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 [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:14

Mackx a écrit:
Le groupuscule était devenu un groupe qui s'était rapidement transformé en rassemblement de "bêtes à corne". Et ça prenait de la place tout ça ! Facilement 3 rangées de bancs, un bloc hermétique, soudé, ah, que c'était bon.

Monseigneur Bigornea commença la messe, le silence se fit rapidement, les derniers murmures s'éteignant comme une bougie sans air.
Mackx fit de même, cessant de converser avec sa frangine-voisine, pour se concentrer sur l'avant de la Cathédrale ou se trouvaient les futurs mariés.

Jeanjacob a écrit:
Son bras autour de sa douce Arielle, le Comte et la Comtesse de Nijmegen saluaient tous leurs amis qui étaient venu pour cet evenement national.

Des frissons avaient traversé le corps du Comte en voyant la majestueuse cathédrale. C'était ici que non longtemps Arielle avait dit oui...
Il regarda vers elle et l'observa quelque temps. Son elegance, son sourire emerveillan, ses yeux brillants... et dire que bientôt, elle allait devenir la mère de son enfant. Il n'aurait pu s'imaginer une meilleure mère...

Le Comte fût surpris par l'énorme foule devant et dans la cathédrale. Toute le royaume semblait d'être venu pour célébrer les noces du Grand Maistre.

Cyleblue a écrit:
Arca était contrarié il lui demanda....enfin lui donna ordre de se retenir qu’il ne pouvait l’accompagner de suite.

Elle le regarda repartir prendre place au près des mariés, la laissant la toute seule presque bouche ouverte....Cyle n’avait pas eu le temps de lui répondre, et ça c’était terrible pour elle vu qu’elle adorait lui tenir tête.

Quelques personnes, celles le plus près de l’autel la regardaient faisant la grimace, ils ne semblaient pas apprécier ce qui venait de suivre....mais peu importait leurs regards, elle donna un coup de jambe dans son jupon pour le ramener vers l’arrière....contrariée passa devant l’autel jeta un regard a son tendre et lui adressa a sourire narquois s’inclinant face a lui murmura...
Merci ! Je vais serrer les jambes et attendre....pfff...

Sans attendre Cyle repris place sur le banc, serra ses jambes et posa ses mains dessus, elle voyait bien Arca la regarder se retenant de rire la voyant soupirer sans cesse.

Fallait qu’elle s’occupe et ne pense pas au besoin urgent qu’elle avait de sortir.....Cyle regarda à nouveau son voisin et lui dit :


Dites vous ne parlez pas beaucoup vous ?

Il tourna la tête la regardant surpris elle continua... vous avez mal aux dents peut-être ?! Remarquer moi c’est pas mieux j’ai...hum... elle murmura... besoin de faire pipi ! Mais je dois soit disant me retenir sur ordre du Sieur que vous voyez la bas elle lui montra Arca du doigt...

L’homme resta à la regarder quelques instants....puis comme si de rien il regarda a nouveau ailleurs...

Cyle n’en revenait pas...même pas un petit mot...rien....elle insista :


Ben vous pourriez quand même me répondre oh !

Cette fois l’homme sans la regarder mais exaspérer lui dit :

Non !

Elle pencha la tête un peu en avant vers lui et ajouta :

Non ! Bien comme vous voudrez, veuillez m’excuser messire de vous faire la cosette hein ?!

Cyle regarda vers sa droite, leva les épaules et marmonna... Un coincé ! Ou alors il aime pas les femmes....oué ça doit être ça arfff....

MarieAlice a écrit:
Du monde, encore du monde, toujours du monde. Zalina qui invita tout le monde à s'asseoir, une écuyère façon ressort, une fois sur le banc puis debout pour filer à l'anglaise.

Regard sur l'assistance, tellement de monde. Comment voir qui était là, qui n'y était pas. Un soupir. Trop de choses à penser en ce moment.

Elle tendit la main vers Zya qui partait déjà.

Zya, où vas-tu? Veux-tu bien te tenir tranquille je te prie. Tu représente ta famille mais aussi les Dames Blanches ce jour. Il suffit.

Regard qui se voulait sévère même si elle comprenait la jeune fille.

Enguerrand près d'elle, assis en grimaçant, main jamais loin de cette poche à miracles, discussion toujours prévue et toujours remise. Parce que pas le jour. Parce que lui occupé à la Garnison. Parce qu'elle enfouie sous les parchemins.... Soupir encore, attente du début du mariage.

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:16

Nennya a écrit:
Elle rêvait ou il faisait un sourire à l'écuyère du Connestable, elle n'enfonca pas ses griffes dans sa peau, trop de bonté en elle. La belle jeune femme resta sa main posée sur la sienne. Silence religieux, la cérémonie avait commencé, nombre de fois ou elle voyait le même rituel, se demandant si elle le ferait, elle même un jour...cela était moins sur, elle fuyait l'engagement, c'était dans sa personnalité, mais depuis qu'elle avait croisé le chemin d'Alcalnn, son attitude avait changé. Elle avait réussit à s'engager auprès de l'ordre de la Licorne, avait eu des responsabilités. Un grand changement se faisait en elle, elle le savait, à vingt ans la pupille n'était plus la même fille qui était arrivé sur le vif de Bourgogne. Elle écouta avec sérieux la cérémonie disant Amen aux moment clés.

zya62 a écrit:
Main qui se retrouve tout à coup prisonnière. Zya se retourne, histoire de voir qui la retient, regard qui remonte de la main geôlière jusqu'au visage pour croiser deux yeux sénéchaliens teintés d'une sévérité apparente.

Moi...? hum... euh... nulle part voyons... enfin... si, mais bon, tu as raison, il vaut peut être mieux que j'attende la fin de la cérémonie pour aller saluer ma famille...

Elle prend place un peu forcée, parce que tirée par Marie Alice... Regard à droite, devant, derrière... entourée de bêtes à corne... Manque plus que la licorne paternelle, la marraine Dame Blanche, le Maistre d'armes et le cordon anti-parasite serait complet. Elle risque pas de chuchoter cette fois-ci... sauf si elle convertit Marie peut être? Parce que les autres protagonistes, ils ont l'air plutôt renfrogné, non?
Elle tourne alors vers la jouteuse son visage juvénile de non majeure, sourire toujours aussi espiègle, et on lance une réplique, histoire de jauger un peu la réceptivité de sa compagne de cérémonie.


C'est parce que je suis habillée en vert et filée d'argent que je représente l'ordre?

Petit rire étouffé qui accompagne la répartie, prévoyant d'instinct la réaction de sa chef. Elle? Chieuse? Pas du tout, ou alors si peu! Un vrai petit Ange, à l'image de son nom...

Eleonore_de_Beauffremont a écrit:
La petite fille venait de rejoindre Cyle quand elle vit qu'elle se trémoussait un peu serrant ses jambes.
Elle tira sur sa robe pour attirer son attention et lui demanda avec toute la discrétion d'une enfant de sept ans.


Pourquoi tu bouges comme ça tata Cyle ? T'es pas bien assise ? Tu veux un coussin ?

Damienus a écrit:
Les invités arrivaient petit a petit, soudain Arcalion vint vers le comte de Seclin pour aller le saluer. Cela faisait fort longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu, une éternité...

"Mon cher Arcalion cela me fait plaisir de te revoir." lança le comte

DameBlondeur a écrit:
Un immense sourire.
Merci, merci Seigneur Zophia n'était pas adepte durant les mariages de la larme à l'oeil, de la boule dans la gorge, et du coeur trop plein d'émotions. Elle voulait parler! Décidément, cette rousse là montait de plus en plus dans son estime. Peut-être que ses cheveux de feux n'étaient qu'un reflet ?
La Varenne se redressa sur le banc, et toujours sur un ton de murmure, commenca à montrer des gens du menton quand ils étaient proches, et d'un geste discret de la main lorsqu'ils étaient plus loin.


- Vois-tu vers l'avant ? Une dame brune, au port très noble. Oui, là bas, avec un homme à ses côtés, un jeune homme et une petite fille ... C'est Arielle de Gilraen Dénéré, Comtesse d'un lieu imprononcable. Une très grande amie, une femme douce, tellement réfléchie et ordonnée... Mon opposée, je l'estime beaucoup. M'enfin, à ce que je vois, la nourriture du Béarn doit être bonne. Il me semble qu'elle ai pris quelques rondeurs ...
Ensuite la dame rousse avec l'enfant là bas ? Enfin, enfant... Il a grandit, celui là aussi. C'est Cerridween de Vergy, une des quatres rousses avec qui j'arrive à passer du temps sans passer des nuits cauchemardesques par la suite. Extrêmement gentille aussi, mais avec son petit caractère. La pauvre est fiancée à Zamday de Cassel, un Vicomte Mainnois. Si tu ne le connais pas, tu pourrais le reconnaitre aisément... Il a... Comment dire ? Un certain embonpoint ? Oui, c'est cela. Et il n'est pas des plus aimables non plus, et totalement manipulé par les Louvelles. Mais c'est une autre histoire. Toujours est-il que j'ai bon espoir que la jolie Cerridween trouve un bien meilleur prétendant ... Dans le genre blond, beau, riche, noble, fier, juste, droit, généreux, aimant ...


Regard complice vers Zophia. Comprennait-elle qui était la personne dont la Varenne faisait tant d'éloges ? Après tout, lorsqu'on connaissait sa tendance avare pour les compliments, c'était évident. Au cas ou, elle porta son index à ses lèvres pour demander le silence sur le nom de cet homme ô combien fabuleux à son amie. Certaines choses étaient secrètes et devaient le rester.

- Oui, il y a Lothaire.... Ah, mon cher Lothaire ! Nous allons aller le voir après la cérémonie, il me manque terriblement. Mais il n'y a pas son épouse, à ce que je vois, Baya. Leurs deux familles leur ont donné un mariage arrangé. Tu sais, pour la puissance des familles, agrandir les possessions terriennes... Ces choses de la noblesse qui font fi d'une quelconque passion ou d'un attachement préalable au mariage.

La Varenne se retourne pour chercher d'autres personnes à présenter.
La foule, la foule, toujours la foule ! Ce genre de mariage attirait tout et n'importe quoi. C'était bien connu ça aussi. Puis le mariage d'un Grand Maistre, ça ne passait pas innaperçut.


- Oh, tiens là bas, vers l'arrière ! L'homme grand, qui lance des sourires... Hypocrites. Louis Hubert d'Harlegnan, tu as au moins dut entendre une femme se plaindre de lui. Aussi libre libre qu'on peut l'être, aussi fier que le Roy lui même, ses opposants ne se comptent pas sur les doigts de toutes les catins de la cour des miracles. Beaucoup disent de lui qu'il est abject, magouilleur, calculateur, un fumier ... Je préfère dire qu'il est inqualifiable pour ma part.

Incorrigible, à la fin de sa tirade, elle décrocha un sourire au Vicomte.
Et un petit geste de la main aussi. Pour la forme. Rien que la forme. Hein ?
Elle se retourne pour faire face à l'autel. Ses pupilles grises sont attirées par une robes aux couleurs vertes et des longs cheveux blonds. Petit couinement de joie réffréné.


- Là bas, avec une robe verte et blanche, la blonde... Myrtillia de Dénéré. Une insupportable angevino-bretonne, qui râle tout le temps, qui passe ses vacances à prendre des mairies, et qui crie, mais qui crie... Je l'adore. Il me tarde qu'un jour nos opinion politiques se trouvent directement confrontées. Les disputes houleuses sont très bonnes pour la santé ! Enfin, la pauvre a été mariée à " l'homme-qui-a-chaud-aux-braies"... Tithieu. Dire que je l'ai eu vu dans le plus simple appareil dans les tavernes alors qu'il buvait le lait de sa mère, et qu'aujourd'hui il cherche plutôt à déshabiller toutes les têtes couronnées qui passent...

Silence.
La cérémonie commence. Elle entreprend de se signer par trois fois, avant de trouver l'ordre correct des gestes. Un regard amusé à son amie.


- Amen... Se penche vers la rouquine, en continuant sur le ton de confidences. Il est beau le monde de la noblesse, hein ?

Très fière d'elle, la Varenne.
Pour sûr, elle lui fait la meilleure éducation possible. Tout à fait neutre et impartiale.

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:17

kirah a écrit:
Un peu plus tot à Marchiennes et ... bah euhhh en meme temps aussi

Des jours ! Des jours qu'elle supervisait la construction et la mise en place de la longue rampe qui enjamberait la rivière bordant l'orée du bois proche de Marchiennes.
Pour son pas d'armes le Grand Maitre de la Licorne avait vu grand ! Une tour sur une motte palissée, la motte tapissée en son pied du bois bien propice aux aménagements souhaités... Oui ce serait grandiose !
Une Tribune avait été montée également non loin pour permettre aux spectateurs d'observer la défense de la riviere et de l'entrée de la Motte. C'était là bas que se trouvaient les fondations du premier fortin de Marchiennes et il avait plu au baron d'en reconstituer les lieux. Et elle, folle qu'elle était, s'était enthousiasmée de ce projet.
Elle ne comptait plus les heures à discuter de la rampe sur-élevée, de sa largeur, des risques pour les participants. L'orientation de la tribune pour avoir la meilleure vue... le confort de la tour, la manière d'y accéder à partir d'une monture, les handicap éventuels pour les participants.
Sans parler des règles en elle meme... Des heures... des soirées. Elle avait presque honte d'avoir ainsi monopolisé quelque part l'attention du Baron. Mais le jour était proche. De son promontoire, elle voyait la lice installée pour les joutes, le pas d'Armes suivrait. Oui le spectacle serait magnifique à n'en pas douter.

Appuyant les mains sur ses reins douloureux que sa grossesse qui avancait bon train usait d'autant, elle observa le travail des macons et des menuisiers... quelques heures....
Quelques heures ! Aristote !

Le temps avait passé trop vite !
Oh certes, elle avait bien noté que plusieurs équipage avaient quitté un peu plus tot le chateau... ou était ce beaucoup plus tot ? Mais là ... l'astre solaire était déjà bien loin dans sa course... Marchiennes, la Cathédrale... c'était bien trop loin !
Peut etre d'avoir trop fixé le soleil, elle fut prise soudain d'un frisson, une tache noire se profilant sous son regard. Se sentant défaillir, elle prit appui sur une poutrelle non loin attendant d'etre fixée encore... Un coup de pied bien envoyé du lutin en son sein fini par la plier en deux et elle s'écroula sur les genoux. Dieu !
Se rattrappant à deux mains sur le sol, elle parvint à amortir sa chute et il lui fallut un moment pour se remettre de l'étrange sensation qui l'avait saisie. Mais las ! Il était trop tard pour envisager de rejoindre la ville.

Fermant les yeux, imaginant la scène, elle prononca un discret :


Soyez heureux !

... à l'attention des futurs époux. Puis, une fois certaine que la tache avait bien disparu de son champs de vision, elle repartit près des ouvriers leur poser les dernières consignes. Tout devait etre terminé avant que le convoi des mariés ne revienne. Avec un peu de chance, elle aurait le temps de se rafraichir et enfiler une tenue un peu plus convenable que cette vieille jupe sombre et cette chemise de gros lin qui la préservait des échardes et autres objets volants non identifiés parfois. Au pire, elle pourrait prétexter quelque chose de lié à sa grossesse difficile, elle ne serait ainsi pas trop loin de la vérité.

MarieAlice a écrit:
Zya assise bon gré mal gré, Marie lui sourit, le but n'étant pas qu'elle se sente punie mais bien qu'elle s'agisse un peu. Entrer dans un Ordre Royal impliquait quelques leçons à apprendre, de la discipline, de l'entraide, de la confiance et un respect des demandes de ses supérieures. Un peu comme à l'armée en fait mais avec des règles bien précises.

Sourire espiègle, regard malicieux, la jeune aspirante regardait la sénéchale et Marie sentait venir à grands pas un trait d'humour genre le monseigneur.

Sourire en retour de la Dame Blanche, elle doit bien avouer qu'elle n'avait pas prêté plus d'attention que cela à la tenue de Zya.


Hum même pas. C'est parce que tu es l'une d'entre nous... Et tu me reliras la charte de l'Ordre pour voir qu'il n'y est pas fait allusion à nos tenues.

Clin d'oeil pour lui faire comprendre qu'elle plaisantait.

Très jolie tenue d'ailleurs. Elle devrait plaire à une certaine Grandeur de nos connaissances communes.

Sirius7 a écrit:
Faites venir immédiatement la bâtarde d'Appérault ! Dites lui que son fils l'attend devant les portes et qu'il exige qu'elle se prépare et qu'elle vienne. Elle saura de quoi il en retournera.

Oh que oui il pouvait s'en donner à coeur joie, le Prince n'étant pas dans les parages pour que Sirius se risque à nommer sa future belle-mère de la sorte, il en profitait pour la rabaisser même devant les gardes ou les domestiques. Ainsi le Vicomte était présent une nouvelle fois à Antigny, mais plus pour les même raisons que la fois précédente. Cette fois, il se contenterait juste de l'emmener en Flandres. Comme l'avait voulu son père. "S'occuper d'elle", "La considérer comme ta mère", c'étaient les termes du Prince, certes complètement stupides, mais il n'allait pas le lui dire... Il obéirait sans poser plus de questions, mais tenterait de se débarasser d'elle pour de bon le moment venu.

Après quelque temps d'attente, la peut-être future Princesse fit enfin son apparition. Certes, elle était belle et bien habillée, et tout ce qu'on voulait, mais décidemment Sirius ne pouvait vraiment pas poser ses yeux dessus sans voir germer dans sa tête des idées de meurtre. Pas sa faute non plus... Sourire forcé de convenance, et une légère courbette pour montrer un hypothétique respect.


Mère, enfin. Vous avez mis le temps mais je peux aisément le comprendre maintenant. Vous êtes sublime.

Elle n'en croirait pas un seul mot mais au moins il avait fait l'effort.

Le carrosse est apprêté et n'attend plus que vous.

Un signe de main vers le véhicule aux couleurs de Saulx qui était fin prêt juste derrière lui. Il avait délibérément évité les couleurs des Margny pour ne pas qu'on associe Delvine à sa famille.

Je ne doute que vous devez être ravie de revoir ma tante. Dans de si heureuses circonstances en plus... Quel bonheur pour elle, dire qu'il y en a tant qui croient en un mariage, sans jamais pour autant s'en approcher réellement.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:17

Delvine a écrit:
Ravie ... oui c'est bien ça qu'elle ressentait en cet instant ...
Comment ça vous y avez cru ? Son état était au contraire à l'antipode du bonheur. Elle qui avait cru pouvoir se terrer à Antigny pour échapper à ce mariage sordide où elle n'avait aucune envie de s'y rendre, voilà que pire que tout c'était le vermisseau de Sirius qui venait la chercher et lui donner des ordres en plus !
Elle lui ferait manger son épée à ce rapace. Et mourir par la propre épée de son grand-père voilà qui serait une ironie familiale.

D'une humeur maussade, elle ne lui prêta aucune attention, surtout pas à ses compliments qui dégoulinaient d'hypocrisie. Le seul regard qu'elle daigna lui prêter fut pour observer son attelage aux couleurs de Saulx, qui lui arracha une grimace. Oublier son somptueux coche aux couleurs d'Antigny pour cette charrette ... le voyage allait s'annoncer merveilleux !


Ouvrez donc la porte et rendez vous utile, relevez la courte traîne de ma robe pour ne point qu'elle se salisse.

Rabaisser le vicomte au rang de dame d'atours était une piètre consolation.

Quant au voyage qui suivit, il fut le plus long de sa vie ... D'un œil discret elle observait chacun des gestes du Vicomte, à la moindre tentative de meurtre, se serait œil pour œil.

Dans un silence mortuaire, ils avaient franchit la distance séparant la Bourgogne des Flandres. Etrange sentiment de se diriger vers l'abattoir. Accoudée devant la vitre, elle réfléchissait aux différents moyens de fausser compagnie aux Margny si tôt arrivée. Qu'est-ce qu'elle en avait à faire que la sœur du Prince se mariait ? Elle pouvait faire ce qu'elle voulait tant qu'elle restait loin d'elle et de son fiancé. Mais non, lui avait décidé de jouer son rôle de frère. Est-ce que son frère à elle se mêlait de sa vie ? Bon oui, l'exemple n'était pas le bon ... vu qu'elle s'était retrouvée enfermée dans le palais ducal bourguignon pour avoir défier la volonté fraternelle en souhaitant se marier avec son pire ennemi. Mais elle c'était différent voilà tout !

Enième soupir.

En plus, elle détestait les mariages. Pourquoi les gens se mariaient-ils et pas elle ?! Sa robe au brocart de soie bleu en fut compte pour perdre quelques perles qu'elle arracha au fil de ses pensées dans ce voyage sans fin. Qu'importe! Pour ce petit mariage quelconque elle n'avait point revêtue sa plus belle tenue.

Le véhicule stoppa devant la Cathédrale de Bruges. Alors que le voyage se terminait, son calvaire ne faisait que commencer. Rencontrer cette foule, cette famille perfide, autant fuir. D'autant que revenir sur les lieux où elle avait faillit mourir quelques semaines plus tôt n'était en rien réjouissant.
Et si ... Et si ce sombre individu au regard sombre revenait pour achever son travail ? Un frisson la parcourut un instant, avant de se ressaisir.

La porte du coche s'ouvrit. Elle laissa son futur beau-fils sortir en premier. Espérant qu'il l'oublie. Pour une fois sa non galanterie à son égard, l'arrangerait bien. Dès qu'il aurait franchit les portes de l'église, elle filerait. Mais non, il ne l'oublia pas.

Elle en descendit, sans prendre la main tendue de l'hypocrite, et s'avança droite, comme si ses pensées étaient lointaines. Faisant fi de tout ce qui pouvait se trouver autour d'eux. A peine quelques pas dans l'église, c'était déjà trop qu'elle ne pouvait en supporter, elle entreprit de faire marche arrière.

benjamin06 a écrit:
Un mariage prévu depuis plusieurs semaines avait laissé le temps au vicomte de prendre ses dispositions afin d'y assister. Il avait en effet beaucoup de choses à faire, que ce soit à Paris, en Périgord Angoumois, ou sur les divers fronts face aux ennemis du Roy ; prendre un temps de repos pour assister à un événement heureux n'était pas toujours faisable, mais néanmoins toujours souhaitable. Quoique, l'expressio "un temps de repos" est ici quelque peu déplacée... En effet, après le mariage, le Crussol jouterait ; il lui faudrait ensuite aller, avec ses frères de l'ordre dont le grand maistre se mariait ce jour-là, près de la frontière avec la Bretagne, où la participation des fidèles au Roy était attendue. Enfin, l'heure n'était pas à penser aux activités futures, mais bel et bien à la cérémonie en cours, bien que cela présentât quelques difficultés pour un homme qui avait tendance à voir vers l'avenir, tel un habitué de la marche regardant toujours devant lui (même si nous avions ici affaire à un homme de cabinet plutôt qu'à un marcheur : même s'il lui arrivait bien sûr de se déplacer à pied, il préférait, et de loin, monter à cheval - bien que cela ne fût pas toujours possible, malheureusement). Enfin, tout cela pour dire qu'il chassait de son esprit les tâches qu'il aurait à accomplir après les festivitées flamandes, pour se consacrer à reconnaître quelque visage connu dans la foule, et à adresser du chef quelques saluts amicaux ou professionnels selon les cas. Lorsque l'office religieux commença, les inclinaisons de tête de Benjamin commençaient à le lasser ; aussi reporta-t-il son attention sur les paroles de l'archevêque qui venait de prendre la parole, sans trop se soucier du reste.

poupoule55 a écrit:
La bourgeoise dunkerquoise avait voyagé de nuit avec son équipée sauvage composée de sa bonniche, de sa fille Krystel et du célèbre (dans son quartier de Dunkerque) charretier Trinjan.

Assise sur une barrique à l'arrière de la charrette, la vieille bonne avait dans ses bras velus la petite Van Hoedezee, empaquetée dans ses langes et qui pouvait passer pour une pile de linge qu'on allait laver. La Van Hoedezee était à l'avant, et priait à chaque virage serré, demandant à son Oncle Nestor d'intercéder auprès d'Aristote pour qu'il glisse à l'oreille du Très-Haut que Poupoule et sa famille avaient besoin de Lui pour arriver en entier à la Cathédrale.

L'Oncle avait-il de l'influence (ce qui était fort certain, déjà de son vivant il ne passait pas inaperçu auprès des autorités locales), ou le Très-Haut aimait cette famille encore plus que d'ordinaire ? En tout cas, le voyage se déroula sans incident notable (les autres n'étant pas dignes d'être consignés ici), et Poupoule et Krystel Van Hoedezee, suivies de leur bonne Ghislayne et le Père Trinjan, arrivèrent sans encombre à destination, à l'appartement de Bruges... avec une bonne journée de retard.

Le vieux sauta à terre, puis aida la bourgeoise à descendre. Il la prit par la taille, la posa délicatement à terre puis tenta de lui tâter la croupe pour constater si elle n'était pas blessée, et récolta en retour une formidable gifle qui manqua de le défigurer. Poupoule se tourna vers sa bonne.


Suis-moi.

Poupoule et la vieille entrèrent à l'appartement. Poupoule se rafraîchit le gosier et le visage, puis changea rapidement de vêtement, aidée de sa bonne qui, décidément, n'était pas douée pour lacer les robes.
Puis, Poupoule ordonna à la vieille de rester à l'appartement avec Krystel, car, disait-elle,
un mariage n'est pas un évènement convenable pour un bébé et ma fille ne peut rester seule ici. puis alla à la cathédrale, accompagnée par le Père Trinjan qui la décocha sur le parvis.

La bourgeoise entra, s'assit où elle trouva de la place et attendit patiemment la suite de la cérémonie.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:18

Cyleblue a écrit:
Cyle regardait vers l’autel lançant un regard de temps a autre vers son voisin de gauche qui semblait toujours aussi peu causant....qu’elle poisse elle qui adorait converser.

Elle bougeait de temps a autre essayant de se retenir pour ne pas se mettre à courir vers le long couloir pour satisfaire sont besoin qui devenait vraiment difficile a supporter....et la cérémonie était encore loin d’être finie....

Cet alors qu’une petite voix s’adressa a elle :


Pourquoi tu bouges comme ça tata Cyle ? T'es pas bien assise ? Tu veux un coussin ?

Elle vit la fille à Sebonemo, la petite Eleonore lui tirant sur sa robe avec des yeux remplis de curiosité....

Cyle se pencha vers elle lui caressant la joue lui répondit à voix basse :

Tu es mignonne ma chérie...mais...euh non ça va aller pas besoin de coussin ma puce ...elle poussa un soupir et continua... vois tu ta tata a juste un besoin de...faire pipi, mais j’ai ordre de ton parrain de pas bouger...et tu le connais vaut mieux obéir avant qu’il ce fâche tout rouge... Cyle laissa échapper un petit éclat de rire suivit de celui d’Eleonore qui immédiatement porta sa petite main devant sa bouche.

Eleonore demanda a Cyle de la prendre sur ses genoux, ce qu’elle accepta avec plaisir elle adorait les deux filles de Sebo....une fois la petite installée elle lui murmura à l’oreille :


Regarde comme elle est belle la mariée, tu ne trouves pas Eleonore ?

Mais la fillette était fixée sur le messire muet à leur coter, le regardant d’un drôle d’air...celui ci bien sur ne lui accordait aucune importance, Cyle ajouta en chuchotant :

Il l’est pas drôle lui hein ?! C’est un sieur très sérieux il ne parle pas il ne sourit pas ma puce....un peu coincé je pense...hum !

Eleonore regarda Cyle puis à nouveau l’homme et dit de sa petite voix innocente :

Ma tata dit que vous êtes pas drôle vous ! Cyle porta rapidement la main sur la bouche d’Eleonore faisant un petit sourire vers le messire, mais la petite retira quelque peu la main et poursuivit...

Pourquoi tata Cyle dit que vous êtes coincé ?

L’homme les regarda toutes les deux plus que contrarié, se leva et parti s’assoir quelques bancs plus loin, elles le regardèrent faire puis Cyle sourit amusée et dit :

Bah maintenant on a de la place pour les deux tu vois... elle posa Eleonore sur le banc, sous le regard de certains qui lançait des petits ...chut...chut...

Cyle regarda vers eux souriante chose qui les énervaient un tant soit peu, après quoi elle ajouta :

Tu as vu comme ton parrain est beau... lui montrant Arca d’un petit signe de tête...

sardanapale a écrit:
Fatigué ! Vidé ! Exténué !

Le carrosse qui acheminait Sardanapale en direction de la cathédrale se frayait tant bien que mal un chemin à travers les ruelles encombrées de la capitale, et chaque soubresaut du véhicule lui brisait les os, à tel point qu’il se demandait si les pavés n’avaient pas été changés par de la caillasse, et les roues par des planches carrées.

Était-ce cette semaine de retraite, reclus dans une cellule sombre, qui lui avait vidé le corps en même temps que l’esprit ? Il en était ressorti plus vide que la bourse d’un mendiant, comme si les doutes qui l’avaient assailli avaient pompé son énergie plus sûrement qu’un assaut sur un champ de bataille. Depuis, il se rendait au tribunal sans goût, se concentrait avec difficulté sur les témoignages et actes officiels, s’épuisant à voir défiler des accusés identiques, aux comportements similaires, aux méfaits répétés. Pour comble de malchance, ses jambes étaient si peu fiables qu’il avait loupé une marche en descendant l’escalier de son hôtel, et il s’était fracassé le front sur le sol du vestibule. Par la barbe d’Aristote ! Quelle guigne !

Le Carrosse avait ralenti, et n’avançait plus qu’au pas. De chaque côté, les maisons s’étaient rapprochées, et les visages des passants défilaient devant lui, coincés entre la voiture et les murs. Le juge passa la tête à travers la portière, et estima la situation. Aucun espoir, c’était fichu. Ce crétin de cocher n’avait pas trouvé plus intelligent que de se diriger vers le marché, où la foule, nombreuse, criait, se bousculait, s’arrêtait, traînant des carrioles surchargées de victuailles, poussant des tombereaux de matériaux. Il ne distinguait même pas les étals, ni les tentes des marchands.

Jurant contre le sort, Sardanapale se réinstalla sur la banquette, triturant nerveusement l’intaille autour de son doigt. Des odeurs de saucisses fumées, de jambons, de soupes au lardon lui parvenaient de la place. Contre toute attente, il en fut écœuré, lui d’habitude si gourmand. D’un geste sec, il tira les rideaux. Puis il secoua les coussins, allongea les jambes et ferma les yeux, priant le Très Haut de lui envoyer une image apaisante, enchanteresse et en tout cas à des lieux de la cohue de la capitale. Très vite, un visage familier, pétillant de malice et de fraîcheur lui apparut, surmonté de boucles d’or coiffées à la grecque. Comme à chaque fois qu’il broyait du noir, cette vision lui redonna instantanément le sourire, par l’effet magique de l’amour et du désir. Il avait retrouvé le plaisir, et plus aucun désagrément ne pouvait l’atteindre.

Soudain, la voiture s’ébranla. Le fouet claqua, les chevaux hennirent et Sardanapale fut projeté contre la portière de gauche. Le cocher, finalement plus futé qu’il n’y paraissait, avait bifurqué dans une ruelle, dans laquelle la carrosse avançait étonnamment sans aucune difficulté. L’homme ouvrit les rideaux. Les fenêtres et les portes des maisons défilaient à présent devant lui, même la rue semblait plus praticable, et en moins de deux minutes, il vit les bâtiments de la Grand Place s’épanouir autour de lui. La cathédrale était maintenant devant lui. De fait, la voiture se figea, pile devant le parvis.

Sardanapale épousseta machinalement son mantel, réajusta le couvre chef de brocard qui cachait son front meurtri, vérifia les attaches de sa cape, et s’extirpa de la voiture. Le cocher qui tenait la portière affichait un visage embarrassé mais néanmoins satisfait, heureux qu’il était d’avoir réussi à sortir son maître du mauvais pas dans lequel il l’avait précipité. Sardanapale lui attribua un sourire de remerciement, et se faufila dans la foule aux riches atours qui gravissait les marches de la cathédrale.

Après tout, une foule était peut être une foule, mais à choisir, il préférait de loin se faire bousculer par une dame délicieusement parfumée que par un charcutier suant et vociférant. Tant bien que mal, pas à pas, il franchit le porche et vit immédiatement qu’il lui serait extrêmement difficile de retrouver des amis dans cet entassement chatoyant des plus grands noms du royaume.

Mais comme les miracles ne se déplacent jamais qu’en groupe, au bout de trois rangées, une main tira sa manche et, tournant la tête, il vit Adrienne, tout sourire, qui lui désignait la place vide à côté d’elle.


Mortecouille, Adri, j’ai bien cru que je n’arriverais jamais, s’exclama-t-il en s’affalant sur le banc. J’ai raté quelque chose ?

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:19

zya62 a écrit:
Lèvres de la jeune fille qui se transforment en un pincement d'amusement. Et de rester sur le même ton pour répondre à la Sénéchale.

La Charte? Certes, on pourrait peut être rajouter une mention pour le port d'une tenue aux couleurs de l'Ordre lors des évènements où l'on doit représenter l'Ecu Vert, non? De toute façon, qu'on soit blonde, rousse, brune ou blanche, le vert sied à toutes...
Mais tu as raison, il me faut un rappel, j'irai la relire. Ca ne fait jamais de mal, au fond...


Allusion à une certaine Grandeur, qui en d'autres temps n'aurait pas fait se renfermer la jeune fille. Grandeur fort appréciée dans l'état actuel des choses. Mais voilà, l'état attend une réponse ici pour voir s'il change ou non. Comment réagirait-elle? Elle ne le savait... que ce soit pour un oui ou un non. Soupirs alors que le regard se perd vers l'avant, là où débutera bientôt une cérémonie qui commence à se faire amplement attendre.

Moui... Le but n'est pas celui ci, juste faire honneur aux mariés. Et je doute qu'il y fasse attention de toute façon. D'ailleurs, il ne s'agit que d'une connaissance. Quand à ça *montrant sa tenue* j'ai juste une tante qui m'initie à la mode, en ce moment, vu que je me trouvais sur Paris il y a quelques temps...

Guilhem_de_Vergy a écrit:
Enfin il avait réussit à faire sourire cette belle rousse… Enfin il n’était plus source d’angoisse… Enfin il l’espérait… La voilà même qui se lance dans l’humour… Sourire radieux de Guilhem, se disant en lui-même qu’elle n’était vraiment pas faite pour l’humour…Heureusement que pour cela certaines autres personnes du royaume était doués… même si cela était contre leur grés… Enfin bref… La voilà maintenant qui l’entraîne vers un coin plus tranquille de la cathédrale… Loin du monde et de son brouhaha… Et pendant ce temps la cathédrale continue de se remplir… Tout ce balai de noble devient lassant…

Si cette robe ne vous met pas en valeur, ma tante, alors je me demande comment vous pouvez éclipser ainsi toutes les autres femmes présentent…

S’adossant a un des piliers de la cathédrale, Guilhem prend la main de sa tante a l’intérieur des sienne, comme elle le faisait lorsque celui-ci était tout jeune…Toujours le même sourire illuminant ses lèvres…

Alors tante, dite-moi ce qu’il c’est passé depuis votre départ… Et est-ce que vous revenez bientôt ? Ce n’est pas que je n’apprécie pas Daresha, mais ce n’est point vous… Vous me manquez cruellement…

Les mains qui enserrent encore un peu plus fort celle de sa tante... L’émotion qui se fait ressentir dans la voix de l’enfant… L’amour maternel il l’avait perdu avec sa propre mère, mais l’avait retrouvé avec sa tante… Mais celle-ci partie il ne lui était resté plus rien… Que des souvenirs… Tout cela lui manquait cruellement… Les yeux azurs plantés dans ceux sinople de la rousse, Guilhem attendait la réponse, espérant dans son fort intérieur que celle-ci lui dirais ce qu’il voulais entendre… Qu’elle rentrerait sous peu… Qu’elle serait là juste après son retour en Rouergue… Qu’elle ne repartirait plus…

Morgwen a écrit:
A l'ombre d'un pilier, dans une nef latérale, s'entretiennent discrètement Amboise et Hostun en attendant le début de l'office.
Courte parenthèse avant de rejoindre chacun son front. Devant la foule présente, La Duchesse a abandonné l'idée de saluer ou repérer les personnes connues et surtout de son entourage. Juste un salut du chef à Ilmarin, un sourire au Vicomte d'Oradour. Elle n'aura pas vu son fils. Peut-être après l'office.
N'étant pas uen proche du Baron de Marchiennes, elle ne l'en estime pas moins, d'où sa présence de ce jour.
Croisant les mains sur son giron, la Louve se perdit un instant dans leur contemplation. Nulle bague, aucun anneau. Pas plus de boucles ou de parures en fait. Juste sa chevelure flamboyante élégamment tressée, tranchant, sanguine, avec la sobriété de sa mise d'un noir profond.
Quittant ses pensées, elle s'interessa à l'office.

Daresha a écrit:
Reprenons les choses là ou nous les avons laissées, c'est à dire au dehors de la saincte Cathédrale.

Juste a coté d'un carosse princier encore en état - Ylalang? Tu n'aurais pas une envie de femme enceinte? - la Comtesse dont le bras droit s'est retrouvé coincé douloureusement par le bras gauche de son fraternel Prince qui n'arrête pas de soupirer comme un taureau énervé. Ca ne se voit pas au premier abord, mais il fulmine un peu le Gros. Mais bon en même temps, s'il était un tant soit peu bougé, ils n'en seraient peut etre pas là. Quoique. Enfin, risqués et complètement inutiles seraient les paris sur cet état de fait qui n'en est un que dans l'irréalité vaporeuse d'une imagination débordante qui n'aurait vraiment rien d'autre a faire que réfléchir à de l'inutile.
Sur le parvis, donc non loin des deux premiers, l'un voir le meilleur parti de tous les Royaumes, le célibataire le plus charmant et le plus convoité qui enfin aura réussi à se trouver une épouse. Il était quand meme temps. L'effet des années donne une touche de maturité agréablement séduisante, mais c'est loin d'être leur seul effet. Une épouse, jeune et désirable qui plus est, demande de l'attention. Au moins un minimum pour la satisfaire. D'autant que c'est elle qui aura la charge de porter la descendance légitime et sacrée. Et que cette dernière ne s'envisage pas d'un claquement de doigts, qu'on le veuille ou non.

Qui, du Prince ou de la Comtesse mène l'autre au devant de la Cathédrale? La théorie veut que se soit le second, puisqu'en tant que frère c'est là son devoir. Mais en pratique, ça serait plutot la seconde qui trâine le Prince, un peu pressée de rejoindre celui qu'elle a toujours désiré alors même qu'elle était encore liée par un autre serment marital. L'agitation est grande autours de l'édifice religieux. Embouteillage de voitures aux couleurs diverses, tissus flamboyant, foule qui vient gagner la maison du Très Haut, sans doute à la recherche d'une place qui lui permettra d'assister à l'évènement du jour.
Mais la Comtesse ne voit pas cette agitation grouillante. Elle n'entend pas plus les réfléxion assassines du Prince à son encontre. Après tout qu'importe? En dehors de Lui, plus rien ne compte en cet instant. Elle a bien trop espéré et attendu pour faire encore traîner le moment qui se présente.

Il est là, juste à quelques pas d'elle. Mais n'était il pas censé l'attendre à l'intérieur? Regard qui se voile un peu d'inquiétude alors qu'il s'approche et qu'elle sent le bras potelé de son aîné se refermer un peu plus sur le sien. A croire que c'est lui qui va se marrier. D'ailleurs il compte y passer un jour? Non parce que bon, niveau lenteur de la procédure, a coup sur c'est lui qui aura la palme. Puis c'est quand meme suspect. Ils ont du consommer avant c'est obligé. Peut etre meme qu'il y a eu un petit batard ? Peut etre qu'il aurait été enfermé dans une géole d'Antigny? Connaissant le frangin, c'est possible. Mais elle le saurait. Son neveu serait bien venu la trouver pour lui conter les dernieres avantures familiales, tout comme il le fait en la tenant au courant des derniers évenements de Franche-Comté. Enfin bref.

Pour le moment, c'est de son mariage dont il est question. Sourires et regards amoureux échangés. Juste quelques secondes. Un peu de regret de le voir ainsi pénétrer dans l'antre religieuse. Mais ne va t elle pas le rejoindre? Une autre silouhette l'interpelle. Elle est là. Sourire d'une amitié sincère. Laquelle rassure l'autre en cet instant? Est-ce la Panthère qui rassure son amie pour cette union qu'elle lui savait si impatiente de connaitre? Est-ce la Rose qui rassure son amie qu'elle est sublime en robe, que son Loup la trouvera à son gout et que l'on ne voit pas les marques que la vie a laissé sur son corps? Un signe de tete et le témoin félin au pelage de soie verte s'engouffre à son tour à la suite du Chevalier.

A leur tour maintenant.
Une respiration lente et profonde gonfle sa poitrine enfermée dans un corset melant cuir et velour de gueule. Savamment cousues et rattaché au délicat carcan, de longues manches coupées dans un tissu plus léger brodée de roses d'or, cachant ainsi la blancheur laiteuse de ses bras. Sous deux jupons superposé, le premier ouvert sur le second, aux tons aussi chatoyants que les premiers, ses jambes tremblent légèrement. La démarche est peu assurée mais pourquoi en serait elle autrement? A nouveau échangé avec Ilmarin qui a attendu juste a coté de l'entrée. Besoin de se rassurer dans les yeux de jade de sa meilleure amie. Est-elle sur que tout va bien? Sa mise du jour, ses cheveux remontés en une couronne de tresses qui ont eu bien du mal à voir le jour. Et son torque convient il? Et... en parlant de bijou? Les alliances... qui...? Juste quelques mots devinés sur les lèvres silencieuse de la Dame de St Front d'Alemps : tout va bien comtesse, tout va bien. Bon alors. Tout va bien...

Mais tout ce monde... Emeraudes qui vascillent à droite et à gauche. Tant de personnes, connues, inconnues, plus ou moins. Comtesse qui monte en pression. Mais finalement elle arrive sans encombre à ses cotés. Dentition qui se referme sur sa lèvre inférieure. Envie de lui baiser, meme si cela ne se fait pas. Après tout, elle ne l'a pas revu depuis la veille. Une nuit, c'est atrocement long. Se permettant de dégager avec une délicatesse discrete son frère pour l'envoyer à sa place, c'est qu'ailleurs, il est tojours mieux qu'ici et que maintenant qu'il a remplit sa tache de frère, on a plus besoin de lui, elle laisse jouer nerveusement ses doigts.
Tout va bien.

Pourquoi ce regard? Elle a oublié quelque chose? Ah oui... un léger détail..


Monseigneur,
Je vous confirme etre Daresha de Riddermark, Régente du Comté de Rouergue, Comtesse de Scye et Baronne de Saint Laurent en Grandvaux.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:20

valentiane a écrit:
Valentiane avait réussi à terminer tant bien que mal son travail du jour, les animaux nés la nuit dernière avaient été nourris , le travail distribué aux fonctionnaires, le bois coupé et mis sur le marché de Ghent.
c'est donc fatiguée mais l'esprit libre qu'elle se dirigea vers la cathédrale.
Il y avait tant à faire encore au conseil et elle ne trouvait pas assez de temps pour sa chère ville de ghent qu'elle aimait tant et son amie la bourgmestre .

Elle avançait rapidement à travers les rues de plus en plus bondées aux abords de la cathédrale.
Que l'on circule mal ici, entre les carosses, les chevaux, les chaussiers ne sont plus en sécurité. Il faudrait peut être revoir le plan de circulation se dit elle et un endroit où laisser reposer les chevaux et ranger les carosses qui s'entassent comme des tonnelets devant les marches célestes de la maison du Très Haut.
Pourquoi ne pas entrer avec leurs voitures, non mais, ils ne peuvent pas marcher !!!

Grommelant, elle arriva au pied de la cathédrale et franchit quatre à quatre les marches, se recoiffa et fit son entrée dans le lieu saint.
Elle avançait dans l'allée quand son amie Adrienne l'arrêta. Elle était donc rentrée, quelle joie !!
Elle s'arrêta donc pour l'embrasser.
Tournant la tête , elle vit à ses côtés la seule personne qui d'un regard effaçait tous ses ennuis et jetait sur le quotidien un voile de légèreté et de bonheur.Elle prit place près de lui.
Mais qu'avait il fait ???
Elle n'osa pas lui faire remarquer que son visage avait la couleur d'un vin ayant tourné au vinaigre et que son nez était très légèrement tuméfié. Mais Adri et elles faisaient déjà montre de malice tout en l'écoutant leur raconter comment le grand escalier de sa demeure avait eu raison de lui.

Comme il était bon de retrouver les siens se dit Val.Elle assaillait déjà Adrienne de mille questions voulant tout savoir de son voyage.
Les regardant faire amusé, il prit doucement la main de sa libellule, la ramenant à la réalité du moment et l'engagea à reprendre cette conversation à l'issue de la cérémonie.
Elle acquiessa posant encore quelques questions à Adrienne, la curiosité étant trop grande !!!

kalimalice a écrit:
La route fut longue pour arriver jusqu’en Flandres, il lui fallut traversée tout le royaume, mais elle se voulait être la pour l’occasion. Retrouver ces sœurs et aussi l’homme qu’elle aimait.

La chevauchée fut épuisante. Arrivées plutôt tardive elle eut le temps de trouver une auberge pour se vêtir correctement .se rafraichir enlevé sa tenue de guerrière la troquer contre une robe pour une allure plus féminine.

Entre dans le cathédrale, celle-ci est déjà pleine, voit de nombreuse tête inconnues ,connues, de la tête les salue, de l’œil cherche ses sœurs, son amour, ne peut avancer plus avant reste dans le fond.

Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Et hop, on y était. La comtesse était parvenue sur le parvis, aux bras de son élégant vicomte prince de frère (comment ça on voit que je suis ironique... même pas vrai d'abord, ou si peu). D'un sourire au Bourguignon, teinté certainement d'un fifrelin d'ironie, Guillaume accueillit ce dernier en Flandres, avant que de plonger ses yeux dans ceux de sa promise, étonnamment muet alors qu'il aimerait lui dire tant de chose. Mais il faisait confiance à son large sourire, honnête celui-ci, pour rassurer sa comtesse sur ses sentiments... Et puis finalement, non. En théorie, le mariage, ce n'était qu'une fois dans une vie, bien que quelque veuve noire de nos connaissances aime à prouver le contraire, autant en profiter. Et laisser quelques anecdotes aux vieux radoteurs flamands, et autres, vu le gratin, dauphinois (oui oui, on a vu le duc... pénible hein le narrateur omniscient?).

Aussi Guillaume, sans plus perdre de temps (qui a dit qu'il en avait déjà bien gaspillé...), saisit la comtesse par les hanches et plonge vers elle. Et c'est parti pour l'apnée. Et pas une apnée de fillette hein, le genre d'apnée que tente les couples d'adolescents qui découvrent pour la première fois l'échange labial. Ou de deux condamnés à la pendaison qui échangeaient là pour la dernière fois un baiser, avant de se rejoindre dans la mort. Et c'était bien cela que les deux fiancés étaient... Bientôt ils quitteraient un statut pour un autre. Pas la vie pour la mort, mais la vie pour une autre vie, alors autant en profiter de cette vie qui s'achèvera dans quelques heures. Mais il était temps de s'y remettre, là... Ehoh les deux gosses, on a fini de s'échanger les microbes? Je vous rappelle que c'est par là qu'on vomit hein... Mais c'est dégueulaaaaaaaaaaaasssssssssssse...

Bon, heureusement, ils en avaient fini. Et Guillaume, souriant à la comtesse et à son frère, certain que les deux l'interpréteraient de façon différente, de prendre le chemin de l'autel. Le temps de croiser l'auto-proclamé « Cerf », croyant voir dans ses yeux et ses manières qu'il devait toujours être convaincu d'avoir eu raison lors du procès... Mais tout cela restait en pensée, si un jour le vicomte... eh oui, toujours pas comte (j'avoue, ici c'est Guillaume qui pense et il a pas envie d'être gentil, pas facile de passer sa vie à tout garder en lui)... osait exprimer en paroles ce qu'il gardait en son esprit, le baron savait déjà que lui répondre... Mais il retourna ses pensées vers l'autel, et ses pas avec. Saluant toutes les personnes présentes – mais c'est qu'il y en avait du monde là... Il avait tant d'amis ou c'étaient juste une armée de picassiettes? - il arriva enfin devant l'archevêque. La saluant d'une légère inclinaison du buste – non aujourd'hui il ne la complimenterait pas sur sa mise pour tenter de la faire rougir (vieux jeu de taverne) – il écouta ses paroles, pour enfin y répondre, la comtesse à ses côtés.


- Oui, aujourd'hui je le proclame et le jure, je suis Guillaume_de_Jeneffe, Grand Maistre de l'ordre royal de la Licorne et escuyer de l'Ordre souverain de Saint-Ouen, lige du roy de France Lévan le Troisième de Normandie, Baron de Marchiennes, vassal du comte de Flandres, seigneur de Wavrin, vassal de la comtesse Deedlitt de Lille, Gentilhomme de la Chambre du Roy, Secrétaire d'Etat aux Flandres, Lieutenant de l'Ost flamand, Maistre-archiviste des Flandres près Rekkared de Siar, maistre de la bibliothèque royale, Commandeur et Croix d'Or de l'Ordre de Sainte-Illinda.

Et voila, ça, c'était dit... Et tant pis pour ceux qui en profiteraient pour critiquer ses cumuls.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:21

nith a écrit:
Bon, à force de rester planté là, il allait s'enraciner... Sûr qu'il y avait du monde, mais à poireauter ainsi, il bloquait quelque peu l'accès aux autres invités, tout aussi nombreux que ceux déjà présent à l'intérieur... Il avait perdu l'envie d'aller saluer ses connaissances, la traversée de la cathédrale promettant d'être ardue tant elle était bondée. Mais bon, avec de telles personnalités se mariant, on ne pouvait s'attendre qu'à ça... ou à pire! Il ne put quand même s'empêcher d'épier les invités, la cherchant au fur et à mesure qu'il avançait, lentement et chancelant certes, à la recherche d'une place. Elle devait se trouver là, probablement dans les premiers rangs... Il espérait pouvoir la regarder, la sentir près de lui... Mais plus tard...

La cérémonie n'allait pas tarder à débuter, déjà il pouvait voir le clerc qui allait officier et fut surpris d'y reconnaitre une ancienne normande! Monseigneur Bigornea était visiblement occupée devant l'autel, vaquant aux derniers préparatifs. La foule commençait à s'agiter, preuve que cela allait bientôt commencer. Il fallait donc trouver une place, tant pis s'il était à l'arrière. En même temps, il éviterait les regards de pitié face à sa pauvre apparence, blessé, meurtri, faible... Ce n'était pas qu'il craignait vraiment l'opinion d'autrui, mais depuis quelques temps, il ne se sentait pas apte à les supporter, sa fierté bafouée n'était pas encore guérie...

Quelques petits pas encore et voilà enfin une place assise! Visiblement, il n'était pas le seul Licorneux à vouloir se "cacher" dans les derniers rangs... Il salua du chef le Chancelier Simonin avant de prendre place, avec un léger souffle de contentement. L'ambiance étouffante à cause du monde, le peu d'espace vital qu'il pouvait se procurer dans cet espace bondé le mettait mal à l'aise, il avait de plus en plus de mal à respirer. Ce petit repos était le bienvenu, propice pour qu'il reprenne son souffle... Mais c'était loin d'être terminé, surtout qu'après, il y avait les joutes...

Il reporta l'attention sur la cérémonie pour y découvrir la mariée devant l'autel. Halala, cela lui semblait si lointain le temps où pour la première fois il les avait rencontrées, Daresha, Ilmarin, Kalian... Et le Grand Maistre... Une longue tirade pour sûr, on voyait qu'il avait du souffle...

Elissar a écrit:
La foule se dispersait et prenait place sur les bancs. Bien assise aux cotés de Caturix souriant, Elissar attendait le début de la cérémonie comme beaucoup.
Quand enfin celle ci débuta, et les portes de la cathédrales étaient toujours ouvertes, l air circulait dans la bâtisse, et surtout, on entendait les gens entrer à la suite des marriés.

De belles femmes, ou pas; caractérielle, ou pas; toutes bien vêtues, ou pas; surement de grande famille pas pour autant fréquentable, où certains oubliait encore, qu au commencement, ils était gueux aussi. Cela là fit doucement sourire...avant de faire -comme beaucoup de femmes non mariées dans l assemblée- une projection de sa propre personne à la place de la future épouse. Un moment qu on oublie jamais.

Après tout, qui ne voudrai pas de Guillaume ^^ Non en fait, c était plutôt l éducation et les mœurs de leurs temps qui faisait que toute femme pouvait rechercher un brin de stabilité. De guerre en guerre, d un bout à l autre du royaume, Elissar se dit que ce n était peut être pas fait pour elle, et que comme tant de femme indépendante, elle pourrai vivre sans.

Pourtant elle y avait penser, un peu, puis longuement....tout semblait sur la bonne voix...avant sa disparition. Avant tout les chamboulement dans sa vie....le passé...la trace fine d une histoire inachevée.

Dans la foule, elle aperçut Lysels, une amie Montmiraillaise qui alla s assoir avec Tak.
La berrichonne, écoutant d une oreille la maitre de cérémonie, se tourna légèrement pour voir autres les arrivantes et les sieurs, qui s installaient au fond; il y avait vraiment beaucoup de monde pour l événement. C est là quelle l aperçut....ce visage connu...là bas, debout dans les derniers rangs.
Démasqué ! Reconnu par son manteau usé....son passé à lui....à eux deux....trahis par son regard bleu qui ne la quittait pas, et par ce petit sourire suffisant qui en disait long sur ses pensées, il mijotait que que chose.

Elle se retourna vivement, prise d émotion, et fixa intensément l autel, se concentrant pour faire comme si ne rien n était.
Pourquoi comme par hasard portait elle cette robe chargée des souvenirs d un combat lors d un bal ?
Fermant les yeux un instant, les poings serrés sur sa robe, elle voyait soudain la Cathédrale de Bourges, le mariage du duc Valatar, et lui à ses cotés...ce moment où serrant sa main dans la sienne, il lui avait faite cette silencieuse promesse.

Guillaume éleva la voix, ramenant Elissar à la réalité, au présent.

Aux cotés de Caturix désormais.

thegregterror a écrit:
Un peu de répits... Loin du front artésien, cela ne pouvait pas faire de tort. L'état latent depuis l'armistice avait au moins l'intérêt de calmer le tout... plus disponible. Attente longue... il fallait bien. Sortant de la voiture, il remarqua la présence de nombreuses personnes, nobles venus de toute part, dont surement quelques-uns présents dans les troupes royalistes. Il était cocasse de voir qu'on pouvait se côtoyer sans heur malgré tout... comme quoi, certaine guerre devait tirer du ridicule. Devoir et obéissance, quelques ingrédients suffisants apparemment... 'ainsi soit-il'.

Toujours sur le parvis de le cathédrale, il se retourna et tendit le bras à son épouse, ne pouvant que lui sourire. Ils se devaient d'être là, puisque c'était un de leurs vassaux qui se mariait. Un ami pour Deedlitt, plus un nom pour Grégoire... qu'importe, il se devait d'être là aussi si cela était possible. Le Comte se dit qu'il ne connaissait pas non plus la futur mariée... décidément, il venait simplement pour venir. Qu'importe, il était bien là.

Se dirigeant vers la cathédrale et entrevoyant le monde déjà présent dans l'enceinte du lieu saint, il faudrait trouver des places...

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:22

bigornea a écrit:
Ces deux être devant nous s'aiment à n'en point douter.

Dame Daresha de Riddermark a rencontré le Chevalier Guillaume de Jeneffe il y a environ 7 ans. L'Empire était soulevé par de nombreuses tensions et la Diète Impériale faisait des siennes. Elle avait interdit de séjour en terres impériales tous les membres des ordres royaux et mais indirectement c'était l'Ordre de la Licorne qui était visé. . Il était impensable pour Dame Daresha de Riddermark de voir se séparer des familles à cause de la folie de certains. elle encouragea son Parlement a engager directement des négociations avec l'ordre de la Licorne. Et c'est Messire Guillaume qui était chargé de représenter son Ordre. Et c'est ainsi qu ils ont fait connaissance et qui sont sommes devenus amis.

Messire Guillaume de Jeneffe garda de cette mission un souvenir ému et plaisant, malgré les circonstances qui y présidèrent. ils gardèrent par la suite de réguliers contacts, l'amitié aristotélicienne se développant entre eux, maintenues dans les limites de la correction par l'existence des liens maritaux et amoureux existant déjà pour chacun d'eux.

Il y a un peu moins de deux ans, alors que Dame Daresha de Riddermark
étant Franc-Comtesse, une guerre civile éclata dans sa province et elle perdu son époux . Elle ne pouvait rester en ses terres. elle ne pouvait vivre avec ceux qui avait pris son époux, et elle ne voulait pas que son fils reste à leur contact. Alors elle prit la route, et Guillaume lui ouvert les portes de chez lui.

bigornea a écrit:
    N’oublions pas de remercier toutes les personnes qui viennent se joindre à cette heureuse cérémonie.


L'Archevêque Bigornéa enchaina par la lecture :



Citation :
Création VIII : La Décision
Toutes les autres créatures furent surprises de cette décision de Dieu de faire des humains Ses enfants. Elles ne comprenaient pas ce qu’était l’amour et ne pouvaient concevoir que le Très Haut y accorde tant d’importance. Toutes se mirent à chuchoter, espérant que l’une d’elles explique aux autres ce choix divin.

Mais Dieu tourna Sa voix en direction des créatures qui n’avaient pu Lui donner de réponse. Il leur dit: “Vous qui n’avez pas su me répondre, vous qui vous prétendiez Mes créatures préférées. Vos esprits ne seront plus des choses supérieures. Elles ne tendront plus vers Moi. Comme vous serez dorénavant soumis à l’humain, de part votre nature strictement matérielle, je vous prive du langage. Vous bêlerez, meuglerez, grognerez, siffloterez, miaulerez ou aboierez jusqu’à la fin des temps!”.

Puis, Dieu tourna Sa voix en direction de la créature qui avait affirmé la domination du fort sur le faible. Il lui dit: “Puisque tu es si sûre de ton choix, je te laisse l’occasion de le prouver. Tu conserveras ton esprit, mais ton corps sera fait d’ombre. Ainsi, tu vivra, seul, côtoyant les humains, jusqu’à ce que Je te délivre de ta peine. Ainsi, personne ne te verra et personne ne te nommera, car J’ai Moi-même décidé de ne pas le faire.”

Dieu tourna ensuite Sa voix en direction d’Oane et lui dit: “J’ai fait de ton espèce Mes enfants. Je fais maintenant de vos esprits des âmes. Elles se différencient des esprits des autres espèces en ce qu’elles resteront dorénavant les seules à être de nature supérieure, à tendre vers Ma divine perfection. Ainsi, je divise le temps en sept parties, appelées “jours”, afin qu’à chaque septième jour, toi et les tiens vous vous réunissiez pour honorer votre père: Moi.”

“Mais il faudra encore que, chaque jour, toi et les tiens fassiez perdurer votre espèce. A l’exception de celle que Je n’ai pas nommée, J’ai fais de toutes les créatures vos soumises. Ainsi, vous vous en nourrirez, sans qu’elles ne se nourrissent de vous. Ce pouvoir dont vous disposez de vous nourrir des autres espèces, Je le nomme “travail”. Mais, afin que vous n’oubliiez jamais que ce pouvoir est un don de Moi, vous récompensant ainsi de ta bonne réponse, Oane, le travail sera laborieux, difficile, usant et fatigant. Mais ne te plaints pas de la souffrance que cela te cause, car, en vérité, c’est un bien beau cadeau que Je te fais.”

“Afin que vous remplaciez par de nouvelles générations celles dont la vie se termine, je vous fais un cadeau bien plus beau encore. Cet amour que J’attend de vous, Je vous permet aussi de l’éprouver également envers vous, en couple. La tendresse et le désir mutuels seront les composantes de ce pur sentiment. La procréation en sera le but. Mais seul l’amour que J’aurai béni pourra permettre l’acte de chair, afin que votre espèce perdure dans Mon amour.”

Alors, Dieu créa deux astres au-dessus du monde. L’un, rayonnant de lumière, fut appelé “soleil”. L’autre, luisant froidement, fut nommé “lune”. Dieu expliqua à Oane: “Que votre fidélité soit celle des enfants envers leurs parents ou je serais aussi sévère que les parents envers leurs enfants. Car, lorsque chacun de vous mourra, Je le jugerai, en fonction de la vie qu’il a mené. Le soleil inondera chaque jour le monde de sa lumière, par preuve d’amour pour Ma création. Ceux, parmi les tiens, que j’y enverrai, vivrons une éternité de bonheur. Mais entre chaque jour, la lune prendra la relève. Et ceux qui, parmi les tiens, y seront jetés n’y connaitront plus que la tourmente.”

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:23

bigornea a écrit:
Sont ici devant aujourd'hui devant nous pour s'unir par les liens sacrés du mariage.

Dame Daresha de Riddermark, Comtesse de Scye ,Comtesse Régente du Comté de Rouergue ,Baronne de Saint Laurent en Grandvaux, et Messire Guillaume de Jeneffe, Chevalier de l'Ordre royal de la Licorne, Baron de Marchiennes et Seigneur de Wavrin.


Par le mariage il s'engage à s'aimer , aimer Dieu , fonder une famille

Ainsi La baronnie de Marchiennes, ainsi que La seigneurie de Wavrin, seront leur lieux de vie commune. Que c'est en leur sein que leur amour se développera. Tout en remplissant chacun, les obligations qui sont les leurs de par leurs différentes charges. Qu'ensemble ils escomptent avoir nombreuse descendance, , dont le cadet sera certainement voué à la voie de notre Sainte-Eglise. Et au sein de leur famille, sera accueilli et grandira le premier fils de Dame Daresha de Riddermark. Il sera considéré et élevé comme tous les enfants qu'il lui seront permis de porter et d'avoir.


Et maintenant, procédons à l’échange rituel devant Dieu tout puissant et bienveillant pour ceux qui s’aiment.

Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance en toute circonstance et tout au long de leur vie. Ensemble vous devrez assurer la direction morale et matérielle de la famille au sein d’une vie commune et vous devrez protéger et éduquer du mieux que vous le pourrez votre progéniture.

Si quelqu'un doit s’opposer à cette union, qu’il parle maintenant sous le toit de cette église, ou se taise à jamais.

Lunconnu a écrit:
La route avait été longue depuis le Béarn, mais Lunconnu avait promis à son ami qu'il serait là pour ce moment unique pour lui.

Sa femme a ses cotés, ils s'étaient mis en retrait voulant profiter au mieux de la cérémonie.
Beaucoup de monde était présent ce qui n'était pas étonnant connaissant Guillaume.

katelyn a écrit:
Katelyn était biensûr également présente en ce jour mémorable. Mais qui ne l'était pas ?

Arrivée un peu tardivement elle s'était assise sur un banc un peu en retrait, d'où elle ne voyait hélas pas grand chose à la cérémonie. Mais elle n'avait pas eu le choix de la place.

Elle guettait les entrées en la Cathédrale, espérant que Psycho apparaisse d'un moment à l'autre... mais il y avait tellement de monde que c'était peine perdue. De plus, elle n'était même pas sûre qu'il puisse venir assister aux épousailles.

Dans la foule, elle pu cependant reconnaître quelques têtes connues, quelques amis de plus ou moins longues dates... Elle vit ainsi Melusinee et Adanedel, mais aussi Lordemort, ces amis avec qui elle n'avait hélas gardé de contact que par le coeur et les souvenirs... Peut être aurait-elle le temps de les saluer à la fin de la cérémonie ?

Puis des amis bien plus proches, comme Lunconnu, Darkizno, Wuggalix ou encore Bayard, qu'elle salua, de loin. Mais hélas, toujours pas de Psycho...

Domage, la cérémonie commençait et Katelyn riva ses yeux vers l'autel... Elle admirait la beauté des deux êtres qui allaient à présent s'unir pour le meilleur comme pour le pire. Des ondes de bonheur se propageaient dans toute la Cathédrale, une sorte d'osmose se créa. Il n'y avait de place pour rien d'autre. Le bonheur de se dire Oui...


Katelyn se demandait si elle aurait un jour la chance de vivre pareil bonheur...

Zalina a écrit:
Des Dames, des Messires, des Sieurs et encore des Dames. Ca n’en finissait pas d’entrer dans cette Cathédrale. Mais d’où venaient ils tous ?
Et où allaient ils tous loger pendant les festivités ? Oui il y avait bien des chambres et un campement de prévu. Mais il y avait tant de monde…
Zalina paniqua une seconde devant un nouveau problème qui se profilait. Puis elle se rappela que le souhait des époux était d’avoir un Grand mariage qui rassemblerait tout le Royaume pour une journée de paix et de joie. En ces temps troublés, cela ne serait pas du luxe. Presque un rêve impossible même. Mais le défi avait été relevé et il ne restait qu’à espérer qu’il serait gagné.
Au moins, pour l’instant, tout se déroulait comme prévu. Pourvu que cela dure.

Le couple des futurs mariés s’avança vers l’autel. L’amnésique leur sourit en admirant la mariée. Elle était la plus belle de toutes. Et il formait un si joli couple tous les deux.
Elle leur envia ce bonheur. Bonheur si fragile et pourtant si important. Bonheur qu’elle espérait éternel pour la Rose et la Licorne d’Or. Ils le méritaient tant.
Tout comme la Panthère et le Loup. Voilà bien un nouveau défit intéressant. Echanger les rôles entre la Panthère et la Rose, la Licorne et le Loup ? A étudier rapidement. Ces deux couples, bien que différents, se ressemblaient par de nombreux cotés.
Mais aujourd’hui, c’est Rose et Licorne d’Or. Un à la fois. C’est déjà assez compliqué ainsi.

Encore du monde qui entrait. Puis la cérémonie commença.
Zalina resta calmement dans son coin au premier rang. Profiter de la foule pour disparaître, comme elle savait parfois si bien le faire. Juste rester là et observer sans se faire remarquer tant que l’on n’avait pas besoin d’elle. Puis surgir comme un diable de sa boite au moindre signe de demande d’aide.
Et une demande d’aide, il y en avait peut être une. Quelqu’un aurait une choppe de bière pour le Baron ? Après une telle tirade il devait avoir la gorge sèche. Vous êtes sure qu’il n’a rien oublié ? Attendez voir un peu… Licorne, Saint Ouen, Baronnie, Seigneurie, Secrétaire d’Etat, Ost flamand, archiviste, Bibliothèque royale aussi ? Ah savais pas celui là. Et Sainte Illinda.
Sergent de police… à non, il ne l’est plus. Il n’était pas membre du Parlement des Flandres aussi ? Surement plus ce jour. Sinon il l'aurait surement cité aussi. Et parrain de tout plein de monde. Mais bon, la seule chose qui importait, c’était le « oui, je le veux ». Ce qu’il y a avant, ce n’est « que littérature ».

Sortie de sa recherche des éléments manquants – on fait marcher le peu de mémoire qu’il reste comme on peut – Zalina écouta le récit de la rencontre entre les jeunes amoureux. Une bien belle histoire qu’elle s’empressa d’imprimer dans un coin de sa cervelle qui se remplissait de nouveau petit à petit.
Elle en profita également pour s’informer sur les textes religieux. Pas facile de tout réapprendre quand on ne se souvient plus de rien.

L’échange rituel devant Dieu. Là çà devenait intéressant. On entrait dans le vif du sujet.
La jeune femme ne put retenir un regard noir sur l’assemblé. Si quelqu’un osait parler maintenant, elle ne répondait plus de rien. Aussi loin que sa mémoire remonte, donc quelques mois, elle avait vu ces deux là s’aimer et rêver de ce moment.
Que quelqu’un s’avance maintenant, gâchant ce jour qui devait être parfait et était préparé depuis des mois, et elle faisait un massacre.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:24

Sirius7 a écrit:
Mouvement rapide et sec pour attraper le bras de la d'Appérault. Celle-ci avait fait soudainement demi-tour une fois entrée dans la cathédrale. Que lui arrivait-il donc ? Sirius tira fermement la demoiselle par le bras de façon à la ramener juste à côté de lui. Lui qui croyait qu'il n'y avait que les animaux que l'on traînait de la sorte... Il avait encore beaucoup à apprendre de ces français. Regard posé sur elle qui ne se voulait vraiment pas rassurant ni aimable.

Tenez, asseyez-vous là et ne bougez plus !

Non il ne s'était pas contenté de lui indiquer une place de libre, il l'avait carrément poussé dessus, de façon (presque) violente. Ce n'était qu'une bâtarde de toute façon, elle ne méritait pas plus d'attention que cela. Il avait choisi à contre-cœur un banc relativement éloigné des premières places, mais ça c'était encore et toujours sa faute à elle. Et puis parce qu'il n'y avait plus grand place ailleurs.

Le Vicomte prit place à ses côtés, ne manquant pas d'enfoncer son coude dans ses côtes au passage, le tout agrémenté d'un sourire. Pas sa faute s'il avait de grands coudes. La future Princesse ne semblait pas s'amuser autant que lui, malheureusement, et elle le faisait savoir à son expression du visage plutôt colérique. Saisissant l'occasion, Sirius se pencha vers elle pour lui donner un nouvel ord... une nouvelle recommandation.


Et ayez l'obligeance de ne point interrompre la cérémonie avec vos remarques que je ne connais que trop bien maintenant...

whitechief a écrit:
Retenu par des affaires personnelles, le Baron de Loos n'avait apparemment pas réussi à arriver à une heure convenable, ce retard l'agaça d'entrée de jeu. En plus de cela, la cathédrale semblait pleine à craquer... Pour lui qui détestait la foule, ce n'était guère engageant. Il prit tout de même sur lui pour passer discrètement l'entrée et suivre la cérémonie déjà bien avancée depuis le fond de la salle.

Profonde inspiration, calme, paix, sérénité...Après tout, le but d'un mariage est de s'amuser parait-il. Dans son emportement, Whitechief n'avait pas aperçu parmis la foule, les quelques amis et connaissances qui étaient présentes, ce qui n'est pas si grave finalement, il y aura bien un moment plus opportun pour les saluer, ou pas.

caturix a écrit:
Caturix, aux cotés d'Elissar suivait le début de la cérémonie, jetant un œil distrait de temps à autre sur les invités qui passaient. Bigornéa lança le début de la cérémonie en demandant aux deux futurs époux de confirmer leur identité... ceux qu'ils firent rapidement. Cela rappela au normand son premier et seul mariage dont il ne se souvenait guère de ce passage de confirmation du nom. Peut être les coutumes avaient elles changées après tout...

Revenant au mariage, il posa instinctivement sa main sur celle d'Elissar sans trop s'en apercevoir d'ailleurs et la regarda. La berrichonne scrutait elle aussi la salle à la recherche sans doute de connaissances à elles qui seraient venues. A un moment cependant, elle eu une réaction bizarre...cela ne dura qu'un bref instant mais il eut l'impression que quelque chose n'allait pas. Le baron tenta de l'observer pour vérifier cette impression mais cela ne fut pas concluant. Elle observait l'autel, les futurs mariés comme beaucoup de monde dans la cathédrale d'ailleurs....

Cependant tout ne devait pas aller pour le moins car à bien regarder ses mains, les poings étaient serrés... ce qui signifiait une certaine tension en elle. Peut etre pas grand chose, surement d'ailleurs que cela n'était pas grave... sans doute l'émotion de la cérémonie. Voulant quand même s'assurer que ce n'était pas autre chose, Caturix lui demanda doucement.


Tout va bien, tu as l'air nerveuse ?
Quelque chose qui ne va pas ?


Le normand la fixa avec un regard qui se voulait rassurant en posant la question, attendant ensuite la réponse qu'il espérait sans gravité...

Alcalnn a écrit:
*Foutr'Dieu! BELLABRE!!* se dit in peto le Vicomte de Montgommery a l'attitude nettement contrastante de son viel ami Guillaume. *Je l'ai retrouvé il était là!* finalement ca avait du bien, celuiquifaisaitdespointessurlerempartest avait enfin vu le bonheur que c'était de prendre les choses en mains... et surtout au niveau de la taille...

Ah! En0x devait s'en écrouler de rire de là haut! Lui si flegmatique, si posé, si réfléchit, agir comme un jouvenceau en chaleur! Baste! Le Jour de son mariage? On ne se refusait rien...

Ah qu'il aurait aimé savoir ce qui se passait dans sa petite tête de flamand... Pour sur qu'il devait prendre son pied le bougre...

*Certes Certes mon bon Bellabre*...

Vas y mon Grand, montre leur a tout ces glodelureaux ce que c'est qu'une bête à corne!

Enqui, il n'y allait pas avec le dos de la cuillère, Bigornea d'ailleurs passait pour une vierge effarouchée pour l'occasion.

Serrant toujours la main de sa tendre et douce pupille, Blackney eut un large sourire appréciateur qui se dessinait sur sa figure... Ajouté a sa compagne... ca devait faire un duo flamboyant... enfin!

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:25

Delvine a écrit:
Un regard assassin posé sur le fils Margny. Puis délicatement, elle se saisit de la main du vicomte, et l'éloigna d'elle, éloignant son coude au passage, qui s'enfonçait dans ses côtes.

Et vous, ayez l'amabilité de vous taire, vous couvrez les paroles de l'archevêque. Ecoutez donc, cela vous sera profitable si un jour vous aviez à rentrer dans les ordres ... en lieu et place de votre frère.

Là où le vicomte chuchotait, sa voix s'éleva claire et limpide, sans murmures, appuyée d'un regard lourd de sens posé sur le vicomte agrémenté de son sourire retrouvé. Comme l'épée de Damoclès qu'elle lui rappella.
Car elle avait nulle intention de se taire, encore moins de lui obéir. Son obéissance était pour un seul homme. D'une autre carrure que ce géniteur de bâtards et grand donneur de leçons, que ça en était risible.

Un regard vers le centre des attentions, elle distinguait à peine les mariés. Le choix du vicomte était parfait. Quoique ...
Et voilà qu'elle se lève.


Oh non, nous sommes bien trop mal assis ici !
prenant un air qui se voulait un peu contrarié. Venez ! Et là ce fut elle qui saisit son poignet, sans lui demander son accord. Nulle envie d'écouter ses contestations, elle veut, elle se sert. Ainsi, dans toute une allure digne, elle entraîna à sa suite son beau-fils de cavalier tel un intendant de cour impérial. Sans rien lui demander.
Pour s'asseoir ... sur le banc juste derrière. Au passage, dans la bousculade qui s'en suivit, son pied glissait dans une pantoufle de satin protégeait par un lourd soulier de bois heurta celui du fils et s'enfonça plus que nécessaire mais ce n'était point grave, puisqu'elle ne sentait rien. Le laissant à sa douleur, elle remercia d'un sourire son voisin inconnu qui lui fit place et s'installa gracieusement.


Voilà qui est mieux !

Pisan a écrit:
Voiture aux armoiries de Blainville et Chelles, une rose entrelacée d'un chardon effacés par la boue des routes...le printemps n'est pas encore là. Les abords de la cathédrale sont bloqués par une longue file ininterrompue de voitures dont elle reconnait certains armes dessinées sur les portières et la livrée de certains équipages ne lui étaient pas inconnues. Elle descend enfin, s'appuyant sur la main du valet de pied, sur le parvis crotté, faisant attention à bien enjamber les excréments encore frais des chevaux. Elle a revêtue 'un bliaut de velours gris perle doublé de menuvair dont les manches, très larges et fort longues, traînant jusqu'à terre, laissent voir, par-dessous, les secondes manches ajustées du pelisson de vair avec leur étoffe rose et leurs galons d'or. La ceinture jetée négligemment sur les hanches, retombe par-devant jusqu'au bas du bliaut, un orfèvre y a enchâssé des topazes, des agates, des escarboucles et des sardoines. Un cercle d'or posé sur un voile de mousseline rose étoilée couvre ses cheveux noirs tressés de rubans de soie.

Pisan s'avançe à l'intérieur de la cathédrale. Sa dame de compagnie la précéde ouvrant le chemin. Les traits sont tirés que le fard a du mal à masquer, l'absence se lit dans ses yeux et pourtant un sourire indéfinissable flotte sur ses lèvres.

La cathédrale est bondée pour ce grand jour, elle prend place près d'un pilier dont son époux aurait admiré la parfaite proportion, salue les visages connus d'un léger signe de tête et sourit franchement à sa cousine, heureuse de la voir comme toujours. Les mariés s'avancent vers l'autel, elle reporte alors son attention sur la cérémonie. "Jour de grâce et jour de paix Guillaume pour vous et les vôtres." murmure-t-elle.

Deedlitt a écrit:
Elle avança au bras de son époux, il semblait bien songeur pensa t'elle, elle lui sourit peut-être en parleraient ils plus tard, si l'humeur et le temps d'en parler était de la partie. Peut-être que quelque chose le chagrinait, cela la rendit pensive à son tour, sans doute un ras le bol de la situation, difficile de faire comme si de rien n'était après tout.

Quelques pas, elle reconnus beaucoup de monde en traversant la grande cathédrale de Bruges, elle ne manqua de sourire à ses amis, sûr et certaine qu'elle pourrait leur adresser quelques mots au repas.

Guidant son époux vers le premier rang où place leurs étaient réservées, elle s'assit, attendant le moment ou elle devrait intervenir en tant que témoin du futur Marié.

Mais à peine installés, que la Cérémonie commença, posant sa main dans celle de son époux en guise soutient ou de présence. Elle ne savait pas trop ce qu'il en était, mais après tout le devoir d'une épouse était bien d'assister son épousé quelque soit le moment.

Les premiers mots furent prononcés, elle tourna le regard vers les célébrités d'un jour. Quand l'archevêque prit la parole tous se turent assez rapidement....La Comtesse poussa un petit soupir, contente pour son cher Guillaume, contente d'avoir pu être là à l'heure.

Zophia. a écrit:
Zophia avait l’impression d'être dans un conte de fées. Sa belle chevelure rousse étincelait telle une auréole brillante autour de ses épaules et ses lèvres, d’un pourpre intense, contrastaient avec la pâleur de ses joues. Son visage, très doux, faisait ressortir le bleu azur de ses yeux.
Pour cette occasion, elle avait choisi une robe simple mais, élégante. La couleur du tissu d’un blanc crémeux faisait ressortir sa fragilité, fragilité qu’elle cachait si souvent.C’était une robe qui rendait justice à son teint délicat et sa longue et épaisse crinière rousse. Elle avait de grandes manches amples et un décolleté bien au-delà des convenances, décolleté qui aurait paru trop provocant sur une autre personne. Mais sur elle, il faisait ressortir sa grâce naturelle. Cette douce tenue certes était habillée, mais sans être surchargée de ruban ou dentelle superflus.

Elle était assise au milieu des rangs juste au coté de sa marraine quelle ne lâcherait pas d'une semelle durant tout son séjour ici, ses yeux allaient et venaient d’une personne à l’autre ne lâchant pas la Varenne des yeux,comme si elle avait peur quelle disparaisse comme par magie.

Les gens se multipliait à vue d'oeil, la rouquine se sentait comme dans un rêve,impressionnée par tout ce beau monde elle n’osait bouger.Elle souriait quand sa marraine se penchait vers elle pour lui murmurer des potins sur certaines personnes présentes.

D'un regard complice,la rouquine regardait la Varenne à plusieurs reprises,heureuse d'être là avec elle.Elle allait faire son éducation mondain,une folle envie de rire la torturait mais, elle se retient,sachant que ce n'était ni l'endroit ni le moment pour avoir des fous rire,elles se reprendrait bien plus tard,leurs aventures ne faisait que commencé et elle appréciait tellement la blonde quelle souhaitait que cela ne finisse jamais.

Zophia écoutait maintenant la cérémonie son regard se promenait à l'occasion de gauche à droite balayant la cathédrale d'un oeil curieux,puis se penchant vers sa marraine "la Varenne" et lui murmure tout bas.


Tss! Estelle j'ai le gosier sec moi,dis ils boivent aussi les nobles après une cérémonie?..j'ai soif!.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:26

LouisHubert a écrit:
Habituelle cérémonie... "Bravo aux mariés!"

Ce qui était le plus intéressant tout de même, c'était d'analyser le monde présent, de voir qui les accompagnait, de voir leurs habits pour voir leur condition, de voir leur allure pour voir leurs faiblesses... Dans le monde de la noblesse, tous les détails sont importants. Depuis quand il est accompagné par elle? Mais que diable fait-elle encore avec lui! Et puis cette robe, affreux! Elle doit manquer d'argent la pauvre!

Les mariages: un bon endroit pour se montrer.
Et devant, une Archévêque qui s'époumone...
Il caressa furtivement sa croix qui pendait au bout de la chaîne sous sa chemise tout en récitant une petite prière à la Patronne du Nord.

Tiens, la Blonde est là... AVEC UNE ROUSSE! Vraiment étonnant....
Elle le salut poliement, et lui de répondre d'une révérence et d'un baiser soufflé. Il sait très bien que tout le monde l'a vu, et que les rumeurs vont courir, mais il s'en balance bien, même qu'il aime ça. Puis il a soif... On y va pour une petite gorgée! Il sortit sa flasque, pris une rasade et la rangea aussi rapidement que dire bonjour.

bigornea a écrit:
Après un instant de silence..... Bigornéa reprend, à l'attention du futur marié


Vous, Messire Guillaume de Jeneffe consentez-vous librement à prendre pour épouse Dame Daresha de Riddermark ,ici présente, en promettant de l’aimer et de la chérir dans le bonheur et dans le malheur, de lui jurer fidélité et de la protéger, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

Barahir de Malemort a écrit:
Le silence dù à l'arrivé de l'archévéque Bigornea avait marqué une veritable coupure dans la cérémonie, fini les babillages... L'entré de l'imperiale au bras du Gros Margny... Comte du cru desormais, car son histoire avait fait le tour du royaume, puis ensuite du Chevalier de Jeneffe qui arriva.

Puis vint la lecture des textes... La decision ? L'attente de son Baptême avait beau s'etirer en longueur, le jeune Malemort n'en demeurait pas moins un fidéle aristotelicien, coutumier des textes et là... Le "rappelle des faits" de leur rencontre, tenant plus de politique, quelle drolerie ? Coutume flamande surement ? Il tourna la tête vers son cousin, et à mi-voix lui dit:


Arf... La Decision ? cela nous change de l'habituelle hagiographie de St-Valentin lu d'habitude dans les unions, mais La Decision quand même... bien que je sois un admirateur du Chateau particuliérement et de La Fin Des Temps, qui auraient certes mal convenu, je ne vois guére le lien entre La Decision et un mariage... Soit cela doit être une haute interpretation theologique que je ne saisi pas surement... ?

Il fut coupé par le protocolaire, mais au combien suspensif:"Si quelqu'un doit s’opposer à cette union, qu’il parle maintenant sous le toit de cette église, ou se taise à jamais. "... Comme d'habitude, l'assistance retenait, en vain, son souffle, mais les princes des contes n'étaient que mythique, et bien que tous en révaient, les homme pour l'exaltation du courage devant le protocole et le Tres-Haut lui-même, les dames pour la fibre romantique, beaucoup auraient probablement defailli si une telle chose était arrivé, une cavalier deboulant dans l'Eglise, hurlant son opposition puis faisant monté sa mie en croupe avant de s'en repartir, n'offrant au mari lésé qu'un derniére vue de celle qui aurait du être sa femme... Nouvelle intervention de l'Archévéque, le "pic de tensions" était passé, et le jeune Malemort pu enfin relever la tête, pour admirer la fresque, divine et toutes flamande, de Sainte-Illida.

Magdeleine* a écrit:
Premier voyage en Flandres pour la compiégnoise. Accompagner Pisan où qu’elle se rende, dame de compagnie fidèle et loyale.
Voyage silencieux, chacune plongée dans ses pensées. Inutile de la presser de questions, elle sait déjà tout ce qu’il y a à savoir…

Arrivée à destination, sur le parvis. Regard impressionné à la vue du nombre de carrosses armoriés stationnés devant la cathédrale. A la vue de la Cathédrale elle-même.

Pénétrer dans le bâtiment, précéder Pisan à la recherche de places pour elles. Là, près d’un pilier. Se retourner, interroger Sa Dame du regard. Acquiescement. Se glisser à travers le rang, et s’asseoir.
Eviter de se tortiller sur sa chaise pour regarder autour d’elle. Poser sa main sur celle de Pisan et lui sourire.

Curiosité. Recueillement…

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:28

nebisa a écrit:
En retard ou pas en retard ? D'aucun diront qu'il s'agit là d'une arrivée délibérée de la Malemort alors que la masse des invités a déjà pris place dans la Cathédrale Brugeoise... euh... Burgo... Burgo... euh... Flamande là au moins on est sur de pas se tromper, aprés tout arriver légèrement en retour capte l'attention et assure de ne pas avoir passé moultes heures de préparation vestimentaire pour rien, cependant ce serait ignoré le niveau affligeant des domestiques loués sur place pour escorter le coche comtal... Doivent être triés sur le volet ceux là, elle leur dit de la conduire à la cathédrale et ils la déposent devant "la cathédrale de la biérre" taverne de seconde zone dans les quartiers louches de la ville... Aprés une enguelade en rêgle et une mini crise de nerfs, lorsque par chance ils arrivent enfin à destination, c'est une Nebisa au visage stoique, la lévre semi retroussée par un réflexe d'agacement, qui finit par pénétrer la demeurre d'Aristote à la barbe immaculée.

Cherchant une place ou poser son céans, elle caresse du regard la foule des invité, s'assure que sa véture est à la hauteur de ses attentes, pari réussis encore une fois, il faut dire que le décolleté nebisien est de ceux qui marquent, dévoilant une gorge d'albâtre au tendre sillon entre lequel un oeil suffisament proche pourrait découvrir un grain de beauté ne devant rien à la malice, posé comme une caresse à l 'orée d'un mamelon délicatement rosé, quelques goutes d'un parfum venu de la lointaine Venisa pour entourer la Comtesse d'un nuage de senteurs pénétrantes, envoutantes et pourtant aussi piquantes que légères, une houpelande d'un bleu tendre réhaussé d'une ceinture tissées d'or et ornées de quelques petits saphirs parachévent la véture comtale, tandis que la masse sombre de ses cheveux, en un chigonon torsadé que maintient un diadéme tout aussi richement ouvragé laisse échapper quelques méches folles le long de la blanche nuque qu'une main semble pouvoir rompre tant elle parait gracile... Non vraiment, il n'y a pas de quoi craindre de passer pour une de ces nobles vraiment décrassés de leur roture...

Prenant place contre un pilier tutélaire, le froid de la pierre contre sa joue à la blancheur de neige, elle ne peut en cet instant que regretter l'absence d'un bras pour l'escorter, mais ce sont là désagréments auquel il sera temps de pallier lors des festivités... Recentrant ses pensées sur les invités, elle cherche a apercevoir le futur couple de marriés, se demandant si la cérémonie a déjà commencer, comment Daresha sera habillée, ce qu'elle recevra comme présents et tout un tas de questions aussi saugrenues que femminines...

Alors que sa nuqe va se décrocher a force de se tendre en avant, elle apercoit la silhouette de son ainé, se retient de lui crier qu'elle est là et qu'il est beau et bien habillé mais qu'il a mauvaise mine et qu'il travaille trop, c'est que quand même elle sait se tenir. Ecrasant au passage le pied de son voisin qu'elle ne regarde meme pas , elle se déplace sur la gauche pour entrevoir les marriés à l'autel... Bon on en est à l'échange de consentements... Le moment ou faut dire "oui"... pour la vie, sans hontes et sans regrets...

Ou du moins, si regrets il devait y avoir, ils seraient inutiles...

Rehaël d'Arduilet a écrit:
*Il écouta Barahir, mais n'assimila pas réellement de quoi il parlait. Il fallait dire qu'il n'avait aucunement suivi la cérémonie, les mots du prélat passaient au dessus de lui sans point l'atteindre. Il se contenta donc de sourire et de hocher la tête.

Baille derrière sa main gantée, fronce les paupières, souffle. Lutter pour ne pas s'endormir maintenant...*


Ca serait marrant que quelqu'un hurle un grand "non" à présent... mettrait un peu d'animation...

Nennya a écrit:
Nennya reconnut en la personne du Grand maistre un vieux démon d'Alcalnn, c'est pas vrai, encore lui. Mais l'homme était excusé car on ne se mariait pas tous les jours, et c'est en riant qu'elle admira le spectacle amoureux, puis les consentements allaient être prononcé, toujours un moment d'émotion, mais cette fois, elle ne pleurerait pas, pour ne faire honte à sa mesnie. Elle préféra plonger ses yeux chatains dans ceux d'Alcalnn tout en lui tenant la main, oubliant presque le lieu, le mariage...Elle sourit, un simple sourire qui disait beaucoup.

Daresha a écrit:
Respirer. Expirer. Respirer. Expirer. Respirer. Expirer . Que le spectateur se rassure, on ne lui a point menti. Il ne s'agit point d'une petite boule de vie humaine qui aurait voulu rejoindre le monde des vivants. Déjà parce que la Comtesse n'est point - enfin plus - enceinte et que la mort qu'elle portait en sein repose désormais en sol sacré. Ensuite parce que la Vicomtesse d'Avize et de Beaurepaire est priée de garder son marmot au moins le temps que les promis s'échangent serments, alliances et baiser. Enfin parce qu'il s'agit bien d'un mariage, meme si au premier abord on aurait pu se poser la question. Et s'il y a bien un scenario qui ne changera pas c'est bien celui là.

Echangeant un dernier regard 'tendrement' fraternel - l'amour frère soeur, c'est tellement beau... - elle va pour reporter son attention sur son époux, mais son regard ce stoppe sur une bête à cornes. Le spectateur demandera surement laquelle? Il aurait raison, la Cathédrale en étant remplie et regorgeant de majestueuses Licornes. Mais la narratrice a pris le soin de dire à cornes. Léger détail qui a tout de meme son importance. De bête à cornes il n'y en a qu'une. Et c'est une de trop. Au milieu de toutes cette foule élégante et chimérique, elle ne peut guère se louper malheureusement. Quoique, les naturalistes passionnés qui n'auraient que ça à faire, auraient peut etre aimé étudier ce spécimen animalier qui se pavane au milieu d'une faune et d'une flore ou il n'a pas sa place, cherchant à s'en faire une pourtant. Quel étrange comportement que celui là. Essayer tant bien que mal d'attirer un peu d'attention sur soi, n'est pas cela malheureux? Certains diront que cela fonctionne et montrerait cette jeune femme à la chevelure solaire qui lui adresse un petit signe. Ceux là devraient sans doute se rapprocher et comprendraient sans doute mieux le pourquoi du comment de ce geste qui doit tant éveiller chez l'animal. Espérer et croire. Certains n"ont que cela.

Mais qu'importe. Ne perdons point de temps sur ce qui n'en vaudra jamais la peine. Juste un dernier regard sur la foule. C'est qu'ils sont quand meme nombreux. Cela change de son premier mariage. Retour en arrière rapide histoire de faire une petite comparaison. Mais en fait il n'y a pas grand chose à comparer car les deux n"ont rien à voir. Juste une question qui la taraude. Le pretre d'alors - devenu depuis lors félon et défroqué - avait il soulevé le point sur la fidélité? Etrangement elle ne n'en souvient pas. Regard vers le Ciel. Une derniere pensée pour le Vicomte. Ce jour scelle enfin un passé révolu depuis bien longtemps. Visage qui s'apaise et Comtesse qui se concentre sur les paroles de l'archeveque qui reprend leur recontre, et ce même désir de partager cette vie commune. Un long frisson lui parcourt l'échine alors que le silence ce fait. Existe t il une personne qui osera faire part de son opposition? D'un coté il faudrait etre soit fou, soit suicidaire. Mais rien, pas un geste, pas un mot allant en ce sens. Juste Monseigneur qui reprend le fil de la marche. Et on attend sagement et toujours aussi impatiemment - qui est la plus impatiente? Le bout d'imagination sorti d'un esprit farfelu ou la marrionnettiste narratrice? - bref, on attend tout simplement. C'est le Chevalier qui a la main.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:29

Ilmarin a écrit:
C'est à se demander qui est la plus stressée de deux? Celle qui va se marier ou celle qui est sa demoiselle d'honneur, qui se sent comme un sac à patates dans cette robe - pourtant coupée et cousue avec soin et goût, donc ce serait celle qui la porte le problème - qui se sent décalée, déplacée et surtout d'aucune aide...

Et pourtant, les paires d'émeraudes se rassurent l'une l'autre. Sans un mot, sans un geste, sans un signe qui pourrait inquiéter le futur marié, la cérémonie ou que sais-je.
Oui Comtesse, tu es magnifique.
Oui Comtesse, tout va bien se passer.
Oui Comtesse, il fond d'amour pour toi.
Non Comtesse, ton frère ne sera pas un obstable, tout Patriarche qu'il est, il risque de gros soucis s'il met un quelconque obstacle à cet instant. Elle pose d'ailleurs son regard déterminé sur la boursouflure beaucoup trop proche de son amie. Elle aussi est en mode veille...

Mais il est plus que temps de suivre le déroulement fixé. Entrer dans la cathédrale au bras de son Loup de Capitaine, observer les invités - un signe de tête et un grand sourire vers Morgwenn, pourtant bien cachée, un autre vers Nith qui semble mal en point, faudrait poser la question à Maharet... - et le couple se place au premier rang, Rhuyzar légèrement en retrait du fait qu'il n'est que son cavalier. Enfin que... Comprenons-nous bien, il est plus que cela mais pas durant la cérémonie.
Bref.
Elle avait toujours autant de mal à regarder Zalina, se sentant tellement coupable de la malédiction qui la frappe. Si seulement elle pouvait trouver un moyen de la lever... De lui rendre sa part d'elle-même volée par sa faute. Vous pourrez dire ce que vous voudrez, elle est persuadée que c'est sa faute. Elle n'avait pas su La contrôler, La faire taire et la mome avait heurté cette table de plein fouet...

Chassant ce souvenir de sa mémoire, secouant dans une dénégation qui fait onduler cette mèche familiale dans son cou, elle chasse ses pensées noires et suit la jeune femme des yeux, ignorant un instant le reste du monde et du plus beau jour de la vie de son amie. Enfin le deuxième.
Repose en paix Bralic... Pourquoi penser à un défunt à cet instant... Décidément, les moments solennels ne lui réussissaient pas... A qui pensera-t-elle le jour de son mariage? Son père adoptif?
Retenir un rire in-extremis, qui aurait été plus que déplacé.


Si quelqu'un doit s’opposer à cette union, qu’il parle maintenant sous le toit de cette église, ou se taise à jamais.

Oui, oui, vous pouvez le dire. Zalina et Ilmarin procèdent à la même inspection de la salle, au même moment. Le premier qui l'ouvre à cet instant va se prendre deux furies sur la tronche quelque chose de grand. Quoi Comtesse? Comment ça elle est pas armée ton amie?
Que tu crois! As-tu seulement pensé à vérifier ses jarretières? Ou ses bottes? Le regard vert, perçant, prêt à devenir mauvais glisse sur la salle dans une tranquilité de façade. Bien. Tout était parfait.


Vous, Messire Guillaume de Jeneffe consentez-vous librement à prendre pour épouse Dame Daresha de Riddermark ,ici présente, en promettant de l’aimer et de la chérir dans le bonheur et dans le malheur, de lui jurer fidélité et de la protéger, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

Avant que ce même regard ne se pose sur le Grand Maître.
Encore un regard difficile à soutenir. Mais étrangement, s'il disait non, elle n'aurait cette fois aucun scrupule à en faire de la charpie, de celui-là. Tout Grand Maître, Baron et foutredieu elle ne sait quoi d'autre qu'il puisse être.
Autant la dernière fois, Elle avait pris les rênes. Autant là, c'était bien la compagne de son capitaine et elle ne ferait aucun mais alors aucun cadeau.
Allez on respire, on se détend, tout va bien se passer. Comment ça elle n'arrive pas à respirer? Comment ça elle est suspendue aux lèvres du fiancé?
Ca serait-y pas drôle une future mariée et sa demoiselle d'honneur qui tombe dans les pommes de suffocation en même temps?

littleguss a écrit:
Guss regarda entrer le couple. Il était parfaitement vêtu, et admirablement droit sur eux même. C'était un moment de pure beauté qui se déroulait devant les yeux de l’Auvergnat. C'était l'un des moments les plus festifs qu'il vivait. La foule arrivait de tout coté et l'homme d'armes ne savait plus ou donner de l'oeil.
A ce moment il écouta les premières paroles de l'Evêque, on pouvait ressentir une grande émotion qui se protégeait dans toute la cathédrale. Etant peu renseigné sur le déroulement de la journée il se pencha vers son voisin Licorneux et il lui chuchota :


Allons nous faire une allée d'honneur pour le Grand Maistre à la sortie de la cathédrale?

Puis en attendant une réponse à cette interrogation, il regarda à nouveau en direction du couple.


[Tout le monde peut répondre à ce chuchotement, je ne choisis un voisin fixe ^^]

Chevalier°Bayard a écrit:
Dans le fond de la cathédrale, Bayard observait les gens présents. Il y avait quelque chose d'indéfinissable qui planait, quelque chose qui faisait un peu ombre au bonheur des (presque) nouveaux époux. Quelque chose qui dérangeait l'homme simple et vrai qu'il était.

Au fur et à mesure que la cérémonie continuait sur son rythme immuable, Bayard reculait vers la porte. Il y avait tellement de monde qu'elles avaient été laissées ouvertes... un peu d'air frais pénétrait dans l'église par cette ouvreture.

Puis Bayard apperçut quelque tournaisien, dont Katelyn, dans l'assemblée.
Il s'approcha de cette dernière et la salua à voix basse.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:30

Ylalang a écrit:
Assise sur son banc,
Attendant patiemment
Que les epoux échangent leurs serments,

La-dite Vicomtesse d'Avize,
Se demandait en cet instant,
Si il n'y aurait pas une surprise,
Imprévue dans pas très longtemps.

Loin d'elle l'idée d'accoucher
Et de voler la vedette aux mariés,
Simplement les contractions
Retenaient son attention.

Souffler, se détendre,
La chose en elle devait un peu attendre.



J'ai toujours été nulle en poésie, je le confirme aujourd'hui...

AsdrubaelVect a écrit:
Le Sombernon était venu, il connaissait "un peu", il fallait insister sur le "un peu". Daresha car elle avait été Franc-Comtesse, et qu'à cette époque, il tenait une assez grosse influence au conseil de Bourgogne, les relations entre Bourgogne et Franche-Comté étaient bonnes... Des histoires de soutien, de laisser passer, le bon vieux temps, peut-être pourrait-il renouer avec ?
Il connaissait également Guillaume de Jeneffe depuis qu'il avait été Général de Bourgogne, le flamand était venu avec une petite garnison de son duché, pour aider la Bourgogne dans le combat qui l'opposait aux brigands les plus reconnus, une sacré force tout de même. Les flamands étaient placés sous ses ordres, la traque n'avait pas été bien productive, beaucoup de brigands s'étaient déjà enfuis.... Tous étaient partis à Genève, où le Sombernon les retrouvera dans un autre épisode.

Toujours est-il qu'il connaissait les deux protagonistes du mariage (belle dénomination), et que par conséquent, il s'était dit que peut-être qu'il serait bon et intelligent d'y passer.
C'est sur toutes ces belles pensées que le Baron de Sombernon s'était assis à bonne distance de l'autel, vers le milieu de la nef, repérant ça et là quelques personnes connues, un mensonge par là bas, près du pilier de la grande cathédrale, qu'il ne digérera peut-être jamais, comme quelques autres choses.

Il assistait tranquillement à l'office. Il pourrait se défouler lors des joutes, bientôt donc...

Akane a écrit:
Douleurs qui petit à petit s’estompent, laissant place à des vertiges, heureusement que la duchesse était assise, son teint paraissait blême. Etait ce le fait que la cathédrale soit bondée de monde, plus ou moins noble qui la mettait dans cet état ? Ou bien la fatigue accumulée du voyage, et le fait qu’elle n’ai pu se reposer à l’auberge voisine à son arrivée ? Elle pencha pour la seconde solution…

Reporter son attention sur la cérémonie, elle ne peut s’empêcher de faire un franc sourire lorsque le Grand Maître se permit un geste des plus affectueux envers sa future épousée. Nul doute que ces deux là s’aimèrent sincèrement. L’échange des vœux en était des plus émouvants.
Puis la question fatidique posée à l’assemblée présente en ce jour. Quelqu’un oserait il se dresser contre cette union ?

Elle vit Zalina qui scruta les personnes présentes avec un air qui ne valait rien de bon, un air leur intimant de se taire au risque de s'attirer ses foudres. Il était facile de deviner que pour « la petite peste » cette cérémonie lui tenait à cœur.
Pas un seul murmure… Les mariés allèrent enfin échanger leur serment, parole est donnée au Grand Maistre…

rosa a écrit:
Rosa s'agitait depuis quelques temps, comme une fourmi, cela ne lui permettait d'ailleurs presque plus, à son grand regret, d'aller en taverne autant qu'elle le souhaitait. C'est un peu par hasard qu'elle vit une missive parmi sa montagne de parchemins entassés sur son bureau... et qu'elle se rappela alors: "Ventrebleu, le mariage de Guillaume!" Elle s'empressa d'enfiler une robe bleue brodée d'argent, qui mettait ses cheveux en valeur. Sans fausse modestie, cette parure ne mettait pas uniquement sa chevelure en avant... malgré les années qui passaient, Rosa restait belle.

Elle accourut donc à la Cathédrale, essayant de faire une entrée discrète mais digne, tentant d'entendre les paroles de l'archevêque...Elle jeta également un coup d'œil sur les personnes présentes... mais malgré ses connaissances, peu de personnes connues. Dommage se dit-elle, puis, dans un moment de conscience accru, elle se dit que c'était là moyen de se faire de nouvelles connaissances...aussi son visage s'anima-t-il de son plus beau sourire.

poupoule55 a écrit:
Poupoule, assise inconfortablement sur son siège, ne mouftait plus depuis un moment. Elle écoutait béatement les paroles de Monseigneur Bigornéa, qui demandait les consentements des époux. Aristote, quelle belle cérémonie !

Elle zieutait dans tous les sens, pour essayer de reconnaître quelques personnes. Elle aperçut alors Rosa qui entrait le plus discrètement possible dans la Cathédrale, portant une magnifique robe bleue lui allant à ravir. Elle salua la nouvelle venue d'une légère inclination, puis se retourna vers la cérémonie, se penchant légèrement pour entendre la réponse de Guillaume et l'archevêque. Elle sortit alors un fin mouchoir et essuya quelques larmes de joie qui lui coulaient le long des joues.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:32

kalimalice a écrit:
Toujours au fond de la cathédrale, essayant de voir les mariés, penche à droite, penche à gauche …aperçoit guillaume qui enlace la promise ……Waouh !! Quel baiser pensa t elle en souriant. Qui eut cru que celui qu’elle voyait au secrétariat d’état était aussi fougueux
Elle essaye tant bien que mal de voir si son amour est par la avec les licorneux .

Malgré l’église bondée elle se fraie un chemin sur le côté de la nef, passe devant les uns, les autres, s’accroche dans les robes de ses dames
..... Pardon ici ,pardon la...baisse la tête plutôt mal à l’aise au milieu de tous ses nobles ,elle la paysanne , dans quelques instants elle va bien se faire houspiller par quelques bigots ou bigotes.
Continuant son parcours du combattant elle arrive sur le devant, et la elle le voit au milieu de ses frères, ses yeux se fixe sur lui, espère que son regard va le faire se retourner pour qu’il la voit .Cela commence à faire longtemps qu’elle ne l’a pas vu, pas embrasser, pas toucher. Cette guerre les sépare depuis trop longtemps.

Le moment était venues du consentement des époux ,elle tendit l’oreille pour mieux entendre leurs réponses

Elissar a écrit:
Son tendre voisin Caturix lui avait murmuré d une voix rassurante

Tout va bien, tu as l'air nerveuse ?
Quelque chose qui ne va pas ?


Elle esquissa un sourire. Il était vraiment très à l affut. Très attentionné.
Qu allait elle lui répondre ? La vérité ?
Lui dire qu il y avait au fond de la salle un homme, celui qu elle avait aimé, un de ceux qu elle ne l avait pas oublié.
Une rupture trop récente dans les pires conditions qui soient...
Un mensonge ? Non...
Ou plutôt, la vérité, même à demi déformée et sans détails....
Dans un discret mouvement, elle se pencha vers lui, et lui dit au creux de l oreille:


-Oui ça va, et toujours nerveuse aux mariages, appréhendant le mien je crois... Puis pense que j ai reconnaitre quelqu un au fond, ça m a un peu surprise.


Réponse faite, elle aurait voulu se retourner, voir s il était encore là, mais cela aurai été trop suspect. Souriant à l attitude de Guillaume, Elissar se reprit peu à peu, reposant toute son attention sur la cérémonie.

poupoule55 a écrit:
La bourgeoise commençait cependant à trouver le temps long, et se répétait mentalement :

Pas s'endormir, surtout ne pas s'endormir... ne pas...rrrrrrrrrrrrrrrrrrrr Ouille !

Quelque chose la tira violemment de son sommeil. Elle ouvrit les yeux et elle n'eut le temps d'apercevoir qu'une sorte de paysanne se faufiler à travers les gens, comme pour mieux voir. Elle bougonna :

Scrogneugneu de scrogneugneu...

Elle trouva cependant l'idée excellente. Le temps des échanges des consentements approchaient et il fallait voir ça de plus près. Elle se leva, et suivit les traces de la paysanne. Elle poussa une vieille à moitié gâteuse, se prit les pieds dans un bigot en soutane et faillit se retrouver le cul par terre en trébuchant sur une rame. Elle se pencha pour la ramasser, et elle put lire d'étranges inscriptions. Elle la balança dans les airs et la pauvre rame atterrit sur la tête d'un coupe-bourse qui s'attaquaient aux économies d'un noble endormi sur son banc.

Forte de sa bonne action involontaire, Poupoule se trouva rapidement devant un rang visiblement réservé à l'élite. Ne pouvant arborer les couleurs d'une famille à laquelle elle n'appartenait pas, et ne voulant, en ce jour de fête, ne causer aucun scandale (par Aristote, son mari s'en chargerait plus volontiers !), elle resta debout, sautillant de temps en temps pour mieux voir, car elle se trouvait derrière un solide gaillard beaucoup trop large et trop grand pour elle.

rosa a écrit:
Rosa aperçut Dame Poupoule qui lui fit un petit signe discret et s'amusa ensuite de l'observer s'endormir et remuer sans cesse jusqu'au moment où elle se tordait le cou, presque en sautillant, afin de pouvoir mieux voir les amoureux. Elle rit discrètement, jouissant de ce spectacle, puis elle se souvint qu'elle était à un mariage. Par Aristote, c'était jour de joie, non, ne pouvait-on pas rire un peu au lieu de faire grise mine? Elle continua donc à observer la foule tout en prêtant l'oreille aux propos qui venaient du devant, attendant l'heureux "oui".

Bulvai d'Austrasie a écrit:
La cérémonie se poursuivait dans sun silence religieux dans la cathédrale, la voix de l'écclésiastique se répercutait de façon limpide dans la nef. L'échange des consentements, Bulvaï baisse la tête, ferma les yeux et pensa à elle. Il s'imaginait un instant qu'ils étaient là, devant l'autel puis les rouvrit face à la réalité et s'interrogea : Est elle venue ? A t-elle fait le déplacement de si loin ? Cela faisait maintenant quelque semaines qu'ils étaient séparés il avait perdu l'habitude de chercher son corps prés de lui à son réveil, mais l'escuyer savait que cette guerre ne les empêcheraient pas de se retrouver un jour, que ce soit dans un duché quelconque en temps de paix ou sur un champ de bataille pour combattre cote à cote, fidéles à leur roy qu'ils étaient.

Puis il leva la tête et machinalement regarda l'assemblée, tourna la tête vers le déambulatoire et la vit. Etait ce elle ? rêvait il ? Elle le vit, lui sourit, il fit de même, leurs regards se parlérent, il n'entendait plus la voix de l'archevéque.

Damejustine a écrit:
Justine sourit à Alcalnn et ajouta à voix basse puisque la cérémonie n'allait pas tarder à commencer.

Aucun problème Messire, ce genre d'erreur peut arriver à tout le monde.

Elle balada son regard sur le reste de la "troupe de licorneux" et reconnu certains autres visages. Elle vit aussi le visage un tantinet contrarié de Nennya et n'en comprit pas la cause avant de voir qu'elle était fort proche du Vicomte suscité et de deviner un peu ce qui se passait. Un petit sourire en coin, une inscription dans le coin de sa tête lui recommandant de ne pas se montrer trop familière avec le suzerain de son "maistre" quand sa pupille était à côté. En même temps, elle pouvait aisément comprendre la réaction de la jolie dame.

La cérémonie se déroula sans inconvénients, cérémonie plutôt émouvante d'ailleurs. Les futurs époux allaient se dire oui ... encore attendre quelques instants le moment de vérité. Toute l'Eglise retenait son souffle.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:33

Alcalnn a écrit:
Citation :
Justine sourit à Alcalnn et ajouta à voix basse puisque la cérémonie n'allait pas tarder à commencer.

Aucun problème Messire, ce genre d'erreur peut arriver à tout le monde.

L'affaire était donc entendue...

Alcalnn s'était entièrement reporté sur l'examen de sa voisine, celle qui lui tenait la main, se disant qu'il en croquerait bien un bout... voir plusieurs....

Mais l'heure n'était pas aux galants discours mais a l'aprécition de la robe de mariée et du pourpoint du marié... Bref du grand art... hum...

Revenant a la doucette et chaude main qu'il avait dans le creux de la sienne, il était des plus attentifs aux pulsasions d'icelle....

Guillaume_de_Jeneffe - Sam Mai 10, 2008 3:02 pm a écrit:
bigornea a écrit:
Vous, Messire Guillaume de Jeneffe consentez-vous librement à prendre pour épouse Dame Daresha de Riddermark ,ici présente, en promettant de l’aimer et de la chérir dans le bonheur et dans le malheur, de lui jurer fidélité et de la protéger, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

Paroles qui fendent le silence, lourd et désagréable. Ce silence créé par l'attente d'un « Moi, je m'y oppose », ce silence que tous espèrent éternel mais que tous doivent, en leur esprit, rêver d'entendre brisé par quelque homme, ou dame, épris de l'un des conjoints. Curieuse nature que l'homme, bercé par les contes et espérant voir le bonheur triompher, alors même qu'il rechercher par ailleurs la surprise et le bouleversement des événements. Et Guillaume est lui-même dans cette situation. Bien sûr, il ne désire rien plus qu'enfin devenir Son époux, mais quelque part en son esprit, il reste curieux. Curieux de voir si l'on osera s'opposer à cette union, curieux de voir la réaction des témoins à cela, curieux de voir sa propre réaction, curieux en somme.

Mais, hélas heureusement, rien ne se passa de la sorte. Le silence répondit à la question de l'archevêque. Silence qui de lourd devient léger, de désagréable devient plaisant, d'inquiétant devient promesse de bonheur. Et sourire qui reste donc sur les lèvres du chevalier. Alors même qu'il se prépare à prononcer les trois lettres qui engageront son existence dans une voie nouvelle, officielle, déliée des insultes dont ils avaient pu faire l'objet. Mais mots qui le lieront aussi à une maison bien étrange, regroupant tant de personnes remarquables que de spécimens plus... regrettables, mais que, de toute façon, l'on rossait en Amboise, voire ailleurs si besoin s'en faisait sentir. Déplacé ce sentiment? Oui, très certainement. Guillaume se le reprochait d'ailleurs dès qu'il y songea, mais pas de façon aussi abrupte que d'habitude, les événements, et la présence de la comtesse ayant sur lui l'étrange propriété de le rende moins « vieux » et sérieux que de coutume. Elle lui ôtait bien dix ans, avec les risques que cela leur faisait courir.

Enfin, aujourd'hui, il était temps, et plus que temps, de se décider à le dire, ce satané mot. Allez, chevalier, on n'attend plus que toi... Vas-tu lui dire « oui », après avoir perdu tes deux premières promises? Après que Laurianne ne finisse sur le bûcher, sans que tu ne puisses l'assister en ses derniers instants, après que Karlee ne disparaisse alors même que l'encre de vos bans était encore fraîche? Après que tu te sois convaincu que tes seules compagnes seraient de belles dames rencontrées là où te mèneraient tes guerres, comme celle qui se morfondait en compagnie du comte brigand du Maine? Après que tu aies cru savoir que la lignée des Jeneffe disparaîtrait avec toi, le jour où le défaut de ta cuirasse serait trouvé? Après que tu te sois résolu à une vie isolée, consacrée au seul service du Roy? Vas-tu l'obliger à te supporter? À supporter tes départs en pleine nuit? À supporter les rumeurs courant sur toi et les femmes – rumeurs que tu ne fais rien pour étouffer, avoue-le ? À se lier à un homme qui demain peut rejoindre la lune infernale ou le soleil paradisiaque ? Tu es sûr de toi, guerrier accompli, courtisan reconnu, amant expert (en tout cas personne ne s'en est jamais plaint) ? Que dis-tu ? Je ne t'entends pas...


- Oui.

C'est un vigoureux « Oui » qui explosa au pied de l'autel. Sa voie puissante avait encore gagné en énergie. Tout le monde, jusqu'aux portes de la cathédrale avait dû l'entendre. Puis il se tourna vers Elle, lui sourit, et lui glissa, bien plus bas, de sorte que seule la comtesse, voire l'archevêque si elle avait bonne ouïe, l'entende : « Oui belle dame, je le veux. Quoique... Je doute que la mort soit elle-même capable de nous séparer. »

bigornea a écrit:
Après cette affirmation Bigornéa se tourna alors vers la jeune femme :

    Vous, Dame Daresha de Riddermark consentez-vous librement à prendre pour époux Messire Guillaume de Jeneffe ,ici présent, en promettant de l’aimer et de le chérir dans le bonheur et dans le malheur, de lui jurer fidélité et de la protéger, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:34

Milo a écrit:
[Fond de l'église, contraint et forcé d'assister au mariage de la Rose la plus emmerdante du monde]

Convié à un mariage. Un mariage de nobles en plus. Lui, le gueux. Le géant étrangement muet et silencieux dont on parlait tout à l’heure, qui se tient au fond de l’église, dos appuyé contre le mur. D’ailleurs des nobles, il a l’impression d’en voir mille au nanomètre carré. Qui grouillent partout. C’est fou comme ça prolifère, ces petites bêtes là. C’est le monde à l’envers. Il le savait. Il savait qu’aider la petite troupe un certain soir à Montmirail n’allait lui attirer que des ennuis. Il aurait du faire devin. Tout riche qu’il serait devenu. Et voilà un autre ennui qui lui tombait sur les épaules. Un mariage. Mais pas n’importe lequel. Celui de la Dare. Rien que ça. Nul doute que ça n’aurait tenu qu’à elle, la Banshee l’aurait mis aux cachots et interdit de voir la lumière du jour jusqu’à sa fin. Mais il ne se serait pas laissé faire. Mourir plutôt que de retourner aux Enfers.

Un petit coup de tête de Fenris sur sa jambe le tire de ses réflexions. Souriant, le géant se baisse et gratte le chiot derrière les oreilles, avant de le pendre dans ses bras. Faudrait pas qu’il se fasse écraser, le colosse serait capable de faire un carnage. Chiot qui a bien grandit et grossit depuis qu’il l’a récupéré, devenant son compagnon de tous les jours. Présence rassurante, tout comme la troupe qui l’a accepté en son sein voici quelques temps déjà. Troupe qui pour le moment se tient en retrait, attendant patiemment la principale actrice de cette pièce. Qui est en retard. M’enfin c’est une femme, faut pas trop lui en demander non plus.

Donc, la troupe est censée attendre patiemment. Ce qui n’est pas vraiment le cas pour notre ami, qui semble avoir des vers dans le pantalon. Il faut dire qu’il n’est pas habitué à ce genre de tissu, rêche et étrange. Mais comme il faut faire bonne figure, on lui a prêté des vêtements. Vêtu d’un pantalon noir, d’une chemise de la même couleur, choisis par la Comtesse, qui, bien évidement, sont censés le cacher. Censés, seulement. Parce que ses longs cheveux blonds retenus en queue de cheval par une lanière de cuir bleue, assortie aux deux Azurs rieuses, et le pendentif représentant Mjöllnir qui repose sur la chemise, font un contraste plutôt détonnant. Seul problème, il est encore plus visible en noir au milieu de toutes les couleurs chatoyantes que portent les nobles. Le pauvre petit ange au milieu des démons. Mais la cheftaine a parlé. Alors on écoute la cheftaine. Même de mauvaise grâce, on écoute la cheftaine Le seul point positif, c’est que la couleur cache un corps au moins aussi meurtri que celui d’une autre personne présente icelieu.

Senestre portant cicatrice sur le dos, au majeur et à l’auriculaire raides qui tapote sa hanche gauche, Milo pousse un petit soupir quand la chieuse rosée se décide enfin à pointer le bout de son nez. A son bras, pendu comme un roquet au bras d’un voleur, se tient une espèce de gros lard à l’air aussi commode qu’une porte de prison. Remarque il est bien assorti avec la gardienne qu’il accompagne.

Bien, la future ancêtre de la Castafiore est arrivée, manque plus que le marié. Qui ne se fait pas attendre et qui embrasse fougueusement, enfin embrasse fougueusement, arrache fougueusement les amygdales de la Comtesse pour repeindre les murs de l’église. Peut être trouve-t-il qu’elle est un peu défraîchie. A bien y regarder, effectivement, manque quelques coups de peinture de ci, de là.

Enfin, les futurs époux s’avancent pour écouter le long discours de la nonne. Tiens donc, les nonnes, nommées Bigorneau d’après ce qu’il a lu sur l’affiche, font des mariages maintenant ? Boarf, pourquoi pas. Les gueux déshabillent bien les Comtesses. Discours très long, trop long au goût du colosse. Alors pour faire passer le temps, il écoute les conversations des bonnes gens. Histoire de voir ce qu’il se raconte chez les coincés du derrière. Rien que de très intéressant. Des ragots en veux tu en voilà, des retrouvailles qui auraient pu être émouvante si elles n’étaient pour les trois quart aussi dégoulinante d’hypocrisie qu’une tartine de miel.

Les mariés sont prêts à prononcer les vœux. D’abord le marié, alors que Boucle d’Or et son compagnon vont en première ligne. Ha oui, c’est elle le témoin du chamois (Daresham, sham, sham, shamoi d’or, mais passons). Et il se fait attendre le bougre. Et le colosse a de plus en plus faim. Grondement qu’il réussi à atténuer par on ne sait quel miracle, alors que le « oui » tant espéré résonne enfin dans le bâtiment religieux. C’est pas trop tôt, y en a qui ont failli attendre.

Colosse qui gratte distraitement les oreilles de son compagnon poilu, lorgnant de temps en temps du côté de Maharet. Qu’est ce qu’elle était belle ! Mais il sait que cette étoile lui sera à jamais inaccessible. Comme toute étoile, il se contentera toujours de l’observer de loin, rêvant de ce qui ne sera jamais.

Soupir d’un géant, et retour à la cérémonie, qui dure en longueur. D’autant plus que Bigorneau demande à la Comtesse de prononcer ses vœux. Décidément, les nobles passent toujours par Rome pour se rendre à Paris. Azur contrite qui croise le regard de Fenris. Il a l’air de s’embêter autant que lui. Dans un silence de mort, alors que tout le monde est pendu aux lèvres de la mariée, attendant sa réponse comme on attend le messie, le colosse souffle comme une forge avant d’exprimer à voix haute ses pensées, Azur ironique, le sourire large comme les fesses de Boucle D’Or. S’en est il rendu compte ? Le pli de ses lèvres laisse deviner la réponse, alors que sa voix profonde de basse résonne fortement dans l’église.


- Pffffff, bien les cul serrés ça…Toujours faire du chichi pour dire : j’t’veux dans mon pieu, épouse moi. D’façon l’résultat s’ra l’même. Vous s’rez tous les soirs dans l’même lit, à forniquer comme des bêtes, noble ou non. Azurs qui brillent de cet éclat particulier qui annonce le fou rire. J’crève d’faim, comme tous les piques assiettes ici présents. Même si certains sont venus en véritables amis, il est persuadé que les trois quarts ne sont là que pour se remplir la panse comme les porcs qu’ils sont. Allez Comtesse, n’soyez pas timide, dîtes oui!

Quelques regards choqués se tournèrent vers lui. Azur moqueuse qui prend le même air outré que les coincés du balai et se tourne vers la Furie, alias Kalian, tout en penchant la tête sur le côté, sourire rieur étirant ses lèvres.

- Ba alors Furie, on s’lâche ? Z’avez la voix rudement grave. Z’avez pris un coup d’froid ? Faut s’soigner, vous savez. J’ai pas envie d’vous voir malade.

Réponse qui fuse aussitôt, alors qu’un regard interrogateur se pose sur le colosse.

- Malade ? Moi ? Non, non, je vous remercie, tout va pour le mieux, Sieur Milo. Furie qui hausse le ton, pour mieux se faire entendre. Et surveillez votre langage envers les nobles, il serait dommage de vous attirer des ennuis au milieu de nous tous. Je ne pourrai hélas vous secourir.

Pique agrémentée d’un petit sourire moqueur et Azur qui éclate de rire avant de lancer un clin d’œil à la Furie.

- Boarf, Boucle d’Or me protégera. Et fallait pas m’inviter. T’façon les nobles, savez pas vous amuser.

- Mais je ne vous ai pas invité moi, jamais demandé votre présence d'ailleurs. Furie qui lui met une petite claque sur le bras. Allez courage, tout va bien se passer. Les nobles sont pas si méchants, j'en ai déjà croisé... Sont juste...

Soupir pour appuyer ses dires, géant qui ne peut s’empêcher de compléter la phrase.

- Chieurs ? M’étonne pas, z’ont qu’ça à faire.

Petit gloussement de l’Azur qui s’est quand même reculée, le chiot dans ses bras, prête à sortir en trombe en cas de coup dur. Parce que nul doute que la Comtesse va réagir au quart de tour. En lui lançant des mots d’amour par l’intermédiaire d’éclairs verts. Eclairs d’amour, certes, mais éclairs quand même. Et ajoutez à cela la Furie toujours aussi aimable, son corps va être aussi tanné que son dos. Et il ne peut même pas se cacher derrière Boucle d’Or, qui est trop près de la Banshee, même si il espère qu’elle viendra l’aider en cas de grabuge. M’enfin, la chieuse l’a voulu (contrainte et forcée, certes), elle l’a eu. Allez Comtesse, on respire, on positive, on reste jouasse, il s’agit de votre second mariage. Et il se doit d’être inoubliable.

Rehaël d'Arduilet a écrit:
*Doucement mais surement... paupières qui se ferment... Longue route plus cérémonie interminable ont fini par avoir raison de lui... Voilà le jeune Comte qui lentement s'endort sur son siège... Heureusement, il ne ronfle pas et n'a jamais ronflé, et placé comme il l'était, ça devrait rester discret...*

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:36

Daresha - Sam Mai 10, 2008 4:08 pm a écrit:
Attente longue, intense et interminable. Et s'il ne prononçait pas ses trois lettres qu'elle espère depuis si longtemps? Après tout peut être aurait-il raison. Détournant son regard de ses azurs sacrés, elle regarde à nouveau vers le Ciel, caché derrière les pierres de l'édifice religieux. Elle ne lui a pas dit vraiment adieu. A t elle tenté seulement de le faire? Tant de choses qui se bousculent, tant d'éléments marquants qui sont devenus parties intégrantes d'elle-même. Pourquoi à nouveau ces doutes? Elle ne doute point de son amour pour lui. Juste de leur avenir qui se décide ici et maintenant.
Son Ombre plane encore et toujours. Impression de le sentir, de le deviner, même si cela ne peut. Sensation qu'en lieu et place de la Cathédrale se dressent les vestige d'un passé pourtant révolu, d'un passé mouvementé et blessant. Vie commune qui commença un jour d'hiver par le plus grand des hsards. Puis passèrent quelques mois, jusqu'a un été chaud ou la vie fut donné à deux enfants, dont un seul survécu. Un fils. Son fils. Leur fils. Combien de jours et de nuit à prier le Ciel pour qu'il lui accorde ce droit? Puis une demande en mariage. Sur un coup de tête. Et y croyant, elle avait dit oui. Regret de l'avoir prononcé. Regret d'avoir cru en ses rêves de jouvencelle et d'avoir cru qu'il formerait une famille et un couple seulement normal. Regret de l'avoir prononcé alors que le Baron entra dans sa vie.

A nouveau elle regarde le futur Comte. Point d'enfant, la douce Yseut Lyriopée s'en est allée depuis bien longtemps. Alors pourquoi être ici, devant l'archevêque? Pour devenir son épouse, pour lui offrir officiellement sa présence, son soutien, sa matrice pour porter ses fils. Du moins, c'est ce qu'elle a envie de croire. Etre là alors que lui ne le sera sans doute jamais. Porter la vie, le peut elle encore? Seul le temps le dira. Et tout est entre ses mains à Lui, la haut. Alors pourquoi toutes ces interrogations? Peur certaine de revivre ce mariage qui n'était au final qu'une erreur et un désastre. Pourtant, en elle cette lueur d'espoir.


Oui.

Oui. Oui...? Respiration qui se coupe et regard qui cherche le sien, comme pour se rassurer. Les a t il prononcées ces trois lettres? Puis des mots, qui s'envolent, léger, amoureux. Mais les pense-t-il? Et si... Et si lui aussi avait finalement cette passion pour les femmes et que lui, lui ai cachée? Qui sait avec toutes ces femmes qu'il doit croiser lors de ces diverses missions? Tete qui lui tourne. Semble-t-elle faillir. Une jambe qui cede legerement, mais comme si de rien n'était reprend sa place. Et Monseigneur Bigornéa de se tourner vers elle. Oui elle le veut. Mais pourquoi cette envie de partir et de le laisser parce que ça serait mieux pour lui? Pourquoi ce simple mot qui ne sort pas de sa bouche qui pourtant l'imite? Pourquoi, rien ne va. Mal de tête du à cette peur de l'avenir, à cette envie qui brule d'etre enfin sa femme.

Oui... Enfin il sort. Mais si faiblement. Emeraudes plongés dans les azurs, elle lui prendre tendrement sa main. Oui... Oui je consent librement à prendre pour époux Guillaume de Jeneffe. Oui... Oui je promet de l'aime et de le chérir dans le bonheur et dans le malheur. Oui, je lui jure fidélité et de le protéger, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare...

bigornea a écrit:
Bigornéa regarda les témoins de Messire Guillaume de Jeneffe

Vous Sa Grandeur Deedlitt de Cassel, comtesse de Lille et Sainct-Omer, baronne d'Arques et d'Aire-sur-la-Lys et dame de Dammarie-les-Lys. pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

et regardant le 2eme témoins

Vous Messire Arcalion Seigneur d'Antoing. pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

Zalina a écrit:
Etait ce le regard noir d’Ilmarin ? Ou celui de Zalina ? Sûrement aucun des deux, mais personne n’intervient avant que Bigornéa reprenne la parole pour demander au futur marié s’il voulait épouser la Comtesse.
L’amnésique retient son souffle. Le Oui tant attendu, et c’est peu le dire, se fait encore désirer. Il ne va pas dire non quand même ? Si ??? Non ?
Sourcil qui se lève à l’attention du Grand Maistre, trop perdu dans ses réflexions pour s’en apercevoir. Puis un Oui qui traverse enfin la Cathédrale.

Zalina respire de nouveau. Et d’un ! Encore un, l’échange des alliances avec le « je vous déclare mari et femme » et on aura réussi. Nom d’une pipe, qu’elle est longue et difficile cette mission. Mais on en voit doucement le bout. Encore un petit effort.

Même question, mais pour la future mariée.
Bon elle, c’est sure elle ne dira pas non.
Allez Comtesse, on ouvre la bouche pour un joli oui qui vient du cœur. C’est facile et vous attendez cette question depuis des mois.

Zalina commence, tout comme la partie du fond dont elle est trop loin pour entendre les remarques, à s’agiter. La boule dans son estomac ne fait que grossir et l’empêche de rester tranquille plus longtemps.
Ce n’est pas que l'on soit encore à quelques minutes près, mais la patience n’a jamais été une de ses qualités. La jeune femme tiraille sur sa robe, s’emmêle les doigts, tortille ses cheveux… Ils vont le faire cet échange d’alliances oui ?

Un deuxième oui. On approche. On y est presque. On va y arriver…
Encore un effort. Mais l’amnésique ne peut s’empêcher de gesticuler encore un peu plus.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:38

zya62 a écrit:
Pas de réaction de la Sénéchale. Soupirs qui s'échappent, alors on s'agite sur le banc. Tête qui se tourne en tout sens pour observer qui fait quoi, qui dit quoi, qui est là, qui dort en pensant être discret..., pendant que la cérémonie avance bon train à présent.

On s'ennuie ferme et on préfère s'occuper ailleurs, en attendant de sortir.
On aperçoit au devant la cousine Rose...
Grimace discrète. Mince! En voilà une qui aurait bien papoté, elle...

Neottie a écrit:
Neottie observait tous les gens qu'elle avait dans son champs de vision. De la haute noblesse. Elle ne connaissait que celle de Savoie, mais les nobles ont des points communs, leur allure, le regard.
Le regard, c'est incroyable ce que le regard peut laisser passer. En observant deux personnes qui se parlent, à leur regard on voit qui a l'ascendant sur l'autre même à niveau social égal, alors cela est encore plus visible dans la noblesse. Cela en était même amusant avec certain. Elle pensait à un certain duc, qui faisait tout le monde ressembler à des vermisseaux. Neottie esquissa un sourire à cette pensée.

Les futurs mariés étaient arrivés et elle avait apprécié l'élan du promis. La sincérité ne pouvait être mise en doute. Un mariage d'amour. Chose assez rare dans ce milieu.
Ceci expliquait l'atmosphère qu'elle ressentait dans cette cathédrale. Comme une légèreté. Cela ne ressemblait pas aux cérémonies empesées qu'elle connaissait.

Neottie était détendue, elle suivit la cérémonie sans ennui. Elle qui n'aimait pas rester longtemps à la même place et surtout qui détestait la foule, ce sentait bien.

Puis vint la phrase désormais rituel de l'opposition. Elle se demandait bien pourquoi on demandait cela, vu qu'il y avait publication des bans. Les opposants avaient largement le temps de se manifester. Elle soupira doucement. Le nouveau droit canon, surement.

Enfin les oui. Oui, ils l'ont dit :"oui" avec juste ce qu'il fallait d'hésitation pour bien montrer la solennité et l'engagement total que cela représentait.
Neottie eut un franc sourire. Elle ne ressentit pas l'émotion qui fait monter les larmes surement parce qu'elle ne connaissait pas les mariés.

Ce marierait-elle un jour ? elle se posa la question, comme toutes jeunes filles se la posent à ce genre de moment. Puis la chassa loin.

Elle commençait à avoir soif, un grand verre de jus de fruits frais, voila qui ferait son bonheur.

Nennya a écrit:
Les mariés se donnèrent gage d'amour, de respect, et de vie éternelle l'un à côté de l'autre, la pupille réfléchit à ces mots, il ne faisait aucun doute que cela résonnait en elle, et en lui?C'était la vrai question, lui que pensait-il de ces mots, que signifiat cela?Puce avait-elle inspiré ces mots au vicomte?Nennya le ferait-elle un jour? Elle l'espérait de tout son coeur, et c'est dans un silence qu'elle écouta les douces paroles prononcées en ces lieux, tenant la main d'Alcalnn, cherchant son regard, étant attentive au moindre geste...elle savait qu'il faisait de même de son côté...

Alcalnn a écrit:
Alcalnn fut ravi du oui sonore et triomphal de Guillaume. Il affirmait là a tous et a toute que désormais, il avait femme et entendait se comporter comme mari.

Blackney, aux cotés de Nennya, ne s'était pour sa part pas encore marié mais y pensait de plus en plus. Cependant le visage de la pupille était des plus étrange, soumis à des réfléxions.

Il lui sourit, non pas comme un séducteur, mais comme quelqu'un qui est heureux de vous avoir a ses côtés.

Il l'aimait.

Damienus a écrit:
Les deux époux avaient dis oui, la cérémonie devaient bientôt se terminer. Le comte avait suivi la cérémonie, tandis que d'autres s'endormaient ou se chuchotaient, mais qui peut les blâmer? Lui même s'était endormis lors d'une messe, et avais mainte fois chuchoter avec son voisin. Cependant, il trouvait cela drôle. La cérémonie c'était bien déroulé a présent et le plus dur était fait. Monseigneur Bigornea demanda alors aux témoins s'ils certifient du consentement des époux. Ainsi sont faites les loi divines.

Deedlitt a écrit:
Citation :
Vous Sa Grandeur Deedlitt de Cassel, comtesse de Lille et Sainct-Omer, baronne d'Arques et d'Aire-sur-la-Lys et dame de Dammarie-les-Lys. pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

A ces mots la comtesse, qui était venu à quelques pas de son vassal, prit une voie claire et répondit sereinement.

Aujourd'hui devant le très haut et sur les saintes écritures, je peux certifier que nul plus qu'eux deux ne souhaitent s'unir.

Elle se dit que les cérémonies étaient bien différentes les unes des autres, pour celui de son amie normande, la douce folie, elle avait du faire tout un serment. Aujourd'hui quelques mots attestant de ce qu'elle avait toujours su depuis que son vassal lui en avait touché mot.
Elle demeurait contente que la cérémonie se déroule bien.
Elle attendit donc la suite des évènements.

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:39

VanArtevelde a écrit:
Une grande Toile représentant Maria berçant l'enfant Christos se tendait dans le fond de la cathédrale. Sur la gauche en regardant l'entrée depuis l'autel, de l'autre se trouvait Giosep sculptant la coupe de bois et au milieu surplombant le hall, l'immense balcon des choeurs. Les deux toiles semblaient donnés au vent ou plus précisement au gré des chants et du souffle des voix mélodieuses. C'était de vieilles peintures qui fatiguaient doucement, il manquait d'ailleurs un oeil à Maria et on apercevait la lumière du vitrail qui provenait du parvis. De temps à autre une ombre coupait cette lumière divine.
Le barbu, assis derrière le toile, regardait les gens plus bas dans la cathédrale. Il avait posé son arbalète flamande, réputée pour leur précision et leur puissance mais aussi pour leur pénible maniabilité et leur cadence de tir liliputienne, à coté de lui. L'arme était bandée et chargée, un verrou a oté et le carreau partait illico.
Le mariage commençait à peser au sergent, la foule compacte et presque angélique ignorait même jusqu'à la présence des gardes discrets. Jacques fatiguait doucement, ça faisait des heures qu'ils étaient là, ils avaient fouillé la cathédrale avant l'arrivée des invités en essayant de gêner le moins possible la préparation de monseigneur et de ses assistants. Puis une fois, les énièmes vérifications, les soldats avaient rejoints leurs positions respectives. Et depuis tout ce temps, il veillait comme les autres traquant du regard le moindre incident. Ses paupières s'alourdissaient,sa tête s'inclinait en avant et d'un coup les choeurs entonnaient un psaume ou autres champs joyeux. L'arbalétrier reprenait ses esprits et sa vigilance perdue. Il toisait à nouveau la foule amassée en contre bas...

Sirius7 a écrit:
Elle ne tenait vraiment pas en place ! Si elle avait décidé de lui casser les pieds une fois de plus, elle s'y prenait à merveille. Cette fois la place ne convenait pas à "madame" alors elle prenait l'initiative d'en changer. Elle avait de la chance d'être celle que Coluche avait choisi pour avoir une place attitrée et officielle dans son lit, sinon Sirius lui aurait fait comprendre de quelle manière devait se comporter une bastarde de son genre : à genoux pour s'excuser de son comportement plus que dégradant. C'était empli de ses merveilleuses et utopiques pensées que le Vicomte fut donc entraîné à la suite de Delvine. Se croyait-elle déjà Princesse pour agir de la sorte ? Sirius s'était juré de tout mettre en œuvre pour que ce moment n'arrive jamais...

"Casser les pieds" n'était sensé qu'être une image... Retenant un cri de douleur qui aurait fait vibrer toute la cathédrale, le Vicomte serra les dents de toutes ses forces. Certains portaient des chausses pour le moins étranges et dangereuses en Flandres... Portant son regard sur la d'Appérault qui devait jubiler intérieurement, Sirius s'efforça de sourire.


Si cette place vous sied, tant mieux. J'espère que nous ne changerons plus cette fois, la cérémonie débute.
Profitez bien, il se peut que jamais vous ne puissiez être à cette place tant désirée...


Sourire qui vint naturellement cette fois-ci, tout en fixant sa tante Daresha pour insister sur le fait que le Vicomte parlait bien de cette place là... La place de mariée...

Delvine a écrit:
Qu'importe la finalité du regard du vicomte. Elle ne la voyait point cette mariée, bien cachée derrière la stature d'un géant accompagnée d'une dame grandement chapeautée. Et cela lui convenait à merveille.
Tout aussi indifférente à ce mariage, elle l'était également aux paroles du fils.


Parce que vous, vous pensez que vous y serez à nouveau devant l'autel pour y mener votre maîtresse officieuse ? Sourire malicieux accompagné d'un regard céruléen qui le renvoi à ses fautes.Car vous cumulez les erreurs, mon fils.

Ses yeux n'avaient point changeaient de cibles. Sans sourciller. Son regard était toujours posé sur lui, insistant, avant de se fixer plus haut que ses yeux.

Oh mais que vois-je Vicomte ! Ne serait-ce pas un cheveu blanc ? Désignant l'objet de sa fausse surprise, du doigt. Avec un sourire qui se veut angélique. Souffririez vous que votre père n'accepte jamais votre union avec la mère de votre enfant bâtarde ?

Arcalion a écrit:
bigornea a écrit:
Vous Messire Arcalion Seigneur d'Antoing. pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

Voila c'était enfin le moment pour lequel Guillaume lui avait demandé d'être là. Il écouta Deedo faire son serment, puis ce fut à son tour de prononcer quelques mots. Avant de prononcer un mot, il réfléchit, il ne pouvait pas répondre à cette question, sur son honneur il ne pouvait pas. Il prit alors la parole d'une forte est intelligible voix :

Monseigneur, je ne suis pas en mesure de répondre à votre question.

On entendit des murmures au travers de toute la cathédrale. Arcalion sourit, une fois de plus il se faisait remarquer. Il se retourna, il vit Cyle qui le regardait avec de grands yeux. Il la regarda dans les yeux et lui fit un clin d'oeil, elle compris tout de suite que comme d'habitude Arcalion faisait son intéressant. Il sourit à nouveau et dit :

Un peu de calme s'il vous plait, ne vous inquiétez pas le buffet c'est pour bientôt.

Puis se retournant vers Bigornéa il dit :

Je ne peux témoigner des intentions de la futur mariée car c'est la première fois de ma vie que je la vois en ce jour béni. il fit une pause et il repris. Moi Arcalion d'Antoing, atteste sur mon honneur que si il y a un homme d'honneur ici c'est bien Guillaume, et que si il dit vouloir avoir cette magnifique damoiselle pour épouse, je peux attester sur ma propre vie, que ses intentions sont sincères. Se tournant vers Guillaume il dit tout bas :

J'ai pas encore pu te le dire, mais t'as pas choisi ka plus moche mon cochon

Voyant la mine un peu déconfite de Bigornéa, Arcalion sourit, bah quoi fallait bien s'amuser un peu, la cérémonie était tellement longue.....

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:40

Milo a écrit:
[Fond de l'église, Comtesse j'ai faim ! PS : Arcalion, je vous aime]

Point positif, la Comtesse n’a pas réagit à son petit discours (qui n’était nullement provocateur, le lecteur aura compris que ce n’était pas du tout le genre du colosse). M’enfin, les autres non plus n’ont pas réagit à ses paroles. Pourtant c’était dit assez fort, pour que tout le monde puisse en profiter. Mais apparemment, ignorer les autres à l’air d’être une spécialité de la noblesse. C’est vrai quoi, depuis le début, tout le monde ignore tout le monde. En même temps, certains sont habitués.

Donc, la Comtesse n’a pas réagit, ce qui est bon signe pour le derrière du géant. Ni la Furie, aussi aimable que Skadi dans ses mauvais jours. Mais on ne peut pas lui reprocher, sa sœur a eu la même réaction le soir de leur rencontre. Mais si elle est aussi coincée que la Dare, ça promet.

Retour à la cérémonie, colosse qui a de plus en plus faim, et qui s’ennuie de plus en plus. Même pas un cul serré à renvoyer dans ses filets, c’est pas drôle. Et puis, comme si lui aussi cela le démangeait d’aller voir ailleurs, voilà que le chiot que le colosse porte se met à gesticuler et à gigoter comme si il avait le diable aux trousses. Azur qui hausse un sourcil avant de se baisser et de le laisser retourner sur le plancher des vaches.

Et voilà Fenris qui se met à cheminer tranquillement, vers les allées, petite boule de poils blanche partant à la découverte de la bâtisse. Géant qui surveille du coin de l’oeil son protégé, tandis qu’il observe les témoins des mariés prononcer la véracité des sentiments exprimés plus tôt.

Chien qui doit apprendre à se tenir, mais qui regarde avec un intérêt particulier une rangée du milieu, où se trouve des vieilles dames et un petit jeunot qui à l’air de s’ennuyer autant que Milo. Il à l’air tellement de s’ennuyer, qu’il s’est endormi. Mais le chiot, lui, en a décidé autrement. Non, non, jeune homme, tu ne dormiras point. Fenris pose donc ses pattes sur ses genoux qui lui servira de promontoire pour aller faire un tour au milieu de tout ce beau monde.

Petites griffes qui se plantent allègrement dans la peau de l’aide improvisée, se moquant bien de savoir si cela fait mal ou non. De toute façon, le chiot ne sent rien. Le canidé donne un coup de langue sur le museau de l’endormi, histoire de voir si il veut bien jouer avec lui. Il attend quelques secondes, avant de passer à la personne suivante, toujours en plantant ses griffes sur son support fait de chair et de sang.

Il est proche du but, si proche, quand une main ose le pendre. Futur prédateur qui retrousse les babines face à l’impudent, qui est en fait une impudente. Et qui se trouve être la madame assise à côté du monsieur qui dort comme une marmotte. Et une vieille en plus. Chiot qui se débat tant bien que mal sous les assauts de la main fripée, mais rien à faire, la rombière ne lâche pas prise.

Vraiment ? Et voilà soudain un petit bruit semblable à un filet d’eau tombant sur la pierre qui se fait entendre. Liquide qui arrose à moitié la robe de la noble, et à moitié les vêtements du dormeur. Bien évidement, c’est le pantalon du sieur qui est mouillé, et un peu la chemise, mais surtout le pantalon. Fait important pour la suite.


- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! A l'assassiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!

Vous l’aurez compris, la dame n’était pas contente de ce qui lui arrivait. Doit-on préciser qu’elle a une mauvaise vue, et qu’elle pris le chien pour un rongeur ? Alors précisons le. Elle possède donc une mauvaise vue et a pris la petite boule de poil blanche pour un rat. Suite à cette réaction, plusieurs têtes se tournent vers le lieu du crime, se demandant si vraiment rat, il y a ou pas.

Quelques personnes se sont approchées, et, parmi elles, le colosse qui s’est enfin décidé à bouger. Mains tendues pour prendre le chiot tombé à terre et tremblant dans ses bras, regard furieux jeté à la noblesse présente icelieu.


- Ba alors M’sieur-Dame, on a peur d’un chiot ? Azurs outrées qui jettent un œil au pantalon. Z’êtes sale ! Z’auriez pu vous r’tenir quand même. La robe d'M’dame est toute mouillée. Soupir qui s’échappe du géant. Si c’est pas malheureux d’abîmer pareil vêtement. On voit qu’vous pouvez en avoir autant qu’vous voulez. Pour sûr qu’vous auriez fait attention si vous n’étiez pas aussi riche.

Azurs dédaigneuses qui s’en retournent vers leur position initiale, gloussant à mi-parcours de la petite farce faites par le chiot, caressé par une dextre qui se veut réconfortante. Sourire du géant à la Furie, nul doute qu’elle lui fera une remarque bien sentie sur son comportement quand ils seront seuls. Et puis si c’est pas elle, se sera la Comtesse. Boucle d’Or, où es tu, où es tu ?

bigornea a écrit:
Bigornéa écouta les paroles d'Arcalion, décidément il ne changera pas lui.Bigornea avait palie elle esperait que cela ne s'etait pas trop vu..
l'assemblée presente dans la cathédrale etait trés dissipée , beaucoup chuchottait sans cesse . mais L'Archevêque ne perdait pas pour autant le fil de la cérémonie. Elle toussota puis s'adressa ensuite aux deux témoins de la marié




Vous Dame Ilmarin d'Azayes, Dame de St Front d'Alemps et Vous Demoiselle Zalina, chevalier errant de l'Ordre Royal de la Licorne pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

Ilmarin a écrit:
Perdue dans ses pensées, elle contemple les rayons jouer dans les poussières délicates, toujours présentes, qui tentent de s'élever, qui ondulent, se cachent pour mieux revenir.
En un tel moment, son regard se perd dans l'immensité d'un ailleurs, au tréfond de ses pensées. Rien n'avait troublé l'union. Rien n'avait troublé les voeux. Tout était parfait...

Tout était parfait dans ce souvenir qui lui revenait subitement. D'une journée de neige glacée. De souffle qui se solidifiait en touchant l'air semblant lui-même gelé. La morsure du givre sur sa peau, dans ses poumons, les crissements sous ses bottes. Rien...
Sauf un regard. Un sourire. Une ombre appuyée sur un arbre qui la suivait. Qui stoppait sa marche. La tirait de ses pensées. Deux solitaires qui se sont étudiés, jaugés, pesés, évalués d'un échange silencieux et aussi froid que cet hiver qui s'abattait vers l'Est.

Les paroles sacrées s'adressant à une jeune femme blonde qui n'était plus dans la cathédrale restent en suspens un long moment. Et seule la délicate caresse d'une main sur la sienne la tire de cette journée.
Etait-ce si loin...?


Moi, Ilmarin d'Azayes, Dame de Saint-Front-d'Alemps, affirme et témoigne...

Un nouveau blanc dans ses paroles. Les émeraudes cherchent leur soutien, leur amour, un réconfort. Un espoir aussi. Serre sa main d'un coup, s'accroche à lui.
Il était bien là...
Tout était parfait...


Que Guillaume et Daresha s'unissent de leur volonté propre et sincère, sans contrainte, d'un amour plein, entier. Et libres.

Un dernier sourire au couple de jeunes mariés et son regard retourne se perdre dans un ailleurs.
Tout était parfait...

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:42

Zalina a écrit:
Les témoins du marié… On va y arriver. Non d’une crotte de biquette en bois, elle n’en finit pas cette cérémonie ! Et plus on s’approche du but, moins le temps semblait avancer.
On ne peut pas passer directement au échange des alliances ? Non ? Bon…

Et le témoin qui s’y mettait. Le cœur de Zalina s’arrêta et elle sortait déjà les griffes quand il reprit la parole. Elle soupira en entendant la suite de son discours.
Ils avaient tous décidés de la tuer. Son cœur va lâcher avant la fin de cette cérémonie interminable. Ce n’est pas possible autrement.

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! A l'assassiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!

Crénom d’une pipe !!! Quoi encore ???!!!
L’amnésique se retourne, le regard plus noir encore qu’à l’appel d’un éventuel opposant au mariage. Ses billes se posent sur le Géant qui venait de récupérer son chiot. Oh celui-ci il va avoir de ses nouvelles ! Il a de la chance d’avoir sauvé la Comtesse il y a quelques jours, sinon il aurait déjà eu le droit à un bon coup de pied là où çà fait mal !

Mais pour l’heure, Zalina ne voulait pas bouger tant que ces deux là ne seraient pas mariés une bonne fois pour toute. L’affaire sera donc réglée un peu plus tard lors des festivités ou une fois le couple en voyage de noces.
Et personne ne bougera de cette Cathédrale avant que ce soit fait ! Nom de … Oups, pardon Monseigneur.

Heureusement, l’Archevêque ne semblait pas vouloir s’interrompre pour si peu et la cérémonie reprit.
On va y arriver…
On laisse les détails de cotés et on avance. Le principal restant que la Rose et la Licorne d’Or soient mariés au plus vite. Ca s’agite de plus en plus et il va finir par y avoir une catastrophe. Hors de question que cette catastrophe ait lieu avant que la cérémonie soit finie.


Vous Dame Ilmarin d'Azayes, Dame de St Front d'Alemps et Vous Demoiselle Zalina, chevalier errant de l'Ordre Royal de la Licorne pouvez vous affirmer et témoigner de la volonté propre et sincère que ces deux êtres ont de s'unir par les liens sacrés du mariage ?

Oh oui, oui, Monseigneur !!
Enfin, je veux dire… Moi, Zalina de Montmorency, Damoiselle de Colombiers et membre de l’Ordre Royal de la Licorne, affirme et témoigne que le Baron Guillaume de Jeneffe, mon Grand Maistre, et la Comtesse Daresha souhaitent plus que tout s’unir par les liens sacrés du mariage.


Il fallait la faire plus long ? Non parce que là, l’amnésique l’aurait bien fait plus courte.
Pourvu qu’on y arrive avant la catastrophe ou que tout le monde s’endorme.
Petit sourire aux mariés et la jeune femme reporta son attention sur l’officiante.

Damienus a écrit:
"Nom de... !" Le comte ne finit pas ces paroles de peur de blasphémer. Arcalion son vieil ami, avait lancé un froid dans la cathédrale, mais c'était pour mette de l'ambiance. Tout le monde rit jaune, à la fois soulagé, et apeuré par cette boutade. Le comte dis tout bas:
"Arcalion sale fripon! Jamais tu ne changera" il sourit en disant ses mots

Arielle_de_Siorac a écrit:
    La salle estoit plongée dans la pénombre. L'air estoit frémissant, froid, il sembloit secoué de mille petites griffes, Arielle ne voyoit rien. Assise sur une chaise haute de huit pieds, elle essayoit de percer le voile sombre, à la recherche de quelque lumière. Elle vouloit descendre, elle vouloit sortir de là, on l'attendoit, les enfants, son époux, le disner estoit servi. Mais elle avoit peur, quelque chose estoit là, en bas, qui l'attendoit.


Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! Un raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat!!!! A l'assassiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!

Sursaut.

Mmm... Que ...?

Rien. Le parfum des fleurs, le sourire de Guillaume et de sa dulcinée, la main sur le ventre rond. Puys à nouveau la plongée au creux de l'épaule chaude de Jeanjacob.

    Des rats. Des milliers de rats qui grignotoient le plancher. Ils vouloient la faire tomber, la manger, la mordre jusqu'à l'os, la voir saigner, dévorer son enfant. Coup de pied dans le ventre, la peur estoit contagieuse. Mon ange, je suis là, ils ne t'auront pas, ils m'auront moy mais pas toy, ton père est là, quelque part, proche, tu verras. Une voix déchira la nuit. Moy, Ilmarin d'Azayes, Dame de Sainct-Front-d'Alemps, affirme et témoigne... Arielle sourit, une cousine lointaine, elle estoit là elle aussi mais... Peut-estre estoit-ce la ruse d'un rat? Et si c'estoit un piège? Impossible de voir autre chose que des ombres amères. Les chuchotements continuoient, les coups de pied aussi, ô Aristote, comment vais-je sortir d'ici, le disner sera froid, il se faict tard, j'aimerois dormir, laissez-moy dormir...
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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale   Sam 7 Juin - 0:45

bigornea a écrit:
Bigornéa se retourne et prend sur l'autel un petit coussin pourpre sur lequel sont posés deux anneaux d'or. elle les présente aux futurs époux qui en prennent chacun un.


katelyn a écrit:
Les époux en étaient à s'échanger les alliances. Katelyn trouvait ce geste bien plus significatif encore que l'échange de "Oui"... Bien plus beau, bien plus émouvant. S'il n'eut fallu retenir qu'un moment de cette cérémonie, ce serait sans hésiter celui-ci.

Elle murmura à Bayard, qui avait réussi à se frayer un passage à ses côtés :


Pour moi l'union n'a pas de parole. Elle se sait, elle se ressent, elle se vit au jour le jour, à chaque instant. Un simple regard peut suffire pour s'unir.

Après un court instant, elle ajouta :

Les sentiments transcendent l'acte d'union, qui les sublime. C'est ça, pour moi, une union dans l'Amour.

Pisan a écrit:
L'échange du consentement des époux avaient tiré Pisan de ses pensées. Rien ne lui venait, aucune émotion, elle avait vu trop d'unions se dissoudre dans l'indifférence. Et quand celle-ci était réussie, l'éloignement et le devoir séparaient ceux qui s'aimaient. S'unir en ces temps troublés, était courageux et elle admirait ce courage et se souvenait du courage des femmes de sa famille.
Elle observa Magdeleine absorbée par la cérémonie, fidèle compagne qui faisait de son silence, sa force. Cette femme, ces femmes présentes, celles dont elle connaissait l'abnégation dans la vie quotidienne, que pouvaient-elles penser en ce moment même? Et, eux, ceux qu'elle connaissait dans le travail ou dans l'affrontement, que pensaient-ils? Dans cette cathédrale magnifique, les choses à la lumière des magnifiques prenaient une couleur, un sens. Oui, jour de liesse...

Daresha - Lun Mai 12, 2008 12:26 am a écrit:
Consentements échangés. Terrible appel que celui de ses lèvres et cet instant ou elle plonge ses émeraudes dans ses azurs éprises. Il n'y a plus que lui et rien d'autre. Pas meme cette vieille femme qui se met à hurler dans l'immense Cathédrale. Plus rien ne compte. Et a t elle seulement entendu les témoins confirmer l'amour que les deux amoureux partagent? Non, sinon, nul doute qu'un sourcil se serait levé aux propos du Seigneur Arcallion. Envie de l'embrasser et de partir sans demander son reste afin de gagner l'intimité de leur demeure conjugale. Mais un léger toussotement la ramene à la réalité. Mais laquelle. Après avoir échanger, il faut désormais sceller ce qui a décidé de s'unir envers et contre tout, devant Dieu et les hommes. Une main blanche et tremblante attrape l'anneau sacré qui n'attend qu'une chose : trouver cette place qui l'attend à son doigts. Regard mêlés, souffle peu assuré, autre main qui prend délicatement la sienne. Et le fin bijour ciselé gagné sa place.

- Par cet anneau...Moi, Daresha de Riddermark... je te prend toi, Guillaume de Jeneffe...pour époux.... Tiens. Un tu... Entorse à leur vouvoiement de rigueur. Mais elle ne s'en est pas rendue compte.

Guillaume_de_Jeneffe - Lun Mai 12, 2008 1:13 am a écrit:
Heureux, Guillaume avait écouté sa seigneure confirmer la valeur de ce mariage. Souriant, il avait été témoin des paroles de son vieil ami, et avait osé acquiescer à son murmure. Soulagé, il avait entendu la Panthère rester Ilmarin et abandonner la folie qui la prit à la suite de l'accouchement. Rieur (sous cape tout de meme), il avait deviné l'impatience de la Poitevine sous des paroles parfaites. Curieux, il avait cru entendre des cris dans la nef.

Mais il avait gardé son regard pour celle qui serait très prestement maintenant son épouse. Et cette épouse allait maintenant lui faire enfiler l'anneau qui signifierait à tous, et à toutes, que Guillaume quittait le ccélibat pour une officielle union. Tremblant légèrement au contact du métal sur sa chair, il trembla encore plus lorsque, pour la première fois, elle le tutoya, quittant ce vouvoiement si traditionnel au chevalier.

Aussi fut-ce sans réellement réfléchir qu'il saisit l'anneau qu'il passa à son tour au doigt de la comtesse, caressant au passage ces douces mains, desquelles les souffrances de la vie s'effaçaient peu à peu, pour, enfin, lui répondre, d'un seul trait:
"Par cet anneau, signe d'une vie ne connaissant ni début ni fin, infini où nos deux existences se rejoignent, moi, Guillaume, je vous prends, vous, Daresha, comme épouse".

Finalement, la surprise n'avait pas fait craquer le moule des habitudes forgées dans des années de pratiques...

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[Récit - Mariage] Cérémonie à la Cathédrale
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