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 [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres

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Daresha
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MessageSujet: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:21

Citation :
Jamais fini pour manque d'inspiration

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Daresha
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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:22

Daresha a écrit:
- Non Comtesse...
- Mais je sais monter a cheval. Je ne crains rien.
- Non Comtesse... Dois-je te rappeler que tu es juste un peu enceinte? Que tu es bientot sur le point de nous pondre un mini comte ou une mini comtesse?
- Mais tu as peur de quoi? Tu crois que j'ai fais Laval-Vendome comment?
Oops... Ne serait-ce pas un sourcil blond qui se leve sur cette derniere phrase, alors que la Comtesse détourne ses deux émeraudes vertes innocemment de l'autre coté de l'horizon?

- Tu me la refaits la?
- Tu t'inquiete pour rien. Et au lieu de t'occuper de moi, pense un peu à toi. Toi aussi tu ferais mieux de voyager dans ce fichu carosse.
- Mais moi je ne suis pas enceinte! Et ne change pas de sujet! Tu es allée à Vendome? A cheval?
- Non... enfin si... oui je suis enceinte. Et ouis je suis allée à Vendome. Mais je ne pouvais pas le laisser tout seul non? Et avec un carosse j'aurais mis trois plombes! Et puis je suis pas morte... Et je n'ai pas accoucher, tu peux le constater par toi meme. Le mini comte ou la mini comtesse est bel et bien toujours dans le ventre de sa mère. Une Comtesse tetue comme une mule contre une Panthère tetue comme une mule ça donne quoi? Et bien, une scene qui se produit régulierement, mais dont l'intensité du moment est à nul autre pareille.
- Vendome? Vendome?? Et les Lucioles? Et le massacre? Non mais t'es pas dingue? Et on se demande pourquoi je bo... Gloups... Et la Blonde de ravaler cette phrase et de reprendre sur un ton des plus enjoué. Pourquoi je m'agace! Tu te rends compte s'ils t'avaient pris en otage??
- Et bien ça n'aurait pas été dramatique..et puis regarde..Je suis la. Ils ne m'ont pas pris en otage. Je vais bien et tout va bien... Alors détresse...
Un cri de rage ravalé par un grondement, des yeux qui se noircissent étrangement avant de retrouver un éclat vert. Pas commode la panthère, pas commode.
- Parfait. Dans le carosse. Point.
- Pardon? Ah mais tu vas pas t'y mettre non? Que ta soeur voyage en carosse oui. Moi non. Je suis en pleine forme et je suis capable de monter a cheval. Comtesse vexée qui croise les bras, et qui n'a pas l'intention de lachr le morceau. Hors de question de se faire imposer quoique se soit. Elle est capable de voyager a cheval. Donc cest à cheval qu'elle voyagera. C'est dingue ça. On ne peut jamais faire ce qu'on veut.
- Comtesse. Carosse. Vite. Trois mots au ton sec, suivis d'un nouveau flash sombre et couleur orage, alors que le doigt pointe le carosse fermement. C'est que elle aussi est décidée.
- Groumph.... Et le silence se fait. De longues secondes qui s'écoulent. Seuls les regards verts des damoiselles s'échangent. La Comtesse examine et detaille. Le regard de la Blonde n'est pas des plus agréables et elle a eu rarement la chance de le voir ains. Ca elle le reconnait. Mais Croit elle que ce regard la fera changer d'avis? Elle peut rever la Panthère. Elle peut rever. Non. tu peux diriger ta soeur mais pas moi. Je voyagerais a cheval. Et d'ailleurs il faut que j'aille préparer Alaria. Si tu permets...

Une voix qui change, comme ses yeux. Ilmarin se fait sourde et mauvaise. Et qui... Ah non? Mais elle nous fait quoi la? Elle...? Non... Et bien si. Elle sort sa dague en un éclair, sous le nez d'une Comtesse qui se retient difficilement de manifester quelque surprise.
Tu montes. Ou. J'éventre ta jument. Compris? Ajoute t elle sechement tandis qu'un sourcil se leve pour souligner ses paroles.
- Par... pardon...? tu rigoles j'espere? Tu ne toucherais pas à cette jument j'espere? tu te fous de moi?
Un sourire mauvais qui finit le cauchemar en guise de réponse. Ilmarin semble ne plus être la meme. Belle Blonde, tu nous fais quoi là? - La peau de jument fait une excellente couverture. Carosse. Vite. Comtesse. Et voila que la dame recule d'un pas pour s'approcher dudit canasson qui n'a rien demandé à personne. Le sourire de la Comtesse s'estompe rapidemment. Elle bluffe... Elle bluffe... Je crois pas Comtesse. Je crois pas... Mais libre a toi de tenter la Panthère hein? Et tu auras tout gagner. Mais non, elle ne fera rien. Ilmarin? Eventrer un cheval? Et t'as vu son regard? Tu sais qu'elle n'est pas aussi nette que toi. Alors t'es gentille, tu remballes ton entetement et tu poses ton arriere train dans ce fichu carosse. Et pour une fois, la Blonde elle a raison! Mais de quoi je me mele.... Dame Conscience t'es priée de retourner d'ou tu viens, surtout si c'est pour donner raison à Ilmarin.

Comtesse qui boue intérieurement. C'est dingue ça, elle est juste enceinte. Ce n'est pas un drame. Elle approche juste du moment fatidique qui verra enfin sa délivrance. Ca n'a rien non plus de dramatique. Il y a pire dans la vie non? Il n'y a qu'a regarder la Blonde. Alors elle, elle picole a longueur de journée, elle perd completement la tete et a elle on ne lui dit rien? C'est quoi ce traitement de faveur? Non elle ne montera pas dans ce carosse. Elle va se le rentrer dans la tete ça la Panthère? Et pourquoi le Chevalier n'est pas la? Il ne pourrait pas prendre sa défense? Jamais là quand on a besoin de lui. Levres qui s'entrouvent pour contrer la Panthère. Si la Féline griffe, la Rose pique c'est bien connu. Mais voila qu'il semblerait que la Haut, Lui, la Haut il ai décidé d'agrémenter un peu la piece ubuesque qui se déroule.

Et devinez qui s'approche? Non pas le Chevalier. Non, point l'escorte attendue et promise. Promise pourquoi d'ailleurs, on se le demande. Mais bon, il en a été décidé ainsi alors il en est ainsi. Et donc ça ne nous dit pas qui s'approche. Lui là. Juste la. Regardez et vous verrez. Un homme grand, aux longues enjambées souples et félines, et qui sans bruit s'approche. Comtesse qui regarde la masculine silouhette aux mouvements et aux gestes déterminés et fermes, au regard inquiet. Voici Gabriel. Le charmant Gabriel, brun aux yeux bleux, comme sa soeur est blonde aux yeux verts.

Soupir comtal qui en dit long alors que celui qui est dit Sulimo par le sang qu'il partage, se glisse dans le dos de sa soeur pour l'enlacer tendrement. Il ne voit donc pas qu'elles sont en train de discuter? Allez on va voir ailleurs. La Veuve fait voyager silencieusement ses billes vertes fatiguées sur le couple fraternel. Apparement, il ne bougera pas. Et ça tombe plutot mal elle non plus. Il faudra bien que quelqu'un se décide, ils ne vont pas coucher la et un voyage les attend. Le temps leur est compté. Et le voila qui... Sourcil qui se leve alors que le jeune homme s'approche d'elle... Mais...

- Ma Dame... je vous prie d'accéder à mon humble requete et de céder à ma soeur. S'il vous plait.
Paupières qui se mettent à cligner. Sourire froid qui se dessine que le visage d'albatre de la Rose impériale. Non... Elle a mal entendu. Il n'oserait pas. Il n'a pas oser. Si. Il a osé Comtesse. Et il n'a pas tort. Alors monte et tais toi.
- Plutot que de venir vous meler de ce qui ne vous regarde pas, vous feriez mieux de vous occuper de votre soeur. C'est à elle qu'il faut dicter sa conduite et pas à moi. Je ne passe pas mon temps en compagnie d'une bouteille d'alcool moi.
Elle tourne sa tete d'un air hautain alors que sur le visage du frère de son amie, un sourire léger se dessine. Elle ne va quand meme pas céder devant un illustre inconnu non? Qu'il aille au diable avec sa soeur tiens.
- Ma Dame. S'il vous plait. Le temps nous est compté et il serait plus raisonnable, dans votre état, de voyager dans ce carosse.
Son état. Son état... Il pousse le bouchon un peu trop loin Mau... Gabriel. Son état ne regarde que elle d'abord.
- Mon état ne regarde que moi Messire. Et moi seule. Alors occupez vous de votre soeur. Et n'essayez meme pas d'insister. Vous vous y piqueriez.
- pourtant, si, j'insiste. Et les yeux bleus de plonger dans les emeraudes comtales, sans ciller. Je vous serais gré de monter dans ce carosse, au plus vite. Pour la suite du voyage. Ma Dame.

Et la Comtesse de tourner le dos a tout ce beau monde, vexée et de rejoindre ce carosse maudit. Au moins elle n'y verra personne elle sera tranquille. Enfin personne...Il va quand meme falloir supporter Kalian. Quoique elle au moins, elle ne donne pas d'ordre. Et entre victimes de la Tornade Blonde, elles se comprendront.
Maudite soit cette Panthère.
Maudit soit son frère aussi.

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Daresha
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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:22

Ilmarin a écrit:
Exaspération violente parcourant son corps. La tête de lard version barrique qu'est la Comtesse ne fait qu'exacerber cette tension, enfoncer les maigres murs, découper un boulevard pour Elle. Patience qui s'amenuise à mesure que le temps file, désespoir qui monte comme une complainte lancinante. Il ne donne pas de nouvelles, Il ne revient pas. Et Elle se sert de la présence du responsable pour puiser de nouvelles forces.
Corps tendu comme un arc, nerveux, douloureux. Elancements de ce dos martyr qui la contraignent à réutiliser cette ceinture renforcée, au maintien rigide qui l'étouffe pour ces chevauchées. Epaules meurtries qui brûlent à nouveau. Mais surtout, cette main. Rêvait-elle? Elle avait l'impression que, lorsqu'Elle prenait les rênes, les tremblements cessaient, la douleur partait. Peut-être était-ce simplement l'oubli qu'Elle lui procurait...

En tout cas, Elle aurait aimé s'abreuver du corps chaud de l'animal. Le cri de rage qu'Elle poussa en sentant les mains de son ennemi vrilla ses tympans. Etait-elle seule à l'entendre aussi vivement? Forces qui faiblissent à chaque seconde...
Tout son corps, s'opposant et luttant, tremble violemment sous les doigts de son frère. Ce regard noir, mauvais, venu de ce temps lointain se pose sur lui. Ses lèvres sifflent un mauvais présage...


- Lâche moi. Pourquoi tu es intervenu?
Joue chaude et douce sur sa nuque, main serrant la sienne. Sifflement perfide et haineux contre apaisement.
- Il le fallait. Si la rage t'aveugle qu'elle soit dirigé vers la véritable cause... Moi. Je subirai ta colère, ta haine mais jamais je ne te laisserai te faire du mal et encore moins à tes amis.
- Je ne te hais pas. La preuve, je t'ai écrit. J'ai besoin de toi. *Moi je le hais! Oublies-tu sa perversité? Sa trahison? Sans lui, jamais tu n'aurais été malheureuse! Tais-toi! Sans lui, jamais je n'aurais vécu.*

Prise plus ferme et plus forte. Souvenir tendre et chaud qui remonte, qui repousse les ombres. Ses yeux se ferment, le déchirement se fait plus fort.
- Alors prouve-le moi et regarde moi... Retourne-toi mon Ilmarin et fait face à Suli.
Nouveau tremblement violent, tordant son estomac, mais surtout, ses poumons. Terreur qui remonte. Dernier cri qui siffle et tempête. Lentement, comme dans un songe, elle lui fait face. Lentement, ouvre ses joyaux redevenus verts, mais les traits restent tirés, une mélancolie se pointe. Une tristesse, une lassitude. Solitude de la Panthère, Sa rage destructrice, perdition de son Ilmarin. Qui redevient-elle...
- Tu vois, je vais...

Echange feutré, à voix basses, éloignés du carrosse. Pourtant toute sa tension se ressent violemment. Préfère baisser les yeux que risquer croiser le regard de Guillaume, elle envisage même de le faire plus souvent avec son amie Daresha. Quant à Kalian et Maharet, n'en parlons pas...
Il lui faudrait s'éloigner, La contrer l'épuise, la vide de toute force Lui laissant trop souvent l'occasion de Se manifester. Oui, il va lui falloir s'éloigner. Peur des souvenirs qui remontent...
Gabriel... *Sais-tu seulement où tu mets les pieds, mon frère?*


- Il est temps de partir. Le voyage sera long et fastidieux, les Flandres nous attendent.

Tenter un sourire, vouloir poser sa main sur sa joue avant de la rétracter. Elle avait peur de le toucher, peur qu'il devine, peur qu'il sente. Déjà le regard glacier de son frère montrait des soupçons. Avait-il compris? Deviné? Entendu? Il lui faudrait s'isoler les nuits à venir, les courbatures lancinantes du sommeil étaient un avertissement.
Ses bottes crissent sur le chemin, les vêtements susurrent au cuir de sa selle. Nouvelle journée de supplice dorsal en vue. Le vent glacial joue dans ses mèches folles alors qu'elle se perd dans l'horizon. Si seulement elle savait...

Même bruissement que le sien, Gabriel la rattrape, colle son corps contre le sien, geste anodin et sensuel, familier, nouvelle vague de souvenirs déferlants. Son dos contre son torse; ses mains sur son ventre s'enroulent. Proximité fraternelle traversant les âges du monde.
- Les fondations de la forteresse sont solides, elle fait corps avec le vent son Seigneur. Imprenable, imperméable mais jamais ne s'effondre, n'oublie jamais qui tu es mon Ilmarin...

S'agripper au Vent. Et pourtant, la pierre vacille et menace de s'effondrer. Proximité rêvée, vomie, appelée, détestée. Et pourtant, tellement recherchée en ces moments sombres... Et si elle lui faisait confiance? Se laisser aller dans ses bras? En oubliant tout? Et si...

- S'cusez ma' j'cherche une Marine d'Azayes.
Les regards se tournent vers un gnome, tenant un bouquet plus gros que lui entre ses bras, un parchemin dépassant. Etonnée, elle le prend, hume le parfum des premières fleurs du printemps encore lointain, tentant de dérouler le parchemin sans les lâcher.

Une fine écriture délicate a écrit:
Modeste bouquet fade, pardonnez l'offense. Prenez soin de vous, ma route croisera bientôt la votre. Patience sera ma vertu, en attendant de revoir les Emeraudes.
T.

Ses joues s'enflamment. Mais qui a juré sa perte? Ils se sont donnés le mot pour qu'elle n'est pas un instant de répit ou quoi?
Et en plus, Gabriel qui lève un sourcil interrogatif. C'est de là que vient son propre tic? Elle ne s'en rappellait même plus...

- Euh... Bon... Hum... On... Devrait se mettre en... En route je crois...

Les fleurs sont coincées dans le harnais, la missive gardée en main sera lue et relue, au calme de la prochaine escale. T. En tout cas, il lui offre un maigre répit. Qu'elle tente d'entretenir en gardant obstinément les yeux rivés au sol. Le parfum des fleurs se mêlant à celui de son frère...

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Daresha
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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:23

Zalina a écrit:
Zalina suivait le convoi depuis plusieurs jours déjà mais était restée très silencieuse et un peu en retrait. Il y avait des personnes qu’elle ne connaissait pas, d’autre que peu et l’ambiance semblait quelque peu … étrange.
Elle préférait donc observer ses compagnons de route de loin pour savoir où mettre les pieds sans déclancher une mini guerre. L’atmosphère était déjà assez électrique.

Vous prenez :
- une Comtesse, qui a déjà son caractère en temps normal, enceinte jusqu’au cou. Ca n’arrange en rien le caractère.
- une Panthère inquiète pour son amant et adepte de la bouteille. C’est nouveau cet amour là…
- une dame blessée qui n’a pas spécialement envie d’être là, si Zalina a bien suivi.
- un … comment déjà ? Enfin, le frère de la Panthère. Connaît pas celui là. Mais s’il ressemble à sa sœur, on reste à distance.
Vous avez la recette du "comment se prendre une claque à la moindre ouverture de gueule".

Ce n’est pas que Zalina est une experte en claques, loin de là. Elle n’a testé que celles de Bralic. Mais elle ne tient pas du tout à renouveler l’expérience. A çà non. La Comtesse et la Panthère doivent frapper aussi fort dans leur état.
Il ne manquait que les deux loustiques pour compléter le tableau. Quoi qu’occupées à surveiller les gnomes, la Rose et la Panthère se crêperaient peut être moins le chignon.

Mais elles ne se tueraient pas toutes les deux. Elles s’aiment trop, même quand elles passent leur temps à se disputer.
Ilmarin, qu’est ce que vous faites avec cette dague ? Gros yeux de Zalina, limite paniquée. Non non, on range les armes, couteaux, cure dents, griffes et autres objets coupants. C’est dangereux et le voyage est encore long jusqu’en Flandres. Oh oui, il va être très très long…

Mais Zaza a décidé de rester discrète depuis quelques temps. Elle n’interviendra que si c’est absolument nécessaire. De toute façon, personne ne l’écoute jamais.
De loin, la Poitevine observe donc la scène, debout sur les étriers, appuyée sur le pommeau de sa selle pour détendre une seconde ses muscles engourdis.
Ce n’est pas qu’ils sont longs… mais les Flandres ce n’est pas la porte à coté.
Un gnome avec un bouquet maintenant. Au moins avait il calmé la Panthère. On y va maintenant ?

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:23

Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Dernières vérifications d'usage. Cheval, en forme, costaud. Selle, en cuir, nombreuses petites poches, arçons solides. Cavalier, en ordre, chemise de cuir bouilli, renforcée de plaques de métal, épée batarde au flanc, miséricorde liée à la chemise, écu attaché à la selle. Barbe rasée, en prévision de la route. Longs cheveux noués en arrière. Et sourire, presque carnassier. La perspective de reprendre la route, à cheval. Quelle cure de jouvence que de retrouver la giffle du vent sur les tempes. C'est dans cette espérance que se trouvait Guillaume, avant que de rejoindre le petit groupe.

Et là, tout change. Atmosphère lourde, tendue, pénible même. Sans dire, sans entendre un mot, tout est clair. Nouvelle crise de nerf entre celle qui LE porte et celle qui porte l'absence de SON frère. En approcher, chasser ce sourire, prendre l'attitude qui convient pour dégonfler le conflit. Arracher une fleur qui se fraie un chemin au milieu de la neige, la glisser sous sa chemise, sur son coeur. Amener son cheval par les rênes, lentement. S'approcher du carosse, accrocher le regard comtal, lui sourire, sans rien cacher:
"Ma dame, recevez ce modeste gage de mes sentiments" fit-il en lui tendant la dite fleur, "je gage que son odeur n'aura eu le temps de s'évanouir que nous serons déjà en terres nordiques."

Puis, après un baise-main, il salue Kalian, et se retire et se dirige vers Ilmarin et son frère. "Le bonjour à vous. Ainsi donc, nous allons faire route ensemble, à nouveau. Ce n'en sera que plus agréable, bien que je ne connaisse point encore votre compagnon. Mais je gage que la route nous le permettra à loisir."

Après un salut à Maharet, qui semblait toujours impressionnée par lui, Guillaume aperçut la Poitevine et lui sourit: "Le bonjour gente damoiselle... L'on dirait que la vie parisienne a eu raison de votre ancienne énergie. Je vous aurais cru déjà à cheval." Et d'un grand rire sonore, il saute sur ses étriers et crie: "Droit vers les Flandres" en lançant son cheval au petit trot, histoire de réveiller tout ce beau monde.

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:24

Zalina a écrit:
Soupire et re soupire. Elle n’en finit pas cette route.
Zalina se tourne vers son Maistre et lui offre un timide sourire fatigué. Autant la Poitevine est épuisée, autant le Flamand semble avoir rajeuni de 20 ans. Ce qui est loin de déplaire à la Licorneuse. Peut être le retour au pays ? Ou la compagnie de sa Dame ? A moins que ce soit ce mariage pour lequel il voulait rentrer avant le 18…
Tout bien réfléchi, sûrement les trois. Il faudra qu’elle se souvienne de la recette pour le cas où le Grand Maistre aurait un coup de fatigue : un mariage en Flandres en compagnie de la Rose lui rendrait le sourire qu’il avait radieux ce jour.
Zalina laissa le carrosse partir devant et ferma la marche.

Chevaucher, toujours chevaucher…
Ca en devient presque fatiguant et ennuyeux.
Par manque d’activité physique, bercée par le mouvement de sa monture, Zaza ressassait les nouvelles du Poitou et les derniers évènements. Si seulement ces satanées Lucioles avaient fait leur travail comme il fallait… Mais non, même pas un coup de bâton. On ne pouvait décidément compter sur personne.

Suivre, toujours suivre… Tranquillement à l’arrière, la jeune fille ne prêtait pas attention au paysage. Une fois arrivé en ville, elle aura fini sa mission.
Les personnes à escorter seront en sécurité, elle pourra en profiter pour vadrouiller et préparer le petit projet en cours. Pas que ce soit urgent, mais l’occasion du voyage était trop belle pour la laisser passer. Il ne restait à trouver que par quoi commencer. Elle trouverait bien une fois sur place.

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:25

Daresha a écrit:
Un homme, un amant, un compagnon, qui plus est, prétendant vous aimer, n'est-il pas censé prendre votre défense en toute circonstance? Ou est-ce une belle théorie comme l'Homme aime à les collectionner sans les appliquer? Et bien là, elle aimerait bien que cela reste que du vent. Mais vous pensez bien que la Licorne d'Or elle ne va pas intervenir. Alors qu'elle aurait pu. Ca ne demandait pas trop d'effort, c'est ça le pire! Mais non, rien, pas un mot. Et comme on dit, qui ne dit mon consent. Il a donc osé donner raison à la Panthère alcoolique! Et il croit qu'elle va ne rien dire? Et il croit pouvoir s'en tirer comme ça?

Et bien il aurait raison. Un sourire, un regard, quelques mots tendresses, une fleur ayant voulu s'élever contre la saison hivernale. Et commen voulez vous qu'elle ne craque pas la Comtesse? Il triche, il connait ses faiblesses et il en use le bougre! C'est chevaleresque ça? Et qu'on ne lui parle pas de sa grossesse. Elle est au courant. Elle le sait. C'est quand meme elle qui le porte le marmot. Et quand bien meme elle approche du temps de la délivrance, elle est plus en forme que le Grand Maistre. Elle n'est pas allée tater de l'épée luciolique elle. Elle n'a pas eu le droit de se voir déchirer l'épaule elle. A croire qu'avoir un habitant sous le nombril c'est pire que d'etre blessé de guerre. Certes un poulinage c'est une conflit dans son genre, mais ce n'est pas pire.

Et puisque c'est comme ça, elle restera dans la voiture. Et elle ne décrochera pas un mot jusqu'a Marchiennes. Qu'importe que le voyage soit le plus long du monde, ça sera comme ça et puis c'est tout. De toute façon sa compagne de trajet n'étant pas du genre bavarde sauf lorsqu'elle s'est mise en tete d'imiter sa frangine, ça dérangera pas.
Callée dans les épais coussin dont le carosse a été garni pour leur confort, elle s'emmitoufle dans sa chaleureuse fourure. Parce que mine de pingouin, ça caille un peu. Elle porte a ses narines le délicat morceau de nature cueilli pour elle avec attention pour en respirer l'odeur legere. Mais n'empeche, il ne s'en sortira pas comme ça.

Et partir pour un autre voyage parallèle, plus lointain, moins terre à terre en attendant que les murs du castel baronnal ne se dressent enfin.

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:26

Kalian a écrit:
Les jours s’étaient enfuis les uns après les autres, les amenant à celui du départ en direction des Flandres. L’heure de quitter le Maine avait enfin sonné, au grand soulagement de la jeune métisse qui avait hâte de mettre plusieurs lieux entre elle et cet endroit maudit. Depuis qu’elle avait été gravement blessée, elle n’avait quitté sa couche qu’une fois, provoquant le courroux de Maharet. A son grand soulagement, elle avait été trop épuisée pour avoir à subir ses remontrances jusqu’au bout. Un petit sourire hésitant naquit au coin de ses lèvres.

Elle se souvenait aussi du même visage qu’elle apercevait chaque fois qu’elle se réveillait. Cet homme sur qui elle savait si peu de chose, passant des heures à la veiller. Elle pouvait encore sentir son odeur flotter autour d’elle alors qu’il se trouvait à l’extérieur de ce qu’elle appelait une prison, à chevaucher aux côtés des « biens portants ». Si seulement on la laissait se lever… Mais l’idée de revoir l’amie furibonde de sa sœur ne l’encourageait guère à jouer les têtes de mule. Trop fatiguée pour le moment…

Mais lorsqu’elle irait mieux… Les chemins l’appelleraient à nouveau. Qu’importe ce qu’on lui dirait, elle devait retrouver Aurora. Fermer un instant les yeux, espérant qu’Il la suivrait. Sa main se referme sur le vent, serrant le poing alors qu’elle se souvient de cette nuit d’impuissance, où elle n’a pu venir en aide à son amie qui lui avait pourtant sauvé la vie. Incroyable comme tout semblait devenir clair et lucide depuis que la mémoire lui était revenue…

Son cœur se serre alors qu’elle se rappelle les mots qui étaient sortis lorsqu’elle avait compris que la chienne avait donné la vie de son fils en échange de la sienne. Une boule vint se bloquer au fond de sa gorge alors qu’elle tentait péniblement d’avaler sa salive. Pleurer ? A quoi bon. Cela ne résoudrait rien et ne ferait que montrer sa faiblesse. Serrer les paupières un peu plus fortes le temps de ravaler les larmes, avant de rouvrir les yeux. Si son fils était mort, alors elle retrouverait l’auteur de ce crime. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment il s’agissait d’aller à un mariage.

Et de voir Gabriel. Argh ! Non, on a déjà dit, pas bouger. Reprendre la position dans laquelle elle se trouvait avant de tenter de se redresser. Le voyage n’était pas des plus confortables, le carrosse bougeant régulièrement alors que couraient les pavés sous ses roues à mesure que les chevaux faisaient claquer leurs sabots. Chaque secousse lui donnait l’impression de recevoir un coup dans le flanc. Il faudrait vraiment qu’elle reprenne l’entrainement et veille à ce qu’on ne puisse plus jamais la toucher à cet endroit… Que plus jamais elle n’est à dépendre de quelqu’un d’autre pour survivre… Sa sœur ne serait hélas pas toujours là, et vu les litres d’alcool qu’elle semblait ingurgiter chaque jour, elle ne tiendrait pas longtemps la route… Peut être tenter de lui parler avant que tout ne dérape… Si seulement les choses étaient plus simples entre elles… Sourire amer alors qu’elle se rappelle l’éloignement que la Panthère a mis entre elles deux, se rapprochant de son frère. Gabriel.

Elle ne l’avait qu’aperçut rapidement lorsqu’ils étaient encore à Mayenne. Le frère d’Ilmarin. L’homme qui avait fait battre pour la première fois son cœur. Celui qui avait le même père que les deux sœurs. Seul lui pourrait aider Ilmarin, la soutenir mieux qu’elle ne l’avait jusqu’à présent. Léger haussement d’épaules pour tenter de chasser ses idées noires qui venaient la hanter. Après tout, elle avait Kan désormais. Sa sœur ayant retrouvée son frère, elle n’avait plus qu’à… Retrouver et Aurora. Et après ? Après… Elle verrait. Elle n’y était pas encore et n’y serait peut être jamais. Si seulement les choses pouvaient être plus simples.

Nouveau soupir. Depuis qu’elle avait posé un pied sur le Royaume Français, on ne pouvait pas dire qu’elle avait réussit grand-chose. C’est qu’on pourrait presque croire que la jeune femme sourit franchement cette fois, alors qu’elle plonge loin dans ses souvenirs. Une jeune fille se prenant à rêver pour un pays qu’on lui avait toujours dépeint comme une terre de paix, où les pinces sauvent les princesses, où le Bon remporte toujours contre le Mal, où la Justice est juste. Il faut croire qu’elle s’était trompée d’adresse.

Une brise fraiche vient caresser sa peau alors qu’elle espère que la journée prendre bientôt fin. Daresha, face à elle, semblait plongée dans un mutisme profond. Le voyage allait être d’un joyeux pour changer… Un léger sursaut la sort de sa rêvasserie, tirant sur sa cicatrice encore douloureuse. Une voix qu’elle connaît bien. Un visage venait de se dessiner dans l’encadrement de la fenêtre lui faisant face, laissée ouverte pour que les deux femmes puissent respirer l’air pur. Son regard croise celui de sa sœur, étrange. Regard qu’elle ne lui connaît pas… Mais après tout, que connaît elle vraiment d’elle ?[i]

Comment tu te sens ?

Plutôt à moi de te poser la question vu ta tête.

Trop de tensions. Comment tu te sens ?

[i]La jeune femme observe la Panthère tenter de chasser une mouche lui tournant autour. Une mouche qui n’existait que dans son imagination. Un instant de silence s’installe. Chercher ses mots, réfléchir à ce qu’elle pourrait bien répondre. Marrant comme parler à sa sœur lui semblait toujours difficile ces derniers temps, ces derniers mois…


Tu as raison. Ne me parle pas. J’avais oublié que depuis que tu étais… Bref. Je vais bien. Merci de t’en inquiéter.

Soupir qui s'envole mais de qui? Qui possède cet esprit à l'éclat vacillant? Pas ferré de son cheval marquant les secondes qui s'égrènent alors que la Panthère essaie de refaire surface

Te dire quoi? Rhuyzar est absent, depuis presque un mois. Tu es blessée, et je sais que c'est ma faute. Haussement d'épaules usés. Aucun mot ne m'offrira le début de ton pardon, je dois vivre avec ça.

Elle se surprit à remercier le Ciel de ne pas être en train de boire une quelconque boisson. Sans cela, elle aurait sûrement refait le décor de l’intérieur du carrosse en s’étouffant face aux absurdités qu’elle venait d’entendre. Prendre une grande inspiration pour parler calmement, tenter de trouver les mots justes, comme elle tentait de le faire à une époque.

Ta faute ? Parce que je n’ai pas réagit assez vite ? Que j’ai baissé ma garde alors que je m’exposais ? Je suis navrée de te dire cela Ilmarin, mais je ne t’offrirai aucun pardon, car je n’ai rien à te pardonner. Ne rajoute pas de fardeaux sur tes frêles épaules. Tu en as suffisamment comme ça. Cesse de te croire responsable des erreurs de tout le monde, du malheur de tout le monde.

La métisse continue d’observer le visage de la femme qui lui apparaît, remarquant son regard se baissant, se fascinant par le ruban de la route. Son visage semble se fermer comme il se serait fermé si un cri frappant les tympans de plein fouet avait retenti. Puis le visage se relève légèrement pour se tourner vers la blessée qui ne perdait rien de la scène, de la lutte que sa sœur semblait livrer devant ses yeux.

Et pourtant, ça doit bien être le cas vu… Vu… Sa voix se transforme en murmure à peine audible. Gab s’est détourné. Tu te détournes, souvent, toi aussi… Seule…

Ses yeux s’agrandissent, recevant la claque de plein fouet. Même la lame pénétrant sa chaire lui paraissait plus douce en ce moment même. Tenter de se redresser vivement pour protester, ne laissant échapper qu’un râle de douleur.

Non !

Non ?

Son regard se fait interrogateur alors qu’elle jette un coup d’œil aux alentours, comme pour vérifier qu’il n’y avait aucun danger. Retrouver une position pour ne plus sentir l’élancement, cacher la grimace et reprendre quelques secondes son souffle avant de parler.

Je ne me détourne pas ! Comment peux tu oser dire ça alors que tu passes ton temps à me fuir depuis que tu es revenue ? Comment peux tu dire ça de ton frère qui est là pour toi ? Tu te dis seule alors que c’est toi qui fuis la présence des personnes qui ne sont pas Rhuyzar…

Le regard vert cède à nouveau le pas à l’orage, sa voix se mettant à gronder.

Quand elle est là. Tu es blessée. Quand elle est là. Il la blesse. Inconstance et faiblesse, elle n'est qu'humaine. Et perdue par son amour. De vous. Nouveau mouvement du visage, regard qui chavire à nouveau Ma présence te met en danger, et je... Je... T'aime tellement, ma soeur chérie...

Silence qui s’installe encore une fois. Incompréhension de ce qu’elle vient d’entendre. Les mots ont beau tourner et tourner dans sa tête, elle ne comprend pas. Son regard perdu, désemparé, ne quitte pas celui de sa sœur. Si seulement elle pouvait lui en venir en aide…

Je… Je ne comprends pas pourquoi tu me mets en danger… Déglutissement. Tu n’as pas encore l’intention de… de… partir…

Sa voix se brise presque sur les derniers mots. Elle avait bien Kan, désormais. Mais elle avait appris à vivre avec sa sœur, et n’arrivait pas à envisage un lendemain où celle-ci ne serait plus là. Elle était sa seule famille, la dernière qui lui restait…

Non, je reste. Nouveau geste, elle se replie dans ses épaules, comme fuyant quelque chose ou voulant l'étouffer Malgré le risque j'ai envie de te voir sourire et j'ai envie de voir Gabriel s'illuminer en croisant ton regard

Gabriel est heureux parce que tu es là, avec lui. C’est tout. Et il n’y a aucun risque. Cesse tes enfantillages. Tu es là, c’est tout ce qui compte pour moi.

Tenter de reprendre une voix assurée, un regard ferme. Relever la tête. Ne pas montrer de faiblesse. Croiser les bras pour cacher les tremblements. Respirer un grand coup. Allez, dis lui, ça va pas te manger. Ouvre la bouche et formule les mots qu’elle a besoin d’entendre. Non ? Si ? Ca n’est pourtant pas si compliquer que ça. Et pourtant… Mots hésitants. Bouche s’ouvrant pour se refermer sur le vide.

Non.Un sourire étire ses lèvres. Merci de ta tentative, mais je connais la réalité. Il est heureux parce que TU es là. C’est normal. Il n’y a pas… Catherine entre vous…

Ce dernier nom est prononcé dans un murmure, comme si le simple fait d’oser le dire pouvait la rappeler du plus profond de ses cauchemars. L’impression d’une enfant d’une dizaine d’années, soumise et apeurée se dessine devant la jeune femme. Qu’avait bien pu vivre sa sœur…

Peu importe. Là pour toi, pour moi, on s’en fiche. Je m’étais habituée avec Bralic à devoir partager. Tenter de rire, espérant détendre ne serait-ce que quelques secondes sa sœur, sans remarquer le changement de tête de la Comtesse. Ce n’est pas ça l’essentiel. Tu es ma sœur, et je t’aime, et je ne veux pas te perdre et… Nous allons repartir sur de nouvelles bases. Et…

Elle essaye de trouver d’autres mots à dire mais le regard suppliant et les gestes de sa sœur lui demandant de se taire lui font fermer la bouche, un sourcil se relevant.

Tu ne me perdras pas, je te le jure…

Simple hochement de tête, un sourcil se relevant pour essayer de comprendre ce mouvement de panique qu’elle avait fait naitre. Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil à la Comtesse qu’elle croyait loin dans ses pensées ? Parce que justement, elle la croyait loin dans ses pensées. Fichue fatigue qui fait dire tout et n’importe quoi…



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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:30

Daresha a écrit:


Et forcément, il a fallu que la future propriétaire de Chemilly l'ouvre. Il aurait été bien étonnant et fort trop agréable que le voyage soit a peu pres calme et tranquille. Tout le monde lui en veut. Ils se sont tous ligués contre elle ou quoi? Elle qui ne demande rien à personne, qui voudrait juste vivre sa grossesse en paix. D'autant que le grand jour approche à grands pas, que le stress monte et qu'elle n'a pas besoin qu'on lui en rajoute sur le dos inutilement. D'ailleurs, on s'en prend toujours à elle inutilement.
Bon. Rester dans son coin. Franchement, pas facile avec les deux grenouilles qui bien qu'une dehors, l'autre dedans, arrivent quand meme à se grignoter le bout des narines. Dans le genre "tu m'aimes pas, je suis qu'une malheureuse, personne m'aime" elles sont la palme d'or. Ex aequo les deux frangines.
Comtesse exaspérée et de plus en plus fatiguée. Et Dieu qu'il est inconfortable ce carosse! Et il va arreter de bouger ce bébé oui? Se retenir de crier un "Guillaume! Je vous déteste!" Car c'est quand meme de sa faute qu'on le veuille ou non. Qui est source de vie? L'homme. Mais qui doit la porter et la supporter sans broncher? La femme. Donc c'est de sa faute. En plus il n'avait qu'à la repousser comme il savait si bien le faire.


... Je m’étais habituée avec Bralic à devoir partager...
Haussement de sourcil. Emeraudes qui se colorent d'une touche d'interrogation. Elle se tourne comme elle le peut vers Kalian. Un nom. Il a fallu d'un nom, d'un seul pour que son attention change de sujet d'étude. Il n'est plus question de l'enfant qu'elle porte, de la Panthère, du Chevalier, des autres acteurs de se voyage. D'un seul coup, elle est revenue a lui. Lui qui est encore trop présent malgré sa mort et qu'elle fait tout pour oublier. Pourquoi lui rapeller maintenant alors qu'il était enfin sorti de sa vie? Enfin presque. Mais elle est persuadée. La preuve, il suffit que quelqu'un prononce son nom pour qu'elle se reprenne la réalité en pleine face. Et oui, ça fait mal. Merci Kalian merci. Tu y tiens à ta seigneurie? Parce que finalement, elle va sans doute te passer à ras le menton si tu continues dans ta lancée. Tu aurais mieux fait de la fermer. Qu'est-ce que le Vicomte vient faire la? Et c'est quoi cette histoire de partage?

... Je m’étais habituée avec Bralic à devoir partager...
Se repasser en boucle les propos de la soeur de sa meilleure amie. Comme une obsession, elle n'arrive pas à se détacher de ces quelques mots qui n'auraient du etre que du vent. Ils n'auraient rien du etre. Mais ils ont eu le malheur de ramener au Chevalier.

... Je m’étais habituée avec Bralic à devoir partager...
Regard perçant qui se fige sur la blessée de guerre dont l'état est aussi pitoyable que celui de sa soeur, mais qui elle fait une autre guerre. Pas mal dans son genre soit dit en passant. Quel bel entourage! Ca donne vraiment en de pendre, sincèrement.
Comtesse qui mijote. Il y a un truc. Mais lequel? Pourquoi ce regard et ce geste de la Dame de St Front d'Alemps? Suspicion, suspicion. Se dire qu'elle doit surement rever, que c'est la fatigue qui lui joue des tours. Le problème, c'est que connaissant les deux éclopées, il est quand meme fort peu probable que se soit sa lassitude qui se soit fait joueuse. Avec les deux là, il faut s'attendre à tout. Au meilleur comme au pire. Et surtout au pire.


... Je m’étais habituée avec Bralic à devoir partager...
Bralic.
Partager.
Partager.
Bralic.
Regard de la jeune Azayes qui l'intrigue. Vouloir savoir pourquoi mais ne pas vouloir chercher. Mauvais pressentiment. Quelque chose qu'elle ne devrait pas savoir. Ce n'est rien Comtesse, tu es fatiguée. Repose toi, le voyage est encore long et avec le bébé il sera bien loin d'etre de tout repos. Oui. Mais non. Et puis meme si ce n'est rien, autant le savoir non? A nouveau poser un regard suspicieux sur Kalian alors que ne cessent de tourner dans son esprit ses propos qui en deviennent obsessionnels.


- Kal...?
En guise de réponse, une tete qui se tourne, un sourcil qui s'arque et une autre interrogation. - Daresha?
Vouloir parler mais ne pas arriver à décrocher un mot, même si ses lèvres semblent mimer quelques syllabes. Elle se redresse, réfléchit, se résigne et se retourne avant de revenir sur la source de son intrigue. Un doute. Une mauvaise impression. Trop mauvaise. - Bralic...? Conversation qui commence plutot bien. Si elles se balancent des prénoms à chaque fois, sur qu'elle va avoir l'esprit plus clair la Comtesse.

Les yeux de la Métisse s'agrandissent avant de se rétrécir. Un peu de concentration et on dirait presque qu'un éclair de panique vient de traverser son regard. Son visage se tourne rapidemment vers celui d'Ilmarin. Alors que la Comtesse est dans un flou total, elle elle vient de comprendre qu'elle aurait peut etre du se couper la langue avant de parler. Faire comme si de rien n'était, c'est ce qu'il y a de mieux a faire. Alors on se tourne vers la Veuve et on lui adresse un sourire détaché. Ca ne devrait pas etre trop difficile. Pourvu que ça marche...
Bralic... Euh... Ah oui... Tu parles de ton... Enfin... Feu mari..?

Emeraudes comtales qui ne peuvent se plisser plus parce que c'est impossible, pour mieux examiner la damoiselle. Ton entrecoupé de courts silences. Des mots. Juste des mots. Pour les longues phrases un peu plus construites et compréhensibles, il faudra attendre un peu.- Partager...? Devoir... Partager...? Pourquoi... mon époux... pourquoi... parles tu... de lui....? La Comtesse ferme ses yeux comme une bien futile protection, qui la rendrait distante vis à vis de son passer. Faire comme s'il n'avait rien été pour elle. Peut etre pour éviter de souffrir.

Petit raclement de gorge dénotant un certain mal aise. Pourtant il n'y a pas de quoi se sentir mal. N'est-ce pas Kalian?
Euh... J'ai... Parlé de partager ton époux moi? On se met au rire mais ça laisse quand meme un peu à désirer. Elle aurait pas pu rester perdue dans ses songes la future maman?

D'ailleurs, la dite future maman prend une grande respiration. Même deux car ça ne coute rien et puis ça donne de la force pour figer ses pupilles dans les bleues de Kal. Elle veut savoir. Donc elle saura. Et peu importe que temps que cela prendra.
- Tu es sure que ça va? Tu me sembles mal à l'aise... et oui... tu as parlé de partager MON époux...

- Oula... Hum...Hein? Qui me parle? La Panthère est peut etre encore sous le coup d'une grande ivresse, mais elle est bien consciente que sa peau risque gros. C'est que pensez vous, elle est loin d'etre blanche comme neige. Ca serait trop beau sinon. Objectif de l'alcoolique : se tirer de ce fichu guépier.
- Je... Je devrais dormir peut etre hein? Fatiguée moi... Vu l'entrain flagrant de la frangine à aider son double, c'est sur qu'un petit somme serait le bienvenu. Et la damoiselle de simuler un baillement à s'en décrocher la machoire. – Tu devrais en faire autant Daresha...

- Je te remercie de t'inquiéter, mais je ne suis pas fatiguée. Et puis nous avons tout notre temps. Et avant de dormir, j'aimerais que tu éclaires ma lanterne. Me cacherais tu quelque chose? L'inconvénient d'une femme c'est qu'en temps normal elle est suspicieuse sur tout, et se fait de beaux et longs scenarii sur le moindre détail. Mais quand elle est enceinte, c'est encore pire malheureusement.
- Comtesse, j'ai présenté Bralic à Kalian à notre arrivée à Saint Claude, en tant que Frère de Rhuyzar et ton mari. J'ai trouvé cela de bon ton.
- Oui, oui.Bralic était un... un ami. Il nous arrivait de boire un verre de temps à autre. Rien de bien méchant... Et a nouveau un sourire peu convaincu. On fait comme on peut aussi.
- Un... Un ami... Visage comtal qui se durcit. Paroles qui sonnent faux. Trop faux. Mais non, elles ne mentiraient pas. Pas à elle... Tu divagues ma grosse. Merci pour le ma grosse chere petite voix consciencieuse... - Et pourquoi... je sens... comme de l'hésitation...?

- Ah ouai? Ben tu le voyais plus souvent que moi dis donc, veinarde Ca c'est de la pure bourde, ou alors je ne m'y connais pas...Bien bien Ilmarin. On continue.-Euh non mais je voulais pas dire ça... Il était juste amical hein? C'est ça?
– Hein? Mais... en meme temps tu voyais personne toi... Enfin j'tai pas vu pendant longtemps et.. ya pas d'hésitation ! Ou vas tu chercher ça? Ca te réussis pas d'être enceinte...
– Oui c'est vrai t'as pas tort... Deux ermites comme vous devaient se comprendre par certains cotés... Hum.. vous m'excuserez, je dois vérifier un truc... Et voilà qu'on tente a nouveau de se défiler... pas sur quand meme que ce soit la une bonne idée que de laisser les deux furies ensemble. Elle ramassera les pots cassés la blonde. Une fois de plus ou une de moins, elle est plus à ça prêt.

Le voir... Le voir plus qu'elle? La Comtesse pose un regard interrogateur sur son amie aux meches rebelles et dorées comme le Soleil. Paroles incompréhensibles, si contradictoires.
- De quoi parle ta soeur?
– Rien, rien. Ca ne sert à rien de remuer le passé hein? Et puis tout n'est pas clair. Rappelle toi que j'ai été frappée d'amnésie... Belle et pitoyable excuse, mais autant tenter le tout pour le tout, tandis qu'elle jette un regard charbon du coté d'ou aurais du se trouver sa soeur.
- Je ne remue aucune passé... je cherche juste à savoir ce que vous me cachez. Et épargne moi ton amnésie. Tu as tres bien retrouvé la mémoire...
– Ah si, tu remues le passé. Y a rien de bon là bas. A quoi bon chercher quoique se soit? Bralic n'est plus... Voile de tristesse qui passe rapidement devant les yeux bleus.
Rien de bon...? En es tu si sure...? Et c'est elle qui dit ça...arrache toi la langue Comtesse, surtout si c'est pour dire des anneries pareilles. Regarde moi et dis moi que tu ne me caches rien...
– Tout dépend ce que je devrais te cacher...
– A toi de me le dire...
- Y'a p'têtre un détail dont je t'ai pas parlé... mais tu comprends, avec mon amnésie...
- Un... détail...? J'aime les détails vois tu... Et je serais ravie de le connaître...

Terrain dangereux sur lequel s'avance Kalian qui se grattouille le menton, tout en prenant une moue pensive, presque angélique. Si je te dis que Bralic est bon amant ? Ce n'est peut être pas la meilleure approche, mais au moins, c'est dit, on ne pourra pas lui reprocher le contraire.
- Oui je le sais merci. Comment crois tu qu'Adrian a été conçu. Je te rapelle qu'il fut.... Et c'est là qu'un grand blanc s'installe. Une toute petite phrase qui prend son temps pour rejoindre la cervelle comtale certes agitée mais fort peu productive, meme en temps normal. Les secondes s'écoulent longues, si longues. Puis, c'est un visage qui se tourne doucement comme si le temps s'était d'un coup ralenti. Réaliser ou pas réaliser? ... Tu... Tu as... Toi... Bralic....? Non....

Une Kalian qui se racle la gorge et qui n'ose pas décrocher un mot alors que ses yeux se baissent vers ses mains qui se tortillent avec une nervosité flagrante. Une Comtesse dont le souffle se coupe et qui donne l'impression de s'etouffer sur place. Et c'est partie pour un moment de panique et de combat intérieur acharné. Il lui faut absolument rejeter cette vérité douloureuse qu'elle se prend en plein nez. Remarquez, c'était vraiment trop calme.
– Toi..? Toi...? Tu as... Tu as osé...?
- Bon heureusement j'ai rêvé ce bruit! Et devinez qui fait son retour comme si de rien n'était avec ses gros sabots en entendant les derniers mots sortis? Oui je lui ai dit que le vert ne lui allait pas au teint mais elle s'obstine dans cette couleur. Tu trouves aussi que ces gouts sont étranges, hein Comtesse? On lui dit ou pas que son regard noir envers Kalian pour vérifier qu'elle ait bien compris la situation ne sert à rien malgré qu'elle le lui rende?
- Elle a voulu savoir, qu'elle assume. C'est du passé. Et puis je ne te connaissais pas, je savais pas que... Ca sert à rien de remuer tout ça...
- Tu ne savais pas que quoi? Tu as couché avec MON époux? Et Ta soeur t'as cautionné? Ilmarin! Et les larmes montent et commencent à couler sur le visage d'albatre de la Dame. Nervosité qui éclate, tant pis pour les conséquences sur son état. Oui parce que bon, s'énerver, vu le stade avancer du poulinage, c'est pas une bonne idée. Surtout que la naratrice rapellera aux lecteurs qu'ils sont quand meme sur la route au milieu de nul part. Tu as couché avec mon époux...?Et tu oses me dire que tu ne savais pas?

- J'étais perdue. Ilmarin se lassait de m'avoir dans ses pattes et m'a dit d'aller voir ailleurs. Je ne te connaissais pas. Je ne savais pas qui tu étais...
- Ah non j'ai pas couché avec moi... Tres fin Ilmarin très tres fin. Ca se mange sans fin. Je n'étais pas lassée de t'avoir dans mes pattes, merci de raconter un mensonge. Et... Et... Daresha... Blondinette qui tente une voix douce et le plus posée possible. Elle a raison, c'est le passé... Aucun enfant n'est né de cette union et puis... Daresha, tourne la page... il est mort...
- Non! Non! Tourner la page? Tu as présenté ta soeur a MON mari! Et toi! dit elle – quoique le terme crier serait plus adequate – en se tournant vers Kal Toi tu savais que c'était mon époux! Tu n'avais pas le droit! COCHER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! STOPPPPPP!!!
Et ton humour tu te le garde Ilm! Perdue... Perdue... Alors voila tu t'es envoyée en l'air avec mon mari! Avec le père de MON fils! et qu'il n'y ai pas eu d'enfant ne change rien! encore heureux qu'il n'y en ai pas eu!


- Tu peux crier, hurler tout ce que tu veux, ça ne changera rien. Ce qui s'est passé s'est passé. Je n'ai pas été la première, et sûrement pas la dernière. Déverse ta colère sur moi si ça te chante. Mais tu ne changeras pas le passé. Voix qui se veut le plus calme possible, les yeux fixés sur le mur en face d'elle.
Panthère qui arrête son cheval et en descend rapidement, au cas où la comtesse ferait une connerie.. ce qui soit dit en passant est d'une tres forte probabilité.
Oui je l'ai présenté ET? comment je pouvais prévoir qu'ils coucheraient ensemble? Je devais enfermer Kalian dans un couvent? Ou castrer ton mari? Ce sont des adultes Daresha, je ne fais pas les choix à leur place! Daresha TOURNE LA PAGE!!!! Laisse le reposer en paix loin de TOI!! Une comtesse pouvant agir tel un enfant, peut etre qu'en haussant le ton elle se calmera et la regardera calmement pour qu'elles puissent s'expliquer en tant qu'adultes, dignes de ce nom. On peut lui dire que c'est quand meme pas gagné?

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:31

daresha a écrit:
- Et tu t'es dit, une de plus ou une de moi, sa femme elle est plus à sa pret hein? La Vicomtesse, elle a l'habitude et puis elle le sait qu'il courre ailleurs voir si l'herbe est plus verte alors c'est encore moins grave!
Et toi Ilma... Toi tu ne m'as rien dit? Tu as laissé MON époux se taper ta soeur?
Qu'il est beau le vocable d'une comtesse énervée... ET je tourne la page si je veux! Je fais ce que je veux! C'était MON époux! Tu n'avais pas le droit de la laisser faire! Et tu as pensé à mon fils? Et ne me dites pas que vous avez sali mon toit! mon lit! la maison de MON fils!
- Daresha, regarde moi! C'est si important de le savoir? Si important de remuer des cendres dispersées? Tu crois vraiment que ton fils doit savoir ça? Que ton avenir avec Guillaume a besoin de ce passé maudit? Il a tronché la moitié des terres emergées si ça se trouve, et? Ca change quoi? toi TU VIS! tu aimes à nouveau. Comtesse, laisse le en paix... Doucement la Féline s'approche du carosse, de sa porte surtout, méfiante et sur ses gardes. Crois moi... Crois une amie qui a vécu cette tromperie et qui a vu son couple s'en déchirer et l'homme mourir... Crois une amie qui a su que sa soeur couchait avec l'homme qu'elle aimait... Prend toi ça dans la tete Kalian. C'est gratuit. Et n'ouvre pas la bouche, mais ferme là, c'est mieux. Daresha... La vie avance et continue... J'ai pardonné à Kalian pour ce qui c'était passé... C'était une erreur... Et ça ne remet rien en cause, parce qu'il est mort ...
- Tu savais que ta soeur était une TRAINEE et tu l'as quand meme présentée à MON mari? Et ca change quoi? ça change que... Ca change qu'elle n'avait pas le droit! Elle n'avait pas à profiter de la liberté que je laissais a MON mari pour ouvrir lui ouvrir ses cuisses! N'en a t il pas eu assez des maitresses? N'en ai-je pas assez supporté et accepté? Et je le laisse en paix si JE veux! Et laisse mon avenir ou il est! Il ne te regarde PAS! Visage pale qui se crispe de douleur, physique et mentale. Etouffer et vouloir respirer. Sortir. Elle pousse la porte du carosse violement. Pousse toi de mon chemin traitresse!
Une Comtesse qui s'emballe de plus belle, une blessée qui se renfrogne un peu plus, tentant de ne pas s'accrocher aux paroles que l'on balance à son sujet.

- Kal n'est pas une trainée!! Je t'interdis de dire ça! Elle est une jeune femme qui apprend la vie, tout comme TOI tu l'as apprise, le plus durement et le plus minablement du monde entre les mains de Bralic! Vous êtes victimes de cet homme qui ne se vivait plus que par sa capacité à chercher un amour mort depuis des lustres et si tu es HONNETE, tu le SAIS! Elle se plante devant son amie, posant sa main sur son ventre dont la circonférence devient, accessoirement de pire en pire. Retourne t'asseoir maintenant et parle à Kalian, réfléchis. Réfléchis vraiment à la situation! Qui est la plus victime, dans ce carosse? Celle qui voit qu'elle a fait souffrir une amie ou celle qui refuse de reconnaitre que J'ai raison et qu'elle doit avancer?
- Ne touche pas a l'enfant que je porte ! Tentative de repousser la main de la Panthère et de se faufiler dehors, pour se retrouver dans la neige afin de s'enfuir le plus loin possible de ce lieu maudit. Je ne te permet pas de parler ainsi de MON mari! Il m'aimait! Comtesse meutrie qui se referme sur un mensonge brulant et qui la ronge et dont elle n'arrive à se débarasser. Il... oui il a collectionné les maitresses ... Ce n'était pas un monstre! Il n'y a eu aucune victime! Elle prend sa tete dans ses mains tremblantes. La tete commence a lui tourner tandis qu'elle perd tous ses reperes. Ne plus savoir ou elle est ... Maudire Aristote d'être encore en vie. Elle... Elle n'avait pas le droit! Il...non! Laisse moi! laissez moi! C'était lui la victime! Et tu salis sa mémoire!

Panthère qui monte en pression à son tour, qui attrape le fin poignet comtal pour le verrouiller entre ses doigts fermes, afin de reconduire la tete de mule comtale vers le carosse. Arrête de te MENTIR! Regarde moi dans les yeux et assume ce que tu viens de dire! Lui la victime? tu es SÛRE?
Grand soupir du coté de l'autre frangine qui tente de se relever tant bien mal, ravalant un cri de douleur, graimçant. Elle finit par s'appuyer sur l'encadrement de la porte du carosse, haletant, suant sous l'effort qu'elle vient de fournir. Laisse là Ilmarin. Qu'elle me haïsse, ça ne fera qu'une personne de plus. J'ai encore trahit. J'assumerai. Laisse là.
Une Ilmarin qui s'absente mentalement quelques secondes... Pas le moment laisse moi... tais toi et ravale ton rire. Yeux verts félins qui se ferment à nouveau, doigts qui se crispent violemment sur le poignet de la Comtesse avant de retrouver ses esprits mais sans la lacher. - NON! Toi tu arretes de dire des aneries! Et toi, tu me réponds! Sois honnete Daresha, au moins pour Adrian! Bralic était-il un homme si bon que la première femme venue pour le faire violer son serment de mariage?

Aie! Lache moi tu me fais mal! Et tais toi! tais toi! C'était le pere de mon fils! Et il m'a épousée! Et il m'a tout appris! Il ne pouvait etre que bon! Et il est mort par ma faute!
- Je te briserais le poignet s'il le faut COMTESSE! Bralic est MORT! Bralic est mort parce que LUI le voulait tu m'entends! ET ALORS? Ca fait de lui un héros? Un saint? Ca doit t'empêcher de voir le queutard qu'il était? Ouvre les yeux bordel! Regarde moi et ose me dire qu'il était si bon mari et si bon père!
CLAC!
Main libre qui vient se parachuter sur la joue de la blonde qui n'a rien demandé tandis que les larmes se font de plus nombreuses sur les joues de la future mère. Se résigner. Non, il n'était pas comme ça. Pas comme ça... Tu mens! TU mens! Tu veux entendre qu'il était un bon mari et un bon père...? il... il était un... Aristote qu'il est difficile de tenir son regard pour finalement le baisser tout en voulant reprendre sa liberté. Partir. Absolument partir.. Et qu'est-ce que ça peut te faire? C'était mon époux pas le tien! Et je t'interdis de salire son nom!
Du point de vu félin, la gifle fut LE geste de trop de la Comtesse, surtout pour une Panthère aux nerfs soumis à trop rude épreuve. Dans un grondement mauvais, elle tire un grand coup la comtesse et, malgré les tremblements dont elle arrive à s'accomoder, elle sort rapidement une dague et la plaque sur le ventre fragile. Ecoute moi bien maintenant... Tu me retouches une seule fois et je t'éventre comme une truie, je me gorgerais de tes cris t'entends? Alors tu me regardes et tu me dis qu'il était un bon père et un bon mari, sans ciller, sans hésiter... Et même un Cardinal servant la cause de votre Sans N om peut être la pire des raclures alors ton mari n'échappera pas à la pesée des âmes. Comtesse. REPOND!
Grondement violent à l'oreille de la Comtesse alors que la dague appuie sur les vetements...


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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:32

Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Eclats de voix qui couvrent les buits habituels d'un convoi en marche. Pourquoi le chevalier est-il à peine surpris? Pourquoi les rênes tirées pour faire arrêter son cheval obéissent-elles à un réflexe que le Flamand pensait ne pas connaître? Et pourquoi à son sourire de façade adressée à son écuyère qui chevauhe à ses côtés se mêlent un je-ne-sais-quoi de résigné? Trop nombreuses questions auxquelles il ne prend pas la peine de répondre.

Cheval qui se cabre, fait demi-tour, et ramène son cavalier vers le carosse. Tête flamande qui jette un regard inquiet vers le cocher. Cocher certainement sourd d'ailleurs qui n'a pas ralenti la marche. Et baron qui prend son courage, qui a dit son inconscience?, à deux mains et entre dans la danse. Juste à temps pour voir... Non, ce n'est pas possible... Une comtesse rouge de colère... Une panthère qui lui chatouille un ventre déjà bien arrondi de la pointe de sa dague et métisse adossée aux parois dudit carosse.

Non mais c'est quoi ce foutoir même pas joyeux? On pourrait pas passer le temps à se faire des bisoux et à cueillir des fleurs? Non? Tant pis... Plongeons dedans vu que c'est le destin...

Désamorcer la situation? Elever la voix? Non, ça, c'est impossible vu les tonalités déjà atteintes par les trois (dis)grâces.


- Le bonjour damoiselles... Que nous vaut donc la joie d'entendre vos douces voix s'élever vers le Très-Haut? Je gageais pourtant que nous ne manquions de rien en ce convoi... Me serais-je trompé?

Attitude absurde, mais Guillaume se rapprochait à ce moment du bonheur, aussi avait-il eu tendance à ne pas se rendre compte de la gravité de la situation et espérait-il naïvement qu'une tentative d'humour doublée de son renommé sourire résolve la situation...

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Daresha
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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:32

Zalina a écrit:
Zalina observait la scène du coin de l'oeil depuis un moment. Mais restait à distance, se retournant régulièrement pour voir si tout le monde était encore en vie.

Toutes ces histoires ne la concernaient pas. C’était entre la Panthère, sa sœur et la Rose.
Mais toute Petite Peste qu’elle était, elle laissait toujours traîner une oreille. La dernière fois, cela lui avait permis d’apprendre des petites choses intéressantes. Puis en Poitou, c’est vital de laisser traîner les oreilles un peu partout. C’est une chose qu’elle avait apprise enfant, pour pouvoir suivre ce qui se passait.

Cette fois encore, elle en apprit de bonnes. Il n’était pas nécessaire de coller l’oreille aux portes, çà criait dans tous les sens.
Une Panthère en mal d’amour et une sœur amante du Vicomte de la Rose. Rose qui va bien finir par nous pondre un bébé avant l’arrivé avec tout çà.
Le voyage allait être encore plus long que prévu…
Et çà monte encore en tension. Déjà que ce n’était pas folichon au départ.
Zaza hésita. Faire demi tour et intervenir … ou pas. Non, ce ne sont pas ses affaires. Elle n’a pas le droit d’intervenir. De toute façon, la gamine sait bien pourquoi il est mort, Bralic. Là, il n’y a rien de nouveau. Ce n’est pas parce que Maistre Guillaume dit que ce n’est pas vrai qu’elle a changé de certitude à ce sujet. Ca lui arrive de se tromper lui aussi… Bon juste sur ce sujet… mais çà lui arrive.

Un grand CLAC la fit revenir aux sujets actuels. Elle l’avait giflé ? Non ???
Ah ba si.
Si la Comtesse avait des sauts d’humeur dut à sa grossesse, ceux de la Panthère imbibée n’était pas mal non plus. Dague de nouveau de sorti. Là çà ne va pas du tout.
Ses histoires ou pas, tant pis si elle doit s’en prendre une elle aussi. Zalina suit le Flamand qui revient près du Carosse.
Puis c’est quand même le bébé de son Grand Maistre qui est sous la dague là ! Il n’a rien demandé à personne lui.

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:33

Milo a écrit:
[Premier temps]

Voyage en Flandres, pourquoi les accompagne-t-il ? Peut-être pour la retrouver, il n’en sait rien. Elle peut très bien être morte. Si c’est le cas, et si elle est retournée mourir en Flandres, alors ce sera aussi le dernier voyage de sa vie. Elle morte, lui et sa bête n’auront plus de raison de vivre. Déjà qu’elle n’est qu’un moyen pour repousser un tout petit peu l’échéance. Soupir. Il sait que les avoir accompagné est une mauvaise idée, et se demande encore se qu’il fait avec eux. Quelques éclats de voix le tirent de ses réflexions, alors que l’engrossée fait encore des siennes. Il interviendrait bien, juste pour avoir l’occasion de lui fermer sa flûte à un trou, dont la note trop aigue commence sérieusement à lui vriller les tympans.

Mais cela ne le regarde pas, il a assez fait de dégâts. Même si Ilmarin menace de tuer son cheval, il sait qu’elle n’en fera rien. D’autant que son frère est près d’elle. Il reste donc en retrait, assis sur Amras, puisant du réconfort en posant la main sur l’encolure du cheval. Parce que rien que de penser au voyage qui allait suivre, son moral était aussi bas que les portes de Helleim. Enfin, la barrique accepte de monter dans le convoi aménagé à son attention et en voiture Simone. Sauf que Simone est composée de personnes qu’il fuit comme la peste, des soldats de la licorne ; d’une Furie pas si furieuse que ça, puisque complètement invalide ; d’un Papy qui n’est pas encore apparu, parce que les vieux c’est long à réagir ; d’une Banshee engrossée qui ne doit pas avoir appris le mot silence dans sa prime jeunesse, si tant est qu’elle en est eu une ; une Boucle d’Or qui héberge tout comme lui une bête prête à tout pour sortir ; et un homme mystérieux et muet comme une carpe, j’ai nommé M. l’inconnu.

[Deuxième temps]

Voyage morne, comme tous les voyages. Géant qui reste en retrait, observant le paysage, allant à reculons vers cette terre qui mettra peut-être fin à son Grand voyage. A reculons parce qu’il a peur de découvrir sa disparition. Et il ne le supporterait pas. Azurs perdues dans leurs sombres pensées, elles ne voient pas le convoi s’arrêter. Ce n’est que lorsqu’un bruit ressemblant au cri d’une mouette atrophié se fait entendre qu’il lève enfin la tête. Devinez qui hurle comme un porc qu’on égorge ? Dare Dare, pour ne pas changer. A croire qu’elle se recycle dans le chant pour sourds. Ca doit bien rapporter, même si il doit bien avouer que pour le moment, il n’a vu personne se presser pour venir assister à ses prestations, à part la petite troupe qu’il accompagne. Mais bon, quand on aime… De nouveau, un soupir sort de ses lèvres, alors que les deux Azurs se lèvent au ciel, attendant la pluie ou une quelconque apparition qui puisse mettre un terme aux braillements de la grosse vache. Azurs qui redescendent sur Terre et regardent d’un air circonspect la belle rouquine et le muet, avant de descendre d’Amras, de prendre les rennes et de les fourguer d’autorité dans les mains de Maharet, et se diriger vers le lieu de l’esclandre.

Il capte quelques bribes de la conversation, emmenées par un vent trop doux pour pouvoir obliger les occupantes de la petite carriole à rentrer à l’intérieur, ce qui soulagerait tout le monde. En tout cas le colosse. Azurs qui se ferment quand il comprend enfin la raison de l’esbroufe. Doit-il intervenir ? Un regard du côté des deux licorneux, qui ne bougent guère dans un premier temps, puis qui se mettent en route vers le carrosse dans un second. Azurs qui se plissent, alors qu’une lame annoncée par un éclat de soleil lui fait comprendre la dangerosité de la situation. Situation auquel Hel répond par un doux rire, semblable à un « je te l’avais bien dit, que partout où tu vas, tu n’apporte que destruction ». Attaque auquel il ne répond pas. Il ne lui a d’ailleurs jamais répondu, sachant que chacune de ses interventions est parole de messie. Entendant l’intervention du chevalier, il décide tout de même de mettre son grain de sel. Parce que la situation Lui permet de La réconforter dans son idée, alors que lui veut l’éviter à tout prix. Doigts qui se posent sur le poignet tenant la lame, serrant fermement mais pas trop. Assez pour Lui faire comprendre qu’Hel était là. Pas trop pour ne pas lui faire plus de mal qu’elle n’en supportait déjà.


- Baste Comtesse, pourquoi faire tant d’raffut pour une histoire d’coucherie ? Azur ironique, tentant le tout pour le tout. Boucle d’Or et moi, on a bien passé la nuit ensemble à Montmirail, et il m’semble qu’personne n’en a fait tout un foin. Yeux qui se lèvent au ciel, soupir à fendre l’âme. Franchement, vous vous prenez la tête pour des broutilles… Azur qui se plante dans l’Emeraude, sondant les éclats d’Ilménites la teintant. Hel contre Elle. Qui des deux allait gagner ?

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MessageSujet: Re: [Recit] Chroniques d'un voyage en Flandres   Mer 2 Avr - 21:34

Ilmarin a écrit:
Comtesse qui reste silencieuse et commence à trembler de peur. Peur de la Panthère? Oui... Elle la sentait monter lentement dans ses veines, doux parfum incommensurablement bon qu'Elle avait tant aimé lui faire découvrir.
Et Lui qui s'approche. Dont Elle capte les pas dans son dos. Grondement qui s'amplifie d'un félin qui se lâche enfin, adressant un avertissement. Comtesse qui hausse finalement le ton, ultime et futile protection.

- C'était mon MARI! Comment ose tu salir sa mémoire et parler la sorte! Il...! Il.... Leurs mains liées tremblaient de concert, l'une de rage difficilement contenue, l'autre de volonté pour s'obliger à parler. Il... Oui... Il était un... Il était un... B... Mon mari! Et le père de mon fils!

Grondement sauvage de la Panthère qui ne supporte pas de voir son amie lui mentir et surtout SE mentir. Et là, tout s'enchaine. Très rapidement. Trop peut-être.

- Le bonjour damoiselles... Que nous vaut donc la joie d'entendre vos douces voix s'élever vers le Très-Haut? Je gageais pourtant que nous ne manquions de rien en ce convoi... Me serais-je trompé?
- Baste Comtesse, pourquoi faire tant d'raffut pour une histoire d'coucherie ?

Poignet enfermé, Elle se retrouve encerclée. Prête à Se déchainer pour qu'il lâche cette main. Ne se faire aucune illusion, la Forteresse n'est plus là, perdue loin, repousser par Sa main savante qui jubile de ce boulevard.
Guillaume. A Sa portée. Enfin.
Sourire mauvais, Elle cherche comme l'approcher. Comment le remercier, comment lui montrer combien ce départ fut judicieux. Oubliant la Comtesse et ses mensonges.


Décortiquons le moment.
Pour Daresha, rien ne va malgré Sa présence. Rien ne va jamais de toute façon. Son Ame encore lointaine, cette Ame désirée sans savoir ce qu'elle désire réellement, tout en regrettant son mensonge car oui, elle sait qu'elle a menti. Il n'était pas parfait. Il était loin de l'etre. Mais le reconnaitre serait reconnaitre sa faiblesse de n'avoir pu le quitter. Alors elle continue de se noyer dans Sa vérité. Sa fausse vérité. Et la tension monte, encore et toujours, inlassablement. Et grace à qui? Le calme trop faux du Chevalier. Le jememeledecequimeregardepas du l'espèce de Géant qui s'est invité alors qu'on ne lui a rien demandé. Garder pour elle. Se taire... Tais toi...mais non.

- De quoi je me mele? On vous a demandé votre avis a vous? Non! Alors laissez moi tranquille! Et laissez moi tous tranquille! Laissez moi en paix!

Pour elle-même, le sang appelle le sang. Elle ne supporte pas, plus, d'être seule, de voir Guillaume et Daresha heureux alors qu'elle est seule, qu'il est loin. Elle ne supporte plus ce froid qui s'insinue, qui monte. Elle ne La supporte plus mais c'est Elle qui la porte. Alors Elle prend les rênes. Alors, Elle décide. De toute façon, elle n'a plus la force...

Et, au moment où Elle allait se libérer pour frapper - quoi? Qui? - une cavalcade grossit de l'arrière-garde. Un Seigneur des Airs venu du passé qui fouette son cheval, repousse Milo, s'interpose entre le Grand Maître, l'écuyère dont il ignore le nom et Elle. Enfin normalement sa soeur. Mais là, Suli sait qu'Elle, quoiqu'elle soit, a pris la main. Se penche, pour attrape sa taille, l'enserrer et, malgré la réticence, la tire sur son cheval.


- Avancez! Laissez-moi faire. Vite!

Dernières paroles du frère, s'éloignant aussi vite que possible avec sa soeur balayée et commençant à se déchainer.



- Suli! Lâche moi! Laisse le moi! Laisse le moi! Laisse LES moi!!
Grondement violent, dague qui tombe dans la poussière de la route. Etrangement, pour se dégager, elle n'use que de ses mains pour tenter d'écarter l'étreinte violent qu'il impose. Comme s'il lui était impossible de penser même le blesser. Alors que toutes ces années, elle voulait le tuer...
Il arrête alors son destrier, en regardant le convoi partir, l'aide à descendre pour à son tour sauter à terre, un bras l'enserre toujours.
Peur de la perdre, de se perdre sans elle, peur de se perdre, tous les deux.
Suli la porte d'une main pour aller récupérer la lame, se baisse et la ramasse. Regard qui semble se voiler, pas certaine d'avoir bien compris... Mais impossible de desserrer cette poigne. Toujours aussi fort...


- Tu veux que je te lâche? Très bien. L'étau se desserre, lui rendant un peu d'air, une respiration un peu plus facile alors qu'il garde son poignet dans sa main, glisse le poignard dans la paume qu'il fait ouvrir.
Tu veux faire couler le sang...? Alors commence par moi. Je ne serai jamais celui qui te manque, jamais celui qui sera celui que tu aimes... Je suis seulement ton frère, une partie de toi et si tu veux faire mal à quelqu'un alors que ce soit moi, moi parce que je le mérite.
Etanche ta soif de violence. Je ne suis qu'un corps sans âme depuis que j'ai perdu celle qui depuis si longtemps me permettait d'exister.


Hagarde... Elles ne s'attendaient pas à ce geste. Ces paroles. Il n'avait pas le droit. Pas le droit! Pas le droit de lui voler sa proie! Lui voler ce grand jour où Elle refait surface! Non!
- Ah le traître qui veut se refaire une santé auprès de sa chère soeur. Ton mordant, voix aigre et limite suraïgue. Presque Catherine dans ses grands jours. Tu me l'as abandonné, sciemment. Ce soir-là, te rappelles-tu? Tu l'as enfermé, ceinturé, laissé dans ce grenier honni!
Et pourtant, elle ne veut pas te toucher. Mais là, c'est Moi qui ait la main.
Gabriel.


Mots crachés, venin fétide. Comment... Comment pouvait-Elle parler? Voit-il seulement que ce n'est pas son Ilmarin qui parle? Voit-il le combat qu'elle mène pour La repousser?

Tourbillon autour de la forteresse se dresse. La mante de son frère se dresse pour faire face à la nymphe sanguinaire. Mante qui n'est pas née pour laisser qui que ce soit le toucher.
Les sangs fraternels se retrouvent dans le même combat: repousser l'entité en puisant dans la force de celui qui l'anime. Combat intérieur qui, lui, ne le fait pas ciller alors qu'elle est, pour le moment, vaincue.
La main autour de la sienne, Ocean plongeant dans ses émeraudes, Suli qui se dresse, fier et puissant, attirant Son attention. Presque l'attisant.


- Tue-moi Mon Ilmarin ! Tue la bête immonde, que j'emporte avec moi la folie et ta douleur!
- Pas l'envie qui Me manque. Juste elle qui le refuse. Qui veut TE donner une autre chance! Pourquoi je la laisserais faire? Pourquoi je te laisserais revenir? Te laisserais me repousser dans l'Ombre et le Néant? Le temps que tu fuis à nouveau! Que tu la trahisses à nouveau!

Mais. La nuit vacille. S'éclaircit fugacement. Tremble. Nymphe qui vacille, qui perd pied, qui pousse pour rester, qui force tellement que la main fait trembler tout son corps. Déchirement entre frapper et laisser tomber l'arme. Affrontement épuisant...

Quant au Suli si perfidement apostrophé, son regard plongé au tréfond de l'âme de sa soeur, il ne peut sourciller, pas même un battement de cil qui pourrait faire pencher la balance.
Océan apaisé sur des joyaux noircis. La pointe de la lame est posée au même endroit qu'autrefois, sur cette même blessure.
Pourquoi recommencer encore? Pourquoi ne se jette-t-il pas dessus ? Parce qu'il veut qu'elle se réveille, qu'elle redevienne Ilmarin, son Ilmarin, celle qui a survécu à une mère assassine, celle qui a su vivre malgré les blessures. Il cherche sa force quitte à ce qu'elle la puise en ce lieu.
Et sans savoir pourquoi, sa bouche s'ouvre, ses lèvres remuent, sa langue forme des mots venus d'une nuit si lointaine.


- Il était une fois sur les terres désertes d’Arda, un peuple appelé Valar. Leur roi, le plus noble des Valar, puisant son influence dans les airs et les vents du monde, fût surnommé Súlimo "seigneur du souffle".
Pour contempler la totalité du monde et protéger son peuple, Manwë fait construire sa forteresse sur le somment du Taniquetil, la plus haute montagne d'Arda.
Son Ilmarin, sa demeure.
Seigneur des Airs puissant en son trône, au cœur de sa forteresse.


*- Noooooooooooon! Nooooooooon!! Ne l'écoute pas! Regarde moi! Reste avec moi! Il te ment! Il te trompe! Il va te trahir à nouveau! Plante le!
- Suli... Suli... Je vais bien... Ne t'inquiète pas... Tu restes...?
- Oh non! Oh que non il ne va pas rester! Plante le!!*

- Suli...

Chaque mot de son frère pénètre sa chair, fouille, creuse, cherche, repousse l'ombre, lutte de toutes ses forces. Lui montre combien elle a eu raison de tendre sa main à Dole. De faire un pas vers lui. Lui rappelle leur enfance, leur jeunesse, cette complicité. Cet amour...
Lentement la main lâche la dague qui retombe au sol. la Forteresse vacille. Combat épique qui se livre.
Et qu'elle gagne. Provisoirement, à n'en point douter.
Petite soeur qui vacille, épuisée, regardant son frère, redevenue elle-même.


- Suli... Prend... Prend soin de Kalian. Que d'elle. S'il te plait. Laisse-moi... Un peu de temps...

Et tombe à genoux, dans la poussière de la route, cherchant son souffle, ses esprits, serrant les dents sous les douleurs qui la parcourent. Tenant toujours la main de son frère.
Et Gabriel, éploré, se penche vers elle. N'a rien gagné, juste épuisé de la tourmenter. Ses bras enlacent son ventre, sa tete enfouie dans son omoplate, cache les larmes qui menacent de sortir.

- Je ne peux pas te laisser... mon souffle, ma vie, mon Ilmarin. Du temps nous n'en avons que trop usés. Je veux être la pour vous deux, je ne peux en aider une en laissant sombrer l'autre.
Laisse moi être une aide silencieuse, la force dont tu as besoin pour échapper à cette douleur. Laisse mon être ton frère...


Et seul un sanglot peut sortir de la gorge de sa soeur, ses mains s'agrippant à son passé, s'agrippant désespérément à l'espoir qu'il lui ramène. Impossible de continuer à être forte. Il fallait...
- Prend mon relais... Occupe toi d'elle... Je... J'ai échoué... Je... Je ne suis pas assez forte... Temps... Pour La tuer... Si je le peux encore... Occupe de Kalian... Je... On... Regard englouti qui se lève vers lui. Nous parlerons plus tard. Kalian... S'il te plait...
Menton relevé vers lui, voix chaude et présente, rassurante. - Je n'ai pas besoin de promettre de m'occuper d'elle, je le ferai... Et je te laisse le temps dont tu as besoin mais je ne serais jamais bien loin. Quoiqu'il arrive.

Elle acquiesce en silence, retrouvant la chaleur de l'épaule de son frère, vidant la tension à l'abri...

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