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 [Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale

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Zalina

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MessageSujet: [Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale   Dim 1 Juin - 21:09

totoxlezerox a écrit:
Quarts de Finale :


  • Azdrine de Vissac, Baron d'Usson, Chevalier de Pardaillec, Seigneur d'Herzeele et de Beaumont de Comborn.
  • Asdrubaelvect , Baron de Sombernon.

  • Antoine de Saint Sulpice, Seigneur de Brochard, Chevalier et Héraut du Saint Esprit
  • Charlesdelatour, Baron de Wattrelos Seigneur de Zoutenaaie et d'Irchonwelz


  • Escalibur2, Dame de Saint-Loup des Chaumes, Baronne de Saint-Christophe en Bazelles
  • Sanktuaire de Crussol, Vicomte de Hautefort, Baron de Nontron.


  • MarieAlice, Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Baronne d'Eymoutiers, Dame de la Tour du Chaban, Chevalier d'Igny.
  • LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc du Lavardin, Baron du Gault Perche, Premier Maistre d'Hostel de leurs Majestés le Roy et la Reyne de France, Maréchal d'Armes de France et Héraut de Touraine, de ce fait appelé Touraine.



[Pour Info :
Marchiennes : campement des jouteurs
Marchiennes : Infirmerie ]
LLyr a écrit:
Maistre, Maistre, Maistre !
Oui, Quoi , Kiya espece de restre ?
Je connais le nom de vostre adversaire
Et bien donne le moi pour savoir à qui j'ai affaire

Dame Marie Alice dit le valet fierement
Une femme, pensa le Duc, évidemment...
Soupir, foutue destinée, de le voir contrarié
Et bien poursuivit il, autant y aller et m'arnacher...
totoxlezerox a écrit:
Citation :
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : Azdrine de Vissac, Baron d'Usson, Chevalier de Pardaillec, Seigneur d'Herzeele et de Beaumont de Comborn. à Asdrubaelvect , Baron de Sombernon.



-
Le Baron d'Usson s’opposant au Baron de Sombernon


Première Lance :
Les deux jouteurs s'elancent. Ils touchent et brisent, Asdrubaelvect chute directement tandis qu'Azdrine semble tenir mais fini par chuter également. les deux jouteurs se relevent sans blessure et se preparent pour le duel.

Duel :
Azdrine prend l'avantage d'entrée en remportant les deux premieres touches. Lors de la deuxième il blesse légèrement son adversaire à la poitrine. Asdrubaelvect se rebiffe et le touche à son tour. Azdrine se reprend directement et touche de nouveaux deux fois Asdrubaelvect réouvrant gravement sa blessure et le contraignant à l'abandon.


Azdrine de Vissac, Baron d'Usson, Chevalier de Pardaillec, Seigneur d'Herzeele et de Beaumont de Comborn. est déclaré vainqueur à l'epée et se qualifie pour les demi-finale

totoxlezerox a écrit:
Citation :
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : Antoine de Saint Sulpice, Seigneur de Brochard, Chevalier et Héraut du Saint Esprit à Charlesdelatour, Baron de Wattrelos Seigneur de Zoutenaaie et d'Irchonwelz



-
Le Chevalier-Heraut du saint Esprit s’opposant à l' Ecuyer de la Licorne.


Première Lance :
Les deux jouteurs de force et experience équivalente touchent et brisent leur lance. Alors qu'Antoine s'accroche, Charles chute sans blessure.


Antoine de Saint Sulpice, Seigneur de Brochard, Chevalier et Héraut du Saint Esprit est déclaré vainqueur de la joute et se qualifie pour les demi-finale

totoxlezerox a écrit:
Citation :
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : Escalibur2, Dame de Saint-Loup des Chaumes, Baronne de Saint-Christophe en Bazelles à Sanktuaire de Crussol, Vicomte de Hautefort, Baron de Nontron



-
La Baronne de Saint-Christophe en Bazelles s’opposant au Vicomte de Hautefort


Première Lance :
dés la premiere lance , les deux jouteurs touchent. Sanktuaire est le seul à briser violement sa lance provoquant la chute d'Escalibur. Mais il est lui aussi déséquilibré et chute également. Ils se relevent tous deux sans blessure.


Sanktuaire de Crussol, Vicomte de Hautefort, Baron de Nontron est déclaré vainqueur de la joute par une lance brisée à zéro et se qualifie pour les demi-finale

totoxlezerox a écrit:
Citation :
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : MarieAlice, Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Baronne d'Eymoutiers, Dame de la Tour du Chaban, Chevalier d'Igny à LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc du Lavardin, Baron du Gault Perche, Premier Maistre d'Hostel de leurs Majestés le Roy et la Reyne de France, Maréchal d'Armes de France et Héraut de Touraine, de ce fait appelé Touraine



-
La Vicomtesse d'Arnac Pompadour s’opposant au Duc du Lavardin


Première Lance :
Les deux jouteurs touchent et brisent violement leurs lances dans un enorme fracas. Ce qui entraine leur chuteà tous deux. Llyr n'a rien , mais Marie-Alice est légèrement blessée à l'épaule.

Ils vont devoir se departager à l'epée.

Duel :
Malgres sa blessure légère, la Senechale se rue sur son adversaire. Le touche une premiere fois et enchaine avec un coup tres violent à l'epaule. Llyr s'écroule et l'arbitre intervient. Il est visiblement gravement blessé (épaule) et ne peut continuer . Il doit se faire soigner.


MarieAlice, Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Baronne d'Eymoutiers, Dame de la Tour du Chaban, Chevalier d'Igny est déclarée vainqueur par abandon à l'epée et se qualifie pour les demi-finale

LLyr a écrit:
    Savez vous ce qu'est le Destin ?
    Savez vous quand il vous prend ou vous rejette de son sein ?
    Habituellement il frappe sans prévenir
    Même pas de carillon à faire retentir.

    Au bout de la Lice elle se tenait
    De chaque coté on se saluait
    L'arbitre baisse son bras, signe de piquer des deux
    Et dans le heurt et les fracas nous voir ruer pour le peu

    A un double crac boisé, répond un double bruit d'acier
    De ceux que font deux armures de joutes s'écrasant au sol
    Je me fais aider, je la vois tituber, seul bémol
    La main par réflexe se porte à l'espauliers

    Ainsi j'ai blessé une femme, Diantre, foutue Destinée
    Tu veux vraiment me deshonorer !?
    Tu sais très bien Femme Chaotique que cela me chamboule
    Que d'être la cause de pareil malheur me tourne la boule

    C'est peu enclin à me servir d'un braquemar
    Que j'attends mon adversaire sur le tard.
    C'est peut être vexée d'être tombée
    Que cette furie par la même m'agressait

    Elle se rue comme si sa vie en dépendait
    Comme si j'étais cause et faicts
    Je me carre et j'attends,
    Ce n'est pas une position que j'apprécie énormément

    L'on m'a enseigné à porter dés le départ un coup
    Celui qui assure la victoire en laissant l'autre debout.
    Là, ce n'est pas le cas, je l'ai blessé je m'en veux
    J'aurai aimé le lui dire avant dans un aveu.

    Mais la voici plus pressante la pointe passe et me touche
    Elle prend appui et comme dans une virevolte audacieuse
    M'asseigne au travers de la spauliere, celle qui fait mouche
    Dans un craquement d'os, une blessure vicieuse.

    C'est le bras d'épée qui est touché
    L'épaule est déboitée
    J'aurai pu continuer en changeant de main
    Ce que je fais par réflexe autant que par entrain

    Mais la douleur est poignante et fulgurante
    Je sais qu'il faut agir vite pour éviter de perdre l'usage du bras
    Qu'il faut remettre l'épaule en place avant les tracas
    Alors je prends cette décision qui me pèse, évidente,

    De la main sénestre qui tient le braquemar
    Je le retourne et le plante en Terre sans retard
    J'affirme alors mon abandon
    J'affirme alors ma libération

    Je salue celle à qui je dois ma défaite
    Lui assure qu'elle ira loin et qu'elle me ferait plaisir en faisant route parfaite
    Puis en sortie de lice alors qu'on me retire cette gangue d'acier
    Je fais venir mon forgeron, Michel, ce Taureau muet.

    Il me connait je n'ai guère besoin de parler
    Il m'attrape le bras et de sa main comme un battoir
    Collée dans mon dos fait rentrer l'os dans son logement dérisoire
    La douleur est intense et le cri de délivrance est hurlé

    Je suis sur que de l'autre coté de la Lice, voir du champ
    L'on m'a entendu ainsi m'exprimer
    C'est les risques de la joute que d'être blessé
    C'est les risques de la joute que de devoir ainsi chanter.

    Bras en écharpe pendant quelques jours voir semaines
    Je resterais à me demander pourquoi la Destinées a telle haine ?
    Pourquoi faut il que ces derniers jours elle rigole de moi ?
    Et en arrive a me faire couler des larmes d'émoi...
Damienus a écrit:
"Ouch!" s'exprima le comte à la vue de ces quart de finale qui furent particulièrement violents. Beaucoup furent blessés. Beaucoup durent se battre à l'épée. Le chevalier Azdrine sortit vainqueur de son combat contre le baron de Sombernon. Tout deux furent blessé mais le chevalier Azdrine n'eut que de blessures superficelle. Le chevalier Antoine lui aussi réussi a ce qualifier pour les demis finale. Malheureusement cette victoire c'est acquise sur le dernier flamand encore en lice. Par chance messire Charlesdelatour ne fut pas blessé. Il ne restait que trois chevaliers de Haut rang, et un petit noble mais qui montra son adresse aux joute. Ce dernier est fortement applaudit par le public, il est le favoris du coeur, mais sur le papier il n'a que peu de chance. mais qui sait l'avenir est plein de surprise.
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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale   Dim 1 Juin - 21:15

Escalibur2 a écrit:
totoxlezerox a écrit:
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : Escalibur2, Dame de Saint-Loup des Chaumes, Baronne de Saint-Christophe en Bazelles à Sanktuaire de Crussol, Vicomte de Hautefort, Baron de Nontron

-
La Baronne de Saint-Christophe en Bazelles s’opposant au Vicomte de Hautefort


Première Lance :
dés la premiere lance , les deux jouteurs touchent. Sanktuaire est le seul à briser violement sa lance provoquant la chute d'Escalibur. Mais il est lui aussi déséquilibré et chute également. Ils se relevent tous deux sans blessure.


Sanktuaire de Crussol, Vicomte de Hautefort, Baron de Nontron est déclaré vainqueur de la joute par une lance brisée à zéro et se qualifie pour les demi-finale

Le rythme de la compétition s'intensifiait et le niveau était chaque tour plus élevé. Pour la deuxième fois de sa jeune existence, la Baronne atteignait le cap des quarts de finale. Lors de son expérience précédente, elle s'était inclinée contre celui qui fut par la suite le vainqueur des joutes. Cette fois elle espérait pouvoir faire mieux et atteindre le palier suivant.

Concentrée comme jamais, la Dame Blanche était décidée à donner le tout pour le tout dans l'espoir d'atteindre les demi-finales. Dès le signal de l'arbitre, elle fonça donc tête baissée et toucha son adversaire. Cela aurait pu être une source de contentement, mais le Vicomte la toucha en même temps et brisa sa lance contre son écu. La violence du choc fit vaciller puis tomber la Baronne au sol. Quelques secondes plus tard, l'homme, également déséquilibré, la rejoignit au sol. Les deux nobles se relevèrent rapidement et sans encombre.

L'arbitre déclara alors le Vicomte vainqueur de la confrontation et Escalibur alla féliciter le vainqueur comme il se doit. Elle était heureuse d'être arrivée aussi loin et de ne pas avoir à rougir de ce tour. Elle salua donc le public, la tête pleine de souvenirs et avec un peu d'expérience supplémentaire qui lui serait certainement utile lors d'une prochaine occasion.
azdrine a écrit:
totoxlezerox a écrit:
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : Azdrine de Vissac, Baron d'Usson, Chevalier de Pardaillec, Seigneur d'Herzeele et de Beaumont de Comborn. à Asdrubaelvect , Baron de Sombernon.



-
Le Baron d'Usson s’opposant au Baron de Sombernon


Première Lance :
Les deux jouteurs s'elancent. Ils touchent et brisent, Asdrubaelvect chute directement tandis qu'Azdrine semble tenir mais fini par chuter également. les deux jouteurs se relèvent sans blessure et se preparent pour le duel.

Duel :
Azdrine prend l'avantage d'entrée en remportant les deux premieres touches. Lors de la deuxième il blesse légèrement son adversaire à la poitrine. Asdrubaelvect se rebiffe et le touche à son tour. Azdrine se reprend directement et touche de nouveaux deux fois Asdrubaelvect réouvrant gravement sa blessure et le contraignant à l'abandon.


Azdrine de Vissac, Baron d'Usson, Chevalier de Pardaillec, Seigneur d'Herzeele et de Beaumont de Comborn. est déclaré vainqueur à l'epée et se qualifie pour les demi-finale


Voila qu'Azdrine se retrouvait en quart de final contre le baron de Sombernon. Un adversaire qu'il avait l'habitude de rencontrer, et l'habitude de perdre.

A l'annonce de son adversaire, le chevalier arqua un sourcil en direction de l'arbitre héraut. Ce gredin devait vraiment prendre plaisir à le faire jouter contre des adversaires quiturpinait Azdrine.

Les jouteurs se saluèrent et au signal de l'arbitre ils s'élancèrent. Les deux lances volèrent en éclat et tandis que le chevalier de Pardaillec entendit la chute de son adversaire, il luttait pour garder son équilibre. Dans une position grotesque, le poids de l'armure devenait insoutenable, et alors que le ruban accroché au bout de sa lance passa devant lui, il ne put éviter la chute.

Les adversaires étaient maintenant à terre et le duel se finirait à l'épée.

Le Chevalier tire l'épée du fourreau et se place en garde basse. Son pied gauche en avant, il place la pointe de son épée vers la cuisse de son adversaire et ne cesse de regarder la pointe de son adversaire afin de le prendre de cours. Enfin le baron d'Usson feinte une attaque mais surprend son adversaire par un revers puis enchaine de suite avec un estoc en ayant pris soin de bien avancer son pied droit en avant.

Il ne peut empecher la touche de son adversaire avant qu'il n'ai pu se remettre en garde correcte.

Il change de technique et se place en garde basse mais cette fois ci, il place son pied droit en avant. Il place un revers à l'épaule de son adversaire puis enchaine avec un nouveau coup d'estoc à la poitrine.

Mais entraîné dans la folie du duel, il ne se rend compte de la virulence qu'il mis dans son coup et blesse cette fois ci sérieusement son adversaire.

S'approchant aussitôt de lui il lui dit :


Baron, pardonnez mes coups de lames, je me suis emporté dans le duel qui m'opposait à vous. Je suis sincèrement navré. J'espère que la blessure n'est pas si grave que le saignement qu'elle provoque.
MarieAlice a écrit:
totoxlezerox a écrit:
Citation :
Joute de Marchienne
Cercle de rang quart de finale, opposant : MarieAlice, Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Baronne d'Eymoutiers, Dame de la Tour du Chaban, Chevalier d'Igny à LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc du Lavardin, Baron du Gault Perche, Premier Maistre d'Hostel de leurs Majestés le Roy et la Reyne de France, Maréchal d'Armes de France et Héraut de Touraine, de ce fait appelé Touraine



-
La Vicomtesse d'Arnac Pompadour s’opposant au Duc du Lavardin


Première Lance :
Les deux jouteurs touchent et brisent violement leurs lances dans un enorme fracas. Ce qui entraine leur chuteà tous deux. Llyr n'a rien , mais Marie-Alice est légèrement blessée à l'épaule.

Ils vont devoir se departager à l'epée.

Duel :
Malgres sa blessure légère, la Senechale se rue sur son adversaire. Le touche une premiere fois et enchaine avec un coup tres violent à l'epaule. Llyr s'écroule et l'arbitre intervient. Il est visiblement gravement blessé (épaule) et ne peut continuer . Il doit se faire soigner.


MarieAlice, Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Baronne d'Eymoutiers, Dame de la Tour du Chaban, Chevalier d'Igny est déclarée vainqueur par abandon à l'epée et se qualifie pour les demi-finale


[Campement des Dames Blanches]

Ne pas s'en vouloir et se dire que c'était le lot des joutes. Se le dire n'était pas l'accepter et Marie faisait les cent pas tandis qu'Eowin se faisait soigner.

Respirer, se détendre, les joutes n'étaient pas finies et la jeune femme devait se concentrer sous peine d'être la prochaine à terre. Si cela arrivait, elle connaissait d'avance la chanson qu'elle allait entendre... Air et paroles...

Il allait être l'heure, nouveau combat, contre le Cygne cette fois. Rencontré plus d'une fois en tant que maréchal d'armes pour le Limousin, entrevu au mariage de Neb. Et bien, on verrait bien ce que que cela donnerait.


Allons-y Zya, en espérant ne blesser personne cette fois.

[Lice]

Faire silence en soi et surtout oublier l'image d'Eo à terre. Ne pas craindre que cela se reproduise ou bien cela arriverait.

Marie affermit sa main sur sa lance, saluant de la tête son adversaire avant de s'élancer.

Trop de doutes malgré les efforts pour les repousser, un bruit, un choc et cette fois le sol fut pour les deux adversaires et une légère douleur à l'épaule.

La jeune femme se releva, un peu sonnée et étourdie par le bruit du métal, porta la main à l'épaule. Non rien de casser. Mais les idées embrouillées. Dernière chute sur une autre plaine, dernier combat face à un tourangeau. Rouge soudain et incapacité de se réfléchir. Elle saisit son épée et se rua sur Llyr, un autre visage superposé au sien.

Un premier coup, léger mais aussitôt suivi d'un second, porté beaucoup plus violemment. Et cette fois le voile tomba. Marie, au bruit, se retrouva soudain face au maréchal et non à l'ennemi entrevu. Le maréchal qui venait de planter son braquemar en terre en signe d'abandon.

Pâleur sous la salade tandis qu'il lui souhaitait d'aller loin, juste le temps de murmurer quelques mots, espérant qu'il les ait entendus, lui demandant pardon de sa conduite. Regard sur sa propre épée, demi-tour vers le campement, d'un pas lourd.
AsdrubaelVect a écrit:


Le Baron de Sombernon, plus sûr de lui que jamais avant ce combat. Tout, tout était là pour cela.
Son adversaire tout d'abord, en deux rencontres il l'avait vaincu deux fois... Et jamais deux sans trois comme dit le proverbe très utile dans ce genre de situations.
Ensuite, il portait accroché par un mécanisme assez incongru à son armure les couleurs sable et argent de la Louve, les étoffes que lui avait données Morgwen la veille, avec sa bienveillance.
Toute la nuit, et dans ses rêves, il avait cherché à comprendre sa personnalité complexe, c'était souvent un jeu pour le Baron, percer la personnalité de toutes les personnes avec qui il conversait, mais jamais il n'avait totalement cerné Gwen, et elle attisait toujours sa curiosité, malgré qu'ils aient vécu plusieurs mois ensemble, il ne comprenait toujours pas la majorité de ses décisions.

Première lance, le Sombernon gonflé d'honneur et d'orgueil fonça vers son adversaire, trop sûr de lui et en excès de confiance, il pensait déjà clore le duel.
Mais en mauvaise position sur ses étriers, il chuta en arrière, mordant la poussière.
Se relevant assez vivement, il vit que son adversaire finit par chuter, l'espoir rester, et il serra le loup et prit l'épée qu'on lui apportait.

Il ne pouvait pas perdre, et il se battrait comme à Genève, la victoire coûte que coûte.

Manque de concentration, tête ailleurs, garde baissée, le Sombernon se fait touché deux fois, et blessé à la poitrine par l'estoc de son adversaire. Le Loup est transpercé d'un coup, et le sang coule doucement le long de son armure.

Le Baron ne compte pas se laisser faire et donne un coup de taille, au bras de son adversaire.
Mais la réaction n'est que de courte durée et Azdrine reprend l'avantage en touchant deux fois. Le Baron s'écroule, deuxième coup à la poitrine, qui, cette fois-ci, est largement taillée.

Le sang coule à flot, ruisselle sur l'armure scintillante et le blason de la Louve devient de sable, d'argent et de gueule.
Le Sombernon pose un genou à terre et répond à son adversaire, calmement pour éviter de saigner davantage.


La blessure ? je verrais cela plus tard...Peut-être pas si tard que cela, finalement se disait-il, mais il fallait toujours minimiser les dégâts.
Je vous félicite pour ce duel, vous avez été un adversaire impressionnant, vous vous êtes énormément amélioré depuis la dernière fois dois-je dire.
Je n'ai nul doute que vous pourrez gagner ce tournoi !


Surtout après avoir battu le ô combien invincible Baron de Sombernon (sic).

Faisant volte face, pressant de sa main la blessure avec les précieuses étoffes, le Baron marcha vers la sortie de la lice, titubant comme si l'ivresse handicapait dans ses déplacements.

A la sortie de la lice, un de ses genoux tomba au sol, le Baron fit un effort énorme pour le relever et continuer à marcher, tant bien que mal.
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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale   Dim 1 Juin - 21:15

Morgwen a écrit:
Porter chance. Jamais. Même pas pour une petite joute.
Devant sa mimique désolée et compatissante, la Louve vit ses couleurs se teinter de sang. Abondant.
Ca aurait été trop beau qu'il se qualifie, portant haut ses couleurs.
Leur entrevue au sortir des huitème de finale. Sa proposition incongrue née d'un élan irréfléchi mais sincèrement chaleureux lui laissait à cette heure un goût métallique sur la langue. Un peu de sang. A la dernière entaille du baron, sa salive s'est teintée de rose.

Elle quitta les tribunes, soucieuse. Rejoignit le bord de la lice, avec mauvaise conscience. Vit sa faiblesse au bord du champ clos, avec douleur.
Son effort pour se relever fut aidé d'une poigne ferme et attentionnée. Sans se soucier du sang et de la poussière, Gwen aida son champion vaincu à rejoindre sa tente pour être débarassé de sa carapace et soigné. Le souvenir d'une autre blessure infligée par des briguands lui revint à l'esprit alors qu'elle marchait en silence à ses cotés. Soupir.
AsdrubaelVect a écrit:
Sentiment étrange de se sentir soutenu alors que tout va mal et qu'une douleur vous déchire le poumon. On lui avait bien tendu la main et le Baron s'apprêtait à remercier sincèrement le probable serviteur qui l'avait aidé... Mais lorsqu'il tourna la tête, il vit Gwen, ses yeux demeurèrent exorbités quelques instants, le temps de de rendre compte de la situation.
Pourquoi était-elle venue ? il n'en savait rien... il avait été lamentablement vaincu et n'avait rien montré de brillant, elle aurait dû l'abandonner, comme la dernière fois. (et oui, le fatalisme et la mauvaise foi vous dis-je)

Malgré toutes ces pensées idiotes, un léger sourire fleurit sur les lèvres du Baron, très vite atténué par une quinte de toux, sa main mise en obstacle laissa échapper un filet de sang...
Ses impressions étaient bonnes, le poumon avait très certainement été touché, et le Baron serait les dents pour ne rien laisser paraître de sa douleur et du sang qui lui tapissait la main et les lèvres.

Le souvenir d'une entrevue avec des brigands entre Sémur et Dijon, pas loin de Sombernon, lui revint aussi à l'esprit... La nuit qui fut longue à digérer... il n'avait pas été capable de défendre sa compagne et pire, elle avait aussi été blessé. La veille, il aurait souri en repensant à cet épisode, se disant que, finalement, sa peine n'avait qu'été vaine, que tout était révolu, et que toutes les attentions qu'il avait pu donner n'avaient été que bibelots dans une vie si mouvementée. (comprenne qui pourra)
Mais aujourd'hui, c'était différent.

Alors qu'il arrivait à sa tente, le Sombernon qui avait été silencieux, préférant éviter de souffrir un peu plus et parce que parler n'aurait servi à rien, toute la situation était résumée par leur posture, lui penaud et boitillant, et Elle le soutenant. Il regarda Morgwen et lui lança un regard plein de toutes ses interrogations : pourquoi ? et maintenant ? m'en veux-tu ? pourquoi ne t'en vas-tu pas ? veux-tu entrer ? m'aideras-tu comme lors de cette période tant chérie mais révolue ?
Accompagnant ce regard, la main du Baron se posa dans le dos de Gwen, alors qu'il se mordillait les lèvres pour ne pas laisser paraître leur couleur sanguine.
Morgwen a écrit:
Il pouvait bien tenter de lui cacher son état de minimiser les conséquences de ses navrures, elle n'était point dupe. Ses connaissances médicales se limitaient aux simples et à certains soins de boucher... mais tout de même.
Accablée par l'inquiétude et une culpabilité fataliste, persuadée qu'elle lui avait porté malchance, elle ne vit pas le sourire d'Asdru mais bien le sang expectoré par la toux. Son soutien se fit plus ferme alors que son esprit oeuvrait à toute vitesse afin de dégager les priorités, pour le sauver. Combien étaient mort des suites de leurs blessures? Fievreux, rongés par l'infection, épuisés par la fièvre...
Fermant les yeux pour chasser ces visions, elle manqua de buter sur une motte de terre soulevée par un sabot et chercha d'autres images auxquelles se raccrocher. Gwen le revit alors dans la grande salle de Malain alors qu'elle allait soigner son torse déjà... sa cuisse. Les blessures avaient alors été moins graves qu'il n'y paraissait au premier abord. pourvu qu'il en soit de même, se murmura t'elle pour couvrir la voix de l'inquiétude. De la raison.

Devant la tente aux couleurs de Sombernon, ils stoppèrent. Quittant alors ses pensées, les questions muettes l'atteignirent. Les réponses fusèrent... je ne sais pas... je ne sais pas...
Sur l'instant, le désir de ses lèvres se réveilla, qu'elle refoula, furieuse sur elle-même. Son regard se détourna, sourcils froncés, bouche pincée sur un soupir. C'était la dernière chose à faire. Elle n'avait rien à lui offrir hormis souffrance et déception. Elle ne pouvait pas jouer avec lui. Et elle devait repartir pour la Bretagne après cet interlude.

Faussement rieuse, légèreté feinte, elle finit par briser le silence.


Ne faisons pas de civilités. Entrons, je vais faire appeler un médecin et nous allons nous occuper de ces blessures.

Avec douceur, la Louve les remit en mouvement dans le but d'aller l'allonger. Des ordres fusèrent pour faire apporter le nécessaire pour prendre déjà soin de lui. Mais sans paravent cette fois. Avec une menace de mort enserrant le coeur de la duchesse par contre.
AsdrubaelVect a écrit:
Le Baron souffrant fut allongé sur un lit de fortune, grâce à l'aide de ses servants et de Gwen. C'est alors que les yeux entrouverts en direction de la duchesse, il lui sourit de toutes les dents qu'il pouvait encore montrer, dans sa faiblesse.
Le Sombernon lui adressa la parole, quelque peu faible mais toujours d'une voix intelligible.


Gwen...je...je veux que tu restes...

En gardant une voix amicale, le sens des paroles claquait comme un ordre. S'il avait pu, il aurait poursuivit en lui disant que c'était à cause d'elle qu'il en était là. Pourquoi à cause d'elle ? évidemment parce que sans son honneur et ses couleurs, il aurait déclaré forfait à la première blessure, c'est du moins ce qu'il s'assurait pour conserver une certaine forme d'amour propre. Sans aucun sens, évidemment.
Et d'ailleurs, ces mêmes couleurs, il les retira de sa blessure, qui se remit à saigner un peu davantage d'ailleurs, et tendit les étoffes sanguinolentes à Gwen. Il avait détourné le regard, honteux de sa défaite. Le Sombernon ajouta même, portant une légère honte dans sa voix.


Excuses-moi... je n'en ai pas été digne...

C'est alors que ses poumons furent déchirés par une nouvelle quinte de toux, à croire que retirer ce qui obstruait la plaie a créé un appel d'air... Ou encore permis une double respiration au Baron, bien pratique se serait-il dit en d'autres circonstances, par exemple sans la douleur.
Cette nouvelle perspective lui permettrait peut-être d'envisager énormément d'expériences amusantes, comme respirer deux fois plus pour courir mieux, vérifier l'expression "ça me va droit au cœur" ou encore énormément de bizarreries tout droit sorties de son esprit tortueux et torturé.

Autour de lui, il voyait les valets s'activer, apporter beaucoup de choses, de l'eau, c'est ce qu'il vit le plus nettement, de l'eau... L'un des hommes s'occupait de désosser le Baron : enlever ses jambières et genouillères.

Morgwen a écrit:
Gwen...je...je veux que tu restes...

Excuses-moi... je n'en ai pas été digne...


Gwen était penchée au-dessus d'un bassin d'eau fraiche où elle trempait un linge. Le ton la fit sursauter. Un sourire rassurant fleurit sur ses lèvres alors qu'elle s'approchait à nouveau de lui et entreprit de nettoyer la sueur et le sang qui maculait son visage. Et de prendre l'étoffe armoriée qu'il lui tendait. Des gens de sa maisnie s'occupait autant que faire se pouvait de le libérer de son armure sans trop le faire souffrir.
Quand la toux lui déchira un peu plus les poumons, elle se forca à réprimer une grimace. Pas de dégout, mais elle avait mal pour lui.


Je suis là. Et ne t'en fais pas. Tu n'as pas manqué de dignité et tu n'as pas fait honte à mes couleurs.

On le dévêtait à présent. Un soignant venait de se faire annoncer à l'entrée de la tente. Continuant son ouvrage, elle chercha à attirer son attention loin du malaise qui l'habitait visiblement. Sa fierté blessée, entre autres.
Elle murmura "Tu te souviens?" avant d'entamer un chant tout bas, berçant.
AsdrubaelVect a écrit:
Le Sombernon souriait en entendant le chant, il s'en souvenait évidemment, comment pouvait-il en être autrement ? comment pouvait-il avoir oublié ?
Il ferma les yeux quelques instants pour s'imprégner de la caresse de la voix suave de Gwen. Il aurait souhaité prendre une longue inspiration, pour l'apprécier un peu davantage encore, mais l'entreprise eut été trop périlleuse.
Alors, ouvrant les yeux en direction de Gwen, il tendit le bras pour lui caresser la joue et chuchota.


Te...te souviens-tu comment je t'ai sauvée quand le désespoir m'avait saisi ?
Il cligna des yeux, avec une certaine lenteur, et reprit, avec un léger sourire.
Peut-être cela fonctionnera t-il encore ?...
Les remèdes sont parfois bien éloignés des maux...


Parler lui avait encore occasionné une torture supplémentaire, il aurait aimé cessé de respirer afin de ne plus être accablé de ces souffrances, mais ces dernières paroles, il n'avait pu s'empêcher de les dire. S'il avait pu, il lui aurait également signifié que si c'était effectivement le remède, autant éviter de souffrir.

Les gens de son maison, après avoir retiré toutes les parties de son armure, tentèrent de retirer la cuirasse. Dès que le Baron ressentit la douleur de la plaie, il leur fit un signe de la main, pour qu'ils cessent, ce qu'ils firent.
Il se disait ironiquement : "ils vont me tuer avec leur douceur ceux là !", puis il laissa retomber sa tête sur le côté, le regard de nouveau dirigé vers la duchesse, comme pour la prier de s'en charger. Il songeait vraiment qu'il lui en demandait trop, mais encore une fois, il ne pouvait concevoir de douleurs que d'elle et ne pouvait s'empêcher de penser que l'histoire se répétait.

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Zalina

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MessageSujet: Re: [Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale   Dim 1 Juin - 21:17

Morgwen a écrit:
Le chant eut l'effet escompté... un temps seulement. Déjà il quittait sa pose presque paisible. Une main effleura sur sa joue. Douce caresse. De sa main libre, elle l'attrapa et la porta à ses lèvres. Un baiser dans la paume. En réconfort.
Par contre les paroles lui semblèrent bien sombres. Elle ne voyait pas. Il l'avait sauvée, oui, elle s'en souvenait. Il était alors désespéré? Humpf... elle devait se tromper. Toute à ses réflexions, Gwen se mordilla la lèvre, cherchant quoi lui répondre, ne trouvant pas. Ses propos demandaient réponse pourtant... Que faire que dire?

Il lui offrit une porte de sortie involontaire en arrêtant les agissements de ses gens. En silence, elle acquiessa à sa demande muette. Cela, elle savait le faire.
Tentant d'être d'avoir les gestes fermes, précis et sans brutalité excessive, se concentrant sur sa "mission" plus que sur la réalité de la douleur, elle le débarrassa de la cuirasse. Quelques instants pour laisser reprendre ses esprits, respirer un peu, furent laissés au baron.
Le temps de découper la chemise pour faciliter son retrait sans plus trop le manipuler... avant d'ôter l'étoffe sanginolente. Et de céder la place au médecin.


Je ne peux rien faire de plus...
AsdrubaelVect a écrit:
Le beau Baron se retrouva la mine bien déconfite, nul moyen d'échapper à la torture ! Quel calvaire en prévision ! Le Baron angoissait d'avance.
Il avait déjà vu des personnes souffrir des poumons, c'était un organe très difficile à soigner... Et qui ne se remettait que peu souvent convenablement.

Lorsque Gwen lui ôta la cuirasse, il grimaça mais détourna le visage pour ne pas lui laisser voir la souffrance qui torturait le minois du Baron. En d'autres circonstances, il se serait vanté d'être galant... Le malheureux ! Il imaginait la réaction de la duchesse si elle avait entendu ça : très certainement électrique !

Une fois libéré de sa prison métallique, il sentit la douleur s'alléger : la pression était moindre sur la plaie.
Mais vint le temps d'ôter la chemise ; celle qui était, du moins en partie, emprisonnée dans la chair. Souffrances et gémissements de douleurs pour un baron douillet et délicat. Ses dents étaient serrées autant que possible pour ainsi évacuer l'affliction lancinante. Le visage toujours tourné à l'opposé de Morgwen. Il voulait la préserver de sa douleur, même s'il savait pertinemment qu'elle avait déjà vécu pire...

Lorsqu'il l'entendit dire qu'elle ne pouvait rien faire, il manqua de s'offusquer. L'enfer de la souffrance était éloigné pour quelques instants, aussi, il se permit de la regarder à nouveau. Avant de lui répondre en les termes suivants, il indiqua d'un signe de main au médecin qu'il pouvait débuter.


Tu peux encore faire beaucoup... Peut-être pas à la manière dont tu le penses. Ton... ton soutien m'est précieux...
Il la regardait en souriant timidement, sur son visage perlait encore des gouttes de sueur.
Je ne souhaite pas te demander de rester cependant.
Le Sombernon tendit la main vers Gwen, ne cherchant lui-même aucun adjectif pour la qualifier.
Agis comme bon te semble... et rappelles toi, l'histoire de la belle qui dort... comment la sauve t-on ?
Le Baron fit un clin d'œil à Gwen, explicite, comment pouvait-il l'être davantage ?
Il secoua légèrement la tête pour effacer ses bêtises, bien qu'intérieurement, il espérait qu'elle le pense sincère. La solution proposée aurait sûrement été plus efficace que mille remèdes d'herboristes. A n'en point douter.

Il aurait souhaité continuer de parler encore et encore, pour éloigner toujours son angoisse, mais le médicastre avait déjà débuter son office, et le Baron expirait fortement : air, sang, douleur. Tout ce qui opprimait son poumon.
Sa main était restée tendue vers Gwen. L'autre poing était serré, un autre exutoire à la douleur.
Morgwen a écrit:
Gwen se poussa un peu plus vers la tête de la couche pour laisser la place et la lumière à l'homme de sciences alors qu'Asdru lui parlait. Tout en l'écoutant, elle parcourait son visage avec le linge préalablement rincé de son sang.
Elle voulut répondre au fait de rester. Elle devait repartir avec les Massigny vers la Bretagne...
A son dernier propos, la pièce tomba. Voilà de quoi il parlait quelques minutes auparavant... Ses joues se colorèrent alors qu'elle évita son regard ponctué par un clin d'oeil qu'elle trouva malgré tout de trop.

Durant un instant qui lui parut de longues minutes, elle le laissa à sa douleur. Elle-même hésitante, le maudissant de choisir cet instant pour ce genre d'invitation. S'en voulant de même.
Sa main fraîche et mouillée vint enfin prendre celle tendue du baron souffrant. Elle attira un siège pliant tronant à portée de main et s'installa silencieusement.
Au bout d'un moment, elle finit par répondre d'une voix au ton indéfinissable mais entre autres intraitable.


Le temps qu'il te donne les premiers soins... je reste durant ce temps, oui... puis je devrais partir.

Sa voix se fit moins ferme, avec une once de reproche et de tristesse.

Je ne... Tu ne changes pas... me parler de cela maintenant...

Elle se souleva un peu de son siège, dérangeant le médecin. De sa main libre, elle repoussa quelques mèches du baron, collées sur son front, presque tendrement et surtout pensive.
Et enfin, se pencha au point de poser ses lèvres sur celles d'Asdrubael, un moment ni long ni court, juste ce qu'il fallait pour lui imprégner sa chaleur, sa douceur.
Gwen se rassit alors, la main toujours dans la sienne. Elle réaffirma, ayant le sentiment amer et fondé de prononcer une sentence :


Dès que tes plaies sont bandées, je pars.
AsdrubaelVect a écrit:
Douleur et espoir, les deux sentiments qui partageaient le baron.
La douleur physique, il n'est pas si plaisant d'avoir un orifice au milieu de la poitrine, c'est une souffrance inouïe, incommensurable et insupportable.
Les chairs furent écartées, les morceaux d'étoffes soigneusement extraits et retirés de la chair. Le Baron ne comprit pas tout ce qui se passait, il ne comprenait que la douleur... Il expirait fortement, trop fortement, et ça lui meurtrissait le poumon, une fois de plus.

Espoir... Gwen avait agi de façon...comment la qualifier.... inespérée ?
Il... il l'avait vu quelques jours auparavant, dans la cathédrale, avec cet homme... il ne le connaissait pas, mais ils étaient étrangement proches... Et là ? là elle l'avait embrassé... Lui qu'elle avait jeté -du moins c'est ainsi qu'il le ressentait- il y a peu...
Certes il le lui avait demandé, mais elle aurait pu prétexter le fièvre, les émotions, la souffrance... C'est ainsi qu'il se serait défendu si elle avait accusé l'opportunisme du baron.

Que pouvait-il espérer ? le baronnet perdu en Bourgogne ? Beaucoup et peu de choses, il essayait d'y penser, il essaierait d'y repenser... mais il ne maîtrisait rien... Le baiser avait toutefois fait renaître un espoir, le même qu'il avait ressenti presque sept mois auparavant et que le Baron s'était efforcé d'étouffer, quand tout semblait fini.

Il aurait voulu user de toute la persuasion dont il était capable pour la pousser à rester, il savait pertinemment qu'il aurait pu réussir, mais... mais... ça aurait été malhonnête... ça aurait été tellement égoïste... Et évidemment, elle lui en aurait voulu, comment pouvait-il en être autrement ? Comment ?


Je... ne te pousserai pas à rester... je sais que ton devoir t'attend...
Il connaissait ces mots... il s'en rappelait, ils l'avaient marqué, il s'en maudissait... Mais les prononcer donnait au Baron une certaine distance, celle-là même nécessaire pour ne pas dire n'importe quoi... Pour ne pas tout promettre et chavirer.

Je... sais bien que tu dois partir... et je ne veux pas... enfin... essayer de te convaincre...
Pourquoi ne réussissait-il pas à le dire ? Il avait la sensation qu'on le poussait à la persuader de rester...
Sa voix reprit, toujours aussi hachée par les respirations fortes, quelques quintes de toux...


Excuses-moi d'être toujours si impertinent... mais je...

Asdrubael cessa de parler, ne trouvant plus quoi dire de toute manière. Il ressentit alors qu'il tenait toujours la main de Gwen. Les yeux clos, la sensation du contact de Ses lèvres lui revint, et il la savoura comme avec un certain temps de retard. La pression sur la paume de la duchesse se fit plus forte.
Le médicastre terminait son office et débutait à bander les plaies du Baron.

La douleur ne cessait pas... Et le Baron apporta la main de Gwen vers sa joue, puis y déposa un baiser, doucement, calmement. Heureusement, aucune quinte de toux ne vint perturber l'instant.

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[Récit - Mariage] Joutes Maritales : Quart de Finale
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