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 [Mariage] Campement aux pieds des murailles

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damejustine

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 22:39

[Campement de Crocy, avant le tour préliminaire des joutes (en retard, tout à fait ^^) ]



Le garde avait laissé passer le petit convoi du Connétable de France et, son écuyère, après avoir rêvassé quelques minutes devant le paysage, s'était approchée de lui.

Je vais te préparer ton harnois et tes armes.

Lui hocha la tête en signe d'acquiescement et elle, elle rejoignit les autres hommes (enfin, façon de parler ^^) de Rhân. Déjà, ils avaient commencé à dresser la tente. La jeune fille, en habituée de ce genre d'exercices, leur donna un coup de main. Justine sourit en se souvenant que le charriot était parti de Boiscommun en même temps qu'eux et qu'ils étaient arrivés en même temps à Marchiennes alors que l'écuyère et son Maître s'étaient arrêtés au mariage entre temps. Comme quoi, un cheval sans charrette était nettement plus rapide.

La tente montée, les "hommes" de Rhân déplacèrent armes et armure à l'intérieur, suant à grosses gouttes sous le soleil tapant, puis l'écuyère resta seule dans la tente.

Elle prit entre ses mains l’épée du Baron, admirant l’âme finement forgée de celle-ci et le pommeau, lui aussi finement travaillé. Mais enfin, ce n’est pas avec cette arme-là qu’il allait se battre ce jour-là, même s’il la garderait sur lui au cas où, mais bien avec sa lance. Elle, par contre, n’avait aucunes enluminures forts recherchées et restait simple bien que solide, faite d’une hampe en bois de pommier et d’une pointe de fer.

La jeune fille sursauta en attendant le bruit du pan de tente qui se relève puis sourit à Rhân qui venait d’entrer. Elle sortit, attendant qu’il lui fasse signe de venir l’aider à mettre son armure.

Une fois dehors, elle profita de ce qu’elle n’était plus sous la tente pour prendre un grand bol d’air. Pfff, faisait étouffant là-dessous ! Qu’est-ce qu’ils allaient dire Mackx, Rhân et tous les autres sous leur armures ? Dire … elle ne savait pas s’ils diraient quelque chose mais, en tout cas, ils cuiront bien.
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Nennya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:28

[Campement Blackney]

Le Vicomte se proposa pour aider sa pupille, pourtant c'était le contraire qui devait se produire. Elle pris le gambison et l'enfila avec souplesse, une tête sortit de la tente et fit signe à Alcalnn de venir l'aider. Elle avait ses cheveux de miel et de noisette détachés lui tombant sur le bas du dos, elle lui dit avec malice:

-Voilà je suis prête enfilons l'armure.

Elle le regarda et attendit qu'on lui fixe le plastron pour voir si cette armure était faite pour la dame aux Fleurs.
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:33

Marchiennes et sa solitude, surtout.

Il n'est pas évident de se représenter ce que peut être à 8 ans la valse de plusieurs jours d'intenses allées et venues, ponctuées de cérémonies où le jeune Fauconnier ne comprenait pas grand chose, et où il rencontrait beaucoup de grandes personnes qui ne l'intéressaient pas. Il s'était toujours représenté son rôle ainsi: sorte de petite poupée ou marionnette, il était là avec sa mère, celle-ci lui soufflant chaud et froid avec la même aisance pour le présenter aux plus grandes familles de la noblesse française. Adrian voudrait jouer. Il voudrait courir. Il voudrait reproduire les batailles de son père contre les méchants angloys ou bretons qui existaient encore, ne laissant pas la paix au royaume. Il voudrait être simplement un enfant, rien qu'un enfant. Sans responsabilités. Sans attentes. Mais il était un tout jeune seigneur, presque vicomte, avec des terres qu'il n'avait jamais vues, hormis dans ses rêves.

Il voulait devenir un grand chevalier, comme père. Cet absent qui lui manquait tant, il avait besoin de le représenter en faucheur de vies gigantesque, en héros dont il pouvait être fier. Il avait besoin de découvrir ce père, qu'il n'avait quasiment jamais connu. Il y avait Guillaume, bien sûr. Mais Guillaume était son papa. Pas son père. Celui qui laisse courir la main dans les cheveux quand on est près de lui. Celui qui jouait, parfois, avec lui, aux petits chevaux, aux osselets. Il avait pris du temps avec le jeune Fauconnier, et Adrian l'avait remarqué. Il n'était pas son père. Et bien que sa mère l'aimât, la dichotomie entre les deux rôles et attributs était trop forte pour qu'il puisse ne pas être coupé, entre ce besoin de découvrir ce père fabuleux et d'éprouver aussi ce papa réel, qu'il avait. Bientôt, le temps viendrait. Où il serait grand. Et où il devrait voir qui, du père ou du papa, était le plus fort. Mais il n'était pas encore là. Il n'était encore qu'un enfant. Si frêle. Si fragile. Bien qu'assez petit pour son âge, il n'avait pas encore la carrure forte de son père qu'il développerait avec l'âge.

Il avait passé la semaine derrière sa mère, à sourire, saluer, se taire et rester sage. Toujours rester sage. Ne jamais faire de vagues. Ne jamais espérer déranger. Il fallait être là. Pour les Riddermarck. Pour sa mère. Pour son père, qui le regardait. Aussi, un peu, pour lui. Mais les cathédrales sont bruyantes, et parfois sombres. Et rester immobile est parfois assez complexe, pour un jeune enfant. Surtout quand il ne sait pas trop ce que sa mère et son papa sont en train de faire. On lui avait expliqué qu'ils s'unissaient devant Dieu. Mais père et maman n'étaient ils pas unis devant Dieu, eux aussi? Pouvait-on être lié deux fois? Avoir deux liens? N'était-ce pas dangereux? Autant de questions que le Fauconnier se représentait, et tournait, et resassait. D'autant que père était toujours là: maman avait dit que les gens qui mourraient restaient toujours là, à regarder les vivants vivre. Qu'aurait-il pensé de la cérémonie? Lui qui, comme le Fauconnier le découvrirait plus tard, s'était fait ravire ses femmes par trois fois par ses frères d'armes? Pourquoi ne venait-il pas, aujourd'hui, et ne combattait pas Guillaume? S'il aimait sa mère, pourquoi ne l'avait il pas fait?

Le jeune Fauconnier ne comprenait pas tout. Et, mis à l'écart dans la cérémonie, il était allé après l'arrivée à Marchiennes voir les jouteurs s'entrainer et en passer par les joutes préliminaires. Assis sur sa pierre, il ruminait contre sa mère. Qui avait presque trahie son père, l'avait donc trahi un peu lui, et l'avait isolé pendant si longtemps. Loin d'elle, et des responsabilités qui l'assaillaient. Elle qui était loin, qui ne le voyait presque pas. Est-ce qu'elle épousait Guillaume et qu'elle ne l'aimait plus lui, et son père? Pourtant, il l'aimait, lui! Et la perspective de la peur avait gâchée en partie le spectacle des armures rutillantes envoyées au sol par des lances brisées sur des écus chatoyants.

Et elle était finalement là, près de lui, alors que Marchiennes avait le beau temps, que les cumulonimbus étaient encore clairsemés, que la noirceur et le gris des nuages étaient plus anecdotiques que celles des tuniques des chevaliers, et que le vent frais et rasant de ce milieu de printemps soufflait sur les plaines flamandes, agitant les herbes et les branches des arbres autant que les tuniques et les caparaçons. Adrian avait encore été fort. Il n'avait pas sauté dans les bras de sa mère, qui lui manquait tellement, depuis si longtemps, depuis qu'elle était occupée ailleurs. Pourquoi repartir? Parce qu'il avait un nouveau papa? Si les papas empêchaient les mamans de voir leurs fils, alors il espérait qu'il n'y aurait plus jamais de papas! Luthi' n'était pas là non plus. Personne à qui s'épancher de ses pensées. Pour le rassurer. Pour le détromper. Même Eidinn et Gawen ne pouvaient pas l'aider dans cette rude épreuve. Et il tentait de rester fort, face à sa mère. Fort comme son père.

Sa tignasse de cheveux noirs épais comme du bois et raides comme des piquets s'agitait au vent, en rythmique avec ses regards qui passaient de sa mère à la lice.


- Adrian...? Mon ange.... que fais tu ici tout seul?

La phrase maternelle était lâchée. Il ne répondit pas. Soupira. Regardant au loin, avec sérieux, les jouteurs. Sa main effleure sa joue, revient à l'attaque. Elle est fine. Sait qu'elle peut arriver à l'émouvoir comme ça. Il doit rester fort. Il ferme les yeux. Goûtant chaque contact de cette peau de mère à l'odeur tant cherchée, à la texture appréciée tant de fois, à la douceur incomparable. Dans ses souvenirs, sûrement, ressurgissent alors les effluves de sa peau, peu après sa naissance, quand le jeune Fauconnier a pû toucher pour la première fois sa mère. Plus tard, bien plus tard, quand l'amour et la folie se seraient mêlés dans l'âme de la comtesse, et qu'Adrian ne reconnaitrait plus dans ce spectre qui hanterait Condé sa mère, il se souviendrait toujours du contact de cette paume, de ces doigts, de ce revers de main contre sa joue. Il y avait des choses que l'on n'oubliait jamais.

Adrian, dis moi ce qu'il ne va pas, s'il te plait....

Nouveau silence savamment étudié. Il attend, étudie, fait le comédien. Il regarde la lice, et, sans meme adresser un sourire à sa mère, lui répond froidement:

- " Tout va bien, mère. Comme vous pouvez le voir. "

Rien de plus, rien de moins. Ne pas attaquer franchement. Ne pas partir à l'offensive. Il aurait sans doute été fait pour le théâtre, et la vie de saltimbanque, le jeune vicomte.


Dernière édition par Adrian le Dim 11 Mai - 23:47, édité 2 fois
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Bulvaï

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:33

[Tente de Maxime d'Alesme Comte du Poitou]

Bulvaï revint de la lice marchant à coté du cheval de Mackx. Certes il avait été éliminé mais sa défaite était plus qu'honorable : face à une adversaire expérimentée dans le maniement de la lance, il avait résisté à un premier assaut avant de céder dans le second. Des pages l'avait aidé à se relever pendant qu'il demandait à l'Orléanais de rattraper son cheval.

Sitôt arrivé prés de la tente, Bulvaï dessella le cheval, le comte n'en aurait pas bsoin pour suivre a suite des joutes depuis les tribunes. Il déposa selle et harnachements avant de bouchonner l'animal. Il frotta jusqu'à ce qu'un page au service de Maxime vit le relever de la tâche. Bulvaï entra sous la tente où un serviteur finissait d'enlever la cuirasse du noble poitevin.

Excellente première lance frère, dommage que la seconde fut moins précise que la première, mais comme tu me l'as dit, on adversaire était redoutable.

Il s'approcha d'une aiguillère posée sur un coffre puis replit un verre qu'il tendit à Mackx.

Tu dois avoir chaud sous ces plaques de métal.

Il finit de déposer l'armure de Mackx pendant que le serviteur lui préparait des vétements plus adaptés pour assister aux spectacles dans les tribunes.

Je t'attends dehors frère, ensuite nous pourrons aller assister au premier tour de la joute. Tu vis un favoris parmi tous les nobles présents ?
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Zya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:48

[Campement des Dames Blanches, quelques temps avant le tour préliminaire]

Délaissement quelques temps d'une famille bien trop endormie à son goût. Sûrement la fatigue du voyage, le Béarn n'étant pas tout proche.
Direction le campement des Dames Blanches où l'on en profite pour se changer et mettre une tenue plus appropriée à son rôle d'ecuyère pour un temps. Fine chemise de lin blanc et pantalon de cuir noir plus pratique. On range soigneusement le tissu vert foncé de sa robe et on s'occupe de l'armure de la Sénéchale.
On vérifie que tout est en place, on nettoie, on polit, on fait briller et l'on révâsse un peu, à quand on sera majeure et qu'on aura acquis les connaissances suffisantes pour s'y essayer à son tour.
Un brin envieuse, la jeune Dame, il faut l'avouer. Mais quand on a été trainé de tournoi en tournoi par son Licorneux de père, comment ne pas en être autrement? Après tout, elle a tenu longtemps le rôle du garçon qu'ils ont tardé à avoir, une double éducation en somme, ce qui a fait que certains aspects ont parfois été négligés au profit d'autres.
S'en plaindre? Aucunement. Elle a passé son enfance sur les bancs de l'Université, dans les murs du Conseil Flamand - où on lui a montré tout ce qu'elle devait savoir pour un jour prendre la relève- et sur les champs de bataille - tout d'abord en retrait pour petit à petit prendre de plus en plus part aux évènements.
Oh, certes, on a négligé la broderie au coin du feu pour quand elle devra attendre son futur époux. Mais justement, on lui a appris à ne pas attendre. Elle ira donc rejoindre ou partira là où on l'appellera. Que cela plaise ou non d'ailleurs. On ne lui a pas non plus appris à avoir sa langue dans sa poche, quand necessaire.

Enfin, pour le moment, point de futur époux - d'ailleurs, on est pas pressé d'en avoir un - pas de majorité pour penser à tenir lance autrement que lors de quintaines d'entrainement, pas non plus pleins d'autres choses, mais on ne va pas ennuyer son monde à tout énumérer.

Juste une armure que l'on devra bientôt passer à une Vicomtesse pour le tour préliminaire de ces joutes.
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Alcalnn Blackney

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:51

Nennya a écrit:
[Campement Blackney]

Le Vicomte se proposa pour aider sa pupille, pourtant c'était le contraire qui devait se produire. Elle pris le gambison et l'enfila avec souplesse, une tête sortit de la tente et fit signe à Alcalnn de venir l'aider. Elle avait ses cheveux de miel et de noisette détachés lui tombant sur le bas du dos, elle lui dit avec malice:

-Voilà je suis prête enfilons l'armure.

Elle le regarda et attendit qu'on lui fixe le plastron pour voir si cette armure était faite pour la dame aux Fleurs.

Blackney marqua un temps d'arrêt, appréciant la silhouette matelassée de sa pupille. Il lui sourit et dit:

-Tourne toi je vais d'abord t'attacher les cheveux. Ca t'évitera de te les coincer dans le casque. il prit un ruban qui trainait et lissant avec ses doigts, caressant la chevelure, il lui fit une queue de cheval qui replia sur elle même afin qu'elle prenne le moins de place possible.

-Bien! Voyons ton plastron. il saisit l'objet souple et qui possédait deux creux pour accueillir les seins de Nennya. Il le déposa déliquatement et lui fit maintenir pendant qu'il fixait la dorsale.

Une fois que ce fut fait, il lui fixa fit enfiler les fûts pour y jointer les spalières et tassettes. Puis les gantelets qu'il lassa avec soin. Gorgerin fut vissé sur son plastron pendant qu'elle enfilait ses jambières. Enfin elle chassa ses éperons et fut prête.

Elle avait fier allure dans son armure...


-Te voilà fin prête il ne te manque plus que ton heaume... fit il avec un sourire admirateur.
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Nennya

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Dim 11 Mai - 23:58

Le Vicomte pris le soin d'attacher les cheveux de sa pupille, il l'avait fait avec délicatesse, et les frissons parcoururent le corps de la jeune femme en fleur. Il continua à l'équiper soigneusement et admira son oeuvre, il semblait fier de sa pupille. Elle lui sourit et pris délicatement le heaume que lui tendait son maistre d'armes, ca y est, le grand jour était arrivé pour la dame, elle allait jouter, elle qui avait tant souhaiter depuis les tribunes faire pareil, il était temps pour elle de mesurer sa force. Elle déposa un baiser sur les lèvres d'Alcalnn et fila en vitesse avant même qu'il ait eu le temps de s'en apercevoir, elle se dit pour se rassurer que c'était un baiser de chance.
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Morgwen

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 0:30

L'écoutant parler de la perte d'une patrie, son regard se voila un peu. Esprit submergé par une foule de souvenirs récents, amers, bilieux. D'autres plus doux, auréolés de nostalgie... très anciens...

Le silence suivant ces propos s'éternisa sans qu'elle ne prenne l'initiative de le briser, occupée qu'elle était à faire la chasse à quelques fantomes.

Elle ne cessa sa tâche que difficilement alors que la voix de Rhuyzar parvenait à nouveau à ses oreilles. Aux trois noms, un sentiment, une image, une émotion liée à leur disparition à chacun. Même Bralic qu'elle n'avait guère cotoyé mais dont elle avait croisé la route en Franche Comté... à la fin.
La louve hocha du chef, maintenant attentive.

L'attention devint intérêt lorsque les documents passèrent en ses mains. Et de la compassion pour le tourment qui devait l'avoir envahi en perdant une partie de son passé.


C'est effectivement mon domaine. Etait, plutôt. Je te promet de regarder cela avec attention. Je verrais ce que je peux en tirer le plus rapidement possible.
Tu en as parlé avec des membres de ta famille?

Elle hésita à ajouter adoptive ou un autre terme mais se retint. Voir les documents avant toute chose, mais pas là, au grands airs au risque de les perdre ou de les abimer plus. Elle s'en voudrait terriblement. Soigneusmeent, elle les glissa dans sa tunique.
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Rhuyzar

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 0:49

Il lui sourit, sourire un peu ironique. Sa famille adoptive ? Autant parler à des ânes de la croissance des mines de fer en Savoie. Ils avaient toujours été totalement attirés par une reconnaissance royale, rien d'autre, lui demandant souvent d'user de sa position pour l'obtenir, ce n'était pas sa logique, il avait toujours refusé...


Non, je ne leur ai rien dit du tout... nous ne communiquons plus depuis longtemps, entre mes voyages, mes charges, et nos caractères profondément incompatibles j'ai un peu coupé les ponts. Je préfère les avertir une fois que je saurai de quoi il s'agit... si on parvient à retrouver la trace.


Il se laissa tomber dans l'herbe, bras croisés sous la tête, observant le ciel dégagé, idéal pour les joutes qui devaient se dérouler, idéal pour flâner aussi et deviser de tout et de rien avec une vieille amie.


En tout cas je te remercie pour ton aide. Je m'y perds dans ces arbres compliquées, ces lignées qui se croisent et tout ces noms qui me parlent autant que l'alphabet à un comtois. Je n'ai jamais prêté une grande importance à mes origines familiales... j'ai coupé les ponts jeunes... mais je suis curieux de nature, et j'aimerais savoir, d'où je viens, quel sang coule dans mes veines... celui d'un lion ça en tout cas c'est certain.


Il rit de bon coeur à sa dernière affirmation, un tout petit peu orgueilleuse, mais l'orgueil utilisé avec parcimonie était une drogue sans danger.


Tu ne devrais pas jouter toi ? Ou tu es juste venue admirer le spectacle ?
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Rhân

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 1:35

Ils étaient entrés, lui et ses gens dans le domaine du baron de Marchiennes et le baron avait fait arrêté tout son beau monde au campement à une place vide du côté des autres Licorneux où il avait fait planter son oriflamme pour marquer sa présence et l'identité du propriétaire de la tente qui allait bientôt être monté sur ce lieu.



DameJustine a écrit:
Je vais te préparer ton harnois et tes armes.

Il sourit à son écuyère et lui montra où se trouvaient tout son bardas, ses armes, armures...
Puis il laissa ses hommes monter la tente et défaire ses bagages afin de s'installer le mieux possible le temps que dureraient joutes et festivités pour cet heureux mariage. Le Baron avait pleinement confiance en son écuyère pour diriger tout ca et faire en sorte que tout ne s'écroule pas au premier coup de vent et que tout soit au bon endroit, là où il l'attendait.

Pendant ce temps, le Connétable se dirigea vers le anneau d'affichage pour voir qui était présent et surtout quels étaient les connaissances qu'il n'avait point encore eu le plaisir de rencontrer jusque là.

De nombreuses personnes.. beaucoup de participants et une longue suite de blasons et de titres. Les joutes allaient être un franc succès si le spectacle était à la hauteur de l'affiche.
Il regarda de plus près l'affiche pour trouver son nom et surtout celui de son adversaire... Morgwen de la Louveterie... On la disait point mauvaise aux joutes et avaient déjà fait de fort beaux parcours... mieux que lui en tout cas.. Il tombait directement sur un adversaire de taille.
Il regarda de nouveau pour voir les duels et les adversaires de quelques personnes qu'il serait curieux de voir puis s'en revint pour voir le travail qui avait été accompli en son absence.

Il sourit à nouveau en voyant que ses ordres avaient été exécutés promptement. Son écuyère avait sorti ses armes et tout les éléments de son armure et jouait avec son épée.
D'un signe de la tête il la pria de bien vouloir commencer à l'aider à mettre son armure pendant que serviteurs amenaient et rangeaient les affaires et quelques meubles emportés.
Alors qu'elle commençait à l'armer, il l'informa des nouvelles qu'il avait lu.


Ton frère va jouter contre la baronne d'Usson dame Sibella. C'est ses premières joutes il me semble? non?
Quand à moi je tombe sur le nouveau roy d'armes, dame Morgwen. Esperons que tout se passe pour le mieux.
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Daresha
Rose Impériale
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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 12:45

Pourquoi cette étrange sensation qui la gagne, sensation de distance de froideur alors que l'astre solaire baigne malgré tout le domaine de son ennivrante chaleur? Juste quelques mots qui se seraient voulus rassurants, voire un brin moqueurs, lachés par un enfant une question qui n'est que pure routine et ritournelle journalière due à une inquétude maternelle. C'est sur ce ton qu'aurait du être la réponse. Il n'en fut... rien. Comment prendre ainsi ces quelques mots?

Mauvaise impression sans doute. Ou Mère qui culpabilise. Penchant sa tete sur le coté, elle reste à le regarder. Depuis combien de temps n'a t elle pas contemplé son oeuvre, ce petit garçon qui par moment n'en est plus un, et qui bientot n'en sera plus un? Elle n'en sait rien. Mais elle sait que cela fait sans doute trop longtemps. Mais n'est-ce pas trop tard pour en prendre conscience? Il n'est certainement jamais trop tard. Mais en prendre conscience aurait sans doute été le mieux, tant pour lui que pour elle. Chaque absence compte autant qu'une présence, et marque sans doute plus que cette dernière. Mais en a t elle seulement conscience de cela? Elle est juste une femme enfin libre d'aimer l'homme que son coeur a choisi. Elle est juste une femme avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. Avec cette touche d'égoisme qui se trouve en chaque être humain. Elle s'y est tant refusé alors qu'elle aurait souhaité gouter aux jeux de l'infidélité dans les bras de celui qui n'était encore que Baron, allant à l'encontre des principes de l'amitié fraternelle qui le liait lui et le Vicomte. Désormais, le Vicomte n'est plus, pour qui elle n'épprouvait finalement qu'une immense tendresse. Mais qui le sait en dehors d'elle? Celui qui est désormais son Comte, suite à une lettre qu'il n'aurait jamais du lire. Secret enfermé dans la boite de son coeur et dont jamais personne n'en saura rien. Quel en serait l'intéret? Le Vicomte est mort. Et pourquoi oserait-elle avouer cela a son fils? Mentir? Non. Le préserver.

Et continuer sans doute à être un peu égoiste. Beaucoup surement. Elle vous répondrait sans doute que non. Etait-elle obligée d'aller en Rouergue et de reprendre des obligations qui lui prennent tout son temps? Non, surement que non. Mais l'occasion était là de quitter enfin les terres regorgeant de traitres et de meurtriers. L'occasion était là de les quitter définitivement. D'emmener son fils loin de cette contrée maudite. Mais ne le tenait-elle déjà pas à l'écart de par ses nombreux voyages par delà les terres royales? Des mois passés sur les routes loin de l'Empire justement. Adrian n'était il donc pas assez préservé? Oui. Peut etre. Mais il n'y avait pas cette stabilité qu'elle cherchait pour lui. Ou pour elle? Comme c'était peut etre pour elle au fond, qu'elle avait déménagé en Rouergue? Surement. Au fond.
Mais avec son fils, elle recommençait une vie nouvelle. Une vie nouvelle... Une vie loin de lui. Un Conseil, une charge comtale supreme n'a jamais servi les intérêts familiaux. Surtout quand l'agitation sournoise gronde, que tant de choses sont à faire. Et que par dessus il faut s'occuper à préparer un mariage. S'en est-elle seulement rendu compte? Pourquoi cette envie de vouloir encore travailler dans ce qui ne fait que détruire des vies? Parce qu'elle pouvait partager avec Lui, ses engagements pour la Couronne. Elle voulait servir Son Roy et que ce Roy devienne sien. Et son fils?

Il comprendrait. Comme toujours. Mais a t elle seulement pensé à lui demander? Non. Non car tout parait si évident à ses yeux. Tout parait si simple. Elle a eu envie de croire que c'était le cas. Pour une fois. Pourquoi n'aurait il pas compris? Il a vu partir sa mère au conseil pendant de longues années. Il l'a vu en revenir, quand elle pouvait rentrer et qu'il ne dormait pas. Il sait cette vie. Oui sans doute. Mais elle n'est pas dans la tete de son enfant. Et pour le mariage? Pourquoi aurait il été contre? Enfn une famille. Enfin un père pour lui. Une famille... Ne serait-ce pas là encore une égoiste envie pour assurer ce désir qui brule depuis tant d'années en elle? Pourquoi de toutes façons, n'en voudrait il pas? Il en serait de cette nouvelle famille . Et il en serait au même titre que les enfants qu'elle aura le droit de porter et de mettre au monde, pour la continuité de la lignée de Jeneffe. Encore un rêve... égoiste.

Mais elle ne s'en rend pas compte, persuadée qu'elle est. Un sourire illumine son doux visage. Pourquoi ne devait elle pas sourire? A son doigt, une alliance qui fait d'elle une épouse. Autours d'elle en ces jours de festivités, tous ses proches. Alors pourquoi ne as sourire malgré le froid jeté par son fils? Parce que surement, il joue les hommes. Elle se rapproche de lui et passe une main maternelle dans ses cheveux avant d'y déposer un baiser léger. Oui, il veut jouer les hommes. Mais elle a toujours ses instincts maternels envers ce joyaux.


Mon Ange... se penchant sur le coté, elle tente de capter son regard.T'ennuies tu? Désires tu que nous allions voir ensemble les jouteurs? Guillaume doit jouter... allons le voir. Et cela fait longtemps que mon jeune Vicomte, n'a point été mon chevalier.... continue t elle de sourire.

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damejustine

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 12:58

Justine avait déjà passé à Rhân son Epaule de Mouton, partie de l'armure utilisée uniquement durant les joutes et qui couvre tout le bras, et finissait de lui attacher sa cuirasse, quand il lui dit pour Mackx et lui.

Non, non, ce ne sont pas ses premières joutes. elle marque une pause et réfléchit un instant ses troisièmes il me semble. la jeune fille aida Rhân à mettre, de haut en bas, sa braconnière, ses cuissard et ses jambières en tout cas, vous tombez tous les deux sur des adversaires assez forts ... enfin, fortes

La jeune écuyère s'écarta du Baron de Boiscummun pour se planter devant la table sur laquelle étaient déposés plusieurs partie de l'armure. Elle les prit et les attacha bien à leur place avec une main de maître. Bavière, genouillères, tassette, gantelet, etc. Elle sourit et puis, presque solennellement, elle tendit son bassinet à Rhân.

La jeune femme traversa la tente pour ramasser le bouclier frappé des armes du baron-seigneur-connétable de France appuyé contre un piquet de la tente et revint vers le Connétable.


Voilà ton écu. J'espère que ça se passera bien. Elle hésita un moment Fais attention.

L'Orléanaise sortit rapidement de la tente pour aller préparer le cheval et pour aller lui mettre ses chanfreins aveugles pour qu'il ne puisse voir devant lui et donc, qu'il n'ait pas envie de faire d'écart de sa course.
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Adrian

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 13:44

Le temps, élasticité plastique et mirifique discontinuité, ne s'écoule pas toujours de la façon dont on le pense. Ainsi, tout un chacun aurait pu croire que ce dialogue entre le jeune Fauconnier et sa mère s'étalerait sur des heures. Qu'ils se diraient leurs coeurs, leurs envies, leurs rages et déceptions. Mais il n'en était rien. Car les absences, plus que les présences, forgent les esprits et modèlent les âmes au gré des futilités du siècle. Et le jeune Fauconnier gardait en lui toutes les rancoeurs et les colères qu'il se créait. Il mangeait ses sentiments, les enfouissant, en une boule de colère et de déception. Oh, qui ne se tournerait jamais contre sa mère, bien entendu. A une époque, elle se tournerait contre son père absent, contre Guillaume, contre le monde entier. Mais jamais contre sa mère. Non, elle, il ne pouvait pas la haïr. Oui, Adrian n'oubliait pas. Oh, il ne fallait pas non plus s'imaginer qu'un enfant de 8 ans pût se souvenir des froids à Montbarrey, des périodes où père et mère ne se parlaient presque pas. Des périodes où père était las, se reportant sur la boisson plus que sur les siens. Des périodes où maman était harassée, déchirée par des obligations pesantes et étouffantes qui avaient contribuées à la vieillir prématurément, à créer ces quelques rides que le jeune Fauconnier pouvait admirer sur le visage de sa tendre génitrice, féline et si maternelle quand elle était présente. Il avait ressenti tout cela. Il avait ressenti ce vide dans les murs de Montbarrey, forteresse noire et solitaire, où il y avait peu d'enfants et peu d'activités. Il avait ressenti, et s'en était fatalement imprégné. Même de la défiance de son père à la mort de sa jumelle. Mais aujourd'hui, c'était sa mère, vu que père n'était plus là, qui partait, revenait. Pourquoi devait-elle partir? Pourquoi devait-elle le laisser? Il avait toujours été laissé seul. Par père. Par elle. Par Guillaume, aussi. Par Luthi. Tous le laissaient, venant dans sa vie, s'assurant qu'il allait bien, repartaient. Le jeune Vicomte s'était construit seul. Sans incidence des autres. Centré sur ses besoins, ses envies, ses attentes. De par son rang, il avait eu le droit de déambuler dans Marchiennes à chaque heure du jour, de passer aux cuisines profiter du pain chaud ou du beurrre fraichement baratté. Il avait eu le droit même de parfois ordonner aux gens. Cela lui avait beaucoup plû, au début. Mais cela l'avait progressivement fatigué. Cette plasticité des gens, qui se moulaient dans vos dires et décisions. Il avait expérimenté ainsi la noblesse très tôt. Ceux qui se plient et que l'on peut faire plier à l'envie. Et ceux qui ne se plient pas, et que l'on ne peut faire plier que de façon détournée. Nobles et non nobles. La valse des vies, avec ses contraintes et ses obligations. Individu solitaire et un peu triste aussi, de ces abandons et de ces errements. Qui ne devait compter que sur lui-même. Parfois, elle revenait, et voulait s'assurer que son fils l'aimait toujours. Mais la question avait-elle à être posée? Bien entendu qu'il l'aimait encore! Bien entendu qu'il aimait ces contacts, ces moments de complicités à eux deux. Il aurait tellement voulu la compagner, ne la plus quitter, et demeurer avec elle...
Au fil des années, le lien maternel se distendait. Précepteur et bonne aidant, il détachait son affection pour elle pour la reporter sur de simples petites gens. Il n'avait pas le choix. Il le devait. Pour survivre. Car on ne survivait pas sans aimer quelqu'un. Et comme on ne peut aimer longtemps les absents, il avait appris à aimer les gardes de Marchiennes, à s'en faire des amis, comme de la bonne et du précepteur. Oh, il faisait certes des bêtises, mais n'était jamais sévèrement gourmandé. Il acquérait donc aussi, peu à peu, la notion que tout lui était dû. Terres, nourritures, pouvoirs. Lentement, le jeune Fauconnier se construisait. Hors de sa mère et de Guillaume. Oh oui, il allait avoir une nouvelle famille. Mais quel intérêt, quand on voit si peu les gens? Quel intérêt, quand l'on ne revoit sa mère que pour qu'elle vous soit enlevée?

Le jeune Fauconnier battit l'air de ses courtes petites jambes, qui le feraient paraître si courtaud à l'âge adulte. Le vent continuait d'agiter ses cheveux, et son pourpoint de bleu azur et de noir côté répondant à ses braies de couleur noir se balançant, se bouffant parfois d'un souffle de vent intrusif s'insuffflant dans chaque parcelles de son anatomie. Les égratignures au genou de ses derniers jeux, sa mère n'en savait rien, et n'en aurait sûrement cure. Elle ne saurait sûrement rien aussi de sa chute dangereuse à l'un des arbres fruitiers autour de Marchiennes, qui lui avait coupé le souffle. Elle ne s'intéressait pas à ce qu'il faisait. Elle ne s'intéressait qu'à lui. Comme une marchandise que l'on fait fructifier, un beau blé que l'on fait croître avant de le couper pour qu'il s'échappe au vent. Mais il n'avait pas envie d'être coupé de son lopin de terre maternel, le jeune Fauconnier! Il avait tant besoin d'elle! De son amour, de son attention! La vie était tellement cruelle...

Il évitait son regard. Il avait appris que les regards sont le plus sûr moyen pour les gens de découvrir réellement ce que vous pensez. Ainsi donc, il regardait rarement les gens dans les yeux. Ou uniquement de façon intentionnelle. Il regardait les arbres, les chevaux hennissant et les oriflammes claquant au vent, pleins de couleurs vives et chamarrées qui le ravissaient comme elles le frustraient, lui qui ne pourrait prendre part à de telles joutes avant longtemps. Il enviait ses cousins aînés Eidinn et Gawen qui eux pourraient peut être jouter, et enviait aussi les jeunes Malemort et Arduilet. Déjà grands, mais déjà en selle! Il espérait que, plus grand, il leur ressemblerait. Qu'il pourrait ressembler à la force brute qui émanait de Réhaël, de l'assurance sûrement factice qui soûrdait de Barahir, mélange de tout ce qu'il aurait voulu avoir. Car un caractère fort ne veut pas forcément dire une grande puissance d'opposition aux gens. Cela, il se le construirait, plus tard. Et il n'était pas non plus fort. Malgré ses leçons à l'épée, il était encore gringalet, et n'arborait pas la puissance musculaire qu'il posséderait plus tard, moulée sur le modèle de ce père, plus développée encore que celle de Guillaume.
Contact maternel dans ses cheveux. Il ferme à nouveau les yeux, et les détourne encore plus. Les yeux s'embuent. Les glandes lacrymales, stimulées par les poussées venues de son hypothalamus, répondant à ce qui le tiraillait depuis si longtemps, depuis tant de temps, faisaient leur travail à la perfection. Mais voilà: un jeune vicomte ne pleurt pas. Il est fort. Accepte sans broncher. Sois fort, Adrian. Sois grand. Père, qui es au ciel, aide moi! Donne moi la force! Le poing éloigné de sa mère se crispe, reniflement étouffé du nez mais non dissimulé, main en poing qui se déplie et va essuyer ses yeux qui le trahissent, comme si souvent. Le regard mi-charbon mi-chataigne retrouve son froid normal.


Mon Ange... T'ennuies tu? Désires tu que nous allions voir ensemble les jouteurs? Guillaume doit jouter... allons le voir. Et cela fait longtemps que mon jeune Vicomte, n'a point été mon chevalier...

Le regard revient à sa mère. Neutre le plus possible. Mais sourdant malgré tout une colère, une déception. Il ne peut l'empêcher. Il n'est pas encore assez fort.

- " Que t'imagines-tu? J'm'amuses comme un fou...En plus, on voit bien les joutes, ici. Seul... "

Petit discours plus ou moins maîtrisé au français qui devrait être soutenu, mais empreint d'une familiarité de fils pour sa mère, et d'une inexpérience encore latente avec le verbe. Il avait appris à parler tard. Cause de son père, peut etre, qui était réputé pour ne pas parler beaucoup, ou de sa mère, qui était constamment mélancolique. Cause peut etre aussi que le silence avait toujours régné à Montbarrey. Pas étonnant, quand on a parlé tard, que l'on ait du mal à maîtriser chacun de ses mots à 8 ans, non? Seul le mot SEUL est appuyé, la voix frôlant de peu la cassure. Il ne se contrôle pas encore. Il ne sait pas qu'il vient, en un mot, d'exprimer tout ce qu'il a en lui. Il n'a pas encore conscience du poids des mots, et du ton avec lequel on les dit. La voix s'éraille sur le mot, provoquant presque un gargouillement de mucus dans la gorge, signe d'un chagrin qui ne demande qu'à sortir. Mais il ne veut pas non plus inquiéter sa mère. Il l'aime trop. Il ne veut pas qu'elle se fasse de soucis. Il voudrait être invisible, ne pas faire de vagues, ne jamais causer de soucis. Mais dans le meme temps, il pense qu'alors on ne viendrait peut etre plus le voir, pour vérifier qu'il va bien. Il n'est pas encore au temps où il tomberait régulièrement malade pour que l'on s'occupe de lui, mais s'en rapproche à grands pas.
Elle tente d'accrocher son regard, et le jeune Fauconnier y consent. Mais le regard de sa mère, qui logiquement est si plein de joie, de gaieté, pour cette mère qui est enfin heureuse, après tant de temps de malheurs, le fait succomber. Il ne peut se contrôler. Et les glandes lacrymales, traitresses, symbolisant avec tant de perfection ce corps qu'il chercherait toujours à maitriser mais n'y parviendrait jamais, font leur office. Une fine couche aqueuse recouvre soudain les yeux du garçonnet. Malgré le regard d'amour empreint de détresse qu'il peut envoyer à sa mère, sans parvenir à se contrôler.

Zut! Rattrape toi, Adrian! Ne te laisse pas aller! Elle ne doit pas s'inquiéter pour toi! Tu dois rester fort! Ne plies pas! Reste maître de toi! Sois adulte! Fais lui remontrances d'adulte, et non colère d'enfant! Réagis! Agis!
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Zalina

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 15:34

Après un petit tour dans le secteur du tir à l'arc, Zalina reprit sa promenade d'inspection dans le domaine.
Le couple d'honneur était marié mais il restait encore à rendre le reste des festivités aussi parfait que possible. Eviter les incidents, s'assurer que tous étaient bien installés, que personne ne manquait de rien... Et à commencer par de l'alcool et de quoi se mettre sous la dent. Le nouveau Comte n'aurait certainement pas apprécié de retrouver ses invités morts de soif. Alors la Comtesse ! Autant ne pas l'imaginer.

Après un passage en cuisine et dans le Corps du logis, la jeune amnésique parcourut le campement pour annoncer les festivités.
Tout était prêt, il ne manquait que les affamés, les danseurs et les joueurs. Zalina monta donc sur un tronc et prit sa plus jolie voix afin de crier le plus fort possible. Le but étant de couvrir le son des piquets que l'on plante, des armures et armes qui s'entrechoquent et toutes les conversations. Parce que mine de rien, elle n'avait pas l'intention de le redire toute la journée.


Messieurs, Mes Dames,

Le Banquet vous attends pour vous rafraichir et y reprendre des forces dans la salle de réception.
Vous êtes tous invités pour le bal des mariés qui commencera dans la soirée.
Pour les jeunes et moins jeunes, un concours de Tir à l'arc vous attend. Nous avons pour l'heure une Championne qui sera difficile à battre. N'hésitez pas non plus à participer au concours de Tir à la corde et au Cour de barque sur la Scarpe pour vous rafraichir.
Pour les petits et grands bobos, vous trouverez non loin de la lice, une infirmerie ainsi que les tribunes pour admirer les Joutes. Des tribunes seront également installées pour vous permettre d'assister au pas d'armes.


Déclaration faite, la jeune femme décendit de son perchoir et passa à travers les tentes pour une dernière inspection. Sourire à droite, inclinaison de la tête à gauche... Il commençait à y avoir du monde. Mais elle ne s'arrêta pas plus sur un groupe que sur l'autre. Si quelqu'un avait besoin d'aide, il suffisait de demander. Dans le cas contraire, elle préféra ne pas déranger d'avantage les convives installés.

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Rhân

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 17:06

Justine lui mettait une à une chaque partir de son armure, le recouvrant peu à peu de fer afin qu'il soit bien protégé contre les chocs violents qu'il recevrait à n'en point douter si son adversaire n'était point trop maladroit.

Troisième? D'accord.. je crois n'avoir jamais eu le plaisir de le rencontrer et encore moins de jouter contre lui.
Et oui.. enfin surtout moi.. d'après les classements que tiennent les hérauts de la ligue de joute


Il était enfin armé et lui sourit. Elle alla chercher son écu pendant qu'il prenait son épée et la ceinturait à sa taille.
Et la dernière touche.. le heaume...

Puis ils sortirent. C'était là sous le soleil qu'il commença à ressentir vraiment la chaleur et le sentiment de cuisson dans sa cage de métal. Les mouvements étaient plus lents et plus compliqués et quand ils refermerait son heaume tout à l'heure c'est son champ de vision qui se réduira drastiquement.

Monter sur son cheval avec l'aide de ses gens puis prendre le bouclier que lui tendait la jeune blesoise avant d'avancer au pas tranquillement jusqu'à la lice.
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Daresha
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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 17:44

Douce étreinte maternelle que la sienne qui se referme sur son enfant, et qui l'attire tendrement contre elle, contre son sein. Geste empli d'une tendresse démesurée pour son enfant qui a commencé à faire quelques pas sur le chemin qui fera de lui un homme? Surement, mais peu lui importe. Il est son sang, sa chair, son fils. Il est encore malgré tout ce bébé qu'elle a tant désiré. Peut-il se douter du combat qu'elle a du mener et qu'il faillit ne point voir le jour? Non. Et il n'a si à le savoir, ni à s'en douter. Si leur vie maritale fut un peu échec, pour lui, elle doit rester idyllique. Et puis, ce fut son combat à elle que d'avoir un enfant du Vicomte. Ce fut son combat à elle que d'accepter qu'elle n'ai plus recours à ces onguents et autres décoctions qui empechent toute conception. Il fut son plus beau combat. Il fut le plus beau geste d'amour qu'aura eu le Vicomte envers elle. Mais lui dira t elle seulement? Peut etre pas. Tout paraît si évident. Mais à quelle évidence fait on allusion ici? A celle qui veut qu'elle pense que son fils sait qu'il est tout pour elle? Ou à celle qui fait que souvent malgré tout, les mots peuvent avoir une force profonde? Ici, la première. Evidence trompeuse d'une mère qui croit. Et qui croit mal, mais qui ne sait s'en rendre compte.


Contre elle, elle le sert avec la plus grande des tendresses. Et dans ses bras se met à le bercer au rythme de la douce musique de son coeur. Oubliés les flonflons de la fête. Oublié le mariage. Oubliées les joutes. Oublié, tout. Au milieu d'à la fois tout et rien, il y a juste une mère et son fils qui se retrouvent. Qui se retrouvent... Peut-être n'est-ce là qu'une illusion? Le monde en est rempli, et toutes ont ce goût si particulier de la déception qui rend l'intéret de la vie, si faible. Oui, peut être que s'en est une. Mais n'y a t il pas encore au fond d'elle cette volonté de croire? De croire en tout et en rien, mais de croire que finalement le monde peut parfois etre doux et ensoleillé. Mais là, d'un coté, qu'importe. Ces divagations mentales et philosophiques n'ont pas leur place. Leur temps n'est pas révolu, il reviendra. Mais plus tard.

Une mère et son fils.

Les émeraudes ont croisés les charbons qui se sont voilés. Sentiment d'incompréhension et de vide. Sentiment aussi de ne savoir que répondre à ses brumes légeres qui, en disent tant sur un petit garçon qui n'en est plus un. Un homme qui n'en est pas un non plus. Un homme en devenir sur une toile de fond si sombre et si mouvementé, ou l'éclat du bonheur n'a peut être pas resplendit assez. A nouveau peut etre aura t elle cette chance? Qui sait... Le Destin est si joueur.

Une mère et son fils.

Quel avenir pour eux? Ensemble bien sur. Elle en est persuadée. Ensemble malgré les épreuves, ensemble malgré le chemin qu'il suvra. Ensemble malgré ce chemin qu'elle veut le voir prendre. Celui qui fera de lui un Chevalier. N'est-ce pas que son rêve à elle? S'est elle posée la question de savoir ce qu'il en penserait. Bien sur que non. Quand il avait quelques années de moins, n'idéalisait il pas l'Ordre de son père? Et ce Chapitre organisé peu de temps après que son époux ne s'en soit allé rejoindre la seule femme qu'il aura sans doute jamais aimé? Il avait certes fui à la vigilence maternelle, mais elle avait vu son regard brillé, elle avait vu son intérêts pour cet animal chimérique. Elle l'a vu... Alors pourquoi en serait il autrement? Et de toute façon, ils seront toujours ensemble. Mais se doute-t-elle un seul instant qu'elle devra l'abandonner à nouveau, elle partant tenter la Faucheuse, lui, rester en la demeure familial à l'abri? Mais à l'abri de quoi?

Dans la chevelure brune les baisers se font nombreux et s'accompagnent de caresses sur la joue de l'enfant. Fermer les yeux et savourer ce contact sans meme en prendre réellement conscience. Son fils qu'elle oublie sans meme s'en rendre compte au fur et à mesure que se tissent les liannes malsaines et douloureuse d'une destinée qu'ils n'ont pas demandé. A t elle seulement entendu Ce mot de solitude exprimé? A t elle compris son intensité réelle? Si compris veut dire passer machinalement une doigts délicat sur la goutte d'eau qui tente de s'échapper, peut etre que non. Qui pourrait lui en vouloir? En ces jours bénis, elle est ailleurs.


Mon tendre amour.... Tu sais, je devine quand tu me mens. Peut on s'amuser seul? Pourquoi ne vas tu point jouer avec tes cousins? Il me semble même avoir vu les couleurs de ce jeune garçon tu sais Guilhem.... dit elle en souriant. Celui avec lequel vous aviez eu une petite déconvenue lorsque nous étions à Meymac. Il Peut etre pourrait tu le retrouver pour jouer? Même si je préfèrerais que mon tendre fils, dise à sa mère qu'il souhaite rester avec elle et que tous deux partent dans une exploration connue d'eux seuls... Qu'en dis tu?

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Adrian

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 18:35

On dit que bon sang ne sait mentir. Bonne larme non plus.

Alors que la furie des hommes ravage le monde, qu'un seau de sang et un seau d'eau sont versés aussi facilement l'un que l'autre, que les familles sont déchirées par mort, infamie et déconvenue, parfois, parfois, il est des lieux où un soleil brille, pendant l'orage permanent qui recouvre alors toute cette parcelle de monde. Le fils étreint le sein maternel qui l'a vu sortir. Avec force, dans ces petits poings, qui deviendront la lourde paire gantelée que tout homme raisonnable plus tard, d'ici quelques temps, craindra. Il presse, étreint, contient. Depuis combien de temps ne se sont-ils pas pris dans les bras? Depuis combien de temps n'y a-til pas eu de moment privilégié, rien que pour eux? Il était si heureux, et si apeuré à la fois. Heureux de la revoir, et apeuré qu'elle reparte. Apeuré que ce puisse être pour toujours, car chaque départ est une possible mort de l'être aimé. Il sent, respire, hume. Il ressent ce contact tant cherché, depuis si longtemps. Dans quelques siècles, on découvrira scientifiquement (quelle dérision!) ce que chaque mère sent, en son sein, une fois l'enfant aimé arrivé: il n'y a qu'une personne dont les battements de coeur puissent calmer tout enfant apeuré et transi: leur mère. Dans des laboratoires blancs, emplis de blouses et de masques, aseptisés et passés à la javel, on découvrira l'un des plus beaux miracles de la vie se construire dans la science: l'amour, le lien indissoluble, étroit et infini à la fois unissant une mère à son fils, tant par le toucher que l'odeur, tant par le goût que par l'ouie. Le jeune Fauconnier se calme, lentement. Mais les larmes restent, dans ce jeune coeur trop seul.
Lentement, la mère et son fils s'écartent, et croisent leurs regards.

Les baisers se font contre la chevelure noire de jais du garçonnet, le faisant frissonner à qui mieux-mieux face à ce contact qu'il rechercherait dans chaque femme qu'il posséderait physiquement ; le cuir chevelu réagit, faisant courir une mince mais limpide chair de poule sur les avants-bras, sous la chemise couleur crème que le garçonnet porte sous le pourpoint et le tabard.
La résolution fond comme neige au soleil. Comment résister à ce contact? A cet amour, auquel il veut tant répondre? La colère se dissipe. Le bonheur la remplace. Enfin, elle est là. Désireuse de passer du temps avec lui. Il l'a. Pour lui. Insidieusement, sans que nul le comprenne, se forge dans son esprit une conviction: désormais, pour être aimé, il faudra être seul. Il faudra être éloigné, pour que les retrouvailles n'en soient que meilleures. Il se perdra dans les batailles, dans les rangs furieux des batailles, pour inquiéter, pour que l'on se soucie de lui. Et reviendra, aimé et ayant causé du souci pour lui. Oui, il ne pouvait être que chevalier. Comme père. Comme ce père si absent qu'il recherchait si ardemment. La goutelette de larme s'écoule, le long du doigt maternel si beau, comme toute cette mère qui se marie aujourd'hui. Il la regarde, dans toutes ces couches de tissus si beaux et finement travaillés, et il fond pour elle. Un sourire lentement épouse ses lèvres. Deux parenthèses se créent dans les joues purpurines, et même si les bras se déssèrrent, le lien reste là, latent. Il regarde sa mère, et répond, là encore essayant de jouer lees grands:


- " Je sais pas où sont Eidinn et Gawen. Ni Guilhem. J'ai croisé Barahir et Rehael, c'est tout. Trop occupés pour se soucier de moi. Et puis..."il revient alors à la lice, et à la parade des couleurs qui s'épanouit au soleil de ce milieu de printemps, alors que les marguerites, les paquerettes, les tournesols, les bleuets, les coquelicots, s'épanouissent dans les champs alentour, et que les arbres commencent à reverdir." Je t'attendais. Je savais que tu viendrais. Tu me manques, tu sais? "

Et voilà. La bonde est lâchée. Le barrage ne peut éternellement retenir l'eau. Et c'est un petit filet d'eau claire qui coule, lentement, jusqu'à la commissure des lèvres, avant de déborder, petit ruisselet allant lentement s'épanouir jusqu'au menton, en contrebas. Quelques mots ont suffis pour que tous les sentiments latents depuis si longtemps s'expriment. En 3 mots, Adrian vient de déballer plusieurs mois de solitude, et d'absence maternelle. Avec l'impression qu'il vient d'ouvrir son coeur.
Tout son discours était court, raccourci, coupé à l'extreme, pour une concision précise et claire, et une avarice de mots évidente. Car quand les parents parlent peu, et montrent leurs sentiments peu, comment l'enfant ne pourrait-il pas en faire de même? Adrian avait été sage et gentil car c'était ce que l'on attendait de lui. Petit présentoir des fruits de ses parents, arboré comme un trophée par sa mère. Il serait ainsi toute sa vie: solitaire, avare de mots, précis et tranchant comme une rapière de bonne forge tolédane.Et quelle difficulté avait-il eu pour exprimer ces simples mots! Il les aurait voulu perçants, affûtés, pénétrants au plus profond du coeur. Mais l'amour ne ment pas: et il ne voulait pas de mal à sa mère. Juste l'aimer. L'aimer, tant et plus. Rester avec elle. Malgré l'attraction pour l'équidé cabré, et sa défiance vis à vis de son chef qui lui prenait sa mère.

Ni acceptation ni refus pour la proposition maternelle. Il avait des choses à dire, avant cela. Beaucoup de choses.
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Mackx

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 18:43

[Tente d'Alesme, en caleçon et chemise]

Arf, il était tombé, mais comme l'avait dit Bulvaï, il n'était pas tombé sans honneur. Il avait même réussi à toucher son adversaire, malheureusement, celle-ci devait avoir les pieds solidement attachés aux étriers parce qu'elle n'était pas tombé sous le choc.

Pendant qu'un de ses hommes l'aidait à retirer tout cet amas métallique qui allait pouvoir être remisé en attendant la prochaine, son écuyer orléanais lui apporta un verre, ah que ça fait du bien pour virer la poussière sableuse qui se balade dans la gorge !


Merci frère Very Happy ! Ca fait un bien fou de pouvoir boire après ce passage dans cette armure.

Ca y était, son armure était presque toute tombée et Bulvaï alla prendre l'air dehors. Le temps de passer les nouveaux vêtements propres et de circonstance préparés et le Comte le rejoignit à l'extérieur.

Un favori dis-tu ? Je ne sais ... En tout cas, pas un licorneux, nous sommes maudits en joute. A part l'exception de Totox à Meymac. Bien, allons dans les tribunes, mais pas sans petit voyage à l'intérieur de la tente avant de ressortir une bouteille et deux coupes en étain à la main, ceci !
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Guilhem de Vergy

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 19:54

[Campement De Vergy]

C’était donc lui que l’italien était venu voir au final… Une réponse à son courrier… Il n’avait qu’à écouter les mots pour comprendre ce qu’elle était… Et voilà donc qu’il lui faisait aussi la leçon… A croire que tous c’était donné le mot pour ça… Quitter les jupons de sa mère… Il l’avait bien lu la lettre le chevalier ? A croire que non… Enfin… Poussant un léger soupir de dépit, il ne pu que relever ces derniers mots…

Les jupons de mère… Cela fait bien longtemps que je n’y suis plus voyez vous… Depuis que celle-ci a décidé de me bannir de nos terres… De plus je n’aurais pas envoyé cette candidature sans savoir auparavant tout ce que la vie de chevalier offre comme désavantages… C’est une décision bien réfléchie que la mienne…

Nouveau soupir de l’enfant qui s’assoit sur son lit… Plongeant a nouveau sa tête entre ses mains… Cette fois-ci plus par énervement de se faire prendre pour quelqu’un d’irréfléchie, que par solitude…Et durant ce temps le chevalier continuait de parler…encore et toujours… Sûrement pour faire peur à Guilhem… Mais il lui en fallait bien plus que ça pour qu’il parvienne à ses fins…

Le confort du Rouergue… Vraiment… Savez vous ce qui se trame au Rouergue avant de parler ainsi ? Croyez vous réellement que je reste sans rien faire face à tout ceux qui créés des troubles… Vous semblez donc bien mal connaître le sang de Vergy, messer… Et rien de tout ce que vous pourriez dire ne me fera changer d’avis quant à mon avenir… Mais soit, avez encore d’autres choses à m’exposer, ou avez-vous finit votre… torture mentale…

Leger sourire en coin de Guilhem…Il fixe désormais l’Italien droit dans les yeux… Attendant la moindre réplique désobligeante de celui-ci…
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Alcalnn Blackney

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 23:17

[Tente de Vignats après le premier tour]

Il avait démonté. Une jeune baronne l'avait fait chuté et il était eliminé. C'est cependant avec sérénité qu'il se rendit au campement. Après un détour par sa tente pour se faire déshabiller par Lancelöt a qui il avait donné quartier libre, il entreprit de se voir sa jeune pupille et vassale.

Il enfila donc des vêtements propres et parcouru le peu d'espace qui le séparait de son campement.

Il s'annonca:


-Nennya me voici, es tu visible?
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Simonin

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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 23:23

[ Campement de Vergy ]



Le petit fulminait, impétueux, il était comme sur le pied de guerre après une agression...
Daignant, et gesticulant, il niait tout... tel l'enfant persécuté du siècle, capable de toute faire par lui même sans même qu'il est besoin d'une tabouret pour attraper quelque chose en hauteur. Il savait tout, et n'avait rien à apprendre des autres, une attitude qui n'était que passagère dans ce genre de cas là, et qui mériterai d'être réduit au néant.
La fierté que son père lui avait transmise, il pouvait en être fier, et il l'était, seulement il fallait en faire bon usage, et être en droit de le faire.

On avait beau être fils de untel, le talent n'est pas forcement génétique, et nombreux sont ceux qui sont incapable de reproduire leur parents sans aide..surtout quand leur parents ont eux même travailler dur pour atteindre ce qu'ils étaient... C'est ce que le petit Vergy avait tendance à oublier dans les faits présents, laissant son attitudes impétueuse prendre le dessus, n'hésitant pas à contre-dire celui qui serait bientôt son supérieur.
Respect et Obéissances, ces deux points allez être à travailler, et il allait falloir être patient...

L'italien était de marbres faces aux émotions divergentes de son futur poulain, la colère, le mépris, et bien d'autre encore. Il arrivait presque à rire intérieurement, rapprochant le discourt du petit, à celui de quelques vieilles connaissances mainoises, capable de sauver le monde à bout de bras,si on votait pour eux..
Le schéma était quelques peut similaire, Guilhem voulait intégrer l'ordre et suivre un apprentissage, mais se vanter cependant de pouvoir plus ou moins se débrouiller seul sans aucuns problème, se surestimant à n'en douter..
Ainsi le jeune homme, enchaînait les reproches dans son discourt, bien décider à vouloir renverser la tendance, ce qui prouvait qu'il ne connaissait que très peu son interlocuteur...
Qu'importait, Simonin l'écoutait, notant bien chaque idiotie, bien qu'il ne les soulignera toute dans sa réponse, qui se ferait sentir plus tard.

Le petit s'immobilisa un instant, la tête dans les bras... Il réfléchissait sans doute à la suite de son discourt...prenant soin d'écouter les dernières paroles du chevalier, d'ici qu'il y puisse trouver la bonne nouvelles espérée...
Mais celles-ci ne vinrent, et le futur écuyer continua ses reproches, tentant désespérément de prendre de haut le nouveau l'ancien mainois.

Une fois terminé, Gulhem fixait Simonin du regard, comme pour approuver sa domination dans la conversation..son sourire aux lèvre en témoignait, ce qui rappela à Simonin, à quel point le petit homme fort qu'il voulait faire paraître était au contraire bien plus enfantin qu'il ne le paraissait : Il jouait, étendant sa culture et ses atout de son mieux..
Le silence s'était fait entre les deux personnages, Simonin esquissa un sourire avant de reprendre...il allait rentré dans son jeu.


Oh, mais c'est qu'il est bien brave le petit Vergy, il est déjà bien fort, et sait tout plein de chose... quelle idée de mentionner les jupons de sa maman, il les a quitté depuis bien longtemps, il est grand maintenant ! et il va chasser tout les vilains brigands de Rouergue en plus ? une fleure à la main à n'en douter... Puis c'est vrai que son papa, il a réussi à tuer tout les brigands qui venaient sur son chemin...tous ? à non mince, c''est vrai que les derniers lui ont été " Fatale " c'est bien dommage tout ça, surtout quand on pense qu'il avait travailler des années, et continuer encore d'apprendre sur la chevalerie et ces dangers, par la vie et les conflits de tout les jours...l'apprentissage qui ne se termine jamais, et qui se fait en échangeant avec autrui, en écoutant ceux qui ont plus d'expérience, en s'entraînant chaque jour un peu plus...
Et puis , je te remercie mon petit, de m'avoir appris tant de choses, j'en avait oublier pourquoi je guidais mes frères vers la Rouergue justement, tu m'as été grandement utiles merci !


L'italien avait bien perdu son sourire, l'ironie , et surtout au sujet de Raphaël ne lui plaisait que guère, il n'avait pas reparler de ce passage depuis bien longtemps, et se cacha bien de montrer l'émotion, que celui-ci lui faisait..Se mordant presque la langue pour ne pas claquer le petit qui manquer de respect pour l'Italien , et sa propre famille.

Eh bien mon petit Gulhem, tu vis dans une belle illusion ! Je ne voudrait vraiment pas te la briser, tu sembles vraiment l'apprécier, c'est vrai que se sentir invincible c'est agréable, mais il faut le mériter...et ça porte bien des préjudices. Tu n'arrivera à rien , sans travail , éducation et entraînement, j'espérais ne pas avoir à te l'apprendre, toi qui semble avoir tant réfléchie sur tes décisions. Je combat aux cotés de ta familles depuis bien des années, ton père fut un ami, un instructeur...et ta mère une personnes de confiance inégalable. Et je vois ta tante tout les jours à Ryes, dans les couloirs ou aux entraînements. Tu dois le savoir aussi. Elle se donne les moyens de réussir, malgré toutes ses souffrances. Tu pourrai la prendre en modèle, mais j'observe que tu préfères mener les choses comme tu les entends, sans que rien n'y personne ne s'oppose à toi. L'humilité, et le respect font partie intégrante des valeurs chevaleresque, j'espérai aussi ne pas avoir à te l'apprendre, vu que tu sembles tout savoir, mais une fois de plus , l'un de nous deux ce trompe...marrant non ?


Il n'y avait rien de drôle dans tout ça, et l'Italien le savait parfaitement, il n'empêchait, qu'il ne souhaitait perdre son temps. Il avait énormément de respect pour toute la famille, mais sa particule ne lui donnerai tout les droits... le rang de noblesse est nul une fois les murs de Ryes passé, chacun est sur un pied d'égalités suivant son grade. Guilhem venait d'être accepter au bas de l'échelle, là ou beaucoup se batte pour être accepter aussi. Sûrement inconscient de sa chance, il l'était tout autant quand au fait que sa présence soit indispensable...Simonin allait avoir d'autre chat à fouetter très facilement, surtout avec les récents problèmes liés à Cahors..

Dans chaque partit de jeu , il y a un gagnant et un perdant, il faut parfois savoir perdre, l'Italien le savait, mais il ne faut aussi pas toujours croire qu'il est tout le temps mieux de gagner. Le garçon pouvait perdre gros quand à sa prochaine réactions, et au fond de lui, ce n'était pas ce que souhaitait le chevalier d'Albizzi...car malgré ces défauts, le petit lui serait un excellent écuyer...Assumer ses choix, ou voler de ses propres ailes, tel allait être son deal...
Peu confiant, le Chevalier décrocha enfin le regard du petit..remettant d'un geste de la main, cape en son dos. La licorne brillait.


Trés bien Guilhem, Tu m'as demandé si j'avais autre chose à te dire, la réponse et positive, mais il se pourrait bien que tu n'es aucune envie de les entendre, bien décidé à faire ce que tu entends.. Ryes n'est peut être pas fait pour toi après tout, avoir un supérieur ne semble pas être ton fort.

Sur ces derniers mots le chevalier tourna talon se dirigea vers la sortie, ne se retournant qu'au dernier moment.

Alors très bien, soit tu te remet en question quand à tes aptitudes inées, et tu ré-apprend la définition du respect, et là tu me suis Soit tu te complets dans ton illusion d'adolescent plein d'idée pour sauver le monde, et tu n'auras ni besoin de moi, ni de la Licorne...

Sans même réaliser qu'il venait de sous entendre son admission, l'italien, peu confiant s'apprêtait à sortir définitivement de la tente. Il ne lança qu'un " Fais ton choix Guilhem " avant de sortir..

Le jeune dans la tente, le chevalier à coté de celle-ci., plein d'espérance sûrement en vain...
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MarieAlice

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Messages : 43
Date d'inscription : 07/05/2008

MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 23:31

[Campement des Dames Blanches]

Marie avait veillé à ce que leurs montures soient entretenues puis assise non loin des tentes. Elle avait observé, en silence, le ballet des serviteurs, le village de toiles sortant de terre comme un champignon en quelques heures à peine et aurait tout aussi vite disparu.

Cette espèce de fourmilière l'avait toujours intriguée, amusée et lui permettait de se détendre avant que de revêtir les multiples protections pour les joutes.

Elle suivit des yeux quelques silhouettes connues, s'étira puis se rendit sous sa tente.

Zya s'y attelait à nettoyer et vérifier le matériel, l'air pensif.

Marie sourit, se rappelant avec quelle envie elle observait son frère faire de même avec l'armure de leur père puis, avec l'âge, la passer à son tour. Elle pouvait alors rester des heures, silencieuse, à apprendre comment poser chaque pièce, leurs fonctions. Savoir qu'elle avait dû enfouir au plus profond de sa mémoire et faire semblant de découvrir plus tard.


C'est parfait Zya. Très joli travail mon Ecuyére. Je crois qu'il est tant que je me prépare.
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Nennya

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Messages : 22
Date d'inscription : 09/05/2008

MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 23:44

[Tente de Vignats]

Nennya entreprit d'examiner son armure, la dame aux fleurs avait perdu la joute, et refusait de voir la moindre éraflure sur son armure. Elle vit pourtant un éclat, elle grogna.
Une voix se fit entendre, celle d'Alcalnn, elle rigola et répondit:


-Oui je n'ai plus mon armure.

Peut estre pensait il qu'elle n'estoit pas habillé:

-Je rigoles bien sur, je suis présentable, j'examinais les raisons de ma défaite.

Elle méditait plutôt sur sa tenue de bancquet, rouge, noir, vert?Il entra dans la tannière de la pupille, et vit sa mine:

-Les Montgommery ont chuté mais c'est pour mieux se relever.As tu une blessure?
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Alcalnn Blackney

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Messages : 26
Date d'inscription : 09/05/2008

MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Lun 12 Mai - 23:56

[Tente de Vignats]

Blackney rit a cette entrée en matière... C'était souvent comme cela lors des premières joutes... rares était ceux qui s'en sortaient bien.

-Oui faut croire que c'est une devise familiale. Non je ne suis pas blessé si ce n'est dans mon orgueil. dit il en un sourire.

Il faisait chaud et il délassa son col.


-Le forgeron de Montgommery pourra te réparer ca. fit il en désignant l'erraflure qu'elle avait sur sa belle armure neuve.

Elle avait été faite spécialement pour elle et il comprennait qu'elle l'aimait. Mais un jour elle serait juste bonne a être refondue...


-Tu t'en ai bien sortie tout de même. Ca t'a fait une expérience. dit il philosophe.
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Pisan

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Messages : 14
Date d'inscription : 04/05/2008

MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   Mar 13 Mai - 1:29

[Campement des Dames Blanches - Tente de Chelles avant le tour préliminaire]



Enfin depuis leur arrivée, Pisan avait choisi de camper avec ses sœurs qu'elle ne voyait pas assez. Elle avait cependant planté sa bannière à l'entrée de sa tente car tant que les couleurs étaient là, rien n'était perdu.

Elle devait se hâter de se préparer pour les joutes et n'était pas très en forme mais le maître des lieux avait tellement insisté.
Lorsque son écuyer, vint lui annoncer qu'elle aurait le vicomte de Montgommery pour adversaire, elle grimaça .


Arf! Un licorneux...Et pas un débutant en plus. Mag? Tu crois que je vais devoir goûter à la terre des Flandres?

Elle commença à se préparer en bavardant avec son amie, elle avait envie de voir les joutes de ses amis ici présents et elle avait aperçu quelques couleurs qui ne lui étaient pas inconnues mais bon, nous verrons cela au banquet. Elle détestait que les joutes soient avant le bal, car elle était trop courbaturée en général pour pouvoir danser.
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MessageSujet: Re: [Mariage] Campement aux pieds des murailles   

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