup donné par Mackx n’a pas déstabilisé notre Marvin qui ne se fait pas prié pour répondre à l’invitation. Il faut croire qu’il n’a pas apprécié de ne pouvoir tenir chaud à la gamine.
Zalina reste fixe un instant. A force de prendre des coups à la forteresse de Ryes lors de combats avec les Chevaliers, elle a apprit qu’elle ne devait pas tenter d’être la plus forte. Elle n’y parviendrait jamais, surtout avec deux dagues. Mackx avait encore son épée courte. Mais elle pouvait être la plus rapide et maligne.
Elle le laisse approcher, encore et encore, en le fixant dans les yeux. Ce n’est qu’au dernier moment qu’elle pivote d’un quart de tour en reculant son pied droit. Sa lame, elle, reste au niveau du bas ventre de son adversaire pour tenter de lui tailler le coté au passage.

La Peste ne sait pas encore si son coup a porté lorsqu’elle ressent des picotements au bras droit. Elle a attendu une demi-seconde de trop et la lame de Marvin y a fait une petite entaille. Rien qui lui permette de tenir sa promesse, mais la chemise déjà bien déchirée l’est un peu plus et se colore d’une touche carmin.
Une grimasse accueillit la constatation. Une autre aurait probablement suivie si elle avait prit le temps de jeter un coup d’œil à la cabane d’où sortait les renforts, et arrivaient les ennuis.
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Marvin le Rouge

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Dim 29 Nov - 23:58

-Goddam! qu'il beugle, l'Angliche. Encore un peu et il la trouait, la garce. Alors que là, il a fait qu'lui couper le bras. Ce serait pas pour cette fois qu'il pourrait gambader dans son sang et lui cracher à la gueule. Il allait encore falloir attendre. Et aussitôt, il se prépare à se retourner pour finir ce qu'il avait commencé, le percement de noiraude. Si ce n'est que là, il se sentait bizarre. La sal..., elle avait réagi. Yavait pas d'autre explication. C'était son ventre à lui qui commençait l'épandage. Il sent son sang imprégner sa chemise, 'fin ce qui en fait office.

Pas que ça faisait mal à en crever, mais juste que non, ça ne pouvait pas se passer comme ça. D'accord, il était pas un grand combattant, mais de là à se faire charcler par une femelle, ça, yavait pas moyen. Du coup, il en oublie presque la douleur. C'est pas une gosse qui va l'étendre, bordel. Alors, il la défie. Du regard puis du geste. Tant pis si les autres bougent, pour lui, il n'y a plus qu'elle. Sourire mauvais. Lame qui remonte haut, au niveau des yeux.


« Et quoi, femme ? Tu crois qu'ça va comme ça ? C'est pas ton coup d'épée en bois qui va m'finir. Par contre, toi, tu vas crever. Comme une truie qu'on découpe. Et tu pourras pleurer, t'en fais pas, j't'envoie r'trouver ta garce de mère ».

Parce qu'elle a beau être armée, la noiraude, c'est pas ça qui va l'empêcher d'la trouer. Du coup, il relève son arme, pour l'abattre sur sa tête dégarnie de tout bassinet. C'est pas cette tignasse noire qui va parer son coup. Et avec un peu de chance, il réussirait à lui disperser la cervelle partout autour de lui. Oh oui, ce serait chouette ça. Alors, le Briton, il rit une dernière fois, sûr que blessée elle va pas lui résister. Il la voit d'jà, étendue comme une truite qu'on vide sur le port. Après, il sera temps de s'occuper des autres. Qui jusque là semblent assez passifs. Ptèt qu'ils prennent les paris, ou qu'ils sont vraiment saoûls. Quoiqu'en fait, il s'en carre sérieux. Il sera bien temps d'en occuper après. Allez, ma ptite lame, dis-moi que tu vas la tranchouiller, la Poitevine.
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Chevalier°Bayard

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mar 1 Déc - 10:52

"Viras lé, viras lé... parlent même pas notre langue cette chienlit". Le sabire du garde fait que Bayard se retourne juste à temps pour éviter la vouge. Foutrefieu, c'était moins une! Le chevalier observe les nouveaux venus. La main sanguilonante a fait son petit effet, le plus jeune a l'air apeuré. Mais il peut encore devenir dangereux. Faut pas qu'il se reprenne.

- Tire-toi de là p'tit. T'es trop jeune pour crever. L'autre va se servir de toi comme viande de boucherie, pour que tu me gènes, et qu'il me tue pendant que je te tranche le ventre. C'est ça que tu veux ? Regarde comme il te fait passer toujours en premier... tu es son bouclier humain, c'est ça ? Barre-toi tant qu'il est temps...

Il a presque rejoint Mackx et Semnos, qui n'ont pas terminé le Marvin. Pensent-ils que Zalina se le réserve ? N'osent-ils pas intervenir ? "Va falloir vous bouger les gars, vous en avez deux en plus sur le dos!" pensa le chevalier.

Il obsevre le type face à lui, celui qui parle pas sa langue. Ce n'est pas un jeunot, et pour sûr il sait manier sa vouge. La tête de Bayard a faillit en être victime. Avec un écu, Bayard aurait facilement su en venir à bout. Mais voilà, il n'en avait pas. Et la vouge, bien manié, pouvait être redoutable, car plus longue que son épée, l'autre pouvait le frapper sans que lui sache l'approcher.

Ancien mercenaire, chevalier, baron, bref homme de guerre dans la moindre parcelle de son corps, Bayard gardait un calme proche du détachement, cogitant tout cela dans sa tête, cherchant une ruse, et attendant que le type attaque d'abord. surtout que Bayard senti une présence près de lui, un de ses amis venait le couvrir.


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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mer 2 Déc - 19:41

Demi-tour d’un Angliche qui entraine un demi-tour d’une Peste. Elle ne le quitte pas du regard, son donneur de promesses, en oubliant tout le reste si ce n’est un petit coup d’œil en coin sur les environs pour se faire une idée de l’évolution de la situation.
Si çà dégénère de trop, il faudra qu’elle sonne la retraite pour le reste de l’équipe. C’est elle qui les avait entrainés dans cette histoire, même s’ils étaient tous volontaires. Elle était la seule Chevalier à l’extérieur de cette fichue cabane qui semblait s’éloigner un peu plus, distancée par l’arrivé de nouveaux adversaires qui retardaient les retrouvailles avec son Maistre. Elle était donc bien décidée à ne pas rentrer seule cette fois ci.

Mais pour l’instant, çà allait encore. Elle pouvait donc se concentrer sur le Marvin encore debout et qui la fait sourire par sa remarque.
Femme, truie… il avait décidé de l’insulter mais manquait cruellement d’imagination. Les nobliaux des Salons Parisiens font mieux avec leur Dame et révérences. Et encore ces promesses… toujours des promesses… elle en pleurait bien, mais de rire si elle en avait le temps. Il s’agitait, sûre de lui, persuadé qu’il ne pouvait qu’avoir le dessus sur une gamine qui allait le supplier… de quoi ? L’épargner ?
Sauf que l’on ne peut jamais être certain de rien dans la vie. A tout moment un imprévu peut surgir et changer la donne, dans un sens comme dans l’autre. Peut être sera-t-elle morte dans quelques secondes, peut être que ce sera lui… Elle n’en sait rien, et s’en fout. Dans le premier cas, elle retrouvera enfin ses amis et sa mère, qui n’était pas une garce cela dit. Dans le second cas, elle sera un peu plus près de Guillaume. Les deux cas lui conviennent.
Alors elle attend l’attaque suivante, souriant calmement et serrant la garde de ses dagues.


La truie t’attend toujours mon mignon… tout comme mon épée en bois.
Dépêches un peu, ma pauvre maman m’attend depuis des années déjà. J’aime pas être en retard.


Attendre patiemment l’attaque sans céder à la colère. Utiliser la précipitation et la force de son adversaire. Leçon qu’elle avait du mal à appliquer enseignée par Guilhem et payée par de nombreux hématomes. Mais là, elle allait suivre les conseils de son Frère. Le sang déjà versé par Marvin semblait calmer la Tigresse, satisfaite de voir son adversaire se vider du flux vital. Oh quel beau spectacle que cette chemise en train de se teinter de rouge. Joli rouge. Zalina en oublie qu’elle aussi perd du sang.

Finalement, Marvin se décide à réattaquer. Il a même la gentillesse de se présenter devant elle en levant totalement sa garde, laissant tout son torse sans défense.
Cette fois ci, si elle attend trop, ce n’est pas une égratignure que la jeune femme va récolter. Il ne s’agit pas de refaire la même erreur. Alors c’est sans attendre que la Peste se précipite d’un bond vers le Briton ricanant. Elle se colle tout contre lui avant que l'arme anglaise ne soit descendue assez pour la toucher. Avantage de sa petite taille. Position qu’il aurait put apprécier, puisqu’il le réclamait quelques minutes plus tôt. Sauf que là, ce n’est pas lui qui pénètre la gamine, mais les lames de la gamine qui pénètre dans le ventre du Marvin.
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Marvin le Rouge

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mer 2 Déc - 23:10

- Beueurfff !

C'est que c'est élégant un Godon quand il se vide de son sang par la bouche. Dans un renvoi que n'aurait pas renié le moins classe des beaufs du Camping des flots bleus, Marvin vient de recracher, ou de vomir plutôt, une marre de sang, mêlée à un certain nombre de choses qu'il gardait dans ses dents. Sacré garde-manger, même s'il lui servirait plus.

Il a rien vu venir, en fait. Le temps d'abaisser sa lame, il tranchait dans le vide. Même pas pu sentir le corps féminin lové contre lui que déjà l'acier chevaleresque faisait son chemin dans sa panse. Dire qu'il avait passé une bonne partie de sa vie à remplir celle des autres, voila que la fin de sa vie se résumait par le vidage de la sienne, de panse. Saloperie d'ironie...

Il lui reste plus beaucoup d'force, là, au Marvin. Il a même pas le temps de réaliser que, pour sûr, il aurait jamais de tombe, que plus jamais il ne trousserait une gueuse plus ou moins accorte, et que sa vie allait se finir, dans la misère et le sang, comme ce qu'il avait répandu depuis tant et tant d'années. Tout ce qu'il peut dire, ou comprendre, c'est que ça allait être la fin. La gamine l'avait crevé comme un bleu. Ce qu'il peut sentir c'est qu'il n'a même plus la force de tenir son arme, qui glisse de sa poigne. Ce qu'il peut voir, c'est un paysage qui se floute, des yeux qui perdent toute énergie. Ce qu'il peut renifler, c'est l'odeur d'une jeune fille armée comme un chevalier, dernière fragrance que son cerveau enregistrera. Ce qu'il peut goûter, ce sont les filets de sang qui continuent à le quitter, glissant sur sa langue, se faufilant entre ses dents. Ce qu'il peut entendre, c'est le silence absolu, celui qui, parfois, vous accompagne dans votre dernier voyage.

Il se laisse aller, l'Anglais. Il est trop tard, et il a jamais vraiment appris à se battre, se formant sur le tas. Il ne pense même pas à entraîner son assassin dans la mort. Non, tout ce qu'il fait, c'est se laisser tomber, pendant que ses yeux se ferment.

FIN.
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Mackx

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Jeu 3 Déc - 0:26

Le combat avait quelque peu évolué depuis que la lame vicomtale avait dévié sur l'épaule de l'angliche insulteur de jeunes filles. Depuis lors, 4 autres loustics avaient rejoint la bande et Bayard s'était rapproché d'eux. Le temps d'essayer de réfléchir aux nouvelles donnes de cette bataille, l'écuyer avait été exclu du combat qui semblait se duellifier entre Zaza et le rouge Marvin mais les quatre autres commençaien à faire front et il fallait absolument trouver une astuce pour contourner ce satané vouge qui les menaçait de bien plus loin que leurs lames.

D'un mouvement rapide, le poitevin tenta de couvrir Bayard en s'aidant de son bouclier, objet qui manquait cruellement au flamand. Tentant même plus, il essaya de passer outre ce foutu vouge pour pouvoir tailler dans son propriétaire.

Le tout était d'éviter de se faire faucher en dessous de la cuisse, là où l'écu ne permettait plus au corps ramassé du licorneux de se protéger. Si le vouge touchait le bouclier, il serait bloqué et l'écuyer pourrait en profiter pour foncer. Si par contre l'engin de mort passait sous le bouclier ...

Pensant qu'il avait une chance raisonnable d'y parvenir, Mackx se lança vers l'homme en question en poussant un cri.


Ad Ultimam !

Ce qui signifiait jusqu'au dernier, ou jusqu'au bout selon les traductions et qui était à l'occasion la devise du rochelais.
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Zalina

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MessageSujet: Re: A la recherche d'un Comte Licorneux   Mer 9 Déc - 19:36

Les bras du Marvin descendent de chaque coté d’elle. Elle se retrouve bien protégée, encerclée par une masse de chaire humaine. Elle qui a toujours adorée être blottie contre un torse musclé, serrée dans des bras costauds. Elle pourrait être aux anges, si l’Angliche était un compagnon de confiance.
Doux rêve que de toute façon son protecteur du moment rompt rapidement. Aussi rapidement que les autres d’ailleurs. Mais là où ses amis se contentent de reculer d’un pas ou de la repousser, lui décide de lui vomir dessus. C’est à se demander quelle technique est la moins désagréable, sauf que la Peste n’a pas trop envie de se poser la question. Jamais moyen de mourir, jamais moyen de prendre un peu de bon temps. Fichue vie de merde !
La jeune femme se contente de baisser la tête et pincer les lèvres pour se protéger autant que possible, donc pas du tout, du shampoing qu’est en train de lui offrir son adversaire. Quelle charmante attention. Un cadeau d’adieu dont elle se serait passé.

Au bruit sourd de l’arme anglaise qui tombe au sol derrière elle, elle retire les dagues de la panse percée. L’homme est désarmé et un Chevalier ne porte pas le fer contre un homme désarmé.
Marvin se laisse tomber à ses pieds. Zalina le fixe toujours dans les yeux jusqu’à ce qu’ils soient fermés définitivement. Aucune joie dans ceux de la Peste, ni peine ou mépris. Pas de fierté non plus. Tout juste un voile d’envie mêlée à de la déception qui passe rapidement. Lui a rejoint ses défunts, elle toujours pas malgré la promesse qu’il lui avait faite. Encore un menteur de confirmé…


Salut à toi aussi… Que ton Dieu te pardonne tes mensonges et tes pêchers, si tenté que tu es un Dieu.

Un dernier regard sur le corps désormais sans vie, elle ne poussa pas plus avant la prière pour la paix de l’âme partie. M’ayant plus de regard à fixer du sien, ses émeraudes se tournèrent en direction de la cabane, oubliant de suite son précédent adversaire pour en trouver un nouveau.
Un combat entre Bayard et une vouge débutait. Mackx partit à la rescousse sans prendre le temps de rendre l’épée à la Poitevine. C’est qu’elle commence à lui manquer sa lame courte mine de rien.
Tranquillement, Zalina s’avança vers le front qui se dessinait. A chaque pas, elle analysait la situation, les possibilités, le regard des adversaires, tout en étant encore hors de porté du vouge. Un cri, et Mackx s’est lancé.
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A la recherche d'un Comte Licorneux
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