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 [Mariage] Campement aux pieds des murailles

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Zya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 1:12

[Campement des Dames Blanches - après les Quarts de Finale]

Elles étaient rentrées peu de temps auparavent. Une joute superbe, qui avait été conclue à l'épée après un bref passage sur les chevaux.
L'écuyère avait jouer son rôle, défait le carcan de métal de la Sénéchale, prenant soin de ne pas déplacer l'épaule, ce qui ne fut pas forcément évident.

Puis le diagnostic était tombé. Luxation légère de l'épaule. Avec les conseils de Marie, Zya s'attacha à remettre en place l'articulation... puis, après l'application d'un onguent pour la douleur, un bandage prit place sur l'épaule avant que la chemise ne se referme dessus.

Chevalier ayant besoin de se reposer, Aspirante qui se rend au dehors, auprès de la monture à décarapaçonner.
Au loin, un couple qui s'avance, seul bruit dans le silence étonnant de l'endroit d'habitude fourmilière. Attention retenue à peine quelques secondes par une silhouette qu'elle reconnaîtrait entre mille, juste le temps de se poser une question : Avec qui est-elle?
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Alcalnn Blackney

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 1:24

Après plusieurs minutes où ils restèrent l'un contre l'autre, dans une longue étreinte, il se dégagea doucement, lui passant la main dans les cheveux.

-Allons, le monde continue de tourner.

Il rassembla ses affaires et se rhabilla. Il s'assit sur le lit de camp pour enfiler ses braies et regarda Nennya.

-Il me reste le Pas d'arme, il ne faut pas que je soi en retard. Viendras tu me voir?

Elle lui répondit que oui, elle viendrait. Et il lui sourit.

Se levant, il se dirigea vers la sortie, et après un dernier regard et un je t'aime, passa de l'autre coté... vers sa tente, pour se préparer au combat....
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Nennya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 1:43

[Campement Blackney]

Le monde continue à tourner, voilà une phrase qui échappait à Nennya, l'espace d'un instant elle était avec lui et là plus personne, mystère quand à ce départ précipité, elle ne se posa pas de questions, pas pour le moment, elle n'en avait pas envie. Elle se débarbouilla, et choisit enfin sa robe:rouge bien sur, elle qu'on ne voyait presque jamais, à qui personne ne faisait attention, le rouge était son seul moyen pour se faire remarquer de quelqu'un.


Elle aurait bien revêtit son armure aux fleurs, mais elle ne voulait pas en faire trop...


Elle sortit de sa tente, pomponée, avec les épaules relevées, priant pour qu'on ne l'a chari pas sur sa piteuse prestation de joute.

Les murailles étaient animées, que de monde qui allait et venait sans se remarquer, elle se sentait perdue.
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Ilmarin

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 15:01

Marchiennes.
A croire que c'était leur nouvelle demeure.
Au milieu des tourtereaux.

La route pour Delle fût prise sur un coup de tête, une de ses toujours plus nombreuses impulsions depuis l'accouchement qui la faisait disparaître des jours et des jours, pour ne pas dire des semaines. Et réapparaître comme si elle était partie cueillir un chou dans le potager.
Il lui fallait retrouver leur nid, même vide; prendre des nouvelles, mêmes toujours aussi creuses; veiller au domaine, même toujours aussi solitaire.

Mais le retour fut un poil plus joyeux.
Il était là.
A ses côtés.
Revenu d'entre les morts, craché par les Enfers comme elle le fût si souvent.

Non seulement il était là, mais en plus ils mariaient leurs amis. Cérémonie qui aurait pu tourner en désastre et fût une douce rêverie qu'elle suivait comme si elle n'était pas demoiselle d'honneur, comme si c'était d'une autre qui témoignait.
Mais elle jugea plus raisonnable d'aller se reposer. Fuir la foule... Oh, non point qu'elle n'était pas contente pour les mariés. C'était juste... Trop... Et puis, son Loup avait toujours besoin de soin et tout était dans leur chambre.
Et puis surtout, confidence pour confidence, elle voulait se changer. Quitter cette robe pourtant magnifique pour une tenue plus habituelle et confortable: pantalon moulant, bustier et ceinture de cuir sur ses reins, l'épée de son Loup, le couteau de Vvarn, la dague de son frère, les cheveux à nouveau libres et désordonnés, sa mitaine de cuir noir serrée au lieu d'un gant de cérémonie si flasque.

Sa Panthère ainsi décontractée, une petite besace de cuir à l'épaule gauche, déambule dans le campement, regardant les oriflammes, cherchant les connaissances. Tiens, d'ailleurs, et la lettre qu'elle avait envoyé pour les remercier...
Et c'est ainsi que perdue dans ses pensées, elle rôde, noyée dans l'agitation, vagabondant d'un léger sourire.

_________________
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Rehaël

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 19:26

*Le campement des Dames Blanches, ça, il savait où c'était. Aussi l'y mena-t-il tout en poursuivant la discussion sur des futilités. Finalement, comme ils arrivaient, une silhouette, une jeune femme, apparemment là par hasard, mais le hasard fait bien les choses...*

Dame, je pense que nous avons là trouvé votre fille...

*Tout en faisait fondre la distance qui les séparait, se demande comment agir... Réflexion... quelle attitude convenait-il le mieux de prendre? C'était autant repartir sur leur dernière rencontre, à Limoges... Grand sourire*

Damoiselle Zya, je suis ravi de vous revoir.

*Petit baise-main, comme il prenait tout doucement l'habitude de l'exécuter.*

Je ne suis déçu de n'avoir eu l'occasion de vous croiser plus tôt. J'aurais aimé à vous demander honneur de porter vos couleurs pour ces joutes... Enfin, c'est peut-être mieux ainsi, seules les miennes sont ainsi accablées de la défaite...
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MarieAlice

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 19:55

[Campement des Dames Blanches - après les Quarts de Finale]

Retour au camp, inquiétude pour Llyr mais le mal était fait.

L'écuyère la délivra de son carcan de métal puis entreprit de la soigner suivant ses instructions.

Quelques minutes après, Zya laissa la Sénéchale pour aller se promener un peu, tandis que cette dernière prenait quelque repos sur le lit de camp, cherchant à repousser quelques cauchemars personnels.
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Zya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Jeu 15 Mai - 21:14

[Campement des Dames Blanches - après les Quarts de Finale]

Sans plus y prêter attention, elle se retourne sur la monture, dégage le chanfrain et s'attaque à la barde cervicale. Dépôt du tout non loin et apport des diverses brosses pour le pansage.
Flatterie sur l'encolure mais pas le temps de faire plus, on l'interpelle.

L'Aspirante se retourne de manière à faire signe de venir à un écuyer trainant par là. Puis on regarde le propriétaire de la voix. Ainsi, c'était lui, au loin, avec sa mère. Comme quoi elle n'avait vraiment pas fait attention. Pourtant, Marie Alice lui avait dit que le jeune Comte était présent, vu qu'il avait jouté...

Sourire spontané, bien qu'elle soit prise au dépourvu. Baise-main qui suit les dires, alors qu'elle même n'a pas encore émis le moindre son.
Regard qui passe de l'un à l'autre. Trop joyeux... Auraient-ils...? Non, pas déjà? Si? Ils viennent l'avertir, peut être? Sûrement... Sort donc scellé?
Elle tente d'éviter que le vent de panique ne la submerge. Cela ne servirait à rien, de toute façon...
Elle écoute la suite et enfin, prend la parole :


Le ravissement est partagé, Messire *et on pense très fort sans le dire, qu'on aurait préféré cependant en d'autres circonstances et sans ce couperet au dessus de la tête* Accablement dites-vous? Il n'y a qu'honneur et nom défendus ici, selon moy. Certes, peut être pas aussi longtemps que vous l'auriez assurément voulu, mais tant que cela est fait au mieux, il n'y a pas à en rougir, je pense.

Puis s'adressant aux deux alors que dans son dos, l'écuyer commence son manège.

La promenade est plaisante? J'ai hâte d'aller faire un tour au pas d'armes, du côté de la forêt. *vers sa mère* C'est marraine qui l'a préparé. *de nouveau aux deux* Le pas d'armes de la vertu * oublie volontaire des preux* ... je me demande bien qui joue les jeunes vertueuses à protéger...

Sourire amusé. Quand je vous dis, depuis quelques temps, qu'elle veut ignorer l'échéance approchante...
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Mormynette de Saint Ange

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 0:12

Elle observait la rencontre des deux jeunes gens...pas d'animosité de la part de sa fille...une légère crispation peut être...nerveuse à n'en point douter...il est certain qu'elle devait trouver étrange que sa mère cotoya le jeune homme...

La forêt dis tu ? dois je comprendre que déjà tu t'ennuies des joutes ? Il est vrai qu'écuyère n'est guère passionnant, je comprends que tu ais envie de t'évader un peu...

Tiens si tu en a terminé, nous pourrions peut être avant le prochain tour, aller voir ton père...il doit avoir besoin qu'on lui remonte le moral...j'ai cru comprendre qu'il avait été éliminé lors de son dernier tour...et comme je n'ai pu assister au combat trop occupée que j'étais à te chercher...


Elle étouffa un rire...

Allons ma fille...ne fais pas cette tête là...tu sais bien que je n'ai jamais beaucoup apprécié ce sport...le combat est une affaire que j'ai toujours pris au sérieux tu le sais...alors le transformer en un jeu....non cela ne m'intéresse guère...
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Rehaël

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 0:46

*Réconforter Charles? Hum, craint d'être de trop*

Peut-être vaudrait-il mieux que je passe plus tard alors? Je ne sais si ce serait réellement le bon moment d'aborder le sujet qui m'amenait à vous chercher, après la chute de votre époux...

*Regard fuyant la jeune femme, commençant à se trouver mal à l'aise par la situation. Enfin... il était quand même temps de venir au bout de tout cela... Il se sentirait bien mieux lorsque ce sera fait...*
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Zya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 1:19

Ecuyère? Pas intéressant? Sauf pour celui qui vise la Chevalerie... Enfin, rêver ne fait jamais de mal, à part le jour où l'on se réveille.

Père est blessé? *regard lancé vers la tente, hésitations* Oui... pourquoi pas... même si je ne suis pas sûre d'être la mieux placée pour lui remonter le moral... tant que je suis revenue à temps pour les demi-finales... *froncements de sourcils qui assombrissent les émeraudes* Mais, j'y pense, je ne vous avais pas prévenu que je venais ici? Il me semblait, pourtant...

Puis Chevalier qui prend la parole, un air gêné sur ses traits, le regard absent... Etrange, elle est habituée à moins fuyant... Puis réalise de quoi il parle... Elle n'était donc pas si loin de la vérité, au départ... Gêne perceptible des deux côtés.

Oh... Il serait dommage... enfin... il vous faudra bien... hum... voir mon père... Donc... autant nous... accompagner... non? Vous n'aurez qu'à ...hum... attendre que l'occasion se présente *Et moi partir le plus vite possible de cette tente ou les semer en chemin!*

Complètement ridicule vu qu'elle le saura bien tôt ou tard, me direz-vous. Mais pas forcément non plus évident de regarder sa propre "vente"... non?
Jete un regard vers le jeune homme... Elle qui n'a pas vraiment envie de savoir, la voilà pourtant qui l'encourage, presque, à donner réponse...
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Rhuyzar

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 12:12

La Duchesse semblait perdue dans ses pensées après avoir rangé la liasse de vieux papiers. Il restait silencieux, ne souhaitant pas déranger, ayant deviné que malgré l'ambiance festive du lieu et son sourire beaucoup de choses la travaillaient. Son travail surement, sa nouvelle place n'était pas des plus aisées, son fils aussi, car même si elle avait du caractère il savait qu'elle aimait ses enfants et qu'il n'était jamais facile de passer par cette période d'éloignement, cet envol du moineau étouffé par le nid...

Il s'assit en tailleur, regardant les étendards épars qui emplissaient son horizon de couleurs et de symboles. Tout ça pour quoi ? Pour aller se fracasser avec une lance sur une lice ? Dire qu'il avait pratiqué à une époque, peu glorieusement d'ailleurs, peut-être parce qu'il lui était difficile de considérer cette violence comme un jeu. Trop de guerres, trop de batailles, trop de sang sur les mains pour se repaître bestialement de cette adrénaline. En y réfléchissant un peu, il trouvait cela dommage... tant d'énergie dépensées quand il y avait tant à faire ailleurs, tant de vies à protéger, tant de malandrins à transpercer, il poussa ce qui pourrait ressembler à un léger soupir de découragement...

Son regard continua de vaquer, il aperçut, s'approchant lentement, une silhouette bien connue. Un sourire se dessina sur son visage, il lui fit signe de la main, espérant qu'elle le voyait à cette distance.
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Morgwen

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 13:06

Un geste à son coté. Elle secoua la tête pour chasser les pensées qui l'avaient assaillie avec succès, la coupant du reste du monde. Quelque peu embarrassée, elle s'excusa puis rechercha le fil, espérant ne pas se tromper tout en rangeant avce précaution les feuillets.

De rien. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour toi. Je te tiendrais informé rapidement si j'en retire une info interessante à exploiter.

Tout en reconnaissant la silhouette, elle termina de se resaisir.

Oh... tu fais bien d'en parler. Oui, je joute mais je ne sais plus quand!

Je devrais arrêter les tournois quelques temps. Je n'y prend plus autant de plaisir qu'avant. Je me sens un peu lasse... Mais mettons cela sur le compte de ma prise de fonction.

A moins de déclarer forfait, je crois qu'il serait temps que j'aille m'enquérir de l'avancement du tournoi...

Sur ces mots, elle se releva et épousseta ses braies.

Prend soin de toi... je file.
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Rehaël

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Ven 16 Mai - 15:42

*Replonge son regard vers elle. Elle paraissait hésitante elle aussi.*

Bon et bien... je propose que nous y allions alors.

*Retour à Mormynette*

Comme vous le comprendrez, il me tarde également de prendre un peu de repos... Mais j'avoue que j'aimerais à ce que ce sujet soit entendu avant.
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Charlesdelatour

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Sam 17 Mai - 16:45

[Tente Saint Ange]

C’en était finit pour lui des joutes, il pouvait revêtir plus confortables habits ce qu’il fit avec joie.
Une fois fait, une bonne mousse rafraîchissait déjà ses lèvres et la bière descendait rapidement son gosier au baron flamand.

C’est alors que la porte de toile s’entrouvrit laissant entrer des invités attendus …


Entrez mes enfants reposez vous un peu avec moi un moment.

Puis il fit un geste pour leur montrer le fût non loin.
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Akane

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Sam 17 Mai - 17:53

[ Tente de Cany, après un passage à l'infirmerie ]

Duchesse qui rentre en sa tente en clopinant quelque peu... Ses gens la suivent de près, craignant de nouveau un éventuel malaise, et dans leurs bras tiennent l'armure de leur dame.

La normande rentre en sa tente, s'assoit un moment... Il fallait songer dès à présent à se chercher une tenue pour le repas et le bal... Soupir... une robe... Pourquoi l'étiquette exigeait que les nobles dames portent des robes durant les mondanités, alors qu'il est plus confortable d'être en braies, chemise et bottes ?

Marie, malgré l’air maussade de la brune, ouvre la malle en bois, et sort une robe dans les tons carmin à bordure dorée sur les manches évasées ainsi qu’a l’encolure, et le la lui présente. Approbation donnée par un hochement de la tête.

Toilette des plus rapides à la bassine, point d’ablution. Doucement, on l’aide à passer sa robe, pour lui éviter de nouveau des désagréments. Une fois vêtue, il fallait penser à « mettre de l’ordre » dans sa longue chevelure de jais. Elle ôte le ruban bleu les nouant, et les brosse énergiquement, puis les relève dans un chignon assez savant, laissant quelques mèches libres de chaque côté de son visage. Dernier détail, un collier pour souligner son cou, et c’est ainsi parée que la duchesse de Cany s’en rendit vers les festivités en l’honneur du grand maistre et son épousée, en prenant soin d'essayer de se souvenir des recommandations de Cerridween

_________________
Duchesse de Cany
Vicomtesse de Vernon et Bolbec
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Mormynette de Saint Ange

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Sam 17 Mai - 19:25

[Campement DB puis tente des Saint Ange]

Et bien Votre Grandeur je reprends votre bras si vous le permettez bien évidemment...

Elle lui sourit

L'embarras de la jeune fille était palpable, elle jugea préférable qu'elle marche devant afin de lui donner de le temps de se composer un visage plus serein.

Zya ? nous te suivons ma fille...

La distance fut rapidement parcouru et Zya penettra sans façon la tente familliale. Sa mère voulu l'arrêter d'un geste. Lla jeune fille décidemment devait être bien troublée pour pénétrer ainsi sans se faire annoncer. Déjà l'on entendait la voix de son époux :

Entrez mes enfants ...

Elle se tourna vers le Comte...

Et bien votre Grandeur tout ceci n'est pas très protocolaire mais puisque nous voila annoncés...entrons...[/i]
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Pisan

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 18 Mai - 2:20

[Campement des Dames Blanches - Tente de Chelles - après le bain]

Elle écoutait avec ravissement la douce voix de Magdeleine et se détendait dans le bain parfumé. La chanson s'arrêta et elle remercia sa dame de parage.
- Allons, préparons-nous pour la soirée qui s'annonce pleine de réjouissances Mag. J'ai grand faim et il me semble qu'un buffet nous attend. J'ai hâte de voir à quoi ressemblent les boissons locales.
Elle rit en sortant du baquet d'eau, s'enveloppa d'un drap et commença à peigner ses cheveux. Elle fit signe à Magdeleine de continuer à jouer.
- Je vais m'habiller seule Mag.

Elle prit les vêtements préparés avec soin sur les perches et commença à se vêtir avec soin. D'abord, la chemise, en fine toile de lin, est blanche « comme fleur des prés » avec une légère teinte safran. Elle revêtit une robe de cendal rouge foncé, presque violet avec un léger galon d'or parant le bout des manches qui sont serrées au poignet, et le bas de la jupe, qui s'arrête à la cheville . Une passementerie semblable agrémente l'encolure.vêtement, assez étroit et ajusté. Elle enfile enfin par dessus le bliaut couleur "cendre de rose". Puis elle tressa ses cheveux et les releva en chignon torsadé formant une couronne autour sa tête et piqua une étoile en rubis rouge cœur de pigeon et se retourna vers son amie et confidente.
- Et voilà! Allons!
Elle prit le présent pour les mariés et sortit en compagnie de Magdeleine, vers l'aile réservée au banquet de la noce.
Son esprit était en repos et elle avait toujours aux lèvres ce sourire que même l'absence n'effaçait pas.
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Magdeleine

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 18 Mai - 17:22

[Campement des Dames Blanches – Tente de Chelles]

La cansoterminée, Pisan lui demanda de continuer de jouer pendant qu’elle se préparait. Mag sourit à l’évocation des boissons locales, il fallait dire que, hormis les vins languedociens et champenois et le calva, elle n’avait jamais eu l’occasion de goûter aux autres breuvages régionaux, flamands a fortiori. Elle réfléchit rapidement, puis passa de la langue d’oc à celle d’oil. Un rondeau de Guillaume de Machaut,, voila qui plairait sans nul doute à sa Dame.
La musique s’envolait, légère, à l’unisson de sa voix. Oublié pour un temps l’inconfort d’une tente, aussi bien installée soit-elle…

Pisan termina de se vêtir, puis passa à sa coiffure. Mag posa son rebec et la rejoignit pour faire de même. Remonter sa tresse, en faire un lourd chignon tenu par une fine résille perlée. Simple mais efficace, qui devrait tenir en toute circonstance.
Cour d’oeil à Pisan, elle rajusta l’étoile en rubis dans la coiffure de cette dernière *là, c’est mieux*, puis lui tendit le miroir. Sourire satisfait de part et d’autre.


- Et voilà! Allons!

Sans un mot, mais sourire aux lèvres de la voir comme apaisée, la dame de compagnie la précéda de quelques pas, afin de soulever la tenture qui barrait le passage vers l’extérieur. Consignes aux valets qui attendaient à l’extérieur, de vider le baquet du bain, puis quelques pas rapides la portèrent à nouveau à hauteur de Pisan, en direction de la suite des événements.
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Rehaël

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 19 Mai - 19:47

*Il pénétra donc dans la tente, comme Mormynette l'y invitait. Après les salutations d'usage, quelques moments de "retrouvailles" familiales, il décida d'entrer dans le vif du sujet.*

Messer de Saint Ange, si vous me le permettez, j'aimerais à présent vous apporter réponse...

*Coup d'oeil en coin à Zya.*

... concernant votre proposition. J'avoue avoir passé beaucoup de temps à y réfléchir. Peser le pour et le contre. J'apprécie beaucoup votre fille. Même si, et j'espère ne pas vous choquer en disant cela, d'aucun estimeraient qu'elle n'est pas d'assez grande maison et noblesse, ce n'est pas mon avis. Mais je pense surtout qu'elle a une réelle âme, et c'est surtout cela qui m'intéresse. Je préfère donc m'engager trop jeune, comme certains pourraient le penser, mais d'être certain que je ne tombe pas sur une cruche comme il en pullule dans la noblesse de France.
Comme vous l'aurez compris, ma réponse est positive, et si cela est toujours votre désir, j'accepte la main de votre fille...


*Il avait parlé franchement, presque sans cillé. Mais pour ce qu'il était de se tourner pour voir la réaction de la principale intéressée, là... Sert à présent les dents, douleur dans l'épaule toujours, qui vient se signaler avec plus d'insistance. Hâte de rentrer dans sa tente et de souffler...*
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Zya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 19 Mai - 21:10

Comble de malchance, on lui demande d'ouvrir la route vers la tente. Et de sentir leurs regards dans son dos, ce qui a pour conséquence qu'elle ne perd pas de temps et tient un rythme soutenu.
Doigts qui se serrent et se déserrent, nuque raide, visage fermé, sourire qui a disparu. Elle aurait eu envie de se retrouver à l'arrière pour s'enfuire mais voit toute retraite avortée par la merveilleuse idée de sa mère.

Impression d'un écrasement sur ses épaules qu'elle tient pourtant bien droites, histoire de faire illusion à ceux dans son dos.
Epée de Damoclès vraiment présente au dessus de sa tête.
Fin ou non de la liberté? Changement ou non de dépendance? ...quoique pas vraiment dépendante à l'heure actuelle. Changement de repères ou non? Changement de lieu de vie ou non? Changement d'habitudes ou non? Changement de tellement de choses qu'en fait, on mettrait trop de temps à les énumérer.

Et de commencer vraiment à en vouloir à ses parents. C'est à cause d'eux qu'elle est d'humeur morose en ce moment. C'est à cause d'eux qu'elle a cette impression de vente. C'est à cause d'eux qu'elle risque d'être exilée loin de tous, non plus volontairement cette fois ci, mais bien de force. C'est à cause d'eux qu'elle en est là de ses questions, remarques et réfléxions... C'est à cause d'eux s'il y a une réponse à donner et à entendre, aujourd'hui...

Sans plus de cérémonie, elle entre dans la tente des Saint Ange. Instant de répit pendant lequel les quatre yeux ne sont plus dans son dos, seulement deux qu'elle affronte, montrant un peu à son père son état d'esprit. Un signe de tête en guise de salut, rien de plus, rien de moins.

Puis les deux compères de route entrent à leur tour. Effusions entre les deux époux alors qu'elle même se retient, maintenant qu'elle a enfin focalisé ses humeurs sur leur origine.
Paroles, ensuite, qui s'échappent de la bouche comtale. Ferme, comme à son habitude.
Etau qui se resserre un peu plus à chaques paroles prononcées. En d'autres lieux, elle aurait été flattée... Bon, elle l'est un peu quand même, avouons-le... Mais la vérité l'empêche de réagir, sur l'instant.
Regard fixé sur un point au sol...
C'était fait. Le moment redouté était passé. Etrangement, nulle envie de tempêter ou de protester. Ou en tout cas, pas là. Pas maintenant. Pas envers lui. Envers eux? Un peu. Envers elle? Peut être. Elle avait eu, après tout, l'occasion de faire en sorte que ceci n'arrive pas et ne l'avait pas saisie. Pourquoi me direz-vous? Peut être parce qu'elle savait qu'une vie avec une personne intéressante n'était pas à refuser? Entre autre...
On ne dévoilera pas ici les autres raisons qui lui sont propres, voir encore méconnues.

Regard qui se relève sur ses parents. Un regard vide, une sourde résignation. Pas le choix, après tout. Ou plutôt, plus le choix.
Puis émeraude qui cherche l'acier, sans pour autant vraiment le trouver. Voix monocorde, malgré une tentative d'humour pour sauver la face.


Et bien, nous voilà fixés... pour ne pas dire presque liés...

Mais se lier à quoi? Rien que du vent... A peine une amitié naissante...
Vision fugitive d'un goufre sans fond... image de l'impression de chute qu'elle ressent. Mais comment se relever quand les pieds ne touchent plus le sol?
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Charlesdelatour

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 19 Mai - 22:22

Le Baron accueilli festivement son épouse et sa fille, salua respectueusement le Comte de Meymac les invitant du geste à s'installer confortablement.
Mais Rehaël prit sans ambage la parole et Charles l'écouta avec attention... Son discours terminé, le jouteur flamand sourit au jeune homme…


Merci jeune homme de votre réponse, sachez que de ce que j’ai pu voir ici à Meymac ou en Normandie vous avez également une réelle âme et je ne souhaitais pas mieux pour ma fille Zya.
Je reste persuadé que votre bonheur commun sera assuré par la complicité qui vous unit.


Puis se tournant vers Mormynette et Zya et leur sourit heureux de la bonne nouvelle…

Maintenant reste à organiser l'évènement et ... mais vous avez l'air de souffrir ...

Vous devriez aller vous reposer ...
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Rehaël

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Mar 20 Mai - 0:13

Vos paroles sont de raison, Messer Charles. Je crains effectivement qu'il me faille vous quitter à présent. Quelques soins et un bon bain, et il n'y paraitra plus rien.

*Tente un sourire*

Certes, il nous faudra encore organiser, et préparer un contrat. Je ne pense pas que cela posera de gros problèmes... Je préfère vous laisser le choix du notaire, vous avez plus de chances que moi d'en connaitre un en Flandre...
Je vous prie de bien vouloir m'excuser à présent, de m'éclipser ainsi et si vite.
Je vous souhaite une bonne fin de journée, et qui sait, peut-être nous croiserons nous ce soir au bal?


*A ce moment seulement, son regard croisa celui de Zya. Ils s'étaient rencontrés lors d'un bal... la boucle bouclée?

Il quitta la tente, après un court salut du chef.*



[Plus tard, dans sa tente]

*Continue de serrer les dents sur le chemin. Un peu soulagé tout de même, non son épaule, mais son esprit. Arrivé à sa propre tente, ses serviteurs l'informèrent que le bain qu'il avait réclamé était prêt. On lui signala aussi que sa mère lui avait déposé un paquet.

Il lu sa lettre avec attention, sourire, et même surprise. L'onguent d'arnica allait lui servir, et pas plus tard que tout de suite. L'autre "présent" lui servirait aussi, même s'il s'étonnait fortement que cela lui soit donné à lui et non à sa soeur. Et dire que sa mère ne le pensait peut-être pas à son gout... Il la prendrait dans ses bras si c'était elle qu'il avait là, et non juste une lettre!*



[Plus tard...]

*L'onguent et le bain avaient fait leur effet. La douleur ne se faisait plus trop ressentir, juste une légère gêne. La soirée était entamée à présent... Il s'habilla prestement, emporta le cadeau de sa mère, dont il ne voulait pas se séparer pour le moment, et se décida à aller se montrer au bal...*
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Mar 20 Mai - 0:23

[Suite du RP de retrouvailles Daresha-Adrian. Excuses pour le retard, tout ça tout ça. Version Word récupérable]

Il se sentait un cheval infidèle. Un oisillon n'obéissant pas à sa mère. Une jeune couleuvre que sa mère tente de faire avaler au jeune faucon. Elle croit ce qu'elle dit. Elle met tout son coeur dedans. Parce qu'elle veut s'en persuader. Parce qu'elle ne veut pas réaliser l'atroce réalité, l'atroce chose qui lui serait par trop horrible: elle l'abandonne. De même façon que son père, le chevalier à l'ours, l'a abandonné pour s'occuper d'un comté qui n'avait cure de son travail et de son oeuvre, s'usant et se déchirant à la tâche, sa mère en avait fait de même. Et il l'avait senti, cela aussi. Les maladies plus fréquentes en hiver. Les repos forcés à Montbarrey, à Saint Laurent. Les longs moments seuls, dans la bibliothèque, à la salle d'arme, ses parents déchirés, séparés, coupés. Il l'avait senti. Ressenti. Avec une puissance comparable à celle que peut éprouver l'être issu de leurs chairs les regardant se détruire, péricliter, s'affronter, et être au milieu. Tentant de cerner le dilemne du haut de ses 2, 3, 4 ans, et voulant à tout prix que papa et maman s'aiment. Quelle douleur, que celle de voir, et de ne pouvoir intervenir? Plus tard, bien plus tard, quand ses cheveux auront blanchis, et que son corps lentement lui échappera, qu'il se rapprochera de cette période de la vie où l'homme redevient enfant en oubliant, en ne maitrisant plus ses sphyncters, en n'ayant plus de dents, et en perdant peu à peu la parole, il repensera à ces souvenirs juvéniles enfouis qui reviennent toujours à la mémoire. A ces parfums de genièvre, de gentiane, de pin qui surplombaient Montbarrey, et la bruyère en fleur. Il en passera par la haine de son père, de ce père qu'il découvrirait coureur de jupons, coureur d'âmes, avant de le redécouvrir homme, et héros, par l'animal cabré. Il en passerait par la pitié pour sa mère, par l'amour incestueux parfois, avant de réaliser le dilemne atroce des signifiants le liant à ses parents pour les siècles des siècles. Le liant à cette mère, qui était là, face à lui, lui disant ces belles paroles, qu'il sentait tant sincères. Et c'était là ce qui lui fendait le coeur. Le fait de savoir que sa mère n'en était que plus irresponsable. Elle ne réalisait pas que ce qu'elle disait était stupide. Que son discours était abérrant. Car on ne maintient point ses enfants à 600 lieues de soi quand on les aime. Et mieux, quand l'on veut être là pour eux.
Il n'était pas dûpe. Et les doigts de la comtesse, plutôt que de tarrir le flot qui sortait des prunelles d'albatre et de bois, ne faisaient que l'amplifier. Il aurait aimé s'abandonner au doux contact des paumes maternelles lui flattant les flancs comme au beau cheval de course qu'il se sentait toujours, s'abandonner au fait de n'être qu'un jeune faucon que sa mère entretient, nourrit, pour le bien de la famille. Mais un faucon ne pense pas. En tout cas pas comme l'humain. Et le jeune Fauconnier n'en était que plus meurtri dans sa chair, de cette promesse permanente renouvellée et qui le laissait toujours idem, derrière une mère qui s'occupait d'elle et non de lui.

Il saisit le poignet de sa mère. Le porte à son visage. La main maternelle, lentement, se pose sur la joue du garçonnet, qui embrasse la paume de celle qui l'a porté. De celle dont il a le sang. Les yeux embués de larmes, il la regarde. Encore. Encore. Il ne dit rien. Un long moment. Je t'aimes est un mot plein de promesses, plein de bonheur. Une ouverture du coeur et de l'esprit. Et il sait qu'elle l'aime. Il n'en a jamais douté. Même les maris trompeurs aiment leurs femmes. L'un n'est pas incompatible avec l'autre. Amour et Egoïsme ne sont pas distincts. L'amour ne se résume pas à cette preuve, à cet acte de foi qu'elle signe en lui disant qu'elle l'aime. Il vient aussi aux actes, aux envies, aux attentions. Choses que le jeune vicomte n'avait jamais connues. Le jeune faucon regarde sa mère, et prend lentement son visage dans ses deux mains. Il caresse, doucement, tendrement, la douce chevelure de sa mère, les boucles qui se dandinent sur les épaules de la Comtesse fatiguée qui veut faire la paix avec son fils. Il n'a pas fini. Elle ne comprend pas. Il doit aller encore plus loin. Il lui faut renchérir.


- " Mère, je..."il baisse les yeux. Il ne doit pas la regarder. Pas saisir le regard de ces yeux qui le ferait fondre. Les yeux sont de trop belles portes vers ce que l'on pense. Vers son esprit. Il doit se montrer fort. Et se décentrer de cet amour qui fait qu'il a envie de la prendre violemment dans ses bras. Maman..." Moi aussi je t'aimes, je...Vous...Tu... "Il défaille. Il ne parvient pas. Les larmes inondent ses yeux, et roulent en torrents sauvages et incontrolés jusqu'à son cou. Dieu, que dire ce que l'on ressent est difficile.

- " J'avais besoin de toi! Tu n'étais pas là! J'me sentais seul, et nul, et j'avais froid, et peur, et...Et j'sais que tu vas repartir. Tu sais jamais faire autrement. Mais je t'aimes! Je t'aimes! Et je..."Nouvel éclat de voix. L'éclatement a eu lieu. Il s'est jeté contre sa mère, la ceinturant de ses bras. Il a besoin du corps de cette mère, de son amour, de sa présence. Petits bras sans poils et sans cicatrices, blancs de nacre qui entourent le col de leur concepteur.Il renifle, petit "snirf!". Qui se transforme peu à peu en reniflement humide, la morve montant au nez de façon incontrolable. La morve se répand meme un petit peu sur le col de la superbe robe de mariage maternelle. Un jeune Faucon, meme bien habillé, meme parfumé et coiffé, n'en reste pas moins un enfant. Convulsivement, il l'étreint, renifle bruyamment, alors que morve et pleurs se mêlent sur l'épaule de sa mère. Des sanglots sourds montent de sa poitrine. La phrase qui nécessitait toute cette discussion, toute cette mascarade, tout ce jeu entre eux, vient peu à peu, et sort enfin.

- " Je...je...je...j'veux...pas t'quitter. J'veux...Moi...Aller avec...toi...tu comprends? "Nouveau reniflement. Et il relève la tête, lentement, vers sa mère. Vers ce visage tant aimé et qui, chose plus cruelle encore, l'aime. Mais ne peut pas ne pas l'abandonner.Yeux pailletés de lumière, implorant et suppliant leur mère. Prunelles jade, albatre, ocre et bois, avec une pointe herbeuse, se tournant vers cette sainte incarnée, sa mère.
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Guilhem de Vergy

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Mar 20 Mai - 0:46

Campement de Vergy



La réponse ne se fit donc pas attendre… Un flot de parole déferla de la bouche du chevalier… L’enfant ne s’attendait pas à tant… Surtout pour des propos que lui-même ne jugeait pas irrespectueux, mais soit… Il écoutait… Ne baissant pas les yeux… Cherchant à savoir jusqu’où pourrais bien aller l’Italien… Il n’était pas des plus diplomate visiblement pour chercher à baisser la tension qui c’était installé entre les deux protagonistes… Cherchant même visiblement à attiser la flamme entre eux… Tester la résistance à la torture mentale du jeune Guilhem… Et les mots n’allaient pas l’aider à rester aussi stoïque qu’il l’aurait voulu… Le chevalier le trait comme si il s’agissait d’un enfant… Savait-il donc ce que c’était d’être renié par sa propre mère ? Savait-il ce que c’était de ne pouvoir voir sa famille durant des années…N’avoir aucune nouvelle d’eux ? De ne pas savoir si sont frère et sa sœur grandissait et était toujours en vie…De n’avoir que sa demi-sœur comme unique contact … Enfin… Ne pas relever la pique… Rester de marbre… De toute façon se répéter ne servirais a rien, puisqu’il subirait à nouveau le même dialogue de sourd…

Maintenant le voilà qu’il parle de l’assassinat de son père… Aurait-il pu faire pire pour provoquer la rage du jeune enfant…. Lui savait sûrement que non… Parler de son père sans montrer la moindre once de tristesse, ou d’admiration n’était pas du goût de Guilhem… Serrer les poings… Retenir les larmes de rage… Ne rien dire…Surtout ne rien dire… Fermer les yeux… Les images des souvenirs affluèrent comme les vagues de paroles du chevalier… Le jour de la mort de son père, lui revint tout à coup… Comment avait-il pu oublier ce passage… Comment avait-il pu oublier que c’était dans la cours du castel de Beaumont qu’il avait compris la gravité de ce qu’il se tramais, en s’étalant dans la flaque de sang qu’avait laissé son père, après que sa tante l’ai ramené tant bien que mal au domaine familial… Comment avait-il pu oublier ce corps froid qu’il avait vu le lendemain…Ce corps qu’il n’avait pas reconnu comme son père… Comment avait-il pu oublier cet enterrement où tous ceux qu’il admirait, portant licorne sur leur dos, étaient venus rendre un dernier hommage à l’homme que fut son père… Le jour même où il avait été voir leur Grand Maistre pour lui demandé de le prendre sous son aile… Comment avait-il pu mettre tout cela de coté et ne plus y penser… Tout lui était revenu comme un flot déchaîné, simplement par les quelques propos qu’avait tenu le chevalier d’Albizzi… Sans s’en rendre compte, les larmes affluèrent de ses yeux… En un flot ininterrompu… Il ne s’était pas sent si seul depuis bien longtemps… Laisser en garde à la Comtesse Daresha… Sa tante partie pour une guerre dont il ne savait pas si elle en reviendrait vivant… Lui-même partant pour des batailles dont il ne connaissait rien… La réalité le rattrapait… Bien plus vite qu’il ne s’en rendait compte…

Il commençait à comprendre où voulais en venir le Chevalier… Il fallait maintenant que le garçon laisse de coté tout ce qu’il croyait juste… La vie en elle-même ne l’était pas… Ne jamais prendre de haut quiconque, car peut-être son interlocuteur serait celui qui mettrait fin à sa vie… Sécher ses larmes… tenter d’arrêter de les verser… Se reprendre… Tenter d’écouter ce que lui reprocherait le Commandeur Licorneux… Tenter d’apprendre ses défauts grâce à lui… Tenter de changer ce qu’il était en train de devenir… Tout ce que sa mère avait voulu qu’il ne devienne pas… Et ce pourquoi il avait été bannit… Pour quoi lui avait-il ainsi parlé lors de leur dernière entrevue… Pourquoi…Est-ce que tout ce qu’il avait fait était réparable… Pouvait-il récupérer l’amour de la mère qu’il avait perdu par sa simple bêtise… Voudrait-elle d’un fils qui lui avait répondu si cruellement… Le voudrait-elle… Une question en suspend pour le moment… Il fallait d’abord se concentrer sur ce qu’il se passait au temps présent… Si c’était la sa dernière chance pour entrer à la Licorne, il se devait de ne pas la rater… Ne pas la rater et montrer a tout ceux à qui il tenait qu’il en était capable…

L’Italien continuait à déverser ses flots de paroles… Il complimentait son père, sa mère et sa tante… Tout ce qu’il avait dit auparavant n’était donc bien que pour le toucher… Il le comprenait maintenant… Il comprenait maintenant que si il voulait que le chevalier parle ainsi de lui, il devrait changer… Non pas un peu… Mais totalement… Comprendre qu’en entrant au sein de la Licorne, les autres ne seraient pas la pour lui… mais bien que lui serait là pour eux… Qu’il fallait que les autres sachent qu’ils pourraient toujours compter sur lui… Tel son père et sa tante le faisait ou l’avait fait… Ne pas attendre que tout lui tombe tout cuit dans le bec… Mais bien montrer ce dont on est capable… L’enfant s’assis à nouveau sur son lit… cette fois, les bras ballant… Ecoutant encore et toujours les propos de Simonin… Il savait désormais que tout ce qu’il disait à son sujet n’était que vérité… Avec cette description, il avait la vision d’un enfant pourri-gaté, qu’il ne pensait pas être… Comment, en étant ainsi pouvait-il entendre être le fils de son père… Rien ne le montrait… Lui le pensais, mais tout cela n’était que mensonge… Jamais son père ne se saurais comporter ainsi en présence d’un Chevalier du royaume… jamais il ne se serais comporter ainsi devant un ami de la famille… Jamais….

L’italien s’arrêta finalement de parler…Un bruit de cape remis en place… Et le voilà parti vers la sortie de la tente… Laissant au passage entendre au jeune Guilhem, que tout n’était pas finit… Il avait donc autre chose à lui dire… Sentiment indescriptible au fond de l’estomac de l’enfant… La réponse qu’il attendait tant… Une chance sur deux d’obtenir celle qui souhaitait tant… Visiblement tout cela, maintenant, ne dépendait plus que de lui… Voilà qu’à nouveau il se prenait la tête entre les mains… Secouant celle-ci violement pour chasser tout le trouble qui s’était insinué en lui… Un choix simple, et pourtant si compliqué… Après tout ce qu’il venait de se passer, le choix était là… Est-ce que la Licorne devait lui être redevable quand à sa demande… Où est-ce que c’était lui qui devait être redevable… Méritait-il un tel honneur… Lui le jeune prétentieux… Lui le jeune vaniteux… La licorne avait-elle besoin d’une personne telle que celle-là… Ou avait-elle simplement besoin de celui qu’il avait été il y a un temps… Celui qui voulait se montrer digne de porter cette Licorne que son père et sa tante arborait à chaque fois qu’il sortait… En serait-il digne…

Que faire ? Il ne savait plus… Le trouble était en lui… Pourquoi n’était-il plus sûr désormais de ce qu’il voulait… Pourquoi ne le pouvait-il pas… Il finit par se lever… regarder l’entrée par là où le chancelier était partie… Il devait l’attendre au dehors… mais il ne le ferait pas éternellement… Se décider ici et maintenant… Attendre était réduire ses chances… Profonde respiration… expiration toute aussi longue… Et le voilà qui finalement s’avance vers l’extérieur… Vers la lumière du jour… A moitié ébloui par le soleil dominant le campement… Il observe d’un œil le chevalier, la main droite par-dessus ceux-ci pour se protéger de ce soleil… Quelques secondes sans un seul mot prononcer… Simplement le regard bleu azur d’un enfant finalement bien décidé à prouver ce qu’il valait, face a celui d’un chevalier déjà bien aguerri… Puis finalement…


Je…

Décidément il avait bien du mal à prononcer de simple mot… Pourquoi ne pouvait-il toujours pas reconnaître son erreur… Pourquoi gardait-il cette fierté qui ne ferait pas de lui celui que son père aurait voulu qu’il soit… Pourquoi…. Reprendre son courage à deux mains et retenter l’expérience…et cette fois sans anicroche…

Je suis… désolé… Je ne sais pas pourquoi je me comporte ainsi depuis la mort de père… Pardonnez moi… Et permettez moi de montrer ce de quoi je serais capable... Après entraînements… Laissez moi vous montrer que je suis digne de porter le nom de ma famille… De trouver l’humilité qu’il me manquait… Laissez moi cette chance…

Yeux dans les yeux, il regardait sans aucune animosité l’Italien… Un regard qu’il n’avait pas employé depuis bien longtemps… Perdu simplement parce qu’il ne voulais pas s’avouer la mort de son père… Ne pas s’avouer qu’il pouvait perdre du jour au lendemain ceux en qui il tenait… Mère… Frère… Sœurs… Et tante… tante, celle qu’il c’était juré au fond de lui-même de protéger coûte que coûte, lorsque celle-ci était sur son lit couverte de bandages, après l’attaque des brigands au Maine… Son père avait donné sa vie pour elle… Il devrait en faire autant désormais… Tel était le devoir de protection que revendiquais le fait d’être son, futur, suzerain…
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Daresha
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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Mer 21 Mai - 2:07

Retour imprévu en arrière alors qu'il n'était encore qu'un bébé à l'innocence encore préservée et saine. Dans ses bras, sur ses genoux, dans son berceau de merisier sur lequel elle était penchée, elle le revoit jouer avec ses petites mains malhabiles sur son visage et dans ses cheveux. Geste si anodin, si banal. Et si paralant. Elle redécouvre cette douce sensation d'un contact corporel précieux avec son fils. Elle redécouvre son goût si particulier et si innimitable, goût qu'elle avait au fond oublié. Il s'agit juste d'une attention infantile bien futile pourtant au yeux du plus grand nombre, d'un geste auquel personne ne donnerait l'importance dont il peut se prévaloir pourtant. Et pour elle? Qu'en est-il?

La Rose est perdue, dépassée. Ce fils adulé la renvoit à ses failles et à ses faiblesses, à la fragilité de cette condition de maman qu'ele revendique sienne. Devant les larmes qui coulent tel un lac artificiel qui se vide après que le barrage auquel il devait son existence ai cédé, elle se sent désarmée. Elle n'a sur les arreter. Pourtant, elle ne voit pas ou est le mal. Elle est là. Il est là. Ils sont là tous les deux. Mais pour soigner les maux correctement ne faut il pas connaître leurs fondements? Un grand médecin ne soigne ses patients aveuglément. Il examine, écoute, cherche à comprendre. Mais elle, elle n'est qu'une mère. Elle n'est pas un médicastre de renom qui exercera dans des temps futurs. Elle n'est qu'une maman, maladroite dans ses rapports avec son enfant. Elle pense avoir écouté. Elle pense avoir compris.

Sur son visage, un sourire rassurant et rassuré. Rassuré parce qu'il lui dit les mots qui n'ont jamais vraiment été partagés. Rassurant pour lui assurer son amour et sa présence en retour. Mais ce n'est qu'un sourire qui s'estompe lorsque les lèvres du jeune Vicomte fusent des paroles brulantes. Brulantes de vérité. Brulantes d'une détresse infantile.
Qu'y répondre? Il est jeune, il a peur. Il a tort. Elle est là. Il n'a aucune raison de se sentir seul. Et puis. Et puis... il a tout. Toutes les attentions qu'est en droit d'avoir un enfant de son rang. Il n'a pas à se soucier de la vie. Il n'a qu'à claquer des doigts pour qu'on lui apporte ce qu'il désire. Il a les meilleurs professeurs pour lui apprendre les enseignements nécessaires à son éducation. Et il a une famille désormais. Ils en formeront une. Tous les trois. Pour commencer. Mais point le temps de lui en assurer...

combien de secondes avant que les bras maternels ne viennent se refermer sur l'enfant qui a demandé à s'y retrouver? Trop. Peut etre. Ou peut etre pas. Est-ce réellement important au final? N'est-ce pas là qu'un détail? Et après tout, pourquoi s'y intéresser puisqu'au final le jeune Faucon a trouvé refuge contre le sein maternel. Oui, ces quelques secondes ne sont rien au final, que des grains de sable dans l'amas désertique du temps. Mais elles se sont écoulées pourtant, accompagnées même d'un instant de recul. Une mère qui recule devant la chair de sa chair qui vient au devant elle, pour etre contre elle. Non, là ce n'est pas qu'un détail futile. Elle a reculé, certes imperceptiblement, mais elle a réculé, geste de retrait quidé par un insconscient et une conscience dépassés.
Peur intérieure de ne pas être à la hauteur. L'at-elle seulement été un jour? Il perce ses défenses,s on armure forgée avec le temps et les années. Ce n'est qu'un enfant. Ce n'est qu'un enfant! Son fils! Son bébé! Non. Pas faillir devant lui. Pas le droit. Quelle vision aurait il d'elle sinon? Comment la regarderait il?

Contre elle, elle le serre fermement et maternellement. Qu'importent les flots de quelques natures qu'ils soient et qui s'écoulent des charbons et de son nez. Tant pis pour sa mise. Quelle maman oserait donné plus d'importance à sa tenue, même de mariage qu'à son propre fils? Il en existe surement. Elle l'enlace avec amour, se perd dans la douceur encore enfantile de sa chevelure de jaie. Elle sourit à nouveau meme, de ce petit garçon qui se veut tant etre un homme alor qu'il a le temps de le devenir. Elle ne voit que cela. Elle ne voit rien d'autre finalement.


Mon fils... mon ange... dit elle en lui relevant le menton afin qu'il la regarde.Je suis avec toi... de tout temps.... j'aimerais pouvoir te garder a mes cotés tout le temps... mais je ne peux pas... je ne puis pas t'emmener au Conseil... tu le sais... ce n'est pas la place d'un enfant.... et.... Et lui dire qu'elle veut le garder volontairement de la politique? Lui dire qu'elle a tué son pere? Et et...Je ne t'abandonnes pas.... tu ne dois pas te sentir seul... je suis là... je ne t'abandonnerais jamais. Je serais toujours là pour toi...

Détournant son regard du sien, elle prend dans ses mains un pan de sa longue jupe. Doux bruissement de tissus froissé. Morceau de soie fine et legere que l'on déchire. Jupon taillé avec les plus grands soins. Jupons abimé avec un soin fort différent. Le semblant de carré fini d'etre arraché, elle le porte au nez du jeune garçon. Encore un geste machinal et banal. Mais tellement maternel. A la fois tout et rien, mais tellement tout. Avec le plus grand soin, elle mouche le reniflant bouché de celui qui n'est autre que sa raison de vivre. Il l'est. Il le restera. Meme si... Meme si rien. Il l'est et c'est tout. Rien ne changera cela. Jamais. Mais persuadée qu'en travaillant pour une nouvelle terre, un nouveau souverain, elle sert son fils également. Elle se trompe. Elle sert leur éloignement, ce détachement, cette rupture qui guette, cette faille qui n'attend que l'instant propice pour faire partir en éclat la roche qui semble pourtant solide.

Tu resteras avec moi... n'ai crainte....

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