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 [RP] Registe des Sacrements

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Marthain

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MessageSujet: [RP] Registe des Sacrements   Jeu 1 Mar - 3:56

Marthain se rendit sur les terres de Marchiennes, afin de rendre service au maître des lieux dont il allait devenir le chapelain. De ce fait, il se rendit directement à la chapelle sans perdre de temps. L'une des conditions nécessaires et préalables à la consécration de la chapelle, que Rome venait de lui apprendre, était qu'un registre des sacrements devait se trouver en la chapelle. Afin de consigner tous les sacrements qui seraient donné en ce lieu.
Marthain arriva donc avec un grand registre vierge sous le bras et le posa sur un pupitre, près de l'autel. Il ouvrit ce registre et inscrivit, sur la première page : "Registre des Sacrements de la Chapelle de Marchiennes". Ainsi, la condition était respectée.

Il allait maintenant devoir trouver le maître des lieux pour lui expliquer pourquoi il rôdait dans sa chapelle sans autorisation formelle.
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Guillaume_de_Jeneffe
Licorne Royale
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MessageSujet: Re: [RP] Registe des Sacrements   Mer 7 Mar - 0:15

Pendant que la vie reprenait possession du sépulcre des morts grâce au vaillant père Marthain, le chevalier faisait les cent pas dans ses quartiers. Certes, tout le château et des arpents et des arpents étaient tous siens, mais, comme pris d’une macabre tendance, il s’était enfermé en sa chambre, jetant des regards par les fenêtres qui étaient bien loin de lui offrir les spectacles de la Normandie. Il soupira, fatigué, mais n’en poursuivit pas moins sa marche sans fin. Tout autour de lui disait le deuil et les pertes. Sa silhouette, déjà, efflanquée par les ans où les cheveux, même gris, se faisaient rares. Sa mise ensuite. Quoique de bonne qualité, son pourpoint de sable n’eut pu renvoyer moins de lumière. À peine son collier chevaleresque tentait-il vaillamment de jeter quelque éclat. La cape d’azur était restée pendue au mur, tout comme le baudrier et l’épée.

Il se rendit compte, bien entendu, qu’il quittait sa retraite désarmé. Mais il n’en avait cure. Ou plutôt, il connaissait assez les chausse-trappes, caches et autres ateliers pour se trouver une arme en urgence, si besoin devait être. La maisonnée était au courant de l’événement du jour, les ordres avaient été donnés pour laisser le religieux rejoindre la chapelle sans l’encombrer de questions ou autres remarques. Le fidèle notaire Jehan de Wavrin avait été invité, lui aussi, ainsi la fille et les pupilles du chevalier. Pour le reste, on se contenterait de suivre les choses depuis l’extérieur. Après tout, il s’agissait là de la chapelle du vicomte, et à quelques encablures l’église de l’abbaye rendait tous les services spirituels à la population des environs. Inutile d’en faire donc une grande célébration. Ce qui n’aurait pas été dans l’esprit de Jeneffe, non plus.

Se signant en entrant dans le lieu pas encore tout à fait sain, Guillaume salua l’officiant d’un franc sourire et d’un profond mouvement du chef.


« Mon père, c’est une joie d’enfin voir la voix du Très Haut accueillie en ces murs. Même si je n’ai jamais douté de votre ministère, j’ai quelques fois craint m’en aller avant qu’il ne soit ici accueilli. »

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Daresha
Rose Impériale
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MessageSujet: Re: [RP] Registe des Sacrements   Lun 12 Mar - 21:33

Etrange manège que celui qui s'annonçait ici bas, dans le monde des vivants, dont elle ne faisait plus partie depuis longtemps. Les vivants parlaient en années. Elle, elle trouvait cette notion du temps étrangement futile, puisque le temps n'avait plus d'emprise sur son âme damnée, qui n'avait pas encore trouvé la quiétude, même s'il avait fini par lui revenir. Trop tard. Bien trop tard. . Ses pétales s'étaient refermés bien avant que le Chevalier ne soit autorisé par la Divine Bonté de revenir parmi les siens, dont le nombre s'était réduit bien tristement au fil des ans, de même que sa réputée chevelure perdait de son faste, l'âge et la vieillesse aidant.
Qui aurait pu croire qu'un être aussi froid et distant qu'elle s'était tant plu à être, puisse en réalité être aussi fragile, au point de se laisser envahir par une folie destructrice? Elle n'avait pas résisté. Elle n'avait pas réussi à maintenir le cap. Maudite faiblesse. Mais elle n'en éprouvait pas de réelle rancoeur, ou de réelle douleur. Les sentiments sont uniquement l'apanage des vivants. Elle n'était plus qu'un fantôme du passé, coincé entre les murs de la forteresse flamande qui lui avaient offert un intense et inégalable bonheur. Elle continuait d'aller, de-ci, de-là, observant les siens lorsqu'ils s'y trouvaient, veillant sur eux du mieux qu'elle le pouvait, se laissant aller à de légères bises caressantes sur leurs joues ridées ou douces de jeunesse. Elle aimait à s'assoir prêt d'eux, pour les envelopper de sa présence rassurante. Mais pouvaient-il se douter qu'elle se trouvait encore là?

Assise sur le rebord de leur couche qui fut nuptiale, elle regardait son Ame marquée par la vieillesse et les pertes humaines douloureuses. Elle observait chacun de ses mouvements qui, malgré le poids des ans, n'avaient pas perdu de leur charisme envoutant. Elle le devinait ailleurs, lointain, dans cet contrée normande qui avait tout changé. Si Ryes n'avait été... Si la Licorne n'avait été... Un souffle plus fort que les autres s'engouffra dans les rideaux de la fenêtre, comme une invitation silencieuse à regarder beaucoup plus loin que le paysage qui se dressait devant eux.
Regrettait-il leur temps passé ensemble? Si elle avait eu plus d'audace et de force, elle aurait pu leur en offrir beaucoup plus. Pourquoi avait-il fallu que le Destructeur pèse autant sur eux, qu'il fut vivant ou qu'il fut mort? De toute façon, le passé ne pouvait pas être réécrit. Elle se leva lentement, tandis que le Flamand regardait encore au loin. Elle posa sa tête contre son épaule. Même ainsi, il continuait de dominer de toute sa masse la fragile Rose d'Argent. Elle le revit plus jeune, plus droit, sa carrure impressionnante et virile, qui pouvait s'adonner autant à la brutalité qu'à la plus délicate caresse.


- Si seulement...

Puis elle le regarda quitter leur antre, cet endroit sacré qui avait été témoin de leur passion dévorante et de leurs sentiments déroutants, volontairement cachés et retenus au yeux trop curieux.  Arrangeant machinalement les plis de sa robe de soie verte, elle se mit à le suivre d'une pas bienveillant et silencieux, gardienne éphémère de son chemin. Elle avait suivi de loin l'organisation de l'évènement, n'ayant aucune opinion sur l'issue qui en serait réalisée. Marquant un temps d'arrêt sur le seuil de la chapelle, elle se signa dans un automatisme troublant lorsque son pied se posa sur le pavé froid du lieu sacré.  Ce lieu si simple et si imprégné, avait été son refuge privilégié, dans lequel elle s'était autorisée à déverser  des torrents de larmes insensés.  A genoux, enveloppée dans sa tristesse et sa folie, elle avait passé des heures à prier pour que Dieu lui rende son Alter Ego, sa moitié, sa Vie. Même l'enfant qu'elle avait porté et mis au monde n'avait pas réussi à lui redonner le gout de la vie et l'espoir de l'attente.

Positionnée à côté de son époux, elle regarda l'homme d'Eglise missionné pour la cérémonie tant attendue. Car qui pouvait accepter de reposer en terres non consacrées? Elle avait fait ce choix, justifié par l'attendre. Elle n'avait pas voulu quitter cet endroit tant qu'il ne serait pas revenu. La Rose déjà maudite avait fait le choix de l'être encore plus, jusqu'à aujourd'hui. Et elle assisterait à l'ouvrage, tandis que les vivants ne la verraient représentée que par un gisant savamment sculpté dans une pierre sans vie.
Sa main fantomatique se glissa contre celle de la Licorne. Voulait-elle se rassurer? Mais se rassurer de quoi? De la libération promise? Et si elle ne voulait pas être libérée? Non, elle n'avait pas le droit d'être ainsi égoiste. Elle l'avait déjà trop été. Ici, un jour, il reposerait et son Salut devait être préparé avec le plus grand soin.
Elle chercha à croiser le regard bleu qui avait fait vaciller ses murailles lorsqu'elle était jeune. Son ventre avait mis au monde le fils d'un autre homme, dont l'absence trop lourde avait fragilisé des sentiments qu'elle avait cru acquis. Un regard. Un seul. Et tout avait basculé, sans qu'aucun d'eux pourtant ne se laisse aller à l'irréparable. Un regard. Son regard. Qui avait du envouter avant elle, bien d'autres palpitants. Déposant un délicat baiser sur la joue de la Licorne, elle s'éloigna des deux hommes, et prit position là ou devait se dérouler la cérémonie, là ou, probablement, leur fille et Lui se tiendraient debout.

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Bérénice de Jeneffe
Jeune Lionne
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MessageSujet: Re: [RP] Registe des Sacrements   Lun 12 Mar - 22:10

C'est pas qu'elle n'aimait pas revenir à Marchiennes, mais elle ne s'y sentait pas vraiment à l'aise. Sans doute pour les nombreuses années solitaires qu'elle y avait passées. Bien trop à son gout de jeune fille qui n'avait qu'une envie, faire ce qu'elle voulait. Excepté qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait : voyager, découvrir le monde. Mais laisser ce Père qu'elle haïssait et vénérait à la fois, n'était pas envisageable. Elle n'avait pour ainsi dire, que Lui. Que ce repère marqué par les années. Le caractère refermé et timide de la jeune fille l'empêchait de nouer quelque amitié qui lui aurait fait pourtant grand bien. Un coup de pied au séant serait très probablement le bienvenu. Mais en attendant... et bien en attendant, elle tournait et retournait la missive paternelle entre ses mains délicates et tachetées de rousseur, rappelant l'épaisse et bouclée chevelure rousse qui lui tombait sur ses épaules laiteuses. Quel étrange sortilège que celui qui avait envouté la grossesse de la défunte Comtesse : de l'union d'une Licorne aux yeux bleus et à la claire chevelure avec une Rose aux yeux d'émeraudes et à l'épaisse chevelure brune, était née une petite fille aux yeux pers et rousse comme le feu du Diable. Elle seule était venue scellée le mariage improbable de ses géniteurs. Le poids n'était pas facile à porter et elle doutait chaque jour un peu plus d'arriver à tenir les obligations qui s'imposaient à elle.

Elle n'avait pas revêtue de grands atours, mais elle n'était pas non plus vêtue comme une simple gueuse. Une simple mais tout de même travaillée mise de soie verte brodée de fils d'or, avait fait son affaire, tandis qu'à son cou pendaient - aller savoir pourquoi - les deux alliances qui avaient consacré la première union de sa Mère. Pourquoi ce choix et pourquoi ce jour là? Parce que ce jour là, il manquait quelqu'un qui avait poussé son dernier souffle il y avait des années : son frère, certes demi par le sang maternel, mais son frère tout de même. Héritier comme elle d'un fardeau infernal, il avait été le seul à la comprendre, même si les échanges n'avaient pas été si nombreux. Regard pers contre regard noir, il y avait eu bien plus que de simples mots échangés.
La vie, c'était quand même bien pourri quand même.

Une main jouant nerveusement avec une boucle rebelle, elle se rendit d'un pas décidé à la Chapelle. Elle l'a connaissait bien cette Chapelle. Trop bien. Comme elle connaissait chaque pierre qui lui rappelait la Rose partie trop tôt. En même temps, y avait il réellement une différence entre une mère morte et une mère complètement folle? Laquelle était-il préférable d'avoir? Inutile de lui poser la question, elle n'aurait pas su y répondre. De toute façon, elle n'avait pas envie d'y répondre. De même qu'elle n'avait pas envie de répondre à la question : toute cette agitation était-elle bien utile? Sans doute que oui. Sans doute que non aussi. Mais il fallait bien s'y résoudre, pour le bien être mentale de tous.
Arrivée à bon port, elle salua le Père Marthain, qu'elle avait déjà croisé, notamment lors de ses confessions acharnées.


- Bonjour Père Marthain...Elle lui adressa une salutation digne de son rang, parfaite comme on le lui avait enseigné. Ou plutot martelé pendant des heures. Puis elle se tourna vers son géniteur.Bonjour Père... lui adressa-t-elle dans un sourire un brin gêné, la jeune fille n'ayant jamais su comment se comporter avec lui. Et pourtant, elle avait toujours eu l'envie de lui prendre le bras, de se blottir contre lui, le plus naturellement du monde. Y arriverait-elle avant qu'il ne passe l'arme à gauche?

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Marthain

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MessageSujet: Re: [RP] Registe des Sacrements   Ven 16 Mar - 19:08

Le Père Marthain, qui ne revêtait ce titre que d'un point de vue spirituel, fut ravi de voir un véritable père, accompagné de sa fille venir en cette chapelle bientôt consacré. Il leur fit un grand sourire et les salua bien respectueusement :

- Bien le bonjour Votre Grandeur. Au nom du clergé de Flandres que je ne représente pas vraiment, je tiens à vous présenter mes excuses pour l'attente irrespectueuse et inadmissible que vous avez subi concernant cette demande de consécration. Si vous êtes d'accord, nous procéderons à une consécration simple car vous ne me semblez pas homme à goûter aux fioritures inutiles.

Puis à la fille.

- Bonjour à vous aussi, Demoiselle. C'est un plaisir pour moi de vous revoir. J'espère que vous allez bien ?

Marthain s'avança ensuite vers l'autel et invita les personnes présentes à le rejoindre. Il se plaça d'un côté de celui-ci, laissant les autres face à lui. Il dit :

- Nous commencerons par la prière du pardon, s'il vous plaît. Récitez la après moi.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.
Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Une fois que les autres se furent exécutés, l'officiant fit le tour de ladite chapelle en récitant les prières rituelles :

- Que le Très-Haut purifie ces murs,
Que son Saint Nom soit à jamais sacré,
Que périsse quiconque osera violer ce lieu de recueillement, de prière et de paix,
Avec des intentions impures ou les armes à la main.


Il revint ensuite auprès d'eux et, ouvrant les bras comme s'il voulait leur faire un gros câlin, il scanda en direction du noble :

- Quel saint veillera sur cette chapelle et en fera sa demeure ?

Marthain attendit que l'homme donne le nom du saint auquel cette chapelle serait dédiée. Il reprit ensuite :

- Que le Très Haut protège ce lieu des impurs et en fasse un lieu qui Lui est consacré !
Que le très saint Aristote, insuffle la Raison dans les pensées tourmentées qui visiteront ce lieu,
Que Notre Créateur bénisse ce lieu dédié à la diffusion de Sa parole !
Que le très saint Christos insuffle la paix dans le cœur de ceux qui visiteront ce lieu !
Que ce lieu devienne le nœud principal de notre voyage vers la paix, l’amour et le paradis solaire.

Par Titus qui consacra la première cathédrale, et par le pouvoir qu’il nous a transmis de perpétuer ce geste,
Moi, le Père Marthain, prêtre des Flandres, je consacre ce lieu pour qu’il soit un point d’entrée dans la communauté des fidèles et je le dédie à Saint Michel-Archange, saint patron de la justice.

Ce lieu est désormais un lieu consacré interdit à ceux qui n’ont pas la foi ou qui sont exclus de la communauté des fidèles. Tout acte de blasphème fait en ses lieux sera une injure envers le Très Haut lui-même et sera passible des tribunaux de l'Eglise.


Il baissa les bras, fit le tour du lieu avec son regard, comme pour en apprécier la sacralité nouvelle et ajouta, d'une voix plus modérée cette fois :

- Recueillons-nous quelques instants, en l'honneur du Très-Haut afin qu'il bénisse, en ce jour, la consécration de votre chapelle.

Après deux ou trois minutes de silence, tête baissée, yeux fermés et mains jointes, le Père rouvrit les yeux et sourit à nouveau. A chaque fois qu'il prenait part à une cérémonie, en tant qu'officiant ou non, il ressentait une vague de chaleur partant de son cœur et irradiant tout son corps. Cette vague représentait sa Foy en le Très-Haut et son amour pour tous ses frères et sœurs aristotéliciens. Il garda ensuite le silence, attendant que l'un ou l'autre prenne la parole. Il était désormais chapelain du lieu et donc, d'une manière un peu indirecte, il était désormais au service du Vicomte de Marchiennes. Mais cela ne pouvait pas lui déplaire. Servir un noble comme lui, qui appartenait à la vieille noblesse du royaume, pétrie de valeurs chevaleresques et aristotéliciennes ne pouvait pas lui déplaire. C'était un honneur et même une chance d'être celui qui officierait ici, il en était bien conscient.



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Guillaume_de_Jeneffe
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MessageSujet: Re: [RP] Registe des Sacrements   Mar 10 Juil - 13:00

- Pas plus aux fioritures qu’aux discours brassant le vent, pour vous dire le vrai, compléta-t-il en réponse à l’homme de foi. D’autant que je ne suis guère certain que le temps qui m’est encore alloué me permette d’ainsi le vendanger.

Certes, il n’en avait pas toujours été de même. Ou plutôt s’était-il rapidement rendu compte qu’en certaines situations, parler, encore et encore, était un moyen d’atteindre son but plus que d’asséner des vérités définitives. La résolution, ou l’irrésolution volontaire, du problème seule n’était pas seul objectif. La manière d’y procéder avait, parfois, de plus durables effets encore. Avait-il réellement goûté la chose ? Au vrai, non, il le savait. Mais il en avait accepté la responsabilité, car là était la seule voie qui lui était apparue de défendre ce en quoi il croyait. D’ailleurs, en Empire, il avait… Oui, précisément, il avait alterné entre logorrhées et arguties pour l’un et phrases brèves, très, trop ouvertes, pour l’autre. S’en était suivi… Eh bien, ce qui en partie l’amenait ici… « Pourquoi a-t-il donc fallu que je vous parle ainsi ? Je ne vous aurais sans cela pas jeté dans un second deuil, avant même ma mort… »

Ce fut à ce moment de ces pensées qu’arriva sa fille, celle qui, si le Très Haut le voulait, recevrait Marchiennes et Saint-Ouen, et ce nom si lourd à porter, tant des attentes indues s’y trouvaient concentrées…


« Bérénice, je suis heureux de te voir ici. »

En cela, père et fille étaient si maladroits l’un que l’autre. Sauvés aussi, en quelque sorte, par l’efficacité du célébrant qui faisait plus que ce qu’il fallait pour effacer les retards de l’administration ecclésiastique.

« Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.
Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés. »

La prière fut dite de sa forte voix, que ne vrillaient que de rares inflexions trahissant l’âge avancé et les épreuves de la vie du chevalier. Puis ce fut le tour d’autres pensées, entre religion et souvenirs, qui accompagnèrent la consécration du lieu. Il s’interrompit uniquement pour confirmer que ce serait bien au patron de la chevalerie que la chapelle serait dédiée. Quel autre choix aurait pu être possible ?

« La chevalerie fut et est tout pour moi. Elle m’a donné et repris, m’a sauvé et damné, m’a construit et détruit. Sans elle, je ne serai rien, je n’eus rien fait. Je ne sais s’il n’eut mieux fallu, mais je sais que cela me sera dit lors de l’ultime jugement. Mais je sais que j’ai toujours agi dans le sens qui me semblait le plus juste pour les autres… Quant à moi, je redoute ce qu’il m’en coûtera, je crois le savoir en partie. Mais je mets en Lui ma confiance pour qu’il me comprenne, à défaut de tout me pardonner… »

Reprenant le silence, il assista à la fin de la cérémonie, acquiesçant aux paroles dites par celui qui lui était désormais lié. Mis à part Jeandalf, il n’aurait voulu d’autre chapelain…

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